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jeudi 6 décembre 2018

(L'amour du Prophète ﷺ - Ach-Chifa) de kadi 'Iyâd

Dieu —qu'Il soit exalté— a dit: Dis: Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin, des demeures où vous vous plaisez, vous sont plus chers que Dieu et Son prophète et la lutte dans le chemin de Dieu: Attendez-vous à ce que Dieu vienne avec Son ordre ! Dieu ne guide pas les gens pervers. (Coran IX-24)
Ceci suffit comme incitation, signification et illustration du caractère obligatoire de cet amour, de sa gravité même et de son caractère méritoire en faveur du Prophète (ﷺ).
En effet, Dieu —qu'Il soit exalté— a blâmé tous ceux dont les biens, les femmes et les enfants leur sont plus chers que Dieu et Son prophète et les a menacés en disant:
Attendez-vous à ce que Dieu vienne avec Son ordre. Puis Il a clos le verset en les qualifiant de pervers et en leur annonçant qu'ils feront partie des égarés.
Le traditionniste Abû 'Ali al-Ghassanî nous a rapporté d'après Anas que l'Envoyé de Dieu (ﷺ) a dit: "Aucun de vous ne croira vraiment tant que je ne serai pas plus cher à ses yeux que ses enfants, son père et tous les hommes."
Et Abû Hurayra a rapporté une version semblable.
Le même Anas rapporte aussi que le Prophète (ﷺ)  a dit: "Il y a trois choses dont la possession apporte au croyant la douceur de la foi: C'est que Dieu et son Messager lui soient plus chers que tous les autres, qu'il n'aime un individu que pour Dieu et pour nulle autre raison et que le fait de retourner à l'impiété lui soit plus répugnant que d'être jeté dans le Feu."
`Umar Ibn al-Khattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit au Prophète (ﷺ): "Tu m'es plus cher que tout, sauf mon âme à l'intérieur de mes côtes ! Le Prophète (ﷺ) lui dit alors: "Aucun de vous ne croira vraiment tant que je ne serai pas plus cher pour lui que sa propre âme." 'Umar conclut: "Par celui qui a fait descendre Le Livre sur toi ! Tu m'es plus cher que mon âme qui est entre mes côtes !" Le Prophète (ﷺ) conclut: "Maintenant tu dis vrai `Umar !"
Dans le même sens, Sahl a dit: Celui qui ne voit pas qu'il est sous l'autorité de l'Envoyé de Dieu quels que soient son état et sa situation, ne goûte pas la douceur de sa Sunna, car le Prophète (ﷺ) a dit: "Aucun de vous ne croira vraiment, tant que je ne serai pas plus cher pour lui que sa propre âme."
PREMIÈRE SECTION : Sur la récompense qu'apporte son Amour
Abû Mohammed Ibn `Attab nous a rapporté (au cours de nos répétitions devant lui), d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Anas: "Un homme est venu voir le Prophètes pour lui demander: quand sonnera l'Heure Finale, Ô Envoyé de Dieu? Il lui dit: Qu'as-tu préparé pour elle? L'homme répondit: Je n'ai préparé ni beaucoup de prière, ni de jeûne ni d'aumône, mais j'aime Dieu et Son Messager. Il lui dit alors: Tu seras avec celui que tu aimes."
De même, Safwân rapporte ceci: "J'ai émigré vers le Prophète (ﷺ) . En arrivant auprès de lui, je lui ai dit: Ô Envoyé de Dieu ! Donne-moi ta main pour te prêter allégeance. Il me donna sa main. J'ai dit alors: Ô Envoyé de Dieu ! Je t'aime. Il m'a dit: L'individu est avec celui qu'il aime."
Cette version a également été rapportée par `Abdullâh Ibn Mas`ûd, Abû Mûssâ, Anas et Abû Dharr.
`Ali rapporte que le Prophète (ﷺ) a pris la main de ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein et a dit: "Celui qui m'aime et qui aime ces deux-là ainsi que leur père et leur mère sera avec moi, au même degré, au Jour de la Résurrection."
On rapporte également qu'un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit: "Ô Envoyé de Dieu ! Tu m'es plus cher que ma famille et mes biens. Je pense à toi et je n'ai plus de patience jusqu'à ce que je vienne te voir. Je me suis rappelé aussi ma mort et la tienne, et j'ai su que lorsque tu entreras au Paradis, tu seras dans une station élevée avec les prophètes et que si j'entre au Paradis, je ne te verrais pas. Dieu —qu'Il soit exalté—révéla alors le verset suivant:
Ceux qui obéissent à Dieu et au Prophète sont au nombre de ceux que Dieu a comblés de bienfaits avec les prophètes, les justes, les témoins et les saints: Voilà une belle assemblée ! (Coran IV-69)
Il est dit dans un autre hadîth: Il y avait chez le Prophète(ﷺ)  un homme qui le regardait sans arrêt. Il lui a dit: "Qu'as-tu?" L'homme répondit: "Par mon père et ma mère ! Je me profite du plaisir de te regarder. Car au jour de la Résurrection, Dieu t'élèvera à cause du privilège qu'Il t'a accordé." Dieu révéla alors le verset précédent.
DEUXIÈME SECTION : Sur l'amour du Prophète(ﷺ) par les anciens pieux et les imâms
Al-qâdî al-Shahid a rapporté, d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Abû Hurayra que l'Envoyé de Dieu(ﷺ)  a dit: "Ceux qui m'aimeront le plus dans ma Communauté après mon départ souhaiteront me voir, même s'ils devaient perdre leurs familles et leurs biens." Abû Dharr rapporte lui aussi une version similaire.
De son côté, `Amrû Ibn Al-'Ass disait: Personne ne m'était plus cher que l'Envoyé de Dieu.
Nous avons déjà évoqué les attitudes semblables des Compagnons. Nous ajoutons celles-ci:
`Abda bint Khalid Ibn Ma'dan rapporte ceci: Khâlid ne retrouvait pas son lit sans avoir évoqué son ardent désir pour l'Envoyé de Dieu (ﷺ) et ses Compagnons parmi les Emigrés (al-Muhâjirûn) et les Auxiliaires (Ansârs) en les nommant puis en disant: Ils sont mon origine et mon repère. Mon coeur aspire ardemment à eux et ma nostalgie n'a fait que trop durer. Seigneur ! Hâte mon départ vers toi ! Il ne cessait de le répéter jusqu'à ce qu'il soit gagné par le sommeil.
On rapporte qu'Abû Bakr (que Dieu soit satisfait de lui) a dit au Prophète (ﷺ): "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité ! L'entrée en Islam d'Abû Tâlib m'est plus agréable que l'entrée en Islam d'Abû Quhâfa (son propre père) parce que l'entrée en Islam d'Abû Tâlib t'es plus agréable."
`Umar Ibn al-Khattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit une chose semblable à al-`Abbâs: "Ton adhésion à l'Islam m'est plus agréable que ma propre adhésion, parce que cela est plus agréable à l'Envoyé de Dieu."
Ibn Ishâq rapporte qu'une femme des Ansârs avait perdu, au cours de la bataille d'Uhud, son père, son frère et son mari qui ont combattu aux côtés de l'Envoyé de Dieu (ﷺ). En apprenant la nouvelle, elle demanda: "Comment va l'Envoyé de Dieu ? On lui répondit: Il va bien. Par la grâce de Dieu, il est bien vivant. Elle demanda: "Montrez-le-moi pour que je puisse me rassurer." Et lorsqu'elle le vit, elle dit: "Tout malheur après toi est supportable !"
De même, on a interrogé `Alî Ibn Abî Tâlib (que Dieu soit satisfait de lui) en ces termes: "Comment était votre amour pour l'Envoyé de Dieu ?" Il a répondu par ceci: "Par Dieu ! II nous était plus cher que nos biens, nos enfants, nos pères, nos mères et l'eau fraîche au moment de la soif."
Zayd Ibn Aslam rapporte ceci: 'Umar sortit un soir. Il vit une lampe allumée et une vieille femme qui travaillait la laine en déclamant ces vers: "Que la paix des bienheureux soit sur Mohammed ! Les meilleurs et les purs ont prié sur sa dépouille mortelle. Tu te levais à l'aube pour prier et pleurer, si seulement la mort qui sévit me permettait de retrouver mon bien-aimé dans l'autre demeure !" 'Umar (que Dieu soit satisfait de lui) s'assit alors et se mit à pleurer.
On rapporte que `Abdullâh Ibn 'Umar eut le pied engourdi. On conseilla d'évoquer l'être qui lui était le plus cher afin d'être soulagé.. `Umar cria: "Ô Mohammed !" Et il fut soulagé.
De même, on rapporte qu'au moment du trépas de Bilâl —que Dieu soit satisfait de lui— sa femme disait: "Ah ! Quelle tristesse !" Mais Bilâl dit alors: "Quelle joie ! Demain nous retrouverons les bien-aimé Mohammed et son groupe !"
Et on a rapporté la même chose sur Hudhayfa Ibn al-Yamân.
Une femme a demandé à `Aïsha —que Dieu soit satisfait d'elle— de lui laisser voir la tombe de l'Envoyé de Dieu Aïsha s'exécuta et cette femme pleura longuement, jusqu'au trépas.
Lorsque les habitants de la Mecque capturèrent Zayd Ibn al-Dathina et l'emmenèrent hors du Sanctuaire pour le tuer, Sufyan Ibn Harb lui dit: "Ô Zayd ! Aimerais-tu que Mohammed soit maintenant chez nous pour lui trancher la nuque à ta place et que tu sois chez toi?" Sans hésitation, Zayd lui répondit: "Par Dieu ! Je n'aimerais pas que Mohammed, là où il se trouve maintenant, soit égratigné même par une épine, alors que je resterais assis chez moi !" Abû Sufyan dit alors: "Je n'ai jamais vu des hommes aimer un homme comme les Compagnons de Mohammed aimèrent celui-ci."
Ibn `Abbâs a rapporté ceci: Lorsqu'une femme émigrait et venait voir le Prophète (ﷺ) il la faisait jurer par Dieu en répétant: "Je ne suis pas partie par haine d'un mari, ni par désir d'un territoire par rapport à un autre, mais je suis partie par amour pour Dieu et pour Son Messager !"
Ibn 'Umar se mit debout devant Ibn az-Zubayr après sa mort. Il demanda pardon en sa faveur puis il dit: "Par Dieu ! Ce que je sais sur toi, c'est que tu jeûnais beaucoup, tu priais beaucoup et tu aimais Dieu et Son Prophète !"
TROISIÈME SECTION : Sur les signes de son amour (ﷺ)
Sache que celui qui aime une chose la préfère; Et préfère s'y conformer, sans cela, il n'est pas sincère dans son amour et c'est une simple prétention de sa part.
Aussi, l'homme sincère dans son amour pour le Prophète est celui sur lequel on voit les signes et les marques de cet amour.
En premier lieu, il se conforme à lui, pratique sa Sunna, suit ses actes et ses paroles, respecte son ordre, évite ses interdictions et observe ses règles de bienséances dans les moments difficiles et agréables, dans ses loisirs et ses contraintes. Ceci trouve son illustration dans le verset déjà cité:
Dis: Suivez-moi, si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. (Coran III-31)
Donc, il doit préférer ce qu'il a prescrit et recommandé au désir de sa propre âme.
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit: A ceux qui s'étaient établi avant eux en cette demeure et dans la foi ; à ceux qui aiment celui qui émigre vers eux. Ils ne trouvent dans leurs coeurs aucune envie pour ce qui a été donné à ces émigrés. Ils les préfèrent à eux-mêmes, malgré leur pauvreté... (Coran LIX-9)
L'homme sincère doit aimer ou se fâcher pour Dieu lorsqu'il recherche Son agrément.
Le traditionniste al-qâdî Abû `Alî al-ljâfiz nous a rapporté, d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Anas Ibn Mâlik que l'Envoyé de Dieu lui a dit:
"Ô mon fils ! Si tu peux te trouver le matin et le soir sans avoir dans ton coeur le moindre ressentiment pour quiconque, fais-le !" Puis il m'a dit, ajoute Anas: "Ô mon fils ! Ceci relève de ma Sunna. Et celui qui revivifie ma Sunna m'aime. Et celui qui m'aime sera avec moi au Paradis."
Donc, celui qui assume cette qualité aime parfaitement Dieu et Son Messager et celui qui s'en démarque, ne serait-ce que partiellement, n'aime pas parfaitement, même si le terme amour lui est appliqué.
Ceci trouve son illustration dans cette autre parole du Prophète (ﷺ) au sujet de l'homme à qui il avait appliqué une peine légale pour avoir consommé du vin. L'un des témoins avait dit sur cet homme: "Grand Dieu, maudis-le car voici bien souvent qu'on l'a amené ici pour subir la peine légale et qu'il persiste à boire !" Le Prophète (ﷺ) a répondu: "Ne le maudis pas, car il aime Dieu et Son Messager."'
Parmi les signes de l'amour du Prophète (ﷺ), il y a le fait de le mentionner souvent, car celui qui aime une chose la mentionne beaucoup, et il y a aussi le fait de désirer ardemment sa rencontre, car tout amant aime rencontrer son bien-aimé.
Une tradition rappelle le vers qui fut déclaré en arrivant à Médine:
"Demain, nous rencontrerons les bien-aimés: Mohammed et ses Compagnons."
Il en va de même des paroles du récit de Khâlid Ibn Ma`dan (que nous avons déjà mentionné) ou de celles de Amrnar avant son exécution.
Parmi les signes de cet amour, il y a en plus de sa mention répétée, le fait de l'exalter et de le vénérer en le mentionnant et de faite preuve de respect et de recueillement en entendant son nom.
A ce propos Ishâq al-Tujibî disait: "Chaque fois que les Compagnons se souvenaient du Prophète après sa mort, ils se recueillaient, frissonnaient et pleuraient."
C'était aussi l'attitude des gens des générations suivantes: Certains le faisaient par amour et par ardent désir pour lui, et d'autres par crainte et respect.
Parmi les autres signes, il y a le fait d'aimer celui qui aime le Prophète comme les Gens de sa Famille et ses Compagnons parmi les Émigrés et les Auxiliaires, car celui qui aime une chose, aime aussi celui qui l'aime. Inversement, il y a le fait d'être hostile envers celui qui se montre hostile à leur égard et détester celui qui les déteste.
Le Prophète (ﷺ) a dit sur ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein: "Mon Dieu ! Aime-les pour que je les aime !"
Il a dit également à leur sujet: "Celui qui les aime, m'aime. Et celui qui m'aime, aime Dieu. Celui qui les déteste, me déteste. Et celui qui me déteste, déteste Dieu." et dans une autre version, il a dit cela au sujet d'alHassan: "Mon Dieu ! Je l'aime ! Aime celui qui l'aime !"
Le Prophète (paix et salut sur lui) a, de même, donné un avertissement quant à l'attitude des croyants vis-à-vis de ses Compagnons:
"Craignez Dieu à propos de mes Compagnons ! Ne les prenez pas comme cibles après moi. Celui qui les aime, c'est par mon amour qu'il les aime. Celui qui les déteste et leur nuit, me nuit. Et celui qui me nuit, nuit à Dieu. Et celui qui nuit à Dieu risque bientôt d'être saisi par Lui."
Il a dit aussi sur sa fille Fatima —que Dieu soit satisfait d'elle—: "C'est ma chair. Ce qui la courrouce me courrouce."
Il a dit également à `Aïsha (que Dieu soit satisfait d'elle) au sujet de `Usâma Ibn Zayd: "Aime-le car je l'aime."
Dans un hadîth connu, on lit: "Le signe de la foi, c'est l'amour des Ansârs (Auxiliaires) et le signe de l'hypocrisie, c'est de les détester."
Et dans celui rapporté par Ibn 'Umar: "Celui qui aime les Arabes, c'est par mon amour qu'il les aime. En vérité, celui qui aime une chose, aime toute chose qui s'y rapporte."
C'était, d'ailleurs, l'attitude des anciens pieux, même en ce qui concerne les choses permises et les plaisirs de l'âme.
Ainsi, Anas disait après avoir vu le Prophète e chercher les morceaux de courge dans le plat: Je n'ai cessé d'aimer la courge depuis ce jour-là.
C'est aussi le cas d'al-Hassan Ibn `Alî, `Abdullâh Ibn `Abbâs et Ibn Ja`far qui sont venus voir Umm Salama pour lui demander de leur préparer un plat prisé par l'Envoyé de Dieu (ﷺ).
De même, Ibn 'Umar portait des souliers dont le cuir était tanné avec de la poudre de l'alia blond, car il avait vu le Prophète e en porter de semblables.
Parmi les autres signes, il y a également le fait de détester celui qui déteste Dieu et Son prophète et de se montrer hostile à son égard, d'éviter celui qui s'oppose à sa sunna et introduit des innovations blâmables dans sa religion et de trouver insupportable tout ce qui s'oppose à sa Loi.
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit:
Tu ne trouveras pas des gens qui, tout en croyant en Dieu et au jour Dernier, témoignent de l'affection à ceux qui s'opposent à Dieu et à Son prophète... (Coran LVIII-22)
Or des Compagnons du Prophète e n'ont pas hésité à tuer des êtres qui leurs étaient chers tels leurs pères et leurs fils. Par exemple, `Abdullâh Ibn `Abdullâh Ibn Ubay ne lui a-t-il pas dit: Si tu veux, je te ramènerai sa tête? en parlant de son père...
Parmi ces signes, il y a le fait que le serviteur aime le Coran que le Prophète (ﷺ) a transmis et par lequel il a guidé et a été guidé et qu'il a incarné par son éthique, au point que `Aïsha —que Dieu soit satisfait d'elle— a dit: "Son éthique était celle du Coran."
Or pour le serviteur, aimer le Coran c'est le réciter souvent, agir selon ses préceptes et s'efforcer de le comprendre. Ainsi, le serviteur aime sa sunna et ne fait que s'en tenir à elle.
Sahl Ibn `Abdullâh disait: "Le signe de l'amour de Dieu, c'est l'amour du Coran. Le signe de l'amour du Coran, c'est l'amour du Prophète (ﷺ). Le signe de l'amour du Prophète (ﷺ), c'est l'amour de la Sunna. Le signe de l'amour de la Sunna, c'est l'amour de la vie future. Le signe de l'amour de la vie future, c'est le détachement du bas monde. Le signe du détachement du bas monde, c'est de n'en prendre que des provisions et le strict nécessaire pour la vie future."
De son côté, Ibn Mas`ûd disait: "Que chaque homme interroge son âme au sujet du Coran. S'il aime le Coran, c'est qu'il aime Dieu et Son prophète."
Parmi les signes de son amour pour le Prophète (ﷺ), il y a aussi le fait de compatir avec les membres de sa Communauté, leur prodiguer de bons conseils, s'occuper de leurs intérêts et les soustraire aux nuisances, à l'image de l'Envoyé de Dieu (ﷺ) qui a été miséricordieux et bienveillant envers les croyants.
Parmi les signes de la perfection de son amour, il y a le fait de renoncer au bas monde, de préférer la pauvreté et de l'assumer. Car le Prophète (ﷺ) a dit à Abû Sa'id al-Khudrî: "La pauvreté se hâte vers celui d'entre vous qui m'aime plus rapidement que le torrent d'eau du haut d'une vallée ou d'une montagne."
De même, dans le hadîth que rapporte `Abdullâh Ibn Mughaffal, un homme a dit au Prophète(ﷺ) :
"Ô Envoyé de Dieu ! Je t'aime !" Il lui dit: "Considère bien ce que tu dis." L'homme jura trois fois:
"Par Dieu ! Je t'aime !" Il lui dit alors: "Prépare-toi à résister à la pauvreté."
QUATRIÈME SECTION : Sur la signification et la réalité de Ach-Chifa - de kadi 'Iyâd
Les gens ont divergé sur l'explication de l'amour de Dieu et de l'amour du Prophète (ﷺ) en proposant une multitude d'expressions et de définitions en ce sens. Ceci est dû, en réalité, non à une différence de formulation, mais à une différence d'états spirituels.
Ainsi, Sufyan disait: L'amour, c'est suivre l'Envoyé de Dieu (ﷺ), et il se référait à la parole divine
Dis: Suivez-moi, si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. (Coran III-31)
Quelqu'un d'autre a dit: L'amour du Prophète, c'est croire en lui, le soutenir et défendre sa Sunna, s'y soumettre et craindre de s'y opposer.
Un autre a dit: L'amour, c'est la persistance dans la mention de l'aimé.
Un autre a dit encore: C'est préférer l'aimé ; c'est l'ardent désir pour l'aimé.
Ou encore: L'amour, c'est que le coeur se conforme au bon vouloir du Seigneur: Il aime ce qu'Il aime et déteste ce qu'Il déteste.
Selon un autre: L'amour, c'est l'inclination du coeur vers celui qui est en affinité avec lui.
La plupart de ces expressions constituent une allusion aux fruits de l'amour et non pas à sa réalité. En effet, la réalité de l'amour, c'est l'inclination vers ce qui convient à l'homme.
Cette convenance peut-être due au plaisir de percevoir, tel l'amour des belles images, des belles voix, des mets et des boissons agréables et tout ce qui y ressemble parmi les choses vers lesquelles incline toute nature saine.
Elle peut être due aussi au plaisir de percevoir, grâce à la faculté de son esprit, certaines significations intérieures et nobles, comme l'amour des saints, des savants, des gens de bien et ceux qui sont réputés pour leurs attitudes magnifiques et leurs conduites exemplaires. Car, par sa nature, l'homme incline à l'engouement pour ce genre de personnes. Mais cela peut conduire au fanatisme et au sectarisme en faveur d'un groupe de la communauté. Et un tel comportement conduit à l'exil et à l'atteinte de l'honneur des personnes...
Mais cette convenance peut être due aussi au fait d'aimer un être en raison de sa bonté et de sa bienfaisance, car les âmes aiment tout naturellement celui qui leur fait du bien.
Une fois ces raisonnements admis, si tu les appliques au Prophètes, tu sauras qu'il répond à ces trois significations impliquant l'amour.
S'agissant de la beauté de la forme et de l'extérieur, ainsi que de la perfection du caractère et de l'intérieur, nous en avons déjà suffisamment parlé au début de ce livre.
Pour ce qui est de sa bonté et de sa bienfaisance en faveur de sa Communauté, nous avons également évoqué les qualificatifs par lesquels Dieu —qu'Il soit exalté— l'a honoré, tels sa bienveillance à l'égard des croyants, sa miséricorde en leur faveur, sa direction, sa compassion et son effort pour les sauver de l'Enfer. Il est une miséricorde pour les mondes, un annonciateur de bonnes nouvelles et un avertisseur, il est un brillant luminaire, qui récite pour eux les versets du Livre de Dieu, leur enseigne Le Livre et la Sagesse et les guide vers le droit chemin.
En effet, y a-t-il une bonté plus magnifique et plus grandiose que sa bonté envers tous les croyants? Y a-t-il une bienfaisance plus utile et plus bénéfique que sa bienfaisance en faveur de tous les musulmans? Il était la cause de leur guidance au sortir de l'aveuglement, leur missionnaire pour le succès, leur médiateur auprès de leur Seigneur, leur intercesseur, celui qui parle pour eux, celui qui témoigne pour eux, celui dont l'exemple ouvre à la vie éternelle et à la félicité perpétuelle.
Donc, tu vois clairement que le Prophète  mérite l'amour véritable, légalement en vertu de ce que nous avons rapporté des Traditions authentiques, et de façon naturelle en vertu de ce que nous avons indiqué précédemment: la bonté et la bienfaisance qui émanaient généreusement de lui.
Du reste, si l'homme a tendance à aimer celui qui lui accorde, une ou deux fois, un bien dans sa vie en ce bas monde ou celui qui le sauve pour un moment d'une perte ou d'un dommage passager, celui qui lui montre une félicité impérissable et le soustrait au châtiment perpétuel de l'Enfer mérite davantage son amour !
Et si cet homme aime tout naturellement un roi en raison de sa conduite exemplaire, un gouvernant en raison de ce qu'on rapporte sur sa rectitude ou un homme dans le lointain en raison de ce qu'on répand sur sa science et son noble caractère, celui qui unit l'ensemble de ces qualités dans toute leur perfection mérite bien mieux d'être aimé.
'Ali a dit en décrivant le Prophète (ﷺ): "Celui qui le voit spontanément le craint et celui qui le fréquente par connaissance l'aime."
CINQUIÈME SECTION: Sur l'obligation de sincérité envers le Prophète (ﷺ)
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit:
Il n'y a rien à reprocher aux faibles, aux malades, à ceux qui n'ont pas de moyens, s'ils sont sincères envers Dieu et Son Prophète (ida nassahû lillâhi wa rasûlihi). Il n'y a pas non plus de raison de s'en prendre à ceux qui font le bien. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. (Coran IX-91)
Les exégètes disent que l'expression "idâ nassahu lillâhi wa rasûlihi" veut dire ceci: S'ils sont des musulmans sincères, intérieurement et extérieurement.
Al-qâdi al-faqih Abû-l-Walid nous a rapporté (au cours de nos répétitions devant lui), d'après une chaine transmetteurs remontant jusqu'à Tamim ad-Dari que l'Envoyé de Dieu, a dit: "La religion c'est la sincérité (an-nassiha)" On lui a demandé: "Envers qui, Ô Envoyé de Dieu?" Il a répondu: "Envers Dieu, Son Livre, Son Prophète, les chefs des musulmans et l'ensemble des musulmans, elle est obligatoire."
C'est pourquoi nos maitres répètent que la sincérité est obligatoire envers Dieu, Son Prophète(ﷺ), les chefs des musulmans ou plutôt l'ensemble des musulmans.
L'imâm Sulayman al-Busti dit: an-nasiha est un mot qui désigne l'ensemble du bien que l'on souhaite faire en faveur d'un individu. On ne peut donc exprimer tout cela par un terme particulier qui le délimite. Quant au sens étymologique du mot an-nasiha, il signifie la sincérité.
De son côté Abû Bakr Ibn Abi Ishâq al-Khaffaf dit: an-nush signifie: faire ce qui améliore et harmonise. Ce mot dérive d'an-nassah qui est le fil par lequel on recoud le vêtement.
Donc, la sincérité envers Dieu —qu'Il soit exalté— c'est de croire sincèrement à son unicité, de Le qualifier par ce qu'Il mérite, de l'exempter de ce qui ne Lui convient pas, de chercher ce qu'Il aime, de s'éloigner de ce qui Le courrouce et d'être sincère dans Son adoration.
La sincérité envers Son Livre, c'est de croire en lui, d'agir selon ce qu'il renferme, de bien le réciter, de le méditer, de le vénérer, de le comprendre et de l'étudier, de le défendre contre les interprétations excessives et les objections des impies.
La sincérité envers Son Messager, c'est de le soutenir, de le faire triompher, de le défendre dans vie et après sa mort, de revivifier sa Sunna par la recherche, de la défendre, de la répandre et de se conformer à son noble caractère et à ses belles règles de bienséance.
Abû Sulaymân dit: "C'est de reconnaitre sa prophétie et de lui obéir dans ce qu'il a ordonné et dans ce qu'il a interdit."
Dans le même sens, Abû Ibrâhim Ishâq al-Tujibi dit: "La sincérité envers l'Envoyé de Dieu (ﷺ), c'est de reconnaitre ce qu'il a apporté, de s'attacher à sa Sunna, de la répandre, d'inciter en sa faveur et d'appeler à Dieu, à Son Livre, au Prophète, à sa Sunna et de la pratiquer."
Ahmad Ibn Mohammed dit pour sa part que la sincérité envers l'Envoyé de Dieu (ﷺ) fait partie des obligations qui s'imposent aux coeurs.
Abû Bah al-Ajuri ainsi que d'autres auteurs disent que la sincérité envers le Prophète (ﷺ) implique deux attitudes: Une sincérité durant sa vie et une sincérité après sa mort.
En effet, dans sa vie, la sincérité de ses Compagnons à son égard consistait à le soutenir, à le défendre, à se montrer hostiles envers celui qui lui était hostile, à lui obéir, à sacrifier leurs personnes et leurs biens pour lui, comme Dieu —qu'Il soit exalté— l'a dit:
il y a, parmi les croyants, des hommes qui ont été fidèles au pacte qu'ils avaient conclu avec Dieu. Tel d'entre eux atteint le terme de sa vie ; tel autre attend, tandis que leur attitude ne change pas (Coran XXXIII-23) ;
 ... et qu'ils faisaient triompher la cause de Dieu et de Son prophète, ceux-là sont les véridiques. (Coran LIX-8)
Quant à la sincérité des musulmans à son égard, après sa mort, elle consiste à lui témoigner du respect, de la vénération et beaucoup d'amour, à s'efforcer d'apprendre sa Sunna et de connaitre sa Loi, à aimer ses Compagnons et les membres de sa famille, à éviter celui qui se détourne de sa Sunna et en mettant en garde contre lui, à être compatissant envers les membres de sa Communauté, à faire des recherches pour connaitre sa morale exemplaire, sa conduite et ses règles de bienséance et à faire preuve de patience dans cette recherche.
Ainsi, selon ce que dit cet auteur, la sincérité deviendrait l'un des fruits de l'amour et l'un de ses signes conformément à ce que nous avons indiqué.
A ce propos l'imâm Abû-l-Qâsim al-Qushayri rapporte que `Amrû Ibn al-Laythi, l'un des rois du Khurassan et de ses héros les plus célèbres, connu sous le nom al-Saffâr a été vu en songe et on lui a demandé: "Comment Dieu t'a-t-Il traité?" Il a répondu: "Il m'a pardonné." On lui dit: "Pour quelle raison?" Il a expliqué: "Un jour, je suis monté en haut d'une montagne d'où j'ai embrassé du regard l'ensemble de mes soldats. Je fus subjugué par leur nombre. Aussi, j'ai souhaité être présent aux côtés de l'Envoyé de Dieu (ﷺ) pour le soutenir et le faire triompher. Dieu m'a loué pour cela et m'a pardonné."
S'agissant de la sincérité envers les chefs des musulmans, elle consiste à leur obéir dans le respect de la vérité, à les aider pour la rétablir, à la leur recommander et à la leur rappeler, de la façon la plus appropriée. Mais aussi, les avertir quant à leurs négligences et pour ce qu'on leur a caché des affaires des musulmans, éviter de se rebeller contre eux ou d'ameuter les gens et de les manipuler contre eux.
S'agissant de la sincérité envers l'ensemble des musulmans, elle consiste à les guider vers leurs intérêts, à les aider par les actes et les paroles dans les affaires de leur foi et de leur monde ici-bas, à avertir celui qui est insouciant, à éclairer celui qui est ignorant, à épauler celui qui est dans le besoin, à repousser les dommages auxquels ils s'exposent et à leur apporter du profit.[...]
Patience, endurance et pardon du Prophète (ﷺ)
S’agissant de la mansuétude (al hilm), l’endurance (al ihtimal), le pardon (al ‘afuw) alors qu’on a les moyens de sévir, la patience (as sabr) de supporter les contraintes, il y’a entre ces vertus une certaine différence.
Ainsi la mansuétude est un état de calme digne et de fermeté, lorsque interviennent les raisons qui la provoquent.
L’endurance consiste à maîtriser l’âme et à la retenir au moment des douleurs et de tout ce qui gène.
Il en va de même pour la patience qui a presque la même signification.
Quand au pardon, il consiste à s’abstenir de sévir et de tenir rigueur.
Or tout ceci relève de l’éducation que Dieu  a donnée à Son prophète (ﷺ) .
En effet, Dieu lui a dit :
<<Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants >> (Coran VII-199)
On rapporte que lorsque ce verset fut révélé au prophète (ﷺ) il a interrogé l’Archange Gabriel sur son interprétation. Gabriel lui dit : Attend que j’interroge Celui qui connaît toute chose. Il alla, puis revint le voir et dit : Ô Mohamed Dieu t’ordonnes de garder les liens avec celui qui rompt avec toi, de donner à celui qui te prive et de pardonner à celui qui te fait du tord !
Dieu dit également (parole de Luqman à son fils) :
<<… Supporte patiemment ce qui t’arrive : tout cela fait partie des bonnes résolutions>> (XXXI-17)
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit aussi : << Sois patient, comme ont été patients ceux des Prophètes qui étaient doués d’une ferme résolution…>> (XLVI-35)
Quant au pardon Dieu dit :
<<… ils oublieront et ils pardonnerons. N’aimez vous pas quand Dieu vous pardonne ? Dieu est Celui qui pardonne. Il est très miséricordieux>> (XXIV-22)
<<Mais celui qui est patient et qui pardonne fait montre des meilleurs dispositions>> (XLII-43)
De là, on saisit parfaitement ce qui est réputé de la mansuétude et de l’endurance du Prophète (ﷺ) . Et si l’on décèle chez tout magnanime une petite faute qui pourrais entraîner un trébuchement, en revanche, l’ampleur des ennuis et des nuisances n’ont fait qu’accroître la patience du
Prophète (ﷺ)  et les excès des ignorants ne l’ont rendu que plus magnanime.
Le qadi Abû ‘Abdullah Mohamed Ibn ‘Alî al Taghlabî  et bien d’autres nous ont rapporté d’après une chaîne de nombreux transmetteurs qui remonte à ‘Aicha (raa) : « On n’a jamais donné à l’Envoyé de Dieu (ﷺ) à choisir entre deux choses sans qu’il n’opte pour la plus facile, aussi tant qu’il ne s’agissait pas d’un péché.  S’il s’agissait d’un pécher, il restait, de tous les hommes, celui qui en est le plus éloigné. Et l’Envoyé de Dieu  (ﷺ) ne s’est jamais vengé pour lui-même à moins que les interdits de Dieu  soient violés. Alors, il s’en vengeait pour Dieu. »
Ainsi ne se fâchait il que pour Dieu et dans ce cas sa colère était terrible.
On rapporte également que lorsque l’incisive du Prophète (ﷺ) fut brisée, et sa tête fut blessée au court de la bataille d’Uhud, les compagnons furent très touchés. Ils lui ont proposé : Et si tu lançais des imprécations (malédiction) contre eux (les quraish) ! Il leur répondit :
« Je n’ai pas été envoyé pour maudire. Mais j’ai été envoyé comme un implorant et comme une miséricorde. Mon Dieu ! Dirige mon peuple car ils ne savent pas. »
De même on rapporte que ‘Umar (raa) a dit un jour au Prophète : « Par mon père et ma mère ! Ô Envoyé de Dieu ! Noé a jeté l’anathème sur son peuple en disant <<Mon Seigneur ! Ne laisse sur la terre aucun habitant qui soit au nombre des impies>> (LXXI-26) Si tu jette contre nous un semblable anathème nous périrons jusqu’au dernier. Pourtant ton dos a été foulé, ton visage ensanglanté et ton incisive brisée mais tu n’as voulu dire que du bien. En effet tu as dit « Mon Dieu ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas. »
Regarde comme cette parole représente le maître mot de la bienfaisance et résume les degrés de l’excellence, du bon caractère, de la noblesse de l’âme et de l’extrême patience et mansuétude. Car le Prophète (ﷺ) ne s’est pas contenté de garder le silence à leur égard mais il leur a pardonné. Puis il a eu pitié d’eux et leur a fait miséricorde en invoquant en leur faveur et en intercédant pour eux. Il a dit : Mon Dieu ! Pardonne ou guide. Et par les mots « pour mon peuple » il a manifesté sa miséricorde, avant d’excuser leur ignorance en disant : ils ne savent pas.
De même lorsqu’un homme l’interpella un jour en disant « Sois équitable, car ce partage n’as pas été fait pour Dieu. », le Prophète (ﷺ) s’est contenté dans sa réponse de lui expliquer ce qu’il ignorait (au sujet du partage) et s’exhorta lui-même en rappelant ce qui lui était reproché. Ainsi dit il a cet homme : « Malheur à toi ! Qui serait équitable si je ne le suis pas ? Je serais perdant et misérable si je ne suis pas équitable ! », Et il a ensuite arrêté celui de ses Compagnons qui a voulu tuer cet homme (pour défendre le Prophète (ﷺ) contre ces paroles offensantes).
Une autre fois, lorsque Ghawrath Ibn al Hârith se dressa pour tuer l’Envoyé de Dieu (ﷺ) endormi seul sous un arbre, tandis que les autres dormaient aux alentours au cours de l’une des expéditions, L’Envoyé de Dieu (ﷺ) se réveilla et vit cet homme debout près de sa tête avec une épée dégainée. Ghawrath lui dit : Qu’est ce qui te protège de moi ? Il lui répondit : Dieu. L’épée tomba alors de sa main et le Prophète (ﷺ), le saisissant, lui dit : Qu’est ce qui te protège de moi ? L’homme dit : Sois le meilleur de ceux qui saisissent ! Il le laissa et lui pardonna. L’homme revint ensuite dans sa tribu et dit aux siens : Je reviens de chez le meilleur des hommes.
Du reste, son histoire la plus extraordinaire en matière de pardon est celle concernant la juive qui l’a empoisonné par la viande d’une chèvre. Une tradition authentique atteste qu’après avoir entendu son aveu, il la laissa.
De même, il n’a pas tenu rigueur  à Labid Ibn al A’sam qui l’avait ensorcelé à partir de quelques cheveux sur un peigne. L’Ange Gabriel vint lui révéler toute l’affaire mais il n’a pas formulé de reproche ni de sanction.
Il n’a pas non plus tenu rigueur à ‘Abdullâh Ibn Ubay et à ses acolytes parmi les hypocrites, à propos de ce que l’on a rapporté de grave comme gestes et paroles à son encontre. Il a seulement dit à celui qui lui a conseillé de tuer quelques-uns d’entre eux : « On ne dira pas que Mohammed  exécute ses Compagnons. »
Par ailleurs, Anas rapporte ce qui suit : Pendant que j’étais avec le Prophète (ﷺ)  et qu’il portais un manteau aux bords très épais, un arabe bédouin l’a saisi par l’extrémité se son manteau et l’a violement tiré au point que le bord du manteau lui a laissé une marque sur la nuque. Puis il lui dit : Ô Mohamed ! Charge mes deux chameaux des biens que tu as de Dieu, car tu ne me donnes pas de tes biens. Le Prophète (ﷺ) garda le silence un moment puis il lui dit : Certes ce sont les biens de Dieu et je suis Son serviteur.  Faut-il te sanctionner pour  ce que tu m’a fait ô arabe bédouin ? Il répondit : Non. Il lui demanda Pourquoi ? L’arabe bédouin répondit Parce que tu ne réponds pas au mal par le mal. A ces mots le Prophète (ﷺ) sourit puis il ordonna qu’on charge d’orge l’un de ses chameaux et l’autre de dattes.
De même, ‘Aicha a dit ceci : Je n’ai jamais vu l’Envoyé de Dieu (ﷺ) sévir à la suite d’une injustice à son encontre, tant que cela ne touchait pas l’un des interdits de Dieu. Et il n’a jamais frappé de sa main qui que ce soit, sauf quand il combattait dans le chemin de Dieu. Et il n’a jamais frappé un serviteur ou une femme. Un jour on lui a apporté un homme et on lui a dit : celui là veut te tuer. Le Prophète saws lui dit : « Ne sois pas effrayé ! Ne sois pas effrayé ! Su tu en avais véritablement l’intention, tu ne serais pas lâche (effrayé) devant moi. »
De même Zayd Ibn Sa’na est venu le voir (avant d’embrasser l’islam) pour lui réclamer une dette. Il tira son habit au niveau du coude puis le saisi violement par les bords de ses vêtements et lui dit : Vous les descendants de ‘Abd-l-Muttalib  vous retardez les paiements ! A ces mots ‘Umar le menaça et lui lança des propos très durs pendant que le Prophète (ﷺ) , lui, souriait.
Puis l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  dit à ‘Umar : Nous avions davantage besoin, lui et moi, d’un autre conseil, ô ‘Umar ! : Que tu m’ordonnes de bien régler ma dette ma dette et que tu lui ordonnes de bien la réclamer.  Et il ordonna à ‘Umar de régler sa dette et de lui donner en plus vingt boisseaux pour l’avoir effrayé. D’ailleurs cet épisode fut la cause de son entrée en islam. En effet cet homme avait dt : Il ne reste rien des signes de la prophétie que je n’ai pas reconnu chez Mohamed (ﷺ), sauf deux d’entre eux que je n’ai pas encore éprouvés. L’occasion lui en fut donnée. Quant à la mansuétude elle prend le dessus sur son ignorance et, inversement, l’excès d’ignorance chez autrui ne fait qu’accroître sa mansuétude.
En somme, parler de sa mansuétude, de sa patience et de son pardon est un thème qu’on ne peut épuiser en aucun cas. Il suffit pour toi de méditer sur ce que nous avons évoqué d’après les Recueils de Hadiths authentiques et les ouvrages sûrs qui rapportent des Traditions tout à fait authentiques. Certaines traitent de sa patience à endurer les forfaits de la tribu de Quraysh et les nuisances du paganisme, de sa constance à supporter les pires difficultés avec les gens de cette époque, jusqu’à ce que Dieu lui accorda la victoire sur eux et le rende maître de leur sort. Pourtant, jusqu’à la dernière minute, ses ennemis avaient la certitude qu’ils allaient éradiquer ce premier noyau de musulmans autour de lui. Or tout cela n’a fait qu’accroître chez lui le pardon et la mansuétude à leur égard.  En effet il a dit aux mécréants de la Mecque après sa victoire totale sur eux : « Que pensiez vous que j’allais faire de vous ? »
Ils ont répondu : Seulement du bien. Tu es un noble frère et un noble cousin.
Il leur dit alors : Je vous dirai ce que mon frère Joseph a dit à ses frères : <<Qu’aucun reproche ne vous soit fait aujourd’hui ; que Dieu vous pardonne ! Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde. >> (XII-92) Allez, vous êtes libres ! »
De son coté, Anas rapporte ceci : Quatre vingt hommes sont descendus du plateau al Tan’îm près de la Mecque, au moment de la prière de l’aube, pour tuer l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  mais ils furent arrêtés. Malgré cela l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  les a libérés. Dieu révéla alors le verset suivant : <<C’est Lui qui a écarté leurs mains de vous et eux de vos mains, dans la vallée de la Mecque, après vous avoir donné l’avantage sur eux. Dieu voit parfaitement ce que vous faites. >> (XLVIII-24)
De même, le Prophète (ﷺ)  a dit, avec calme et attention, à Abu Sufyan qu’on amena devant lui alors qu’il avait rassemblé toute une coalition d’ennemis contre les musulmans, tué son oncle et maltraité ses Compagnons : « Qu’as-tu ô Abu Sufyan ? L’heure est elle venue pour toi de comprendre qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu ? » Abû Sufyan lui répondit : « Par mon père et ma mère ! Combien tu es magnanime, attentif aux liens de parenté et noble !... »
C’est que de tous les hommes, l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  était le plus éloigné de la colère et le plus prompt à être satisfait.


(Al-Chamael al-Mohammadiya) Les qualités sublimes du ProphèteMuhammad(صلَّى الله عليه وسلّم)

لماذا وَصَّى الإسلام بصلاة الجماعة وفَرَض صلاةَ الجُمعة؟: الشيخ محمد الغزالي


الصلاة جزء من النشاط الإسلاميّ فوق كل أرض يَعْمُرُها الإسلام، والمسجد هو السِّمَة الأُولَى للحضارة الإسلامية في كل قرية أو مدينة. وعندما يَنْجَح المؤمنون في إقامة مجتمعهم بعيدًا عن إذلال الفَتَّانِينَ وعَمَايَة الكافرين، فإن أول عمل يُفَكِّرُونَ فيه ويُبَادِرُونَ إليه هو إقام الصلاة، استجابة للآية الكريمة: (الذِينَ إِنْ مَكَّنَّاهُمْ فِي الأَرْضِ أَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ وَأَمَرُوا بِالمَعْرُوفِ وَنَهَوْا عَنِ المُنْكَرِ) (الحج: 41) وقد حاول البعض أن يَدخُل في الإسلام متخفِّفًا من الصلاة فأبَى الرسول إباءً حازمًا وهو يقول: "لا خير في دين بلا صلاة".

ونَبَّهَ القرآن الكريم إلى أنَّ المَدَنِيَّات التي تَفَسَّخَت وبادت هي تلك المدنيات التي جَفَّت فيها ينابيع الروحانية، وهَيْمَنَت عليها الشهوات المادية، وانْقَطَعَت بالله صلتُها، فقطع عنها بركته! قال ـ تعالى ـ في وصف هذه الأجيال المُنْحَلَّة: (فَخَلَفَ مِنْ بَعْدِهِمْ خَلْفٌ أَضَاعُوا الصَّلَاةَ وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ فَسَوْفَ يَلْقَوْنَ غَيًّا) (مريم: 59).

إنَّ ارتباط العِفَّة والاعتدال بالصلاة مَفهوم، واشتداد السُّعَار الحيواني مع البعد عن الله واقع، ولنْ تَكْسِب الحضارات المُغْرِقة في المادة إلا الصراعَ على الوهم، والهلاكَ وراء سراب يَلْمَع ولا غَوْثَ فيه!

وقد أَوْصَى الإسلام بالانطلاق إلى المسجد خَمْس مرات كل يوم، وحافَظَ المسلمون على ذلك حتى قال ابن مسعود: لقد رَأَيْتُنَا وما يَتَخَلَّف عن الصلاة إلا منافق قد عُلِمَ نِفَاقُه أو مريض. وقال: إن رسول الله عَلَّمَنَا سُنَن الهدى وإن من سنن الهدى الصلاةَ في المسجد الذي يُؤَذَّن فيه.

ويَظْهَر أنَّ أعداء الإسلام عَلَى عهد الوحي غاظَهم هذا المنظر المَهِيب المتكرر بالغُدُوِّ والآصال؛ منظر المسلمين وهم يجيئون من ,أطراف المدينة ليصلُّوا وراء نبيهم، ما تَنْفَضُّ لهم جماعة حتى تَقُومَ أخرى (إِنَّ الصَّلَاةَ كَانَتْ عَلَى المُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَوْقُوتًا) (النساء: 103) فماذا يَصْنَعُون؟ أَخَذُوا يُنَفِّسُونَ عن ضغائنهم بالغمز واللمز، وربما تضاحكوا، وعقدوا المجالس عند سماع الأذان وقيام الجماعات لِيُرْسُوا التعليقات الساخرة! وهذا مسلك شرير يمكن تركه. ونزل الوحي يطالب المؤمنين أن يُقَاطِعوا هؤلاء العابثين، وأن يتجهموا لهم، وهذا أقل ما يمكن عمله (يَا أَيُّهَا الذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا الذِينَ اتَّخَذُوا دِينَكُمْ هُزُوًا وَلَعِبًا مِنَ الذِينَ أُوتُوا الكِتَابَ مِنْ قَبْلِكُمْ وَالكُفَّارَ أَوْلِيَاءَ وَاتَّقُوا اللهَ إِنْ كُنْتُمْ مُؤْمِنِينَ. وَإِذَا نَادَيْتُمْ إِلَى الصَّلَاةَ اتَّخَذُوهَا هُزُوًا وَلَعِبًا ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَوْمٌ لَا يَعْقِلُونَ) (المائدة: 57،58).

ما الذي جَمَعَ اليهود وعَبَدَة الأصنام والمنافقين على التندر بالدين الجديد والنَّيْل من شعائره؟ إنه الإِيغَال في الكفر والتحدي!

وكَرِهَ النبي ـ صلى الله عليه وسلم ـ أنْ يُقابَل الإسلام بهذا المُجُون، وأن تُنَالَ شَعَائِره بهذا العبث، وأن يَجِد المنافقون ظهيرًا لهم من بين الكفار يساعدهم على النَّيل من المسلمين بهذا الأسلوب الدنيء، فأرسل هذا التحذير الذي بلغ صداه القوم فأَقَضَّ مضاجعهم، قال: "لَقَدْ هَمَمْت أن آمرَ بالصلاة فتقام، ثم آمرَ رجلًا يصلي بالناس، ثم أنْطَلِقَ معي برجال معهم حُزَمٌ من حطب إلى قوم لا يَشْهَدُون الصلاة، فأُحَرِّقَ عليهم بُيُوتَهم". وكانت أَثْقَلَ صلاة على المنافقين صلاة العشاء وصلاة الفجر! ولا ريب أنهم المَعْنِيُّون بالتهديد السابق؛ فإن اليهود والنصارى لا يُكَلَّفون بصلاة.

وليس معنى الحديث أن تجميع الناس للصلاة يتم بالتهديد، فذلك مستحيل؛ لأن جمهرة المؤمنين كانوا ابتغاء وجه الله يُهْرَعُون إلى المسجد كلَّما سَمِعوا النداء، وكان أَمَلُهم ادِّخَارَ الأَجْر العظيم عند الله. قال ابن مسعود: إنَّ كان المريض لِيَمْشي بين الرجلين ـ يَحْمِلانه لِمَرَضه ـ حتى يأتيَ الصلاة، وكان أَبْعَدَ الناس مَمْشًى يَحْتَسب خُطَاه عند الله ويحرص على الانتظام في الصفوف.

لكن من حق المؤمنين عند إقام الصلاة في الجماعات العامة ألاّ تَنْتَظمَ جماعات أخرى للعبث، وألاّ تَنْعَقدَ مجالسُ لِجِدٍّ أو هَزْل، وألاّ تُقَام أسواق للشغب.

وقد لاحظ الناس عند عَقْد اجتماعات الهُدْنة بين المصريين واليهود أن اليهود كانوا يَتَحَرَّوْن أيام الجمعة للمفاوضات، وكأنهم يريدون عمدًا انتهاك وقت الجمعة وإضاعة شعائرها!

وتهديد الساخرين والماجنين بالتحريق عليهم تَرَكَ أَثَرَه، ولم يُؤْثَر قَطُّ عن النبي الكريم أو أيام الخلافة الراشدة أنْ وَقَع شيء من ذلك، وقد شَرَحْنا ملابسات هذا التهديد كما جاءت في الكتاب العزيز، فلا مَجال للاستخفاف والقول بأنَّ الإسلام يَأْمُر بإحراق المُتَخَلِّفِينَ عن الصلاة.
عن أمِّ الدرداء قالت: دَخَل عليَّ أبو الدرداء وهو مُغْضَب فقلت: ما أَغْضَبَك؟ قال: والله ما أعرف من أمر أمة محمد ـ صلى الله عليه وسلم ـ شيئًا إلا أنهم يُصَلُّون جميعًا.

وعن أنس: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "إني لأدخل في الصلاة وأنا أريد أن أطيلها، فأَسْمَعُ بكاء الصبي فأَتَجَوَّز في صلاتي أُخَفِّفُها لِمَا أعلم من وَجْد أمِّه من بكائه".

وعن أم سلمة قالت: كان رسول الله ـ صلى الله عليه وسلم ـ إذا سلم من صلاته يمكث في مكانه يسيرًا، فنُرَى ـ والله أعلم ـ أن مُكْثَه لكي ينصرف النساء قبل أنْ يُدْرِكَهُنَّ الرجال.

وعن أبي هريرة قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "خير صفوف الرجال أَوَّلُها وشَرُّها آخرها، وخير صفوف النساء آخرها وشرُّها أَوَّلُها". وظاهرٌ أن الوصف بالشر لمن يحاول من الجنسين أن يَقْتَرب من الآخر! أما من لا يَجُول بخاطره شيء يَرِيب فلا يَلْحَقه إثم، والمراد توفير جو الطُّهر والتقوى في المسجد.

وهذه الآثار المتتابعة قليل من كثير من السنن الدالة على أن المسجد كان يستقبل الأمة كلها، وإن إقصاء النساء عنه لم يُعرف في سلف الأمة، بل كانت روحانية المسجد وثقافته تَسْرِيَان على امتداد الشوارع وداخل البيوت.

وإذا كانت الجماعة للصلوات الخمس سنة مؤكدة، فإن حضور الجمعة فرض عَيْن على كل مسلم قادر. قال تعالى: (إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِنْ يَوْمِ الجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللهِ وَذَرُوا البَيْعَ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ) (الجمعة: 9).

وعن عبد الله بن عمرو: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "يَحضُر الجمعة ثلاثة نَفَر: فَرَجل حضرها يَلْغُو، وهو حظه منها. ورجل حضرها يدعو، فهو رجل دَعَا الله إن شاء أعطاه وإنْ شَاءَ منعه. ورجل حَضَرَها بإنصات وسكوت ولم يَتَخَطَّ رقبة مسلم ولو يُؤْذِ أحدًا، فهي كفارة له إلى الجمعة التي تَلِيهَا وزيادة ثلاثة أيام، إن الله ـ تعالى ـ يقول: (مَنْ جَاءَ بِالحَسَنَةِ فَلَهُ عَشْرُ أَمْثَالِهَا) (الأنعام: 160).

وقال عليّ بن أبي طالب وهو يَخْطُب على مِنبر الكوفة: "إذا كان يوم الجمعة غَدَت الشياطين براياتها إلى الأسواق، فيَرْمُونَ الناس بالرَّبَائِث الربيثة: ما يَعُوقُ المرءَ عن عمله ويصرفه عن واجبه ويُثَبِّطُونَهم عن الجمعة، وتَغْدُو الملائكة فيجلسون على أبواب المسجد يَكْتُبُون الرجل من ساعة والرجل من ساعتين، حتى يَخْرُج الإمام، فإذا جلس الرجل مجلسًا يَسْتَمْكِن فيه من الاستماع والنظر، فأَنْصَتَ ولم يَلْغُ كان له كِفْلَانِ مِن الأجر، فإِنْ نَأَى وجلس حيث لا يسمع، فأنصَتَ ولم يَلْغُ كان له كِفْل من أجره، وإن جلس مجلسًا يستمكن فيه من الاستماع والنظر، فلَغَا ولم ينصت كان عليه كفلان من وزر، فإن جلس مجلسًا لا يستمكن فيه من الاستماع والنظر، فَلَغَا ولم يَنْصِت كان عليه كفل من وِزْر، ومن قال لصاحبه يوم الجمعة: صَهٍ. فَقَدْ لَغَا، ومن لغا فليس له في جمعته تلك شيء". ثم قال في آخره: سمعت رسول الله ـ صلى الله عليه وسلم ـ يقول ذلك.

والجمعة شعيرة تَرجَح أعظَمَ أجهزة الدعاية التي وصل إليها العالم، وإذا كان المسلمون الآن ألف مليون نَسَمَة فمفروض أن تُلْقَى بينهم خُطَب بين المليون والمليونين كل أسبوع! يقوم رجل مُوَجِّه فيَتَحَدَّث باسم الله إلى عباده، يقول ما لَدَيْه، والمصلُّون صامتون يُصْغُون لِمَا يقال، لا يتشاغل عنه أحد، ولا يَنْصَرِف من مكانه حتى يَسْمَع الخطبة كلها ويُؤَدِّيَ الصلاة.

إن أمة هذه نُظُمُها ينبغي أن تَتَوَحَّد صبغتها ووجهتها، وأن يرقى مستواها الفكريّ والعاطفيّ، وأن تُغَالِب أسباب التفكك والفرقة.

وأكره أن تكون الخطبة تحرشًا شخصيًّا، أو تهجمًا سياسيًّا، أو تعليقًا مَقْصُورًا على الأحداث العابرة، فإنَّ المساجد لم تُبْنَ لشيء من هذا، وتشريع الخطبة كما جاء في القرآن الكريم: (اسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللهِ) والذكرُ المقصودُ ربطُ الناس بربهم من خلال النظر في آفاق الكون وشؤون الناس على نحو ما وضح القرآن الكريم: (سَنُرِيهِمْ آيَاتِنَا فِي الآفَاقِ وَفِي أَنْفُسِهِمْ حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُ الحَقُّ) (فصلت: 53).

وتطويل الخطبة غير سائغ ولا مشروع، فعن أبي وائل قال: خَطَبَنَا عمار بن ياسر فأوجز وأبلغ، فلَمَّا نَزَلَ قلنا: يا أبا اليقظان، لقد أَبْلَغْتَ وأَوْجَزْتَ، فلو كنت تَنَفَسَّتَ! أَطَلْتَ فقال: إني سمعت رسول الله ـ صلى الله عليه وسلم ـ يقول: "إن طول صلاة الرجل وقِصَرَ خطبته مَئِنَّةٌ مِن فِقهه علامة فأَقْصِروا الخطبة وأطيلوا الصلاة".

وكانت أكثرَ خطَب رسول الله من القرآن الكريم؛ ولذلك لم تُحْفَظْ عنه خطَب من كلامه ـ عليه الصلاة والسلام ـ إلا على نُدْرَة، وعن أم هشام بنت حارثة بن النعمان قالت: ما أخذتُ (ق والقرآن المجيد) حَفِظْتُها إلا من لسان رسول الله ـ صلى الله عليه وسلم ـ يوم الجمعة. يقرأ بها على المِنبر في كل جمعة كانت قَدْ شَهِدَتْها، والمفروض أن خطبة الجمعة كانت نحو خمسمائة مرة بعد هجرته عليه الصلاة والسلام.

من كتاب الشيخ محمد الغزالي: مائة_سؤال_عن_الإسلام

كيفية الصلاة والوضوؤ

Ce qu'il faut savoir Sur l’obligation de la prière du vendredi et ses spécificités et Vertus


Sur l’obligation de la prière du vendredi :

Allah (عزَّوجلّ) le Très Haut a dit : { […] quand on appelle à la prière à un moment d’un vendredi, empressez-vous au Rappel d'Allah. Laissez-là toute transaction : meilleur ce sera pour vous, si vous saviez … } [ Sourate 62; Al Joumou’a – verset 9 ]

Abou Houreyra rapporte qu’il avait entendu le Messager d'Allah s’exprimer ainsi : « Le jour de la Résurrection, nous serons les derniers et [en même temps] les premiers, bien que les autres ont reçu les Écritures avant nous.
 De plus ce jour-là [le vendredi] est ce jour qui leur avait été rendu obligatoire mais ils avaient divergé à son sujet. Quand à nous, Allah(عزَّوجلّ) nous a guidés vers ce jour.
Donc, en ce qui concerne le vendredi, les gens viennent après nous : les Juifs, le lendemain samedi  et les Chrétiens, le surlendemain dimanche. » [Rapporté par Al Boukhari]

Sur le mérite des ablutions majeures le jour du vendredi.
 
‘Abdoulah ibn Omar(رضي الله عنه) a rapporté que le Messager d'Allah a dit :
 « Lorsque l’un de vous veut se rendre à l’office du vendredi qu’il fasse des ablutions majeures ! ». [Rapporté par Al Boukhari] 

Selon Ibn ‘Umar (رضي الله عنه) tandis que Omar Ibn El khatab(رضي الله عنه) était debout pour le sermon du vendredi, entra un homme des premiers Mouhajir et des Compagnons du Prophète(صلى الله عليه وسلم).  Et Omar de l’appeler [en lui reprochant son regard] : « On est en quelle heure ? » - J’étais occupé, expliqua l'homme, et je ne suis arrivé qu’au moment où j’étais entrain d’entendre l’Adhan. Et sans m’attarder j’ai fait des ablutions mineures.
 – Et en plus tu n’as fait que des ablutions mineures, bien que tu saches que le Messager
d'Allah (صلى الله عليه وسلم) recommandait des ablutions majeures ! » 
Selon Abou Sa’id El khoudry : Le messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit :
« Les ablutions majeures pour le vendredi sont obligatoires pour tout pubère. » 

Sur le fait de se parfumer de baume pour le vendredi : 

D’après Abou Bakar ibn el Munkadir ‘Amrou Ibn Souleyman al ‘Ansary a dit: J’atteste que le Messager d'Allah a dit: « Le jour du vendredi, les ablutions majeures sont obligatoires pour tous pubère. De même pour le fait de se curer les dents et de toucher du baume, s’il en trouve ».
" Selon ‘Amrou(رضي الله عنه) : En ce qui concerne les ablutions j’atteste qu’elles sont obligatoires ; mais pour le fait de se curer les dents, Allah(عزَّوجلّ) est plus informé, si cela est obligatoire ou non. Cependant, le hadith est ainsi rapporté.  Selon Abou ‘Abdoulah : Abou Bakr  est le frère de Mouhamed ibn el Munkadir . Son surnom est aussi son nom. Ce hadith à été aussi rapporté de lui par Bukayr ibn Al’Achaj et Sa’id ibn Abou Hilal, ainsi que par de nombreuses autres personnes. Signalons, en outre, que Mouhamed ibn El Moukadir avait aussi le surnom d’Abou Bakr, en plus du surnom d’Abou ‘Abd-oul-Lah.

Sur le mérite du vendredi : 

Selon Abou Horeyra(رضي الله عنه)  : Le messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui fait des ablutions majeures, je jour du vendredi, similaires aux ablutions de janaba, puis se dirige  [à la mosquée], sera comme s’il avait sacrifié une chamelle. S’il part à la deuxième heure, il sera comme s’il avait sacrifié une vache. S’il part à la troisième heure, il sera comme s’il avait présenté un bélier cornu, une poule, s’il part dans la quatrième heure, enfin, un œuf, s’il part à la cinquième heure. De plus, lorsque l’imam arrive, les anges se présentent à leur tour pour entendre les invocations… » [A la première heure]

Sur le fait de se pommader les cheveux pour l’office du vendredi :

Salman Al Farisy   a dit : « Le Prophète(صلى الله عليه وسلم) a dit : « Tout homme qui fait des ablutions majeures le jour du vendredi, se purifie autant qu’il peut, s’arrange les cheveux avec sa pommade ou se parfume avec du baume de sa femme, sort, se rend à la mosquée, ne sépare pas entre les fidèles [ pour se frayer un passage ], prie autant que cela lui est possible, puis écoute attentivement lorsque l’imam commence à parler, celui-là verra pardonnés ses péchés jusqu’au vendredi suivant. »
Selon Tawous : « Je dis à Ibn ‘Abass : « On rapporte que le Prophète (صلى الله عليه وسلم)
a dit: «  Faites vos ablutions majeures le jour du vendredi et lavez vos têtes ! Et ce même si vous n’êtes pas en état de janâba. Aussi, faites usage du baume. » - Cela est vrai pour les ablutions majeures, répondit Ibn ‘Abass, mais je ne sais rien pour le baume. »
D’après Tawous, on transmit à Ibn ‘Abass les propos du Prophète (صلى الله عليه وسلم) sur les ablutions majeures du jour du vendredi.« Je dis alors à Ibn ‘Abass, rapporte Tawous: « Le fidèle doit-il utiliser du baume ou de la pommade si sa femme en a ? – Je ne sais pas, répondit Ibn Abass. »

On doit mettre les plus beaux habits qu’on a pour aller à l’office du vendredi:

 Selon Abdoulah ibn Omar : Un jour, Omar Ibn El khatab vit qu’on était en train de vendre une robe de soie près de la porte de la mosquée. Il dit alors au Prophète
(صلى الله عليه وسلم) : « O messager d'Allah ! Pourquoi ne l’achètes-tu pas pour la mettre pour l’office du vendredi et pour la réception des délégations ? – Celui qui met ce genre d’habit, répondit le Prophète, n’aura aucune part de bonheur dans l’autre vie. » 
Après cela, le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) reçut plusieurs robes de ce genre, il donne une à Omar qui dit : O messager d'Allah ! Tu me la donnes malgré tes propos tenus sur la robe de ‘Utarid [ càd celui qui était en train de vendre la robe près de la mosquée ] – Je ne te l’ai donnée, expliqua le Messager d'Allah pour que tu la mettes. » En effet, ‘Omar ibn El Khatab offrit ensuite cette robe à son frère polythéiste qui était à la Mecque.

Sur le fait de se curer les dent [frotter avec un siwak] le jour du Vendredi:

 D’après Abou Sa’id(رضي الله عنه)  le Prophète(صلى الله عليه وسلم) a dit : « […] et il doit se curer les dents. » Selon Abou Horeyra le Messager d'Allah a dit :
« Si je ne craignais pas que ce serait pénible pour ma Oumma – ou pour les gens – je leur aurais ordonné de se curer les dents au moment de chaque prière. »
Selon Anas le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم)  a dit :
« J’ai trop insisté à vous recommander le cure-dent… »  Selon Houdeyfa:
« En se levant la nuit pour prier, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) se nettoyait la bouche ».

Que Doit-on réciter du Coran pendant la prière du Fajr du jour du vendredi:

Selon Abou Houreyra : « Dans la prière du Fajr du jour du vendredi,
Le Prophète récitait la sourate As-Sajda et la sourate el Inssane » Sur la prière du vendredi dans les villages et les villes: Selon Ibn ‘Abass : « Le premier office du vendredi – après un vendredi célébré dans la mosquée du Messager d'Allah – fut dans la mosquée des ‘Abd-al-Qays, à Juwathya dans le Bahrayn. »  Selon ibn Omar le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) a dit : « Chacun de vous est un pasteur… » Al-Layth ajoute : Younous dit : « Ruzyq ben Hukaym écrivit à Ibn Chihab – J’étais avec lui à Wadi-l-Qura – et lui demanda qu’il pouvait présider l’office du vendredi. Signalons que Ruzayq cultivait une terre sur laquelle il y avait un groupe formé de noirs et d’autres personnes.
De plus, il était le gouverneur de ‘Ayla. Ibn Chihab lui écrivit – J’étais en train d’entendre – et lui ordonna de présider la prière du vendredi en lui rapportant que Salim lui avait dit que Abd-el-Lah  ibn Omar disait : « J'ai entendu le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) dire : Chacun de vous est pasteur et chacun de vous est responsable de son troupeau ; l’imam est pasteur et responsable de son troupeau, l’homme est pasteur au sein de sa famille et est responsable de son troupeau, la femme est pasteur dans la maison de son époux et est responsable de son troupeau, le serviteur est pasteur quant aux biens de son maître et est responsable de son troupeau. « Je crois qu’il a aussi dit : … L’homme est pasteur quant aux biens de son père est responsable de son troupeau.
Chacun de vous est pasteur et chacun est responsable de son troupeau. ».

Et est-ce que l’enfant et la femme doivent assister [à la prière] du vendredi ? 

Est-ce que ceux qui n’assistent pas à la prière du vendredi  - femme, enfants, et autres – doivent faire les ablutions majeures ? Selon Ibn Omar : Les Ablutions majeures doivent être faites par ceux qui la prière du vendredi est obligatoire. 
Selon Abdoulah ibn Omar : « Celui d’entre vous qui veut venir à l’office du vendredi, qu’il fasse ses ablutions majeures. » 
Selon Abou Sa’id El khoudri le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) a dit :
 « Les ablutions majeures du jour du vendredi sont obligatoires pour tous pubère. » 
Dans un autre Hadith : « […] Puis il dit : « Chaque musulman doit faire ses ablutions majeures une fois tous les sept jours, où il lavera sa tête et son corps. »
Rapporté aussi par ‘Aban Ibn Saleh  et ce de Moujahid et Tawous, d’Abou Horeyra qui dit :
 Le prophète a dit : Allah le Très Haut, a un droit auprès de chaque Musulman:
« Faire ses ablutions majeures un jour tous les sept jours ». 
D’après Nafi’,  Ibn Omar a dit : « Omar avait une épouse qui assistait à la prière en groupe de la mosquée pendant les prières du Fajr et du ‘Icha. On lui dit alors :
« Pourquoi sors-tu bien que tu sais que Omar déteste cela et, est en plus jaloux ? – Et qu’est-ce qui l’empêche de me l’interdire ? demanda-t-elle – Ce qui l’empêche sont ces propos du Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) : « N’empêchez pas les servantes d'Allah
[ c’est à dire les femmes ] de venir aux mosquées d'Allah. » 

Sur la permission de ne pas venir au cas où l’on ne s’est pas présenté pour la prière du vendredi à cause de la pluie.

D’après Abdoulah ibn Al Harith, le cousin paternel de Mouhamed ibn Sîrîn, Ibn ‘Abass a dit à son muezzin en jour pluvieux. « Lorsque tu arrives à : J’atteste que Mouhamed est le Messager d'Allah, ne dit pas : Accourez à la prière, dis plutôt : Priez dans vos maisons ! » En entendant cela, les présents semblaient ne pas admettre la chose.
Et Ibn ‘Abass de dire : « Cela a été fait par celui qui est mieux que moi. Certes, la prière du vendredi est obligatoire, mais je n’ai pas voulu causer de gêne ni que vous marchiez dans la boue glissante. » 

A partir de quelle distance doit-on venir à la prière du vendredi ?
et pour qui est-elle obligatoire ?

Allah(عزَّوجلّ) Le Majestueux et Puissant a dit : { O vous qui avez cru! Quand on appelle à la Salat du jour du Vendredi, accourez à l'invocation d'Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! […] }  [ Sourate 62 El Joumou’a – verset 9 ]
 ‘Ata a dit : Lorsqu’on est dans un village à population agglomérée et qu’on appelle à la prière du vendredi, on doit y assister soit qu’on a entendu l’appel ou non.
Anas   faisait parfois la prière du vendredi et des fois il ne la faisait pas, et ce en étant dans la résidence à Az-Zawiya, à deux farsakh de Bassorah.
Aicha , l’épouse du Prophète(صلى الله عليه وسلم) a dit : « Le jour du vendredi, les gens arrivaient les uns après les autres de leurs maison et d’Al-Awâly tout poussiéreux et transpirants. Une fois, un homme d’entre eux vint voir le Messager d'Allah qui était chez moi… Le Prophète(صلى الله عليه وسلم) dit alors :
« Si seulement vous vous purifiez pour votre jour-ci. »
Le temps de la prière du vendredi commence à partir du moment où le soleil commence à s’incliner vers l’ouest Yahya ibn Sa’id rapporte avoir interrogé ‘Amra sur les ablutions majeures le jour du vendredi et que celle-ci répondit : ‘Aicha  (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : « Les gens travaillaient eux-mêmes. Et pour assister à la prière du vendredi, ils s’y rendaient en gardant leur état [d’ouvrier]. D’où, il leur fut dit :
« Si seulement vous vous laviez ». Anas ibn Malik 
rapporte que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) faisait la prière du vendredi lorsque le soleil penchait [ de l'autre côté du ciel ]
D’Après Humayd, Anas a dit : « Nous accomplissions tôt la prière du vendredi et nous faisions la sieste après l’avoir faite. »
Lorsque la chaleur devient torride le jour du vendredi Abou Khalda – c’est à dire Khalid ibn Dinâr – a dit : « J’ai entendu Anas ibn Malik dire : « Lorsque le froid était intense, le prophète faisait tôt la prière, lorsque la chaleur devient torride, il attendait la fraîcheur pour accomplire la prière. » C’est à dire, celle du vendredi. »
Younous ibn Bukheyr : Abou Khalda nous a rapporté cela en citant " pour accomplir la prière, sans toutefois citer le vendredi ". Sur le fait de marcher pour aller à la prière du vendredi ‘Ababa ibn Rifa’a a dit : « Abou ‘Abs me rencontra au moment où j’allais à la prière du vendredi et il me dit : « J’ai entendu le Prophète [Image]dire: Celui dont les pieds ont été empoussiérés pour la cause d'Allah, Allah le préservera du Feu. » Abou Salama ibn Abd-er-Rahman : Abou Houreyra a dit : « J’ai entendu le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) dire : « Lorsqu’on appelle à la prière, ne venez pas en vous hâtant ! Venez plutôt en marchant et soyez calmes ! … Faites la partie que vous rattraperez et terminez ce que vous aurez manqué. ». Lors de l’office du vendredi on ne doit pas séparer deux personnes assises l’une près de l’autre dans la mosquée Salman Al Farisy a dit :
 «  Le messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) a dit : Celui qui fait ses ablutions majeures le jour du vendredi, se purifie autant qu’il le peut, se pommade ou met du baume, sort pour la prière, ne sépare pas deux personnes assises l’une près de l’autre dans la mosquée, prie autant que cela lui est possible, puis à l’arrivée de l’imam, commence à écouter attentivement …, celui-là verra pardonnés ses péchés commis jusqu’au vendredi prochain. » Le Jour du vendredi aucun ne doit faire lever son frère et prendre sa place Ibn Jurayh a dit : « J’ai entendu Nafi’ dire : J’ai entendu Ibn Omar dire :  « Le prophète a interdit qu’un homme fasse lever son frère de sa place et s’y assoit. » J’ai dit alors à Nafi’ – Est-ce que cela concerne la prière du vendredi ? – La prière du vendredi e les autres prières, m’a t-il répondu ». Sur le Adhan le jour du Vendredi As-Sa’id Ibn Yazid a dit : « Du vivant du Prophète, ainsi que d’Abou Bakr et de ‘Omar, le premier appel pour la prière du vendredi se faisait dès que l’imam était assis sur le minbar. Mais ‘Othmane ajouta durant son califat – où le nombre de gens devint élevé – le troisème appel à Az-Zawra. Sur le Muezzin unique le jour du Vendredi As-Sa’id ibn Yazid a dit : « Celui qui ajouta le troisième Adhan pour le jour du vendredi fut ‘Othmane ibn ‘Affane, et ce lorsque le nombre des habitants de Médine était devenu élevé. Quant au temps du Prophète, il n’y avait qu’un seul muezzin.
De plus, on faisait le Adhane le jour du vendredi dès que l’imam s’était assis – c’est à dire sur le minbar. » Lorsque l’imam, qui est en train de faire le sermon, voit un homme arriver, il lui ordonne de faire deux raka'at & sur celui qui arrive au moment où l’imam est en train de prononcer le sermon, celui-là peut faire deux raka’at légères  Jabir Ibn Abdoulah a dit:
« Un homme arriva au moment où le prophète était en train de faire le sermon du vendredi aux fidèles. « As-tu prié ?  lui demanda le Prophète(صلى الله عليه وسلم) – Non, répondit l’homme – Lève-toi et fait deux raka’at. » Sur le fait de lever les deux mains pendant le sermon Anas  a dit : « Tandis que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) prononçait le sermon du jour du vendredi, un homme se leva et dit: « Ô  Messager d'Allah ! Les chevaux et les brebis ont péri. Invoque Allah afin qu’il nous abreuve ! ». Sur ce, le Prophète  tendit les deux mains et fit une invocation. » Sur le fait d’être attentif lorsque l’imam est en train de prononcer le sermon du vendredi Abou Houreyra  a dit: Le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم)a dit:
« Si tu dis à ton voisin -– « Écoute ! »  -- au moment où l’imam est en train de prononcer le sermon, tu es considéré comme ayant parlé inconsidérément.  Sur l’heure particulière le jour du vendredi Abou Houreyra a dit : Le Messager d'Allah a dit  « Il y a en ce jour une heure qu’aucun adorateur Musulman ne rencontre en étant en prière, sans qu'Allah, le Très Haut, ne lui accorde ce qu’il demande. » Et il fit signe de sa main pour montrer combien cette  heure est courte. » Sur le fait de prier après ou avant la prière du vendredi Abdoulah ibn Omar a dit, le Messager d'Allah(صلى الله عليه وسلم) faisait deux raka’at avant et deux raka’at après le dhohr. Il faisait après le Maghreb deux raka’at chez lui. Après le ‘Icha, il faisait aussi deux raka’at. Et après la prière du vendredi, il ne priait qu’après avoir quitté la mosquée. Il faisait deux raka’at.  Sur la sieste après la prière du Vendredi Hummayd a dit:
« J’ai entendu Anas dire : « Nous partions tôt pour la prière du vendredi puis nous faisions la sieste. » Sahl a dit : « Nous faisions la prière du vendredi avec le Prophète puis arrivait la sieste. » - Tous ces Ahadith sont rapportés par El Boukhari  dans Son Sahih -

Spécificités et Vertus du Vendredi Par L'imâm Jalaluddîn As Suyûtî
Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur notre maître Muhammad ainsi que sa famille. Louange à Dieu Qui a privilégié la communauté du Prophète Muhammad par les sublimes mérites qu’Il lui a réservés. Et que la Paix, le Salut et les Bénédictions soient sur notre  maître Muhammad, la meilleure des créatures.
Le professeur prolifique, Shams Ad-Dîn Ibn Al-Qayyim, a mentionné dans son ouvrage
Al-Hady Li-Yawm Al-Jumu`ah, vingt et quelques spécificités relatives au jour du vendredi. Mais il est passé à côté des multiples de ce qu’il a mentionné. J’ai jugé bon de les réunir dans cet opuscule, en indiquant, de façon concise, les preuves qui les appuient.
Je suis parti à la quête des spécificités du vendredi et j’en ai réunies cent, et c’est Dieu qui accorde le succès.

Spécificité 1 : C’est le jour de fête de cette communauté

Ibn Mâjah rapporte selon Ibn `Abbâs que le Messager de Dieu, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a dit : "Ce jour est un jour de fête que Dieu a établi pour les musulmans. Celui qui va à la prière vendredi, qu’il fasse ses grandes ablutions (ghusl), s’il possède du parfum (tîb) qu’il en mette, et je vous recommande lesiwâk."
At-Tabarânî rapporte dans Al-Awsat selon Abû Hurayrah, que le Messager de Dieu, paix et bénédictions de Dieu sur lui, dit un vendredi : "Ô musulmans ! Dieu a fait de ce jour un jour de fête pour vous. Faîtes vos grandes ablutions et usez du siwâk."

Spécificité 2 : Jeûner seulement le jour du Vendredi est déconseillé

Al-Bukhârî et Muslim rapportent selon Abû Hurayrah que le Messager de Dieu, Paix et Bénédictions de Dieu sur lui, dit : "Que l’un de vous ne jeûne pas le jour du vendredi, à moins qu’il n’ait jeûné avant ou ne compte jeuner après."
Al-Bukhârî et Muslim rapportent également qu’Ibn Jâbir a dit : "Le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a interdit le jeûne du jour du Vendredi."
Selon Al-Bukhârî, Juwayriyah, la Mère des croyants, rapporte que le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, entra un jour chez elle un Vendredi alors qu’elle jeûnait. Il lui demandé : "As-tu jeûné hier ?" Elle répondit que non. Il lui demanda ensuite : "Comptes-tu jeûner demain ?" Elle répondit que non. Il lui dit :"Alors, romps le jeûne."

Selon Al-Hâkim, Junâdah Ibn Abî Umayyah Al-Azdî dit : "Un vendredi, j’ai rejoint, avec une délégation de la tribu de Azd, le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui. Il nous invita à manger le plat qu’il avait devant lui, mais nous lui dîmes que nous jeûnions. Il nous dit : "Avez-vous jeûné hier ?" Nous lui dîmes que non. Puis il nous demanda si nous jeûnerions le lendemain et nous répondîmes non. Il nous ordonna alors de rompre le jeune et ajouta : "Ne jeûnez pas le jour du vendredi isolé.""

Muslim rapporte selon Abû Hurayrah que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Ne privilégiez pas la nuit de la veille du vendredi, spécifiquement, par un qiyâm [1], par rapport aux autres nuits. Et ne privilégiez pas le jour du vendredi, spécifiquement, par un jeûne, par à rapport aux autres jours, à moins que ce soit un jeûne que l’un de vous doit accomplir pour quelque raison."
An-Nawawî dit : "L’avis le plus authentique selon notre Ecole [2] correspond à l’avis de la majorité des savants et confirme qu’il est réprouvé de jeûner le jour du Vendredi seul. Mais un autre avis [3] avance que "le jeûne du jour du Vendredi n’est détestable que dans le cas du jeûneur qui est tellement affaibli par son jeûne qu’il ne peut accomplir correctement ses actes cultuels."

L’Imam Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nasâ’î et d’autres rapportent selon Ibn Mas`ûd que "le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, mangeait très rarement le jour du vendredi".
Ahmad explique ceci en disant que "le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, jeûnait le jour du jeudi et il le faisait suivre du jeûne du vendredi".
Les avis sont divergents dès lors que l’on cible les raisons de la réprobation du jeûne du vendredi et l’avis authentique, comme l’affirme An-Nawawî, est que "le jeûne du jour du vendredi est réprouvé parce qu’en ce jour, de nombreux actes cultuels sont recommandés, tels que implorer Allah, L’invoquer, lire le Coran ou encore répéter les Salutations sur le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui.

Ainsi il est préférable de ne pas jeûner ce jour, de manière à faciliter l’accomplissement de toutes ces activités avec dynamisme et d’éviter lassitude et paresse. Il en est de même par exemple pour le jour de ’Arafât durant le pélerinage, jour qu’il est préférable, pour les mêmes raisons, de ne pas jeûner".
Si la fatigue explique effectivement la réprobation du jeûne du vendredi, on voit mal pourquoi il n’est pas également déconseillé de jeûner le vendredi si on le fait suivre ou précéder d’un autre jour de jeûne.

Mais selon l’Imâm Ahmad, ceci s’explique simplement par le fait qu’en jeûnant un jour en plus du vendredi, on récolte un mérite qui compense l’affaiblissement ou les manquements dans les actes cultuel que l’on devrait faire en ce jour.
Certains évoquent d’autres raisons pour expliquer la réprobation de jeûner ce jour. Une raison réside dans la crainte que l’importance accordée à ce jour ne soit exagérée au point que les musulmans soient subjugués par ce jour comme les juifs l’ont été par leur Sabbat. Mais selon Ahmad, ceci est faux et réfutable par le fait que l’importance extrême du jour du vendredi est déjà marquée par une prière spéciale, ainsi que par des prescriptions rituelles et une vénération spécifiques.
Une autre raison réside dans la crainte que l’on en arrive à penser que le jeûne de ce jour est obligatoire. Mais cet avis est réfuté, comme le rappelle An-Nawawî, par le fait qu’il existe déjà des jours pour lesquels le jeûne est fortement conseillé.

D’autres avancent que la raison d’être de ce jour est sa qualité de fête et qu’il ne convient pas de jeûner les jours de fête. Ibn Hajar renforce cet avis, qu’il a adopté, par un hadith rapporté par Al-Hâkim, selon Abû Hurayrah, dans lequel le Prophète dit : "Le jour du vendredi est un jour de fête. Ne faites donc pas de votre jour de fête un jour de jeûne, sauf si vous jeûnez également le jour précédent ou le jour suivant."
Ibn Abî Shaybah rapporte que `Alî a dit : "Que celui qui désire jeûner dans le mois jeûne le jeudi. Qu’il ne jeûne pas le jour du vendredi, car le vendredi est un jour propice à la nourriture, la boisson et l’invocation d’Allah."Enfin, une dernière raison qui justifie que le jeûne isolé du vendredi est réprouvé réside dans la recommandation de diverger du comportement des juifs. Ceux-ci jeûnent en effet leurs jours de fête, c’est-à-dire qu’ils jeûnent ces jours isolés. Or, il nous est interdit de les imiter.
C’est d’ailleurs pour cette même raison qu’il nous est conseillé de jeûner le jour de `Âshûrâ en le faisant précéder ou suivre d’un autre jour de jeûne.
C’est ce dernier avis que j’adopte car c’est un avis irréfutable.

Spécificité 3 : Il est déconseillé de privilégier sa veille, spécifiquement, par un qiyâm

Et ce, en raison du hadîth précité.
Toutefois, Al-Khatîb a rapporté dans Ar-Ruwâh, au sujet de Mâlik Ibn Anas, par la voie de Isma`îl Ibn Abî Uways, selon sa femme, la fille de Mâlik Ibn Anas : "que son père passait la nuit du vendredi à prier".

Spécificité 4 : Récitation de la sourate As-Sajdah et Al-Insân le matin

Les deux Sheikhs [4] ont rapporté que Abû Hurayrah a dit : "Le vendredi, à la prière du fajr (l’aube), le Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui - récitait la sourate "Alif, Lâm, Mîm. Révélation" [5] et la sourate "S’est-il écoulé pour l’homme ?" [6]
Cela fut également rapporté selon Ibn `Abbâs, Ibn Mas`ûd, `Alî, et d’autres, et les termes d’Ibn Mas`ûd chez At-Tabarânî sont : "Il faisait cela de façon permanente."
On dit que la sagesse sous-tendant la récitation de ces deux sourates c’est de mettre en valeur les mentions qu’elles font de la création d’Adam et les états du Jour du Jugement, car cela a lieu le vendredi. Cette opinion fut citée par Ibn Dihyah.
D’autres ont dit que la récitation de ces deux sourates est motivée par la prosternation supplémentaire [due à la sourate As-Sajdah].

Ibn Abî Shaybah a rapporté selon Ibrâhîm An-Nakha`î : "Il est recommandé de réciter dans la prière du subh (matin) du vendredi la sourate As-Sajdah."
Il a rapporté également selon lui qu’il a récité la sourate Maryam.
Il a rapporté selon Ibn `Awn : "Ils récitaient pendant la prière du matin, le vendredi, une sourate qui contient une sajdah (une prosternation)."

Spécificité 5:La prière du subh le jour du vendredi est la meilleure des prières auprès d’Allah

Sa`îd Ibn Mansûr rapporte dans As-Sunan qu’Ibn `Umar dit qu’un vendredi matin, il ne vit pas Humrân à la mosquée. Quand il le retrouva, il lui dit : "Qu’est ce qui t’a occupé au point de ne pas prier la prière du matin à la mosquée ? Ne sais-tu pas que la prière la plus considérée auprès d’Allah Le Très Haut est la prière en congrégation du vendredi matin ?"
Al-Bayhaqî explicite dans Shu`ab Al-Îmân que ce hadith a bien été rapporté par les Compagnons dans les termes suivants : "La meilleure des prières auprès d’Allah est la prière du subh en congrégation le vendredi."Selon Al-Barrâz et At-Tabarânî, Abû `Ubaydah Ibn Al-Jarrâh rapporte que le Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Il n’est de prière meilleure que la prière du matin en congrégation le vendredi et il n’est de chose plus certaine que le pardon pour celui d’entre vous qui y assiste."
P.-S.Traduit de l’arabe de la bibliothèque en ligne alwaraq.com (1, 2).


Comment devient-on musulman(e).?

 صلاة الجماعة والجمعة http://www.quisontlesmusulmans.com/2018/07/blog-post_27.html?m=1

Notes
[1] Prière nocturne surérogatoire.
[2] Il sagit de l’école de lImâm Ash-Shâfi`î.
[3] Toujours de l’école shaféite.
[4] Al-Bukhârî et Muslim.
[5] Ancien nom de la sourate 32, la Prosternation, As-Sajdah.
[6] Ancien nom de la sourate 76, l’Être humain, Al-Insân.