Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 8 juillet 2019

Hassan Al-Basri à dit quand il a vu un jongleur...حسن البصري قال عندما رأى بهلوانا


Louange à Dieu pour la bénédiction de l'Islam et de l'espritالحمد لله على نعمة الاسلام والعقل



الإلحاد هو ان توءمن ان هدم القطع تكونت بلا مكون،
وتتركب بلى مركب،وتعمل بلا قايد،وتنطلق بلا وقود،وتسير بلا طريق،وتصل بلا هدف.
الحمد لله على نعمة الاسلام والعقل، وكفى بها نعمة.
L'athéisme est que tu crois que la démolition des pièces formées sans créateur  et composées sans ajusteur et fonctionne sans chauffeur, et roule sans carburant et sans passer par la route et sans but. 
Louange à Dieu pour la bénédiction de l'Islam et de l'esprit, 
et assez d'une bénédiction.

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 1 : Le Prologue [Al Fatiha]

On l'appelle ainsi parce que c'est par elle que commence la récitation dans les prières. Appelée la Mère du Livre, elle a encore d'autres noms, entre autres la sourate de la louange, la sourate de la guérison, la Prémunissante, la Suffisante, le Fondement du Coran.

Selon al-Bukhâri, elle est appelée la Mère du Coran, grâce à son écriture au début de la transcription du Coran et à sa récitation au début des prières.

Selon At-Tabary, les Arabes appellent "Mère" toute chose qui rassemble ou qui est à l'avant. Ainsi, selon eux, la peau qui maintient le cerveau est appelée "la mère de la tête", le drapeau de l'armée sous lequel les troupes se rassemblent est aussi appelée "la mère".
Selon Abu Hurayra, le Prophète (prières et bénédiction sur lui) a dit, à propos de la Mère du Livre : "Elle est la Mère du Livre ; elle est les Sept répétés ; elle est le Coran sublime."

Quelques avis sur les mérites du Prologue

Abu Sa'id ben al-Mu'allâ -qu’Allah l’agrée- : « J'étais entrain de prier, quand l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- m'a appelé. Je ne lui ai répondu qu'après avoir terminé la prière. Alors, je suis allé à lui :
- "Qu'est-ce qui t'a empêché de venir à moi ? m'a-t-il dit.
- Ô Envoyé de Dieu, j'étais entrain de prier, ai-je dis.
- Dieu le Transcendant ne dit-Il pas Vous qui croyez, répondez positivement à Dieu et à l'Envoyé, quand il vous appelle à ce qui vous donne la vie, a-t-il dit.
- Je vais t'apprendre la plus sublime sourate du Coran, avant de sortir de la mosquée."
Puis, il m'a pris la main et quand il a décidé de sortir de la mosquée, je lui ai dit :
- "Ô Envoyé de Dieu, tu m'as dit que tu allais m'apprendre la plus sublime sourate du Coran.
- Oui, (c'est la) Louange à Dieu, Maître des univers. Elle est les Sept répétés, le Coran sublime que j'ai reçu.
 »

Selon Ubay ben Ka'b, -qu’Allah l’agrée-  l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Dieu n'a pas fait descendre dans la Torah et dans l'Evangile d'équivalent à la Mère du Livre ; elle est les Sept répétés et "elle est répartie en deux moitiés entre Moi et Mon adorateur." »

Abu Sa'id al-Khudry -qu’Allah l’agrée- : « Lors d'un déplacement, quand nous nous sommes arrêtés, une servante est arrivée et a dit : "Le seigneur de la tribu souffre d'une morsure et nos hommes sont absents ! Y a-t-il parmi vous un exorciste ?"
Alors, un homme l'a accompagnée. Un homme que nous ne soupçonnions pas de magie. Il a exorcisé le mal, rétablissant ainsi le seigneur. Celui-ci ordonna trente brebis au profit de notre compagnon et nous abreuva de lait. Et, lorsque nous nous sommes retirés, nous lui avons dit :
- "Est-ce que tu savais t'y prendre ou est-ce que tu étais entrain d'exorciser ?
- Que non ! a-t-il dit, je n'ai fait qu'exorciser par la Mère du Livre."
Nous nous sommes alors dit : "N'inventez rien jusqu'à ce que nous interrogions (là-dessus) l'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam-." A notre retour à Médine, nous en avons fait le récit au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- et il a alors dit :
- "Et qu'est-ce qui lui fait croire qu'elle est une magie ? Faites-en la répartition et laissez-moi une part. 
»

Ibn Abbâs -qu’Allah l’agrée- : « Pendant que l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- recevait Gabriel (paix sur lui), il entendit un bruit au dessus. Alors Gabriel (paix sur lui) leva son regard vers le ciel et dit :
- "C'est une porte qui vient de sortir dans le ciel. Elle n'avait jamais été ouverte auparavant."
Un ange en était donc descendu et était allé au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, pour lui dire :
- "Sois heureux des deux lumières qui te viennent d'être transmises. Elles ne l'ont pas été à aucun Prophète avant toi. Ce sont le Prologue du Livre et les Epilogues de la Vache...
 »

Selon Abu Hurayra -qu’Allah l’agrée-, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit :
« - "Celui qui fait une prière sans récitation de la Mère du Coran, elle est avortée, avortée, incomplète."
Alors, on dit à Abu Hurayra : "Même si nous sommes derrière l'imam." Ce qui fit dire à Abu Hurayra : "Récite-la dans ton for intérieur. J'ai entendu l'Envoyé (prières et bénédiction sur lui) dire : "Dieu a dit : J'ai réparti la prière en deux moitiés entre Moi et Mon adorateur ; à Mon adorateur ce qu'il demande. Si l'adorateur dit Louange à Dieu, Maître des univers, Dieu dit : Mon adorateur M'a louangé, et quand il dit le Tout miséricorde, le Miséricordieux, Dieu dit : Mon adorateur M'a glorifié, et quand il dit le Roi du jour de la Rétribution, Il dit : Mon adorateur M'a glorifié, et quand il dit C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons, Dieu dit : C'est cela qu'il y a entre Moi et Mon adorateur ; à Mon adorateur ce qu'il demande, et quand il dit Guide-nous sur la voie de rectitude, la voie de ceux que tu as gratifiés, non pas (celle) des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent, Dieu dit : Cela est pour Mon adorateur ; à Mon adorateur ce qu'il demande."
 »

Des avis propres à ce hadith spécifique au Prologue

1. Il y est donné le terme de "Prière", pour désigner la récitation, comme dans : N'énonce pas ta prière à voix trop forte, non plus qu'assourdie.
Donc, Dieu signale la grande importance de la récitation dans la prière, qui est en effet le plus grand de ses piliers. Le terme de "récitation" y est donné : il se prend dans le sens de "prière", comme dans : la récitation du Coran à l'aube.

2. Il y a divergence sur une question qui peut se formuler ainsi : En prière, est-ce qu'il y a prescription du Prologue ou bien y a-t-il autre chose qui peut suffire ? Comme réponse à cette question, il existe deux avis célèbres.

  a) Pour Abu Hanîfa et ses partisans, le Prologue n'est pas prescrit : au contraire, ce qui est récité du Coran suffit. Pour ce faire, ils se réfèrent à la généralité de Donc récitez ce que vous pouvez faire aisément du Coran, et au hadith concernant la personne qui n'accomplit pas bien sa prière, et où le Prophète (prières et bénédiction sur lui) a dit : "Puis récite du Coran ce qui est disponible à toi." Donc, Le Prophète (prières et bénédiction sur lui) ordonne à l'adorateur de réciter ce qui lui est disponible, sans lui déterminer le Prologue.

   b) Le deuxième avis, qui est celui de Mâlik, Ahmad et ach-Châfi'y, prescrit la récitation du Prologue. Pour eux, la prière ne s'accomplit pas sans le Prologue. En cela, ils prennent pour argument le hadith qui dit que la prière "est avortée", celui qui dit qu'il n'y a "pas de prière pour qui ne récite pas avec le Prologue du Livre", et celui qui dit que "n'est pas suffisante la prière dans laquelle on ne récite pas avec la Mère du Livre."

3. Une question : L'orant dirigé dans la prière doit-il faire la récitation du Prologue ?
Cette question suscite trois avis.

- Le premier, qui s'appuie sur l'ensemble des hadiths précédents, dit que l'orant dirigé doit le réciter comme l'imam.

- Le second avis pense que l'orant n'est pas obligé du tout de le réciter, ni à voix haute, ni dans son for intérieur, en raison de ce hadith : "Celui qui a devant lui un imam, la récitation de celui-ci est pour lui une récitation."

- Le troisième avis voit que l'orant dirigé doit réciter le Prologue dans son for intérieur mais pas à voix haute, en raison de ce hadith : "L'imam a été institué pour être suivi. Quand il lance le Tekbîr vous lancez le Tekbîr et quand il récite vous écoutez."

L'exégèse de l'action de chercher refuge auprès de Dieu

Voici des versets : « Si quelque agacerie vient de Satan t'agacer, cherche en Dieu refuge : Il est Entendant, Connaissant ; Dis : "Maître, en Toi soit mon refuge contre les pressions des satans, en Toi soit mon refuge contre leur approche même." ; ou alors te démange une démoniaque démangeaison : dans ce cas réfugie-toi auprès de Dieu : Il est l'Entendant, le Connaissant. »

Ce sont là trois versets qui n'ont pas de quatrième équivalent dans la signification. Ainsi donc, Dieu recommande d'entourer l'ennemi d'entre les humains de prévenances et de bienfaisances, afin de repousser son humeur et gagner son alliance et sa cordialité. Cependant, Il ordonne de chercher refuge auprès de Lui contre l'ennemi du genre humain (Satan), parce que ce dernier n'accepte ni prévenance ni bienfaisance. Cet ennemi ne veut que la perte du fils d'Adam : « Satan vous est ennemi. Traitez-le en ennemi ; Le prendrez-vous, lui et sa descendance, comme protecteurs au lieu de Moi, quand ils vous sont ennemis ? »

Satan a juré devant Adam et lui a menti. Comment donc en serait-il de son attitude envers nous, alors qu'il a jadis dit « Alors, par ta Toute-Puissance ! puissé-je tous les fourvoyer ? »  En outre, des récitants s'appuient sur l'apparence du contexte du verset pour dire : "On recherche refuge après la récitation." Cependant, l'avis le plus connu auprès des savants consiste en ce que la recherche du refuge contre Satan intervient avant la récitation, pour repousser le tentateur. La signification du segment « Quand tu veux réciter le Coran » est : "Si tu veux réciter le Coran", à l'exemple du segment « si vous vous mettez en devoir de prier, alors rincez-vous... » qui veut dire : "Quand vous voulez vous lever (pour la prière)." La preuve réside en ce qui rapporté du Prophète (prières et bénédiction sur lui). En effet, quand celui-ci se levait la nuit pour la prière, il ouvrait sa prière par le tekbîr et la louange puis disait : "Mon refuge soit Dieu l'Entendant, le Connaissant contre Satan le lapidé, contre sa tentation, son insufflation, son souffle."

La parole Mon refuge soit Dieu contre Satan le lapidé se récite pour que ce dernier ne nous fasse pas de mal dans notre foi ou dans notre vie de l'ici-bas, de nous empêcher de faire ce dont nous avons reçu l'ordre. Parce qu'il n'y a que Dieu qui peut le détourner de l'homme.
Le satan, dans la langue arabe, est celui qui, par sa perversion, se place à l'écart de tout bien : c'est pourquoi on appelle ainsi tout rebelle djinn, humain ou animal : des satans d'entre les humains et les djinns.

Al Fatiha


1. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 


Commentaire : Ibn Abbâs -qu’Allah l’agrée- a dit : « L'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- ne savait la fin de la sourate que quand descendait sur lui Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux. »

C'est avec ce verset que les compagnons ouvraient le Livre de Dieu. Donc, cela est recommandable au début de tout discours ou autre travail. A cet effet, il est rapporté que l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : "Toute chose qui ne commence pas avec Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux est mutilée.[1]"

Par conséquent, cela est recommandable au début des ablutions, en raison de ce hadith : « Pas d'ablutions pour qui ne cite pas sur elles le nom de Dieu. », au début du repas, en raison de ce hadith : « Dis Au nom de Dieu, mange avec la main droite ; mange de ce qui est à la portée de ta main ? », au début de l'acte sexuel, en raison de ce hadith : « Quand l'un d'entre vous veut commencer avec son épouse, si il dit au nom de Dieu ; Dieu, dévie de nous le diable, dévie le diable de ce que Tu nous attribues, et qu'ensuite un enfant leur est prédestiné, le diable ne peut jamais lui faire mal. »

Concernant le segment Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, des exégètes présupposent qu'il veut dire : "Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux est mon commencement en..." ; "Je commence Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux " ; "J'ai commencé Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ". Ces avis sont justes puisque tout acte doit avoir une origine. Le fondé dans tout cela est de citer le nom de Dieu au début de toute action, pour gagner Ses bénédictions, tirer bon augure, être assisté dans l'accomplissement des actions : Embarquez-y ! Au nom de Dieu navigation et mouillage ! ; Lis ! au nom de ton Maître qui créa.

Dieu : C'est le nom du Maître, Béni et Transcendant. C'est, dit-on, le nom le plus sublime, du fait qu'on lui renvoie tous les attributs : Il est Dieu. Il n'est de Dieu que Lui. Il est Celui qui connaît le mystère et la présence. Il est le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. En outre, Dieu considère attributs tous les noms qui restent : A Dieu appartiennent les noms les plus beaux ; Sous quelque nom que vous L'invoquiez, c'est Lui qui a les noms les plus beaux. Selon Abu Hurayra -qu’Allah l’agrée-, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Dieu a quatre-vingt-dix-neuf noms - cent moins un. Quiconque les énumère entrera au Jardin. ».

Dieu (Allah) est un nom propre à Dieu le Transcendant, parce qu'Il ne l'a pas employé pour désigner une autre personne. C'est Son nom immuable, fixe, selon l'avis d'un groupe de savants illustres. Ar-Râzy choisit l'idée disant que c'est un nom non dérivé. C'est là l'avis de la majorité des savants.

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux : Ce sont deux noms dérivés de la miséricorde, à figure d'hyperbole. Cependant, le "tout miséricorde" est plus intense en hyperbole que le "miséricordieux". Certains savants pensent que ces deux termes sont non dérivés.

Al-Qurtuby -qu’Allah lui fasse Miséricorde- rapporte ce hadith divin : « Je suis le Tout Miséricorde ; J'ai créé la matrice (ar rahim, en arabe) et J'en ai dérivé un nom de Mon nom... »

Ibn Jarîr -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Le Tout Miséricordieux veut dire que Dieu l'est pour toutes les créatures ; le Très Miséricordieux veut dire que Dieu l'est seulement pour les croyants. »

C'est pourquoi il est dit le Miséricordieux, sur Son Trône siégeant. Dieu cite donc le fait de siéger en citant Son nom (le Tout Miséricordieux), pour signifier qu'Il généralise Sa miséricorde sur toutes Ses créatures. Ailleurs Dieu dit Il est Miséricordieux aux croyants, pour distinguer les croyants, par Son nom (le Très Miséricordieux).

Le nom "Le Tout Miséricorde" est exclusif à Dieu : Invoquez Dieu, ou bien invoquez le Tout Miséricorde ; avons-nous donné, hors le Tout Miséricorde, des dieux à adorer ? En outre, il existe d'autres noms propres à Lui, par exemple le Créateur. Quant au terme de "Miséricordieux", Dieu l'emploie, ainsi que d'autres (le Tendre, le Miséricordieux, l'Entendent, le Clairvoyant...), pour qualifier d'autres personnes.

2. Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

Commentaire : Le verset Louange à Dieu, Maître des univers exprime la reconnaissance totale pour Dieu seul qui octroie bienfaits innombrables à Ses adorateurs. A notre Maître donc la louange pour tout cela, en premier et en dernier lieu.

Le segment Louange à Dieu est aussi un éloge que Dieu fait à Lui-même. Et à travers cela, Il ordonne à Ses adorateurs de Le louer. C'est comme si Dieu nous recommande ceci : Dites : Louange à Dieu.

Ce que soutient Ibn Jarîr mérite réflexion car cela est célèbre chez nombre de savants qui pensent que la louange est le fait de Le louer par Ses attributs inséparables et transitifs, et que la reconnaissance ne se fait qu'avec Ses attributs transitifs.

Dans la Tradition, on trouve ces hadiths : "Le meilleur Rappel est il n'y a de Dieu que Dieu, la meilleure invocation est la louange à Dieu." ; "Ô Maître, dit un adorateur, à Toi la louange comme il se doit, pour la majesté de Ta face et l'immensité de Ton pouvoir." Cela posa problème aux deux anges et ne surent comment l'inscrire. Ils montèrent auprès de Dieu et Lui dirent : "Maître, un adorateur vient de dire un propos et nous ne savons comme l'inscrire. - Que vient de dire Mon adorateur ? demanda Dieu, qui sait cependant mieux que quiconque ce que Son adorateur venait de dire. - Ô Maître, dirent-ils, il a dit à Toi la louange comme il se doit, pour la majesté de Ta face et l'immensité de Ton pouvoir. - Inscrivez cela comme Mon adorateur a dit. Quand il viendra à Ma rencontre, Je le récompenserai pour cela, dit Dieu."

La louange à Dieu englobe tous les genres de louange destinés à Lui, à l'exemple de ce que dit le hadith suivant : "Dieu, à Toi la louange en entier ; à Toi la royauté en entier ; dans Ta main Tu détiens le bien en entier ; à Toi revient le décret en entier."

Le segment Maître des univers : Pour le terme de "maître", il ne s'emploie en dehors de Dieu que si on lui ajoute un complément (le maître de maison). Quant au terme de "Maître", il ne se dit que pour Dieu. Concernant le terme des univers, c'est un pluriel désignant tout ce qui existe, sauf Dieu. Pour al-Farâ' et Abu 'Ubayd, le terme singulier d'univers désigne ceux qui raisonnent, c'est à dire les humains, les djinns, les anges et les démons. Quant aux animaux, ils ne sont pas désignés par ce terme. Cependant, selon Az-Zajjâj, ce terme désigne tout ce que Dieu a créé dans l'ici-bas et dans la vie dernière ; al Qurtuby soutient cet avis en référant au verset Moïse dit : "Le Maître des cieux et de la terre et de leur entre-deux, pour autant que vous soyez accessibles à la certitude."

3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

Commentaire : Le verset le Tout Miséricorde, le Miséricordieux, al-Qurtuby l'explicite comme suit : Dieu s'est décrit ainsi après dit Maître des univers, pour faire coïncider le désir et la crainte : Informe Mes adorateurs que c'est Moi le Tout pardon, le Miséricordieux, et que Mon châtiment est le châtiment douloureux ; Votre Maître est prompt dans la punition. Il est Tout pardon, Miséricordieux. Avec le terme le Maître, il y a la crainte ; avec les termes le Tout miséricorde et le Miséricordieux, il y a le désir.

Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dit : "Si le croyant savait ce qu'il y a de punitions auprès de Dieu, aucun ne convoiterait Son jardin ; si le dénégateur savait ce qu'il y a de miséricorde auprès de Dieu, aucun ne désespérerait de Sa miséricorde."

4. Maître du Jour de la rétribution.

Commentaire : Le verset le Roi du Jour de la Rétribution : Le terme roi vient du fait de posséder : C'est Nous qui hériterons de la terre et de tous ceux qu'il y a sur elle, et c'est à Nous que de tous il sera fait retour. Ce terme dérive du terme royauté : A qui, ce Jour-là, la royauté ? La royauté de Vérité, ce Jour-là, est au Tout Miséricorde. Le fait de lier la royauté au Jour de la rétribution ne nie rien d'autre, puisque le verset précédent dit que Dieu est le Maître des univers. Mais Il a ajouté la royauté au Jour de la Rétribution, pour que personne ne prétende là-bas à quelque chose et ne parle sans Sa permission : car en ce Jour, l'esprit et les anges debout en lignes ne parleront que sur l'autorisation du Tout miséricorde, et à charge de pertinence ; Le Jour où il vient, nulle âme n'ose parler qu'Il ne l'y autorise. Selon Ibn Abbâs, le Jour de la rétribution est le Jour des comptes pour les créés. En ce jour, Dieu rétribuera chacun d'eux selon ses œuvres : qui aura fait du bien aura du bien ; qui aura fait du mal aura du mal, excepté celui à qui Il pardonnera.

En vérité, le Roi est Dieu le Transcendant. Quant à l'appellation donnée aux monarques des pays, elle n'est que d'un emploi métaphorique. Dans les çahîhs, l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam-  dit : "Dieu saisira la terre puis pliera le ciel avec Sa main droite. Ensuite Il dira : "C'est Moi le Roi ! où sont les rois de la terre ?"

La rétribution : c'est la rémunération et le jugement : nous sommes vraiment rétribués ? c'est à dire sanctionnés, jugés. Dans la Tradition : "L'éveillé est celui qui juge sa personne et œuvre pour ce qui est après la mort."

5. C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours.

Commentaire : Le verset C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons : Pour l'adoration, c'est ce qui réunit la plénitude de l'amour, de la soumission et de la crainte. Le verset signifie donc : Nous n'adorons que Toi et nous ne nous en remettons qu'à Toi. Et c'est là la plénitude de l'obéissance. La religion réside dans sa totalité en ces deux sens, le premier étant de s'innocenter de l'associance, le second d'avouer son incapacité et de s'en remettre à Dieu : Adore-Le. Remets-t'en à Lui ; Il est le Tout Miséricorde. Nous croyons en Lui. Nous Lui faisons confiance. Dans le texte coranique, le discours passe d'un niveau à un autre direct. En effet, après avoir loué Dieu, c'est comme si l'adorateur se rapproche et est présent de Lui : C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons.

Le segment C'est Toi que nous adorons devance le segment Toi de qui le secours implorons, pour montrer que c'est l'adoration qui est visée. L'imploration du secours en est un moyen, le principe étant de mettre le plus important en premier lieu. Et puis, qu'en est-il de la signification du "nous" ? Si le "nous" désigne un pluriel, l'invocateur est par contre un. Le "nous", ici, désigne le genre des adorateurs. L'orant, qui est un individu, qu'il soit au milieu d'un groupe ou imam, informe sur sa propre personne et sur ses frères croyants de l'adoration pour laquelle ils ont été créés. De plus, il intercède pour quelque bien en leur faveur.

L'honorabilité de la place occupée par l'adorateur est confirmée, puisque Dieu désigne Son Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- par le terme "adorateur" et qu'Il dit : Louange à Dieu qui a fait descendre sur Son adorateur le Livre ; Et pourtant dès que l'adorateur de Dieu se fut dressé pour L'invoquer ; Transcendance de Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur. Donc, Dieu lui a donné le nom d'adorateur, quand Il a fait descendre le Livre sur lui, quand celui-ci se dressa pour l'invocation et lors du Trajet Nocturne.

6. Guide-nous dans le droit chemin,

Commentaire : Le verset Guide-nous sur la voie de rectitude : Comme la louange est faite à Dieu, il devient alors convenable d'invoquer. C'est cela la parfaite des conditions pour celui qui demande : il louange Dieu puis Lui demande ce dont il a besoin. Elle est la plus réussie pour ce dont on a besoin et la plus efficace pour la réponse. C'est pourquoi Dieu nous oriente à cela.

La guidance, ici, signifie "la direction" et "la réussite". Quant à la voie de rectitude, c'est, dans le langage des Arabes, la voie claire qui n'a pas de virage ou de distorsion. Donc, ces derniers emploient le terme "voie" pour toute parole et toute action qualifiées de rectitude ou de distorsion. Par ailleurs, l'explicitation de la voie de rectitude donne des avis variés qui aboutissent à la même chose : c'est suivre Dieu et Son Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam-. Selon ces avis donc, la voie de rectitude désigne le Livre de Dieu ; l'Islam ; la religion de Dieu.

Ibn al-Hanafiya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- : « C'est la religion de Dieu ; Dieu n'accepte de Ses adorateurs aucune autre religion. »

Selon An-Nuwâs ben Sam'ân, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : "Dieu a donné l'exemple ; celui d'une voie de rectitude. Sur les bords de la voie, deux murs ayant des portes ouvertes. Sur les portes, des rideaux pendants. Devant la porte de la voie, un invitant qui dit : "Ô gens, entrez tous dans la voie et ne louvoyez pas !" Et un (autre) invitant au-dessus de la voie : si un homme veut ouvrir quelque chose de ces portes-là, il lui dit : "Malheur à toi ! ne l'ouvre pas ; si tu l'ouvres, tu t'y engouffres." Ainsi donc, la voie c'est l'Islam, les deux murs ce sont les normes de Dieu, les portes ouvertes ce sont les interdits de Dieu, l'invitant à l'entrée de la voie c'est le Livre de Dieu, l'autre invitant c'est le pêcheur de Dieu dans le for intérieur de chaque musulman.

Si on demande comment le croyant demande la guidance en tout temps de prière alors qu'elle le distingue, la réponse sera ainsi : L'adorateur a en tout moment besoin de Dieu pour être maintenu, affermi dans la guidance : Vous qui croyez, croyez en Dieu et en Son Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam-. Ce qui est visé par cela c'est la constance et l'assiduité dans les oeuvres déterminées à cet effet.

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Commentaire : Le segment la voie de ceux que Tu as gratifiés est l'explicitation de la voie de rectitude. Quant aux gratifiés, ce sont ceux qui ont été cités dans ce verset car obéir à Dieu et à Son Envoyé, c'est rejoindre ceux que Dieu a gratifiés : prophètes, hommes de vérité, martyrs et justifiés. Oh ! la compagnie excellente. Selon Ibn Abbâs, ceux que Tu as gratifiés sont ceux que Dieu a gratifiés d'obéissance et d'adoration, c'est à dire les anges, les prophètes, les hommes véridiques, les chahîds et les saints. Selon Ar Rabî ben Anas, ce sont seulement les prophètes. Selon Ibn Jurayj et Mujâhid, ce sont les croyants. Mais l'exégèse d'Ibn Abbâs est plus globale, plus générale. Le segment non (celle) des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent, qui est coordonné au précédent, veut dire : Guide-nous sur la voie de rectitude de ceux que Tu as gratifiés, c'est à dire, les définis précédemment, non sur la voie des réprouvés qui connaissent la Vérité mais s'en détournent, non plus sur la voie des égarés qui ont perdu la connaissance, se démènent dans l'errance sans pouvoir bien se guider, c'est à dire la voie des Juifs et celle des Chrétiens.

La voie des croyants englobe aussi bien la connaissance de la Vérité que le fait de se conformer à elle. Les Juifs ont perdu cette conformité et les Chrétiens cette connaissance. C'est pourquoi les premiers sont frappés de réprobation et les seconds atteints d'égarement : Celui que Dieu maudit, fit encourir Sa colère ; Ne suivez pas les passions d'un peuple qui jadis s'est égaré, en égara d'autres en grand nombre et perdit le droit chemin. En outre, il est rapporté que 'Ady ben Hâtim a dit : "J'ai interrogé l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- sur ce verset et il m'a dit : "Non (celle) des réprouvés : ce sont les Juifs ; non plus que de ceux qui s'égarent : ce sont les chrétiens."

Enfin, il est préférable à celui qui récite le Prologue de conclure par âmin qui signifie : "Dieu, donne Ton assentiment".

Selon Abu Hurayra -qu’Allah l’agrée-, "Quand l'Envoyé -salla Allahou ‘alayhi wa salam- terminait par non (celle) des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent, il disait âmin, si bien que la première rangée (d'orants) l'entendait."

Peut-il y avoir mieux que la gratitude reçue de Dieu ceux que Tu as gratifiés ? Evidemment, Dieu est Lui Seul qui détient la guidance et l'égarement : Quiconque Dieu égare, ne trouvera point de guide.

Les tenants de la prédestination se trompent quand ils disent que les adorateurs choisissent eux-mêmes leur voie. Ils défendent cette nouveauté en prenant pour prétexte les versets non péremptoires (mutachâbihât), tout en ignorant les versets péremptoires qui sont clairs, parfaitement compréhensibles.