Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 20 novembre 2018

Versets à méditer: Si ton Seigneur l’avait voulu, ... آيات للتّدبُّر: وَلَوۡ شَآءَ رَبُّكَ لَأَمَنَ


وَلَوۡ شَآءَ رَبُّكَ لَأَمَنَ مَن فِى ٱلۡأَرۡضِ ڪُلُّهُمۡ جَمِيعًاۚ أَفَأَنتَ تُكۡرِهُ ٱلنَّاسَ حَتَّىٰ يَكُونُواْ مُؤۡمِنِينَ (٩٩) وَمَا كَانَ لِنَفۡسٍ أَن تُؤۡمِنَ إِلَّا بِإِذۡنِ ٱللَّهِۚ وَيَجۡعَلُ ٱلرِّجۡسَ عَلَى ٱلَّذِينَ لَا يَعۡقِلُونَ (١٠٠) قُلِ ٱنظُرُواْ مَاذَا فِى ٱلسَّمَـٰوَٲتِ وَٱلۡأَرۡضِۚ وَمَا تُغۡنِى ٱلۡأَيَـٰتُ وَٱلنُّذُرُ عَن قَوۡمٍ۬ لَّا يُؤۡمِنُونَ (١٠١) فَهَلۡ يَنتَظِرُونَ إِلَّا مِثۡلَ أَيَّامِ ٱلَّذِينَ خَلَوۡاْ مِن قَبۡلِهِمۡۚ قُلۡ فَٱنتَظِرُوٓاْ إِنِّى مَعَكُم مِّنَ ٱلۡمُنتَظِرِينَ (١٠٢) ثُمَّ نُنَجِّى رُسُلَنَا وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْۚ كَذَٲلِكَ حَقًّا عَلَيۡنَا نُنجِ ٱلۡمُؤۡمِنِينَ (١٠٣) قُلۡ يَـٰٓأَيُّہَا ٱلنَّاسُ إِن كُنتُمۡ فِى شَكٍّ۬ مِّن دِينِى فَلَآ أَعۡبُدُ ٱلَّذِينَ تَعۡبُدُونَ مِن دُونِ ٱللَّهِ وَلَـٰكِنۡ أَعۡبُدُ ٱللَّهَ ٱلَّذِى يَتَوَفَّٮٰكُمۡۖ وَأُمِرۡتُ أَنۡ أَكُونَ مِنَ ٱلۡمُؤۡمِنِينَ (١٠٤)
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants? (99) Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission d’Allah. Et Il voue au châtiment ceux qui ne raisonnent pas. (100) Dis: «Regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre». Mais ni les preuves ni les avertisseurs (prophètes) ne suffisent à des gens qui ne croient pas. (101) Est-ce qu’ils attendent autre chose que des châtiments semblables à ceux des peuples antérieurs? Dis: «Attendez! Moi aussi, j’attends avec vous». (102) Ensuite, Nous délivrerons Nos messagers et les croyants. C’est ainsi qu’il Nous incombe [en toute justice] de délivrer les croyants. (103) Dis: «Ô gens! Si vous êtes en doute sur ma religion, moi, je n’adore point ceux que vous adorez en dehors d’Allah; mais j’adore Allah qui vous fera mourir. Et il m’a été commandé d’être du nombre des croyants». (104)

vendredi 16 novembre 2018

Versets à méditer: Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la Ṣalātdujour du Vendredi,...يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓاْ


يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓاْ إِذَا نُودِىَ لِلصَّلَوٰةِ مِن يَوۡمِ ٱلۡجُمُعَةِ فَٱسۡعَوۡاْ إِلَىٰ ذِكۡرِ ٱللَّهِ وَذَرُواْ ٱلۡبَيۡعَۚ ذَٲلِكُمۡ خَيۡرٌ۬ لَّكُمۡ إِن كُنتُمۡ تَعۡلَمُونَ (٩)

jeudi 15 novembre 2018

Versets à méditer: Prenez-garde! Vraiment ... آيات للتّدبُّر: كَلَّآ إِنَّ ٱلۡإِنسَـٰنَ لَيَطۡغَىٰٓ


 كَلَّآ إِنَّ ٱلۡإِنسَـٰنَ لَيَطۡغَىٰٓ (٦) أَن رَّءَاهُ ٱسۡتَغۡنَىٰٓ (٧) إِنَّ إِلَىٰ رَبِّكَ ٱلرُّجۡعَىٰٓ (٨) أَرَءَيۡتَ ٱلَّذِى يَنۡهَىٰ (٩) عَبۡدًا إِذَا صَلَّىٰٓ (١٠) أَرَءَيۡتَ إِن كَانَ عَلَى ٱلۡهُدَىٰٓ (١١) أَوۡ أَمَرَ بِٱلتَّقۡوَىٰٓ (١٢) أَرَءَيۡتَ إِن كَذَّبَ وَتَوَلَّىٰٓ (١٣) أَلَمۡ يَعۡلَم بِأَنَّ ٱللَّهَ يَرَىٰ (١٤)
 Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle, (6) dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même (à cause de sa richesse). (7) Mais, c’est vers ton Seigneur qu’est le retour. (8) As-tu vu celui qui interdit (9) à un serviteur d’Allah [Muḥammad] de célébrer la Ṣalāt? (10) Vois-tu s’il est sur la bonne voie, (11) ou s’il ordonne la piété? (12) Vois-tu s’il dément et tourne le dos? (13) Ne sait-il pas que vraiment Allah voit? (14) 

mardi 13 novembre 2018

Versets à méditer: Et raconte-leur en toute vérité ... آيات للتّدبُّر: وَٱتۡلُ عَلَيۡہِمۡ نَبَأَ ٱبۡنَىۡ


 وَٱتۡلُ عَلَيۡہِمۡ نَبَأَ ٱبۡنَىۡ ءَادَمَ بِٱلۡحَقِّ إِذۡ قَرَّبَا قُرۡبَانً۬ا فَتُقُبِّلَ مِنۡ أَحَدِهِمَا وَلَمۡ يُتَقَبَّلۡ مِنَ ٱلۡأَخَرِ قَالَ لَأَقۡتُلَنَّكَۖ قَالَ إِنَّمَا يَتَقَبَّلُ ٱللَّهُ مِنَ ٱلۡمُتَّقِينَ (٢٧) لَٮِٕنۢ بَسَطتَ إِلَىَّ يَدَكَ لِتَقۡتُلَنِى مَآ أَنَا۟ بِبَاسِطٍ۬ يَدِىَ إِلَيۡكَ لِأَقۡتُلَكَۖ إِنِّىٓ أَخَافُ ٱللَّهَ رَبَّ ٱلۡعَـٰلَمِينَ (٢٨) إِنِّىٓ أُرِيدُ أَن تَبُوٓأَ بِإِثۡمِى وَإِثۡمِكَ فَتَكُونَ مِنۡ أَصۡحَـٰبِ ٱلنَّارِۚ وَذَٲلِكَ جَزَٲٓؤُاْ ٱلظَّـٰلِمِينَ (٢٩) فَطَوَّعَتۡ لَهُ ۥ نَفۡسُهُ ۥ قَتۡلَ أَخِيهِ فَقَتَلَهُ ۥ فَأَصۡبَحَ مِنَ ٱلۡخَـٰسِرِينَ (٣٠) فَبَعَثَ ٱللَّهُ غُرَابً۬ا يَبۡحَثُ فِى ٱلۡأَرۡضِ لِيُرِيَهُ ۥ كَيۡفَ يُوَٲرِى سَوۡءَةَ أَخِيهِۚ قَالَ يَـٰوَيۡلَتَىٰٓ أَعَجَزۡتُ أَنۡ أَكُونَ مِثۡلَ هَـٰذَا ٱلۡغُرَابِ فَأُوَٲرِىَ سَوۡءَةَ أَخِىۖ فَأَصۡبَحَ مِنَ ٱلنَّـٰدِمِينَ (٣١) مِنۡ أَجۡلِ ذَٲلِكَ ڪَتَبۡنَا عَلَىٰ بَنِىٓ إِسۡرَٲٓءِيلَ أَنَّهُ ۥ مَن قَتَلَ نَفۡسَۢا بِغَيۡرِ نَفۡسٍ أَوۡ فَسَادٍ۬ فِى ٱلۡأَرۡضِ فَڪَأَنَّمَا قَتَلَ ٱلنَّاسَ جَمِيعً۬ا وَمَنۡ أَحۡيَاهَا فَڪَأَنَّمَآ أَحۡيَا ٱلنَّاسَ جَمِيعً۬اۚ وَلَقَدۡ جَآءَتۡهُمۡ رُسُلُنَا بِٱلۡبَيِّنَـٰتِ ثُمَّ إِنَّ كَثِيرً۬ا مِّنۡهُم بَعۡدَ ذَٲلِكَ فِى ٱلۡأَرۡضِ لَمُسۡرِفُونَ (٣٢)
Et raconte-leur en toute vérité l’histoire des deux fils d’Adam. Les deux offrirent des sacrifices; celui de l’un fut accepté et celui de l’autre ne le fut pas. Celui-ci dit: «Je te tuerai sûrement». «Allah n’accepte, dit l’autre, que de la part des pieux». (27) Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer: car je crains Allah, le Seigneur de l’Univers. (28) Je veux que tu partes avec le péché de m’avoir tué et avec ton propre péché: alors tu seras du nombre des gens du Feu. Telle est la récompense des injustes. (29) Son âme l’incita à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants. (30) Puis Allah envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère. Il dit: «Malheur à moi! Suis-je incapable d’être, comme ce corbeau, à même d’ensevelir le cadavre de mon frère?» Il devint alors du nombre de ceux que ronge le remords (31) C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (32)

lundi 12 novembre 2018

Les 40 hadiths Qodsi avec commentaire: Hadith 31 -Qui donc jure par Moi que je ne pardonnerai pas à untel ?الأحاديث القدسية

Hadith Qudsi 31: Qui donc jure par Moi que je ne pardonnerai pas à untel ?
Abu Jundub (que Dieu l'agrée),  rapporte que l'Envoyé de Dieu(صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ) a dit : «Un homme a dit une fois :«Un homme a dit une fois : Par Dieu ! Dieu ne pardonnera pas à un tel ! Dieu dit alors : Qui ose jurer contre Moi que Je ne pardonne pas à un Tel ! Je lui ai pardonné et J'ai anéanti ta propre oeuvre. » (Rapporté par Muslim)
الحديث الحادي والثلاثون
عَنْ جُنْدُبٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ : أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ حَدَّثَ
:أَنْ رجُلاً قال : واللهِ لا يَغْفِرُ اللهُ لِفُلانٍ وإِنَّ اللهَ تَعَالَى قَال
.مَنْ ذَا الَّذِي يَتَأَلَّى عَلَيَّ أَنْ لا أَغْفِرَ لِفُلان، فَإِنِّي قَدْ غَفَرْتُ لِفُلانٍ، وأَحْبَطْتُ عَمَلَكَ أَوْ كَمَا قَال
رواه مسلم


Commentaire

L'imam Ennawaoui a dit :

Sa parole : Un homme a dit : Par Allah, Allah ne pardonnera pas à untel !

Allah a dit alors :  Qui donc jure par Moi que Je ne pardonnerai pas à untel, Je lui ai pardonné et j'ai diminué tes oeuvres à toi !

L'Imam Ennawaoui ajoute :

Il y a dans ce hadith la preuve en faveur des gens de la sunna qui soutiennent qu'Allah peut pardonner les péchés sans repentir, s'Il le désire. 

Quand aux partisans du Mu'tazilisme, ils se sont appuyés sur ce hadith pour démontrer que les péchés capitaux font baissé, seule l'incroyance fait baissé les œuvres. 

C'est pour cela qu'il faut interpréter cette baisse des œuvres dont parle le hadith comme une baisse des bonnes œuvres par rapport à ses mauvaises œuvres. 

Cette baisse n'est donc qu'une métaphore. 
Il se peut aussi que cet homme ait fait quelque chose impliquant l'incroyance, comme il se peut que c'était la législation de ceux qui nous ont précédés, et leur jugement.

Versets à méditer: Et rappelez-vous le bienfait ... آيات للتّدبُّر: وَٱذۡڪُرُواْ نِعۡمَةَ ٱللَّهِ


 وَٱذۡڪُرُواْ نِعۡمَةَ ٱللَّهِ عَلَيۡكُمۡ وَمِيثَـٰقَهُ ٱلَّذِى وَاثَقَكُم بِهِۦۤ إِذۡ قُلۡتُمۡ سَمِعۡنَا وَأَطَعۡنَاۖ وَٱتَّقُواْ ٱللَّهَۚ إِنَّ ٱللَّهَ عَلِيمُۢ بِذَاتِ ٱلصُّدُورِ (٧) يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ كُونُواْ قَوَّٲمِينَ لِلَّهِ شُہَدَآءَ بِٱلۡقِسۡطِۖ وَلَا يَجۡرِمَنَّڪُمۡ شَنَـَٔانُ قَوۡمٍ عَلَىٰٓ أَلَّا تَعۡدِلُواْۚ ٱعۡدِلُواْ هُوَ أَقۡرَبُ لِلتَّقۡوَىٰۖ وَٱتَّقُواْ ٱللَّهَۚ إِنَّ ٱللَّهَ خَبِيرُۢ بِمَا تَعۡمَلُونَ (٨) وَعَدَ ٱللَّهُ ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ وَعَمِلُواْ ٱلصَّـٰلِحَـٰتِۙ لَهُم مَّغۡفِرَةٌ۬ وَأَجۡرٌ عَظِيمٌ۬ (٩)
Et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, ainsi que l’alliance qu’Il a conclue avec vous, quand vous avez dit: «Nous avons entendu et nous avons obéi». Et craignez Allah. Car Allah connaît parfaitement le contenu des cœurs. (7) Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (8) Allah a promis à ceux qui croient et font de bonnes œuvres qu’il y aura pour eux un pardon et une énorme récompense. (9)

dimanche 11 novembre 2018

Les 40 hadiths Qodsi avec commentaire:Hadith 32 -Dispersez mes cendresالأحاديث القدسية

D'après Abu Harayrah(que Dieu l'agrée),  le Prophèteصَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit:
Un homme commis de grands péchés contre lui-même, et quand la mort vint à lui, il recommanda à ses fils : Quand je serai mort, brûlez-moi, puis broyez-moi et dispersez [mes cendres] dans la mer, car, par Dieu, si mon Seigneur prend possession de moi, Il me punira comme Il n'a jamais puni personne [d'autre]. Alors, ils lui firent ainsi [qu'il le voulait]. Alors Il dit à la terre: Produis ce que tu a pris - et le voilà ! Et Il lui dit : Qu'est-ce-qui t'a fait faire ce que tu as fait ? Il dit : par peur de Toi, O mon Seigneur 
(ou il dit :par crainte de Toi) et à cause de ça, Il lui pardonna.
Rapporté par Muslim (et aussi par al-Bukhari, an-Nasa'i et Ibn Majah).
:الحديث الثاني والثلاثون
:عَنْ أَبي هُرَيْرَةَ ، رَضِيَ اللهُ عَنْهُ ، عَنِ النَّبَيِّ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ ، قَالَ
:أَسْرَفَ رَجُلٌ عَلي نَفْسِهِ ، فَلَمَّا حَضَرَهُ المَوْتُ أَوْصَى بَنِيه ، فَقَالَ

,إِذَا أَنَا مِتُّ فَأَحْرِقُوني ، ثُمَّ اسْحَقُوني ، ثُمَّ أَذْرُوني في البَحْرِ فَوَاللهِ لَئِنْ قَدَرَ عَلَيَّ رَبِّي لَيُعَذَّبَنِّي عَذَاباً
:مَا عَذَّبَهُ أَحَداً ، فَفَعَلُوا ذَلِكَ بِهِ . فَقَالَ لِلْأَرْضِ : أَدِّي مَا أَخَذْتِ ، فَإِذا هُوَ قَائِمٌ ، فَقَالَ لَه
 .مَا حَمَلَكَ عَلَي مَا صَنَعْتَ ؟ قَالَ : خَشْيَتُكَ يَا رَبِّ ، أَوْ مَخَافَتُكَ . فَغَفَرَ لَهُ بِذَلِكَ 
رواهُ مسلم وكذلك البخاري والنسائي وابن ماجه

Commentaire

 La confirmation de la résurrection après la mort même si les parties (du corps) se dispersent et se consument (s'anéantissent)

 

 La grandeur de la puissance d'Allah

 

 Le mérite de la peur d'Allah le Très-Haut, qu'elle fait partie des stations de la Foi et des piliers de l'Islam; et que c'est à travers elle que ce fauteur a tiré profit et le pardon lui a été accordée

 

 Il n'y a aucun méfait pour l'homme du fait de la prédominance de la peur même si c'est à l'approche de la mort bien que ce qu'il soit demandé à l'homme dans cette situation d'avoir une bonne opinion de Son Seigneur d'après ce que Muslim a rapporté dans son "sahîh" selon Jabir Ibn Abdillah An-Ansâri qu'Allah soit satisfait d'eux qui a dit : 

 

"J'ai entendu le messager d'Allah  salla llahou ‘alayhi wa sallam dire trois jours avant sa mort: 
" Qu'aucun d'entre vous ne meurt, sans avoir une bonne opinion d'Allah qu'Il soit glorifié et Exalté!"
 

 Ceci prouve la peur du serviteur à cause de ses péchés et non pas sa détestation de la rencontre d'Allah le Très-Haut; car la personne qui a peur à cause de ses péchés demande à ce que son destin à La Dernière Demeure soit de manière satisfaisante qui le rapproche d'Allah et par conséquent il a détesté son état dans lequel il se trouvait, et il n'a absolument pas détesté la rencontre d'Allah le Très-Haut, bien au contraire, il a aimé Sa rencontre mais en étant dans un autre état que celui-là

 

 Les actes ne valent que par leurs intentions et leurs desseins, puisqu'Allah n'a pas regardé cet acte mais plutôt l'intention, Il lui dit : "Pourquoi as-tu agis ainsi?" mais comme la crainte a pris le dessus, cela a été la cause du pardon et si cela avait été une autre cause mauvaise, l'affaire aurait été autrement de ce qu'il apparait et Allah est Le plus Savant 

 

 Cela démontre la largesse de la miséricorde et du pardon d'Allah le Très-Haut et que le fauteur ne doit pas désespérer de cela, Allah le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) : 

 

"Dis: Ô Mes serviteurs, qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." (Sourate Az-Zoumar, verset 53).

 

Il a été rapporté que ce verset est le verset qui donne le plus d'espoir dans le livre d'Allah le Très-Haut.

 

Versets à méditer: Avant eux, le peuple de Noé, ... آيات للتّدبُّر: كَذَّبَتۡ قَبۡلَهُمۡ قَوۡمُ نُوحٍ۬


 كَذَّبَتۡ قَبۡلَهُمۡ قَوۡمُ نُوحٍ۬ وَأَصۡحَـٰبُ ٱلرَّسِّ وَثَمُودُ (١٢) وَعَادٌ۬ وَفِرۡعَوۡنُ وَإِخۡوَٲنُ لُوطٍ۬ (١٣) وَأَصۡحَـٰبُ ٱلۡأَيۡكَةِ وَقَوۡمُ تُبَّعٍ۬ۚ كُلٌّ۬ كَذَّبَ ٱلرُّسُلَ فَحَقَّ وَعِيدِ (١٤) أَفَعَيِينَا بِٱلۡخَلۡقِ ٱلۡأَوَّلِۚ بَلۡ هُمۡ فِى لَبۡسٍ۬ مِّنۡ خَلۡقٍ۬ جَدِيدٍ۬ (١٥) وَلَقَدۡ خَلَقۡنَا ٱلۡإِنسَـٰنَ وَنَعۡلَمُ مَا تُوَسۡوِسُ بِهِۦ نَفۡسُهُ ۥۖ وَنَحۡنُ أَقۡرَبُ إِلَيۡهِ مِنۡ حَبۡلِ ٱلۡوَرِيدِ (١٦) إِذۡ يَتَلَقَّى ٱلۡمُتَلَقِّيَانِ عَنِ ٱلۡيَمِينِ وَعَنِ ٱلشِّمَالِ قَعِيدٌ۬ (١٧) مَّا يَلۡفِظُ مِن قَوۡلٍ إِلَّا لَدَيۡهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ۬ (١٨) وَجَآءَتۡ سَكۡرَةُ ٱلۡمَوۡتِ بِٱلۡحَقِّۖ ذَٲلِكَ مَا كُنتَ مِنۡهُ تَحِيدُ (١٩) وَنُفِخَ فِى ٱلصُّورِۚ ذَٲلِكَ يَوۡمُ ٱلۡوَعِيدِ (٢٠)
Avant eux, le peuple de Noé, les gens d’Ar-Rass et les Ṯamūd crièrent au mensonge, (12) de même que les ‘Aad et Pharaon et les frères de Loṭ, (13) et les gens d’Al-Aykah et le peuple de Tubba‘. Tous traitèrent les Messagers de menteurs. C’est ainsi que Ma menace se justifia. (14) Quoi? Avons-Nous été fatigué par la première création? Mais ils sont dans la confusion [au sujet] d’une création nouvelle. (15) Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire (16) quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. (17) Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. (18) L’agonie de la mort fait apparaître la vérité: «Voilà ce dont tu t’écartais». (19) Et l’on soufflera dans la Trompe: Voilà le jour de la Menace. (20)

samedi 10 novembre 2018

(Les dégâts des mots) par Abu Hamid Al'Ghazali : Introduction

Sache que les dégâts causés par la langue (les mots, la parole) sont énormes, et rien ne peut
être plus salutaire que sa retenue. Ainsi la loi religieuse (coran, hadiths) vante le mutisme et
insiste sur l'importance du silence.
On rapporte d'après un Hadith que : « Le silence est une sagesse mais rares sont ceux qui la
pratiquent. »
Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit dans un hadith : « La foi d un serviteur
n'acquiert la droiture que si son cœur est droit et le cœur ne peut acquérir la droiture
que si la langue est droite. »
Moua’dh Ibn Jabal -qu’Allah l’agrée- demanda au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa
salam- « Ô envoyé de Dieu, serons nous jugés pour nos paroles? Et le Prophète (paix et
bénédiction de Dieu sur lui) lui répondit O Ibn Jabal! C’est la moisson de la langue qui
jette le plus souvent les gens dans l’Enfer! »
Et d’après Sahl Ibn Saadine As Aaidi -qu’Allah l’agrée-, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi
wa salam- a dit : « Celui qui me garanti ce qu'il a entre ses mâchoires, et ce qu'il a entre
ses jambes, je lui garanti le paradis.»
Et d après Abou Hourayra -qu’Allah l’agrée-, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salama dit : « Celui qui croit en Dieu et au jour du Jugement, qu'il dise du bien ou qu’il garde
le silence. »
On a dit a ‘Issa (Jésus) -‘aleyhi sallam- : « Montre nous une œuvre qui nous fait entrer au
Paradis ?
Il leur répondit :"Ne parlez jamais"
On lui dit : "Mais on ne peut pas se retenir de parler."
Il leur dit : "Alors parlez pour dire du bien". »
Soulayman (Salomon), fils de Daoud (David) -‘aleyhim sallam- a dit : « Si la parole est en
Argent, le silence est en or. »
Et dans les traditions des Compagnons du Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- on
rapporte que Abou Bakr -qu’Allah l’agrée- mettait une petite pierre dans sa bouche, pour                       s'empêcher de parler, et il disait en faisant allusion a sa langue : « C’est elle qui me fait
engager dans les sentiers dangereux. »
Rapporté par Ibn Abi dounia dans son livre "le silence" ainsi que al-Kharati dans son livre « Makarimou AlAkhlaq » avec une chaine faible.
Rappporté par Thirmidhi dans « Kitab al Iman » et Ibn Majja.
Ce qui peut être interpréter de cette façon : « Celui qui me garantit (le bon usage) de ce qu’il a entre ces mâchoires (la langue) et de ce qu’il a entre les jambes (le sexe), je lui garantis le Paradis. »
Partie d'un long Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim.
‘AbdAllah Ibn Mass’oud -qu’Allah l’agrée- a dit : « Par Allah, qui, il n'y a d’autres
divinités que Lui, nul organe n'a besoin d être emprisonné plus que la langue qui est
déjà derrière derrière 2 obstacles; les lèvres et les dents ! »
Tawuss -qu’Allah l’agrée- a dit : « Ma langue est un lion, si je le libère, elle me dévorera. »
Si tu poses la question sur l'origine des grandes vertus du silence (mutisme) sache alors que
ces vertus ne sont autres que l'absence des péchés causée par la langue comme le mensonge,
la médisance, la calomnie, l’ostentation, l’hypocrisie, la perversion, la vilénie, la vanterie, les
vaines discussions, les disputes.

Certains commentaires sur l'excellence littéraire et l'inimitabilité du Coran par différents savants. Hamilton Gibb

  ...Les Mecquois exigeaient toujours de lui un miracle, et avec une assurance et une confiance remarquables, Mohammad (psl) en appela au Coran lui-même, comme preuve suprême de sa mission. Comme tous les Arabes, ils possédaient la connaissance du langage et de la rhétorique. S'il était l'auteur du Coran, alors ils pouvaient rivaliser avec lui. Laisse-les produire dix versets semblables à ceux du Coran. S'ils n'y parviennent pas (et il est évident qu'ils n'y parviendraient pas), alors laisse-les accepter le Coran comme un miracle d'une évidence exceptionnelle.259 (Le très célèbre arabisant Hamilton Gibb de l'Université d'Oxford)
259. H. A. R. Gibb, Islam-A Historical Survey (Oxford University Press, 1980), p. 28.
Source: http://www.harunyahya.com/fr

Les 40 hadiths Qodsi avec commentaire:Hadith 30 -Rencontrer Dieuالأحاديث القدسية

D'après Abu Harayrah (que Dieu l'agrée), le Prophète(صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ) a dit :
Dieu (puissant et sublime) dit: Si Mon serviteur aime à Me rencontrer, J'aime à le rencontrer, s'il déteste Me rencontrer, Je déteste le rencontrer. 
(Rapporté par al-Bukhari et Malik)
La version de Muslim : Aisha(رَضِيَ اللهُ عَنْهَا) dit : le Prophète(صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ) a dit : Si un serviteur aime à rencontrer Dieu, Dieu aime à le rencontrer, s'il déteste à le rencontrer, Dieu déteste également à le rencontrer. Ô Prophète de Dieu, est-ce que c'est à cause du dégoût de la mort, puisque nous détestons tous la mort? Le Prophète(صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ) dit : Cela n'est pas cela, mais plutôt que quand le croyant reçoit des nouvelles de la miséricorde de Dieu, de Son approbation, et de Son Paradis, il aime à rencontrer Dieu et Dieu aime à le rencontrer; mais quand un mécréant reçoit des nouvelles de la punition de Dieu et de Son mécontentement, il déteste rencontrer Dieu et Dieu déteste le rencontrer.
:الحديث الثلاثون
:عَنْ أَبي هُرَيْرَةَ ، رَضِيَ اللهُ عَنْهُ ، أَنَّ رَسُولَ اللهِ ، صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ ، قَالَ
. قَالَ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ : إِذا أَحَبَّ عَبْدِي لِقَائي ، أَحْبَبْتُ لِقَاءَهُ ، وإِذا كَرِهَ لِقَائي ، كَرِهْتُ لِقَاءَهُ
.رواه البخاري و مالك
:و في رواية مسلم ، توضح معنى الحديث

:عَنْ عَائِشَةَ ، رَضِيَ اللهُ عَنْهَا ، قَالَتْ : قَالَ رَسُولُ اللهِ ، صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّمَ
مَنْ أَحَبَّ لِقَاءَ اللهِ ، أَحَبَّ اللهُ لِقَاءَهُ ، وَ مَنْ كَرِهَ لِقَاءَ اللهِ ، كَرِهَ اللهُ لِقَاء

فَقُلْتُ : يَا نَبِيَّ اللهِ ، أَكَراهِيةَ المَوْتِ ؟ فَكُلُّنَا نَكْرَهُ المَوْتَ .  قَالَ لَيْسَ كَذَلِكَ 
وَلَكِنَّ المُؤْمِنَ إذا بُشِّرَ بِرَحْمةِ اللهِ وَ رِضْوَانِهِ وَجَنَّتِهِ ، أَحَبَّ لِقَاءَ اللهِ ، فَأَحَبَّ اللهُ لِقَاءَه
 .وَإِنَّ الكَافِرَ إِذا بُشِّرَ بِعَذَابِ اللهِ وَسَخَطِهِ ، كَرِهَ لِقَاءَاللهِ ، وَكَرِهَ اللهُ لِقاءَهُ

                                                 Commentaire du hadith [1] :

« Celui qui aime la rencontre d'Allâh, Allah aimera sa rencontre ».

El-Qastalâni a dit : « El-Khattâbi a dit : « Aimer la rencontre d'Allâh, c’est préférer l'au-delà à ce bas monde et ne pas aimer y résider longtemps. Bien au contraire, il doit toujours être prêt à le quitter ».

Quant à la rencontre, elle est de plusieurs sortes :

Il y a entre autres la vision ou bien la résurrection, en vertu de la parole du Très Haut : « Ceux qui traitent de mensonge la rencontre d’Allâh sont perdus » [2]. C'est-à-dire la résurrection. Elle peut être aussi la mort, en vertu de la parole du Très Haut : « Pour celui qui espère la rencontre d’Allâh, le terme fixé par Allâh approche ». [3]

Ibn El-Athîr a dit : « Par rencontre, il faut entendre le départ vers l’au-delà et l'aspiration à ce qu'il y a auprès d'Allâh, et non la mort, car tout le monde abhorre la mort. Ainsi, celui qui se détourne de ce bas monde et l’ abhorre, aura aimé la rencontre d'Allâh ; et celui qui préfère ce bas monde et s’y sent en sécurité aura détesté la rencontre d'Allâh. »

Quant au désir d'Allâh de rencontrer Son serviteur, il consiste à vouloir le bien pour lui et à lui accorder Ses bienfaits.

Hassân Ibn El-'Assoued a dit : « La mort est un pont qui mène l’amoureux vers Son bien-aimé ».

Dans le hadith de Hamîd, d'après 'Anas, qui est rapporté par Ahmed, Ennisâ'ï et El-Bezzâr, il est dit : « Lorsque le croyant se trouve à l’article de la mort, un annonceur de bonne nouvelle lui vient de la part d’Allâh. Aussi, aucune chose ne devient plus aimée de lui, que la rencontre avec Allâh. Par conséquent, Allâh aimera sa rencontre ».

Dans la version d'Ibn Abi Layla, il est dit : « Le Messager d’Allâh saws.gif a dit : « Lorsque le serviteur se trouve à l'article de la mort, s'il fait partie des rapprochés, ce sera alors le repos, les parfums et les jardins de la félicité. Lorsqu'il aura cette bonne annonce, il aimera la rencontre d'Allâh, et Allâh aimera encore plus sa rencontre ». Rapporté par Ahmed.

Quant à l'incroyant, lorsqu'il se trouve à l'article de la mort, on lui annoncera la mauvaise nouvelle du châtiment d'Allâh, et aucune chose ne lui sera plus abhorrée, que ce qui l'attend après la mort. Il détestera alors la rencontre d'Allâh et Allâh détestera sa rencontre.

Dans le hadith de 'Aïcha (radhia Allâhou 'anha), il est dit : « Lorsqu'Allâh veut du bien à quelqu’un, Il lui attache, une année avant sa mort, un ange qui l'assistera et l'affermira dans la voie du bien, au point où on dira de lui : « Il est mort dans la meilleure des situations ». Et lorsqu'il verra sa rétribution, son âme désirera la rencontre d’Allâh et Allâh aimera sa rencontre. Par contre, lorsqu'Allâh veut du mal à quelqu'un, Il lui attache, une année avant sa mort, un démon qui le séduit et l’égare, au point où on dira de lui : « Il est mort dans la plus mauvaise des situations ». Et lorsqu'il verra ce qu'Allâh lui a préparé comme châtiment, son âme s’inquiétera et détestera la rencontre d'Allâh. Allâh détestera alors sa rencontre ».


El-Bukhâri l'a rapporté aussi dans le livre de la tendresse :

Hadjâdj nous a rapporté d'après Hammâm, d'après Qatâda, d'après 'Anas, d'après 'Ubâda Ibn Essâmet, d'après le Prophète saws.gif qui a dit : « Celui qui aspire à la rencontre d'Allâh, Allâh aspirera à sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». 'Aïcha (ou une de ses épouses) a dit : « Mais nous détestons, tous, la mort! ». Il lui répondit : « Ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais lorsque le croyant est sur le point de rendre l'âme, on lui fait la bonne annonce de la satisfaction d'Allâh et de Sa générosité, et il n'aspirera plus qu'à ce qu'il voit devant lui. Il désirera alors rencontrer Allâh et Allâh aimera le rencontrer. Et quand l'incroyant est sur le point de rendre l'âme, on lui annonce le châtiment d'Allâh et Son supplice, et rien ne lui devient plus détestable que ce qu'il voit devant lui. Il détestera alors rencontrer Allâh et Allâh détestera le rencontrer ».

El-Bukhâri l'a rapporté aussi, d'après sa chaine de transmission, remontant à Abî Moussa El-Ach'arî, d'après le Prophète saws.gif qui a dit : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre ».

Muslim a rapporté également ce hadith dans son Sahîh, livre des invocations, chapitre : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre », avec plusieurs versions :

D'après Churaïh Ibn Hâni, d'après 'Aïcha qui a dit : « Le Messager d’Allâh saws.gif a dit : « Celui qui aspire à la rencontre d'Allâh, Allâh aspirera à sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre. Et la mort a lieu avant la rencontre d'Allâh ».

La première, avec sa propre chaîne de transmission, d'après Sa ‘d Ibn Hichâm.

D'après 'Aicha qui a dit : « Le Messager d'Allâh saws.gif a dit : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre », J'ai dit : « Ô Prophète d'Allâh! Tu parles de l'aversion de la mort? Car nous détestons, tous, mourir ! ». Il a répondu : « Ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais lorsque le croyant reçoit la bonne nouvelle de la miséricorde d'Allâh, de Sa satisfaction et de Son Paradis, il désire la rencontre d'Allâh, et Allâh aimera sa rencontre. Et quant à l'incroyant, lorsqu'il reçoit la promesse du châtiment d'Allâh et de Son courroux, il déteste la rencontre d'Allâh, et Allâh détestera sa rencontre ».

Dans la troisième version de Muslim, il est dit, d'après sa propre chaîne de transmission, d'après Churaïh, d'après Abî Huraïra :

Le Messager d'Allâh saws.gif a dit : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». Churaïh dit : « Je suis allé voir 'Aicha et je lui ai dit : « Ô mère des croyants! J'ai entendu Abû Huraïra rapporter un hadith du Prophète saws.gif . Et si tel est le cas, tel qu'il le rapporte, nous sommes tous perdus alors! ». Elle a répondu : « Le perdu est celui qui a été désigné tel par le hadith du Prophète saws.gif ! De quoi s'agit-il ?». J'ai dit : « Il a dit : « Le Messager d'Allâh saws.gif a dit : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». Or, il n'y a pas, parmi nous, celui qui ne déteste pas mourir !». Elle a répondu : « Le Messager d'Allâh saws.gif l'a dit, certes, mais ce n'est pas comme tu le penses. La vérité est que lorsque le regard se figera, que la poitrine se mettra à râler, que la peau aura la chair de poule et que les doigts se crisperont, à ce moment-là : « Celui qui désire la rencontre d'Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d'Allâh, Allâh détestera sa rencontre ».

L’Imâm Mâlik radiallahanhou.gif l'a rapporté aussi dans le Muwatta', livre des enterrements, en ces termes : D'après Abû Huraïra, le Messager d'Allâh radiallahanhou.gif a dit : « Allâh le Très-Haut a dit : « Lorsque le serviteur désire Me rencontrer, J'aime le rencontrer, et lorsqu'il déteste Me rencontrer, je déteste le rencontrer ».

Notes :

[1] Par les Imams an-Nawawi et al-'Asqalani
[2] Qour’an, 6/31
[3] Qour’an 29/5

Les 40 Hadiths qodsis avec commentaire: Hadith Qudsi 29: Mérite de la patience.-الأحاديث القدسية

D'après Abu Harayrah (que Dieu l'agrée), le Prophète ((صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ)) a dit :
Dieu (puissant et sublime) dit : La récompense pour Mon serviteur, 
qui lorsque Je reprend vers Moi son meilleur ami des habitants du monde et qui ensuite 
patiente pour Ma cause, ne sera rien de moins que le Paradis. (Rapporté par al-Bukhari.)
 :الحديث التاسع والعشرون
: عَنْ أبي هرَيرَةَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ قَالَ
.يَقُولُ اللهُ تَعَالَى : مَا لِعَبْدِي المُؤْمِنِ عِنْدِي جَزَاءٌ، إِذا قَبَضْتُ صَفِيَّهُ، مِنْ أَهلِ الدُّنْيَا، ثُمَّ احْتَسبَهُ، إِلَّا الجَنَّةَ
رواه البخاري

Versets à méditer: Qāf. Par le Coran glorieux! ... آيات للتّدبُّر: قٓۚ وَٱلۡقُرۡءَانِ ٱلۡمَجِيدِ


قٓۚ وَٱلۡقُرۡءَانِ ٱلۡمَجِيدِ (١) بَلۡ عَجِبُوٓاْ أَن جَآءَهُم مُّنذِرٌ۬ مِّنۡهُمۡ فَقَالَ ٱلۡكَـٰفِرُونَ هَـٰذَا شَىۡءٌ عَجِيبٌ (٢) أَءِذَا مِتۡنَا وَكُنَّا تُرَابً۬اۖ ذَٲلِكَ رَجۡعُۢ بَعِيدٌ۬ (٣) قَدۡ عَلِمۡنَا مَا تَنقُصُ ٱلۡأَرۡضُ مِنۡہُمۡۖ وَعِندَنَا كِتَـٰبٌ حَفِيظُۢ (٤) بَلۡ كَذَّبُواْ بِٱلۡحَقِّ لَمَّا جَآءَهُمۡ فَهُمۡ فِىٓ أَمۡرٍ۬ مَّرِيجٍ (٥) أَفَلَمۡ يَنظُرُوٓاْ إِلَى ٱلسَّمَآءِ فَوۡقَهُمۡ كَيۡفَ بَنَيۡنَـٰهَا وَزَيَّنَّـٰهَا وَمَا لَهَا مِن فُرُوجٍ۬ (٦) وَٱلۡأَرۡضَ مَدَدۡنَـٰهَا وَأَلۡقَيۡنَا فِيہَا رَوَٲسِىَ وَأَنۢبَتۡنَا فِيہَا مِن كُلِّ زَوۡجِۭ بَهِيجٍ۬ (٧) تَبۡصِرَةً۬ وَذِكۡرَىٰ لِكُلِّ عَبۡدٍ۬ مُّنِيبٍ۬ (٨) 
Qāf. Par le Coran glorieux! (1) Mais ils s’étonnent que l’un des leurs leur vint comme avertisseur; et les mécréants dirent: «Ceci est une chose étonnante. (2) Quoi! Quand nous serons morts et réduits en poussière...? Ce serait revenir de loin!» (3) Certes, Nous savons ce que la terre rongera d’eux [de leurs corps]; et Nous avons un Livre où tout est conservé. (4) Plutôt, ils traitent de mensonge la vérité qui leur est venue: les voilà donc dans une situation confuse. (5) N’ont-ils donc pas observé le ciel au-dessus d’eux, comment Nous l’avons bâti et embelli; et comment il est sans fissures? (6) Et la terre, Nous l’avons étendue et Nous y avons enfoncé fermement des montagnes et y avons fait pousser toutes sortes de magnifiques couples de [végétaux], (7) à titre d’appel à la clairvoyance et un rappel pour tout serviteur repentant. (8)

vendredi 9 novembre 2018

L’heure de l'invocation exaucée le jour du vendredi - ساعة الاستجابةيوم الجمعة



Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a mentionné le vendredi et il a dit:
« Il y a dans ce jour une heure durant laquelle aucun serviteur musulman qui est debout en train de prier demande une chose à Allah sans qu'il ne la lui donne » et il fit signe avec sa main pour montrer qu'elle est courte.
(Rapporté par Boukhari et Mouslim )
عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه و سلم ذكر يوم الجمعة فقال : فيه ساعة لا يوافقها عبد مسلم وهو قائم يصلي يسأل الله تعالى 
شيئا إلا أعطاه إياه وأشار بيده يقللها.
( رواه البخاري ومسلم ) 
L'invocation-du'â- une humilité et un besoin ...







(L'amour du Prophète ﷺ - Ach-Chifa) de kadi 'Iyâd

Dieu —qu'Il soit exalté— a dit: Dis: Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin, des demeures où vous vous plaisez, vous sont plus chers que Dieu et Son prophète et la lutte dans le chemin de Dieu: Attendez-vous à ce que Dieu vienne avec Son ordre ! Dieu ne guide pas les gens pervers. (Coran IX-24)
Ceci suffit comme incitation, signification et illustration du caractère obligatoire de cet amour, de sa gravité même et de son caractère méritoire en faveur du Prophète (ﷺ).
En effet, Dieu —qu'Il soit exalté— a blâmé tous ceux dont les biens, les femmes et les enfants leur sont plus chers que Dieu et Son prophète et les a menacés en disant:
Attendez-vous à ce que Dieu vienne avec Son ordre. Puis Il a clos le verset en les qualifiant de pervers et en leur annonçant qu'ils feront partie des égarés.
Le traditionniste Abû 'Ali al-Ghassanî nous a rapporté d'après Anas que l'Envoyé de Dieu (ﷺ) a dit: "Aucun de vous ne croira vraiment tant que je ne serai pas plus cher à ses yeux que ses enfants, son père et tous les hommes."
Et Abû Hurayra a rapporté une version semblable.
Le même Anas rapporte aussi que le Prophète (ﷺ)  a dit: "Il y a trois choses dont la possession apporte au croyant la douceur de la foi: C'est que Dieu et son Messager lui soient plus chers que tous les autres, qu'il n'aime un individu que pour Dieu et pour nulle autre raison et que le fait de retourner à l'impiété lui soit plus répugnant que d'être jeté dans le Feu."
`Umar Ibn al-Khattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit au Prophète (ﷺ): "Tu m'es plus cher que tout, sauf mon âme à l'intérieur de mes côtes ! Le Prophète (ﷺ) lui dit alors: "Aucun de vous ne croira vraiment tant que je ne serai pas plus cher pour lui que sa propre âme." 'Umar conclut: "Par celui qui a fait descendre Le Livre sur toi ! Tu m'es plus cher que mon âme qui est entre mes côtes !" Le Prophète (ﷺ) conclut: "Maintenant tu dis vrai `Umar !"
Dans le même sens, Sahl a dit: Celui qui ne voit pas qu'il est sous l'autorité de l'Envoyé de Dieu quels que soient son état et sa situation, ne goûte pas la douceur de sa Sunna, car le Prophète (ﷺ) a dit: "Aucun de vous ne croira vraiment, tant que je ne serai pas plus cher pour lui que sa propre âme."
PREMIÈRE SECTION : Sur la récompense qu'apporte son Amour
Abû Mohammed Ibn `Attab nous a rapporté (au cours de nos répétitions devant lui), d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Anas: "Un homme est venu voir le Prophètes pour lui demander: quand sonnera l'Heure Finale, Ô Envoyé de Dieu? Il lui dit: Qu'as-tu préparé pour elle? L'homme répondit: Je n'ai préparé ni beaucoup de prière, ni de jeûne ni d'aumône, mais j'aime Dieu et Son Messager. Il lui dit alors: Tu seras avec celui que tu aimes."
De même, Safwân rapporte ceci: "J'ai émigré vers le Prophète (ﷺ) . En arrivant auprès de lui, je lui ai dit: Ô Envoyé de Dieu ! Donne-moi ta main pour te prêter allégeance. Il me donna sa main. J'ai dit alors: Ô Envoyé de Dieu ! Je t'aime. Il m'a dit: L'individu est avec celui qu'il aime."
Cette version a également été rapportée par `Abdullâh Ibn Mas`ûd, Abû Mûssâ, Anas et Abû Dharr.
`Ali rapporte que le Prophète (ﷺ) a pris la main de ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein et a dit: "Celui qui m'aime et qui aime ces deux-là ainsi que leur père et leur mère sera avec moi, au même degré, au Jour de la Résurrection."
On rapporte également qu'un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit: "Ô Envoyé de Dieu ! Tu m'es plus cher que ma famille et mes biens. Je pense à toi et je n'ai plus de patience jusqu'à ce que je vienne te voir. Je me suis rappelé aussi ma mort et la tienne, et j'ai su que lorsque tu entreras au Paradis, tu seras dans une station élevée avec les prophètes et que si j'entre au Paradis, je ne te verrais pas. Dieu —qu'Il soit exalté—révéla alors le verset suivant:
Ceux qui obéissent à Dieu et au Prophète sont au nombre de ceux que Dieu a comblés de bienfaits avec les prophètes, les justes, les témoins et les saints: Voilà une belle assemblée ! (Coran IV-69)
Il est dit dans un autre hadîth: Il y avait chez le Prophète(ﷺ)  un homme qui le regardait sans arrêt. Il lui a dit: "Qu'as-tu?" L'homme répondit: "Par mon père et ma mère ! Je me profite du plaisir de te regarder. Car au jour de la Résurrection, Dieu t'élèvera à cause du privilège qu'Il t'a accordé." Dieu révéla alors le verset précédent.
DEUXIÈME SECTION : Sur l'amour du Prophète(ﷺ) par les anciens pieux et les imâms
Al-qâdî al-Shahid a rapporté, d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Abû Hurayra que l'Envoyé de Dieu(ﷺ)  a dit: "Ceux qui m'aimeront le plus dans ma Communauté après mon départ souhaiteront me voir, même s'ils devaient perdre leurs familles et leurs biens." Abû Dharr rapporte lui aussi une version similaire.
De son côté, `Amrû Ibn Al-'Ass disait: Personne ne m'était plus cher que l'Envoyé de Dieu.
Nous avons déjà évoqué les attitudes semblables des Compagnons. Nous ajoutons celles-ci:
`Abda bint Khalid Ibn Ma'dan rapporte ceci: Khâlid ne retrouvait pas son lit sans avoir évoqué son ardent désir pour l'Envoyé de Dieu (ﷺ) et ses Compagnons parmi les Emigrés (al-Muhâjirûn) et les Auxiliaires (Ansârs) en les nommant puis en disant: Ils sont mon origine et mon repère. Mon coeur aspire ardemment à eux et ma nostalgie n'a fait que trop durer. Seigneur ! Hâte mon départ vers toi ! Il ne cessait de le répéter jusqu'à ce qu'il soit gagné par le sommeil.
On rapporte qu'Abû Bakr (que Dieu soit satisfait de lui) a dit au Prophète (ﷺ): "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité ! L'entrée en Islam d'Abû Tâlib m'est plus agréable que l'entrée en Islam d'Abû Quhâfa (son propre père) parce que l'entrée en Islam d'Abû Tâlib t'es plus agréable."
`Umar Ibn al-Khattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit une chose semblable à al-`Abbâs: "Ton adhésion à l'Islam m'est plus agréable que ma propre adhésion, parce que cela est plus agréable à l'Envoyé de Dieu."
Ibn Ishâq rapporte qu'une femme des Ansârs avait perdu, au cours de la bataille d'Uhud, son père, son frère et son mari qui ont combattu aux côtés de l'Envoyé de Dieu (ﷺ). En apprenant la nouvelle, elle demanda: "Comment va l'Envoyé de Dieu ? On lui répondit: Il va bien. Par la grâce de Dieu, il est bien vivant. Elle demanda: "Montrez-le-moi pour que je puisse me rassurer." Et lorsqu'elle le vit, elle dit: "Tout malheur après toi est supportable !"
De même, on a interrogé `Alî Ibn Abî Tâlib (que Dieu soit satisfait de lui) en ces termes: "Comment était votre amour pour l'Envoyé de Dieu ?" Il a répondu par ceci: "Par Dieu ! II nous était plus cher que nos biens, nos enfants, nos pères, nos mères et l'eau fraîche au moment de la soif."
Zayd Ibn Aslam rapporte ceci: 'Umar sortit un soir. Il vit une lampe allumée et une vieille femme qui travaillait la laine en déclamant ces vers: "Que la paix des bienheureux soit sur Mohammed ! Les meilleurs et les purs ont prié sur sa dépouille mortelle. Tu te levais à l'aube pour prier et pleurer, si seulement la mort qui sévit me permettait de retrouver mon bien-aimé dans l'autre demeure !" 'Umar (que Dieu soit satisfait de lui) s'assit alors et se mit à pleurer.
On rapporte que `Abdullâh Ibn 'Umar eut le pied engourdi. On conseilla d'évoquer l'être qui lui était le plus cher afin d'être soulagé.. `Umar cria: "Ô Mohammed !" Et il fut soulagé.
De même, on rapporte qu'au moment du trépas de Bilâl —que Dieu soit satisfait de lui— sa femme disait: "Ah ! Quelle tristesse !" Mais Bilâl dit alors: "Quelle joie ! Demain nous retrouverons les bien-aimé Mohammed et son groupe !"
Et on a rapporté la même chose sur Hudhayfa Ibn al-Yamân.
Une femme a demandé à `Aïsha —que Dieu soit satisfait d'elle— de lui laisser voir la tombe de l'Envoyé de Dieu Aïsha s'exécuta et cette femme pleura longuement, jusqu'au trépas.
Lorsque les habitants de la Mecque capturèrent Zayd Ibn al-Dathina et l'emmenèrent hors du Sanctuaire pour le tuer, Sufyan Ibn Harb lui dit: "Ô Zayd ! Aimerais-tu que Mohammed soit maintenant chez nous pour lui trancher la nuque à ta place et que tu sois chez toi?" Sans hésitation, Zayd lui répondit: "Par Dieu ! Je n'aimerais pas que Mohammed, là où il se trouve maintenant, soit égratigné même par une épine, alors que je resterais assis chez moi !" Abû Sufyan dit alors: "Je n'ai jamais vu des hommes aimer un homme comme les Compagnons de Mohammed aimèrent celui-ci."
Ibn `Abbâs a rapporté ceci: Lorsqu'une femme émigrait et venait voir le Prophète (ﷺ) il la faisait jurer par Dieu en répétant: "Je ne suis pas partie par haine d'un mari, ni par désir d'un territoire par rapport à un autre, mais je suis partie par amour pour Dieu et pour Son Messager !"
Ibn 'Umar se mit debout devant Ibn az-Zubayr après sa mort. Il demanda pardon en sa faveur puis il dit: "Par Dieu ! Ce que je sais sur toi, c'est que tu jeûnais beaucoup, tu priais beaucoup et tu aimais Dieu et Son Prophète !"
TROISIÈME SECTION : Sur les signes de son amour (ﷺ)
Sache que celui qui aime une chose la préfère; Et préfère s'y conformer, sans cela, il n'est pas sincère dans son amour et c'est une simple prétention de sa part.
Aussi, l'homme sincère dans son amour pour le Prophète est celui sur lequel on voit les signes et les marques de cet amour.
En premier lieu, il se conforme à lui, pratique sa Sunna, suit ses actes et ses paroles, respecte son ordre, évite ses interdictions et observe ses règles de bienséances dans les moments difficiles et agréables, dans ses loisirs et ses contraintes. Ceci trouve son illustration dans le verset déjà cité:
Dis: Suivez-moi, si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. (Coran III-31)
Donc, il doit préférer ce qu'il a prescrit et recommandé au désir de sa propre âme.
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit: A ceux qui s'étaient établi avant eux en cette demeure et dans la foi ; à ceux qui aiment celui qui émigre vers eux. Ils ne trouvent dans leurs coeurs aucune envie pour ce qui a été donné à ces émigrés. Ils les préfèrent à eux-mêmes, malgré leur pauvreté... (Coran LIX-9)
L'homme sincère doit aimer ou se fâcher pour Dieu lorsqu'il recherche Son agrément.
Le traditionniste al-qâdî Abû `Alî al-ljâfiz nous a rapporté, d'après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu'à Anas Ibn Mâlik que l'Envoyé de Dieu lui a dit:
"Ô mon fils ! Si tu peux te trouver le matin et le soir sans avoir dans ton coeur le moindre ressentiment pour quiconque, fais-le !" Puis il m'a dit, ajoute Anas: "Ô mon fils ! Ceci relève de ma Sunna. Et celui qui revivifie ma Sunna m'aime. Et celui qui m'aime sera avec moi au Paradis."
Donc, celui qui assume cette qualité aime parfaitement Dieu et Son Messager et celui qui s'en démarque, ne serait-ce que partiellement, n'aime pas parfaitement, même si le terme amour lui est appliqué.
Ceci trouve son illustration dans cette autre parole du Prophète (ﷺ) au sujet de l'homme à qui il avait appliqué une peine légale pour avoir consommé du vin. L'un des témoins avait dit sur cet homme: "Grand Dieu, maudis-le car voici bien souvent qu'on l'a amené ici pour subir la peine légale et qu'il persiste à boire !" Le Prophète (ﷺ) a répondu: "Ne le maudis pas, car il aime Dieu et Son Messager."'
Parmi les signes de l'amour du Prophète (ﷺ), il y a le fait de le mentionner souvent, car celui qui aime une chose la mentionne beaucoup, et il y a aussi le fait de désirer ardemment sa rencontre, car tout amant aime rencontrer son bien-aimé.
Une tradition rappelle le vers qui fut déclaré en arrivant à Médine:
"Demain, nous rencontrerons les bien-aimés: Mohammed et ses Compagnons."
Il en va de même des paroles du récit de Khâlid Ibn Ma`dan (que nous avons déjà mentionné) ou de celles de Amrnar avant son exécution.
Parmi les signes de cet amour, il y a en plus de sa mention répétée, le fait de l'exalter et de le vénérer en le mentionnant et de faite preuve de respect et de recueillement en entendant son nom.
A ce propos Ishâq al-Tujibî disait: "Chaque fois que les Compagnons se souvenaient du Prophète après sa mort, ils se recueillaient, frissonnaient et pleuraient."
C'était aussi l'attitude des gens des générations suivantes: Certains le faisaient par amour et par ardent désir pour lui, et d'autres par crainte et respect.
Parmi les autres signes, il y a le fait d'aimer celui qui aime le Prophète comme les Gens de sa Famille et ses Compagnons parmi les Émigrés et les Auxiliaires, car celui qui aime une chose, aime aussi celui qui l'aime. Inversement, il y a le fait d'être hostile envers celui qui se montre hostile à leur égard et détester celui qui les déteste.
Le Prophète (ﷺ) a dit sur ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein: "Mon Dieu ! Aime-les pour que je les aime !"
Il a dit également à leur sujet: "Celui qui les aime, m'aime. Et celui qui m'aime, aime Dieu. Celui qui les déteste, me déteste. Et celui qui me déteste, déteste Dieu." et dans une autre version, il a dit cela au sujet d'alHassan: "Mon Dieu ! Je l'aime ! Aime celui qui l'aime !"
Le Prophète (paix et salut sur lui) a, de même, donné un avertissement quant à l'attitude des croyants vis-à-vis de ses Compagnons:
"Craignez Dieu à propos de mes Compagnons ! Ne les prenez pas comme cibles après moi. Celui qui les aime, c'est par mon amour qu'il les aime. Celui qui les déteste et leur nuit, me nuit. Et celui qui me nuit, nuit à Dieu. Et celui qui nuit à Dieu risque bientôt d'être saisi par Lui."
Il a dit aussi sur sa fille Fatima —que Dieu soit satisfait d'elle—: "C'est ma chair. Ce qui la courrouce me courrouce."
Il a dit également à `Aïsha (que Dieu soit satisfait d'elle) au sujet de `Usâma Ibn Zayd: "Aime-le car je l'aime."
Dans un hadîth connu, on lit: "Le signe de la foi, c'est l'amour des Ansârs (Auxiliaires) et le signe de l'hypocrisie, c'est de les détester."
Et dans celui rapporté par Ibn 'Umar: "Celui qui aime les Arabes, c'est par mon amour qu'il les aime. En vérité, celui qui aime une chose, aime toute chose qui s'y rapporte."
C'était, d'ailleurs, l'attitude des anciens pieux, même en ce qui concerne les choses permises et les plaisirs de l'âme.
Ainsi, Anas disait après avoir vu le Prophète e chercher les morceaux de courge dans le plat: Je n'ai cessé d'aimer la courge depuis ce jour-là.
C'est aussi le cas d'al-Hassan Ibn `Alî, `Abdullâh Ibn `Abbâs et Ibn Ja`far qui sont venus voir Umm Salama pour lui demander de leur préparer un plat prisé par l'Envoyé de Dieu (ﷺ).
De même, Ibn 'Umar portait des souliers dont le cuir était tanné avec de la poudre de l'alia blond, car il avait vu le Prophète e en porter de semblables.
Parmi les autres signes, il y a également le fait de détester celui qui déteste Dieu et Son prophète et de se montrer hostile à son égard, d'éviter celui qui s'oppose à sa sunna et introduit des innovations blâmables dans sa religion et de trouver insupportable tout ce qui s'oppose à sa Loi.
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit:
Tu ne trouveras pas des gens qui, tout en croyant en Dieu et au jour Dernier, témoignent de l'affection à ceux qui s'opposent à Dieu et à Son prophète... (Coran LVIII-22)
Or des Compagnons du Prophète e n'ont pas hésité à tuer des êtres qui leurs étaient chers tels leurs pères et leurs fils. Par exemple, `Abdullâh Ibn `Abdullâh Ibn Ubay ne lui a-t-il pas dit: Si tu veux, je te ramènerai sa tête? en parlant de son père...
Parmi ces signes, il y a le fait que le serviteur aime le Coran que le Prophète (ﷺ) a transmis et par lequel il a guidé et a été guidé et qu'il a incarné par son éthique, au point que `Aïsha —que Dieu soit satisfait d'elle— a dit: "Son éthique était celle du Coran."
Or pour le serviteur, aimer le Coran c'est le réciter souvent, agir selon ses préceptes et s'efforcer de le comprendre. Ainsi, le serviteur aime sa sunna et ne fait que s'en tenir à elle.
Sahl Ibn `Abdullâh disait: "Le signe de l'amour de Dieu, c'est l'amour du Coran. Le signe de l'amour du Coran, c'est l'amour du Prophète (ﷺ). Le signe de l'amour du Prophète (ﷺ), c'est l'amour de la Sunna. Le signe de l'amour de la Sunna, c'est l'amour de la vie future. Le signe de l'amour de la vie future, c'est le détachement du bas monde. Le signe du détachement du bas monde, c'est de n'en prendre que des provisions et le strict nécessaire pour la vie future."
De son côté, Ibn Mas`ûd disait: "Que chaque homme interroge son âme au sujet du Coran. S'il aime le Coran, c'est qu'il aime Dieu et Son prophète."
Parmi les signes de son amour pour le Prophète (ﷺ), il y a aussi le fait de compatir avec les membres de sa Communauté, leur prodiguer de bons conseils, s'occuper de leurs intérêts et les soustraire aux nuisances, à l'image de l'Envoyé de Dieu (ﷺ) qui a été miséricordieux et bienveillant envers les croyants.
Parmi les signes de la perfection de son amour, il y a le fait de renoncer au bas monde, de préférer la pauvreté et de l'assumer. Car le Prophète (ﷺ) a dit à Abû Sa'id al-Khudrî: "La pauvreté se hâte vers celui d'entre vous qui m'aime plus rapidement que le torrent d'eau du haut d'une vallée ou d'une montagne."
De même, dans le hadîth que rapporte `Abdullâh Ibn Mughaffal, un homme a dit au Prophète(ﷺ) :
"Ô Envoyé de Dieu ! Je t'aime !" Il lui dit: "Considère bien ce que tu dis." L'homme jura trois fois:
"Par Dieu ! Je t'aime !" Il lui dit alors: "Prépare-toi à résister à la pauvreté."
QUATRIÈME SECTION : Sur la signification et la réalité de Ach-Chifa - de kadi 'Iyâd
Les gens ont divergé sur l'explication de l'amour de Dieu et de l'amour du Prophète (ﷺ) en proposant une multitude d'expressions et de définitions en ce sens. Ceci est dû, en réalité, non à une différence de formulation, mais à une différence d'états spirituels.
Ainsi, Sufyan disait: L'amour, c'est suivre l'Envoyé de Dieu (ﷺ), et il se référait à la parole divine
Dis: Suivez-moi, si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. (Coran III-31)
Quelqu'un d'autre a dit: L'amour du Prophète, c'est croire en lui, le soutenir et défendre sa Sunna, s'y soumettre et craindre de s'y opposer.
Un autre a dit: L'amour, c'est la persistance dans la mention de l'aimé.
Un autre a dit encore: C'est préférer l'aimé ; c'est l'ardent désir pour l'aimé.
Ou encore: L'amour, c'est que le coeur se conforme au bon vouloir du Seigneur: Il aime ce qu'Il aime et déteste ce qu'Il déteste.
Selon un autre: L'amour, c'est l'inclination du coeur vers celui qui est en affinité avec lui.
La plupart de ces expressions constituent une allusion aux fruits de l'amour et non pas à sa réalité. En effet, la réalité de l'amour, c'est l'inclination vers ce qui convient à l'homme.
Cette convenance peut-être due au plaisir de percevoir, tel l'amour des belles images, des belles voix, des mets et des boissons agréables et tout ce qui y ressemble parmi les choses vers lesquelles incline toute nature saine.
Elle peut être due aussi au plaisir de percevoir, grâce à la faculté de son esprit, certaines significations intérieures et nobles, comme l'amour des saints, des savants, des gens de bien et ceux qui sont réputés pour leurs attitudes magnifiques et leurs conduites exemplaires. Car, par sa nature, l'homme incline à l'engouement pour ce genre de personnes. Mais cela peut conduire au fanatisme et au sectarisme en faveur d'un groupe de la communauté. Et un tel comportement conduit à l'exil et à l'atteinte de l'honneur des personnes...
Mais cette convenance peut être due aussi au fait d'aimer un être en raison de sa bonté et de sa bienfaisance, car les âmes aiment tout naturellement celui qui leur fait du bien.
Une fois ces raisonnements admis, si tu les appliques au Prophètes, tu sauras qu'il répond à ces trois significations impliquant l'amour.
S'agissant de la beauté de la forme et de l'extérieur, ainsi que de la perfection du caractère et de l'intérieur, nous en avons déjà suffisamment parlé au début de ce livre.
Pour ce qui est de sa bonté et de sa bienfaisance en faveur de sa Communauté, nous avons également évoqué les qualificatifs par lesquels Dieu —qu'Il soit exalté— l'a honoré, tels sa bienveillance à l'égard des croyants, sa miséricorde en leur faveur, sa direction, sa compassion et son effort pour les sauver de l'Enfer. Il est une miséricorde pour les mondes, un annonciateur de bonnes nouvelles et un avertisseur, il est un brillant luminaire, qui récite pour eux les versets du Livre de Dieu, leur enseigne Le Livre et la Sagesse et les guide vers le droit chemin.
En effet, y a-t-il une bonté plus magnifique et plus grandiose que sa bonté envers tous les croyants? Y a-t-il une bienfaisance plus utile et plus bénéfique que sa bienfaisance en faveur de tous les musulmans? Il était la cause de leur guidance au sortir de l'aveuglement, leur missionnaire pour le succès, leur médiateur auprès de leur Seigneur, leur intercesseur, celui qui parle pour eux, celui qui témoigne pour eux, celui dont l'exemple ouvre à la vie éternelle et à la félicité perpétuelle.
Donc, tu vois clairement que le Prophète  mérite l'amour véritable, légalement en vertu de ce que nous avons rapporté des Traditions authentiques, et de façon naturelle en vertu de ce que nous avons indiqué précédemment: la bonté et la bienfaisance qui émanaient généreusement de lui.
Du reste, si l'homme a tendance à aimer celui qui lui accorde, une ou deux fois, un bien dans sa vie en ce bas monde ou celui qui le sauve pour un moment d'une perte ou d'un dommage passager, celui qui lui montre une félicité impérissable et le soustrait au châtiment perpétuel de l'Enfer mérite davantage son amour !
Et si cet homme aime tout naturellement un roi en raison de sa conduite exemplaire, un gouvernant en raison de ce qu'on rapporte sur sa rectitude ou un homme dans le lointain en raison de ce qu'on répand sur sa science et son noble caractère, celui qui unit l'ensemble de ces qualités dans toute leur perfection mérite bien mieux d'être aimé.
'Ali a dit en décrivant le Prophète (ﷺ): "Celui qui le voit spontanément le craint et celui qui le fréquente par connaissance l'aime."
CINQUIÈME SECTION: Sur l'obligation de sincérité envers le Prophète (ﷺ)
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit:
Il n'y a rien à reprocher aux faibles, aux malades, à ceux qui n'ont pas de moyens, s'ils sont sincères envers Dieu et Son Prophète (ida nassahû lillâhi wa rasûlihi). Il n'y a pas non plus de raison de s'en prendre à ceux qui font le bien. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. (Coran IX-91)
Les exégètes disent que l'expression "idâ nassahu lillâhi wa rasûlihi" veut dire ceci: S'ils sont des musulmans sincères, intérieurement et extérieurement.
Al-qâdi al-faqih Abû-l-Walid nous a rapporté (au cours de nos répétitions devant lui), d'après une chaine transmetteurs remontant jusqu'à Tamim ad-Dari que l'Envoyé de Dieu, a dit: "La religion c'est la sincérité (an-nassiha)" On lui a demandé: "Envers qui, Ô Envoyé de Dieu?" Il a répondu: "Envers Dieu, Son Livre, Son Prophète, les chefs des musulmans et l'ensemble des musulmans, elle est obligatoire."
C'est pourquoi nos maitres répètent que la sincérité est obligatoire envers Dieu, Son Prophète(ﷺ), les chefs des musulmans ou plutôt l'ensemble des musulmans.
L'imâm Sulayman al-Busti dit: an-nasiha est un mot qui désigne l'ensemble du bien que l'on souhaite faire en faveur d'un individu. On ne peut donc exprimer tout cela par un terme particulier qui le délimite. Quant au sens étymologique du mot an-nasiha, il signifie la sincérité.
De son côté Abû Bakr Ibn Abi Ishâq al-Khaffaf dit: an-nush signifie: faire ce qui améliore et harmonise. Ce mot dérive d'an-nassah qui est le fil par lequel on recoud le vêtement.
Donc, la sincérité envers Dieu —qu'Il soit exalté— c'est de croire sincèrement à son unicité, de Le qualifier par ce qu'Il mérite, de l'exempter de ce qui ne Lui convient pas, de chercher ce qu'Il aime, de s'éloigner de ce qui Le courrouce et d'être sincère dans Son adoration.
La sincérité envers Son Livre, c'est de croire en lui, d'agir selon ce qu'il renferme, de bien le réciter, de le méditer, de le vénérer, de le comprendre et de l'étudier, de le défendre contre les interprétations excessives et les objections des impies.
La sincérité envers Son Messager, c'est de le soutenir, de le faire triompher, de le défendre dans vie et après sa mort, de revivifier sa Sunna par la recherche, de la défendre, de la répandre et de se conformer à son noble caractère et à ses belles règles de bienséance.
Abû Sulaymân dit: "C'est de reconnaitre sa prophétie et de lui obéir dans ce qu'il a ordonné et dans ce qu'il a interdit."
Dans le même sens, Abû Ibrâhim Ishâq al-Tujibi dit: "La sincérité envers l'Envoyé de Dieu (ﷺ), c'est de reconnaitre ce qu'il a apporté, de s'attacher à sa Sunna, de la répandre, d'inciter en sa faveur et d'appeler à Dieu, à Son Livre, au Prophète, à sa Sunna et de la pratiquer."
Ahmad Ibn Mohammed dit pour sa part que la sincérité envers l'Envoyé de Dieu (ﷺ) fait partie des obligations qui s'imposent aux coeurs.
Abû Bah al-Ajuri ainsi que d'autres auteurs disent que la sincérité envers le Prophète (ﷺ) implique deux attitudes: Une sincérité durant sa vie et une sincérité après sa mort.
En effet, dans sa vie, la sincérité de ses Compagnons à son égard consistait à le soutenir, à le défendre, à se montrer hostiles envers celui qui lui était hostile, à lui obéir, à sacrifier leurs personnes et leurs biens pour lui, comme Dieu —qu'Il soit exalté— l'a dit:
il y a, parmi les croyants, des hommes qui ont été fidèles au pacte qu'ils avaient conclu avec Dieu. Tel d'entre eux atteint le terme de sa vie ; tel autre attend, tandis que leur attitude ne change pas (Coran XXXIII-23) ;
 ... et qu'ils faisaient triompher la cause de Dieu et de Son prophète, ceux-là sont les véridiques. (Coran LIX-8)
Quant à la sincérité des musulmans à son égard, après sa mort, elle consiste à lui témoigner du respect, de la vénération et beaucoup d'amour, à s'efforcer d'apprendre sa Sunna et de connaitre sa Loi, à aimer ses Compagnons et les membres de sa famille, à éviter celui qui se détourne de sa Sunna et en mettant en garde contre lui, à être compatissant envers les membres de sa Communauté, à faire des recherches pour connaitre sa morale exemplaire, sa conduite et ses règles de bienséance et à faire preuve de patience dans cette recherche.
Ainsi, selon ce que dit cet auteur, la sincérité deviendrait l'un des fruits de l'amour et l'un de ses signes conformément à ce que nous avons indiqué.
A ce propos l'imâm Abû-l-Qâsim al-Qushayri rapporte que `Amrû Ibn al-Laythi, l'un des rois du Khurassan et de ses héros les plus célèbres, connu sous le nom al-Saffâr a été vu en songe et on lui a demandé: "Comment Dieu t'a-t-Il traité?" Il a répondu: "Il m'a pardonné." On lui dit: "Pour quelle raison?" Il a expliqué: "Un jour, je suis monté en haut d'une montagne d'où j'ai embrassé du regard l'ensemble de mes soldats. Je fus subjugué par leur nombre. Aussi, j'ai souhaité être présent aux côtés de l'Envoyé de Dieu (ﷺ) pour le soutenir et le faire triompher. Dieu m'a loué pour cela et m'a pardonné."
S'agissant de la sincérité envers les chefs des musulmans, elle consiste à leur obéir dans le respect de la vérité, à les aider pour la rétablir, à la leur recommander et à la leur rappeler, de la façon la plus appropriée. Mais aussi, les avertir quant à leurs négligences et pour ce qu'on leur a caché des affaires des musulmans, éviter de se rebeller contre eux ou d'ameuter les gens et de les manipuler contre eux.
S'agissant de la sincérité envers l'ensemble des musulmans, elle consiste à les guider vers leurs intérêts, à les aider par les actes et les paroles dans les affaires de leur foi et de leur monde ici-bas, à avertir celui qui est insouciant, à éclairer celui qui est ignorant, à épauler celui qui est dans le besoin, à repousser les dommages auxquels ils s'exposent et à leur apporter du profit.[...]
Patience, endurance et pardon du Prophète (ﷺ)
S’agissant de la mansuétude (al hilm), l’endurance (al ihtimal), le pardon (al ‘afuw) alors qu’on a les moyens de sévir, la patience (as sabr) de supporter les contraintes, il y’a entre ces vertus une certaine différence.
Ainsi la mansuétude est un état de calme digne et de fermeté, lorsque interviennent les raisons qui la provoquent.
L’endurance consiste à maîtriser l’âme et à la retenir au moment des douleurs et de tout ce qui gène.
Il en va de même pour la patience qui a presque la même signification.
Quand au pardon, il consiste à s’abstenir de sévir et de tenir rigueur.
Or tout ceci relève de l’éducation que Dieu  a donnée à Son prophète (ﷺ) .
En effet, Dieu lui a dit :
<<Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants >> (Coran VII-199)
On rapporte que lorsque ce verset fut révélé au prophète (ﷺ) il a interrogé l’Archange Gabriel sur son interprétation. Gabriel lui dit : Attend que j’interroge Celui qui connaît toute chose. Il alla, puis revint le voir et dit : Ô Mohamed Dieu t’ordonnes de garder les liens avec celui qui rompt avec toi, de donner à celui qui te prive et de pardonner à celui qui te fait du tord !
Dieu dit également (parole de Luqman à son fils) :
<<… Supporte patiemment ce qui t’arrive : tout cela fait partie des bonnes résolutions>> (XXXI-17)
Dieu —qu'Il soit exalté— a dit aussi : << Sois patient, comme ont été patients ceux des Prophètes qui étaient doués d’une ferme résolution…>> (XLVI-35)
Quant au pardon Dieu dit :
<<… ils oublieront et ils pardonnerons. N’aimez vous pas quand Dieu vous pardonne ? Dieu est Celui qui pardonne. Il est très miséricordieux>> (XXIV-22)
<<Mais celui qui est patient et qui pardonne fait montre des meilleurs dispositions>> (XLII-43)
De là, on saisit parfaitement ce qui est réputé de la mansuétude et de l’endurance du Prophète (ﷺ) . Et si l’on décèle chez tout magnanime une petite faute qui pourrais entraîner un trébuchement, en revanche, l’ampleur des ennuis et des nuisances n’ont fait qu’accroître la patience du
Prophète (ﷺ)  et les excès des ignorants ne l’ont rendu que plus magnanime.
Le qadi Abû ‘Abdullah Mohamed Ibn ‘Alî al Taghlabî  et bien d’autres nous ont rapporté d’après une chaîne de nombreux transmetteurs qui remonte à ‘Aicha (raa) : « On n’a jamais donné à l’Envoyé de Dieu (ﷺ) à choisir entre deux choses sans qu’il n’opte pour la plus facile, aussi tant qu’il ne s’agissait pas d’un péché.  S’il s’agissait d’un pécher, il restait, de tous les hommes, celui qui en est le plus éloigné. Et l’Envoyé de Dieu  (ﷺ) ne s’est jamais vengé pour lui-même à moins que les interdits de Dieu  soient violés. Alors, il s’en vengeait pour Dieu. »
Ainsi ne se fâchait il que pour Dieu et dans ce cas sa colère était terrible.
On rapporte également que lorsque l’incisive du Prophète (ﷺ) fut brisée, et sa tête fut blessée au court de la bataille d’Uhud, les compagnons furent très touchés. Ils lui ont proposé : Et si tu lançais des imprécations (malédiction) contre eux (les quraish) ! Il leur répondit :
« Je n’ai pas été envoyé pour maudire. Mais j’ai été envoyé comme un implorant et comme une miséricorde. Mon Dieu ! Dirige mon peuple car ils ne savent pas. »
De même on rapporte que ‘Umar (raa) a dit un jour au Prophète : « Par mon père et ma mère ! Ô Envoyé de Dieu ! Noé a jeté l’anathème sur son peuple en disant <<Mon Seigneur ! Ne laisse sur la terre aucun habitant qui soit au nombre des impies>> (LXXI-26) Si tu jette contre nous un semblable anathème nous périrons jusqu’au dernier. Pourtant ton dos a été foulé, ton visage ensanglanté et ton incisive brisée mais tu n’as voulu dire que du bien. En effet tu as dit « Mon Dieu ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas. »
Regarde comme cette parole représente le maître mot de la bienfaisance et résume les degrés de l’excellence, du bon caractère, de la noblesse de l’âme et de l’extrême patience et mansuétude. Car le Prophète (ﷺ) ne s’est pas contenté de garder le silence à leur égard mais il leur a pardonné. Puis il a eu pitié d’eux et leur a fait miséricorde en invoquant en leur faveur et en intercédant pour eux. Il a dit : Mon Dieu ! Pardonne ou guide. Et par les mots « pour mon peuple » il a manifesté sa miséricorde, avant d’excuser leur ignorance en disant : ils ne savent pas.
De même lorsqu’un homme l’interpella un jour en disant « Sois équitable, car ce partage n’as pas été fait pour Dieu. », le Prophète (ﷺ) s’est contenté dans sa réponse de lui expliquer ce qu’il ignorait (au sujet du partage) et s’exhorta lui-même en rappelant ce qui lui était reproché. Ainsi dit il a cet homme : « Malheur à toi ! Qui serait équitable si je ne le suis pas ? Je serais perdant et misérable si je ne suis pas équitable ! », Et il a ensuite arrêté celui de ses Compagnons qui a voulu tuer cet homme (pour défendre le Prophète (ﷺ) contre ces paroles offensantes).
Une autre fois, lorsque Ghawrath Ibn al Hârith se dressa pour tuer l’Envoyé de Dieu (ﷺ) endormi seul sous un arbre, tandis que les autres dormaient aux alentours au cours de l’une des expéditions, L’Envoyé de Dieu (ﷺ) se réveilla et vit cet homme debout près de sa tête avec une épée dégainée. Ghawrath lui dit : Qu’est ce qui te protège de moi ? Il lui répondit : Dieu. L’épée tomba alors de sa main et le Prophète (ﷺ), le saisissant, lui dit : Qu’est ce qui te protège de moi ? L’homme dit : Sois le meilleur de ceux qui saisissent ! Il le laissa et lui pardonna. L’homme revint ensuite dans sa tribu et dit aux siens : Je reviens de chez le meilleur des hommes.
Du reste, son histoire la plus extraordinaire en matière de pardon est celle concernant la juive qui l’a empoisonné par la viande d’une chèvre. Une tradition authentique atteste qu’après avoir entendu son aveu, il la laissa.
De même, il n’a pas tenu rigueur  à Labid Ibn al A’sam qui l’avait ensorcelé à partir de quelques cheveux sur un peigne. L’Ange Gabriel vint lui révéler toute l’affaire mais il n’a pas formulé de reproche ni de sanction.
Il n’a pas non plus tenu rigueur à ‘Abdullâh Ibn Ubay et à ses acolytes parmi les hypocrites, à propos de ce que l’on a rapporté de grave comme gestes et paroles à son encontre. Il a seulement dit à celui qui lui a conseillé de tuer quelques-uns d’entre eux : « On ne dira pas que Mohammed  exécute ses Compagnons. »
Par ailleurs, Anas rapporte ce qui suit : Pendant que j’étais avec le Prophète (ﷺ)  et qu’il portais un manteau aux bords très épais, un arabe bédouin l’a saisi par l’extrémité se son manteau et l’a violement tiré au point que le bord du manteau lui a laissé une marque sur la nuque. Puis il lui dit : Ô Mohamed ! Charge mes deux chameaux des biens que tu as de Dieu, car tu ne me donnes pas de tes biens. Le Prophète (ﷺ) garda le silence un moment puis il lui dit : Certes ce sont les biens de Dieu et je suis Son serviteur.  Faut-il te sanctionner pour  ce que tu m’a fait ô arabe bédouin ? Il répondit : Non. Il lui demanda Pourquoi ? L’arabe bédouin répondit Parce que tu ne réponds pas au mal par le mal. A ces mots le Prophète (ﷺ) sourit puis il ordonna qu’on charge d’orge l’un de ses chameaux et l’autre de dattes.
De même, ‘Aicha a dit ceci : Je n’ai jamais vu l’Envoyé de Dieu (ﷺ) sévir à la suite d’une injustice à son encontre, tant que cela ne touchait pas l’un des interdits de Dieu. Et il n’a jamais frappé de sa main qui que ce soit, sauf quand il combattait dans le chemin de Dieu. Et il n’a jamais frappé un serviteur ou une femme. Un jour on lui a apporté un homme et on lui a dit : celui là veut te tuer. Le Prophète saws lui dit : « Ne sois pas effrayé ! Ne sois pas effrayé ! Su tu en avais véritablement l’intention, tu ne serais pas lâche (effrayé) devant moi. »
De même Zayd Ibn Sa’na est venu le voir (avant d’embrasser l’islam) pour lui réclamer une dette. Il tira son habit au niveau du coude puis le saisi violement par les bords de ses vêtements et lui dit : Vous les descendants de ‘Abd-l-Muttalib  vous retardez les paiements ! A ces mots ‘Umar le menaça et lui lança des propos très durs pendant que le Prophète (ﷺ) , lui, souriait.
Puis l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  dit à ‘Umar : Nous avions davantage besoin, lui et moi, d’un autre conseil, ô ‘Umar ! : Que tu m’ordonnes de bien régler ma dette ma dette et que tu lui ordonnes de bien la réclamer.  Et il ordonna à ‘Umar de régler sa dette et de lui donner en plus vingt boisseaux pour l’avoir effrayé. D’ailleurs cet épisode fut la cause de son entrée en islam. En effet cet homme avait dt : Il ne reste rien des signes de la prophétie que je n’ai pas reconnu chez Mohamed (ﷺ), sauf deux d’entre eux que je n’ai pas encore éprouvés. L’occasion lui en fut donnée. Quant à la mansuétude elle prend le dessus sur son ignorance et, inversement, l’excès d’ignorance chez autrui ne fait qu’accroître sa mansuétude.
En somme, parler de sa mansuétude, de sa patience et de son pardon est un thème qu’on ne peut épuiser en aucun cas. Il suffit pour toi de méditer sur ce que nous avons évoqué d’après les Recueils de Hadiths authentiques et les ouvrages sûrs qui rapportent des Traditions tout à fait authentiques. Certaines traitent de sa patience à endurer les forfaits de la tribu de Quraysh et les nuisances du paganisme, de sa constance à supporter les pires difficultés avec les gens de cette époque, jusqu’à ce que Dieu lui accorda la victoire sur eux et le rende maître de leur sort. Pourtant, jusqu’à la dernière minute, ses ennemis avaient la certitude qu’ils allaient éradiquer ce premier noyau de musulmans autour de lui. Or tout cela n’a fait qu’accroître chez lui le pardon et la mansuétude à leur égard.  En effet il a dit aux mécréants de la Mecque après sa victoire totale sur eux : « Que pensiez vous que j’allais faire de vous ? »
Ils ont répondu : Seulement du bien. Tu es un noble frère et un noble cousin.
Il leur dit alors : Je vous dirai ce que mon frère Joseph a dit à ses frères : <<Qu’aucun reproche ne vous soit fait aujourd’hui ; que Dieu vous pardonne ! Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde. >> (XII-92) Allez, vous êtes libres ! »
De son coté, Anas rapporte ceci : Quatre vingt hommes sont descendus du plateau al Tan’îm près de la Mecque, au moment de la prière de l’aube, pour tuer l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  mais ils furent arrêtés. Malgré cela l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  les a libérés. Dieu révéla alors le verset suivant : <<C’est Lui qui a écarté leurs mains de vous et eux de vos mains, dans la vallée de la Mecque, après vous avoir donné l’avantage sur eux. Dieu voit parfaitement ce que vous faites. >> (XLVIII-24)
De même, le Prophète (ﷺ)  a dit, avec calme et attention, à Abu Sufyan qu’on amena devant lui alors qu’il avait rassemblé toute une coalition d’ennemis contre les musulmans, tué son oncle et maltraité ses Compagnons : « Qu’as-tu ô Abu Sufyan ? L’heure est elle venue pour toi de comprendre qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu ? » Abû Sufyan lui répondit : « Par mon père et ma mère ! Combien tu es magnanime, attentif aux liens de parenté et noble !... »
C’est que de tous les hommes, l’Envoyé de Dieu (ﷺ)  était le plus éloigné de la colère et le plus prompt à être satisfait.


(Al-Chamael al-Mohammadiya) Les qualités sublimes du ProphèteMuhammad(صلَّى الله عليه وسلّم)