Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 15 août 2016

Versets à médité : appelle


فَلِذَٲلِكَ فَٱدۡعُۖ وَٱسۡتَقِمۡ ڪَمَآ أُمِرۡتَۖ وَلَا تَتَّبِعۡ أَهۡوَآءَهُمۡۖ
وَقُلۡ ءَامَنتُ بِمَآ أَنزَلَ ٱللَّهُ مِن ڪِتَـٰبٍ۬ۖ وَأُمِرۡتُ لِأَعۡدِلَ بَيۡنَكُمُۖ
ٱللَّهُ رَبُّنَا وَرَبُّكُمۡۖ لَنَآ أَعۡمَـٰلُنَا وَلَكُمۡ أَعۡمَـٰلُڪُمۡۖ
 Appelle donc (les gens) à cela; reste droit comme il t’a été commandé;
 ne suis pas leurs passions; et dis: «Je crois en tout ce qu’Allah
a fait descendre comme Livre, et il m’a été commandé
d’être équitable entre vous. Allah est notre Seigneur et votre Seigneur.

Les dégâts des mots par Abu Hamid Al'Ghazali: Le libertinage, l'insulte et la vulgarité


« Al fohche » se définit pas rapport a la clarté de description de certaines choses relatives a la
pudeur, Ibn Abbas -qu’Allah l’agrée- a dit : « Dieu est pudique Généreux Il pardonne et Il
fait allusion (a propos des choses pudiques au lieu de les exprimer crûment). Il a fait
allusion a l'acte sexuel par le mot contact (al lams) » ; d’autres termes sont utilisés pour
décrire ce contact. Lorsqu’ils sont trop expressifs, ces termes sont considérés comme fohche.
En général, toute chose qui éprouve la pudeur ne doit pas être citée expressément.
On rapporte que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Evitez d'être grossiers
dans votre langage, car Dieu l'exalté n'aime pas le fohche (grossièreté, obscénité) ni le
fait d'être grossier. »
Il -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit également : « Le croyant n'est pas injurieux, ni
maudisseur, ni grossier, ni indécent. »
Il -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit également : « Dieu n aime pas les grossièretés, ni
les grossiers, crieurs dans les marchés. »
Quant aux insultes, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « C'est commettre un
acte d'indécence que d'insulter un croyant, et c'est de l'impiété (kufr) que de le
combattre (avec les armes). »
On rapporte que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « L'un des grands
péchés est d'insulter ses propres parents.
Étonnés, les compagnons lui ont demandé: O Envoyé d'Allah ! Comment quelqu’un
peut-il insulter ses propres parents !
Et le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- leur a répondu : « Il insulte les parents
de quelqu’un d'autre et celui ci réagit a cela en insultant ses propres parents. » »
Quant a l'indécence, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « L'indécence et le
langage cru (là ou il faut être pudique) sont 2 branches parmi celles de l'hypocrisie. »
Les causes qui poussent a cela sont soit la volonté de nuire a autrui, soit la fréquentation des
libertins, et de ceux qui sont habituellement grossiers.

Les signes du bon caractère par Abou Hamed Al-Ghazâli




Il arrive à l'aspirant de lutter contre son âme charnelle jusqu'à ce qu'elle renonce aux dépravations et aux péchés, puis il croit qu'il a amélioré son caractère et qu'il peut se passer du combat spirituel, alors qu'il n'en est rien. Car le bon caractère résume l'ensemble des qualités des croyants qu’Allah - qu'il soit exalté - décrit en ces termes :
{ Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur
Ceux qui accomplissent la Salâ et qui dépensent (dans le sentier d'Allah) de ce que Nous leur avons attribué.
Ceux-là sont, en toute vérité les croyants: à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu'un pardon et une dotation généreuse. }
(Qur'ân : al-Anfâl [8] - 2;3;4)


{ Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s'inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois d'Allah... et fais bonne annonce aux croyants. }
(Qur'ân :at-Tawba [9] - 112)


{ Bienheureux sont certes les croyants,
ceux qui sont humbles dans leur Salâ,
qui se détournent des futilités,
qui s'acquittent de la Zakâ,
et qui préservent leurs sexes, (de tout rapport),
si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer;
alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs; }
(Qur'ân : al-Mu°minûn [23] - 1->10)


{ Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent: "Paix", ... }
jusqu'à la fin de la sourate (Qur'ân : al-Furqân — verset 63 et suivants).
Donc, celui qui a des difficultés à reconnaître son état, doit soumettre son cas à ces versets. Car la présence de toutes ces qualités est un signe du bon caractère, et leur absence est un signe du mauvais caractère. De même, la présence de quelques unes, au détriment du bien d'autres, est une indication de la présence de quelques caractères à l'exclusion de bien d'autres. Donc, le fidèle doit s'employer à préserver ce qu'il trouve déjà présent et à acquérir ce qui lui manque.
Du reste, l'Envoyé d’Allah — que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a réservé plusieurs qualités aux croyants, par lesquelles il faisait allusion aux bons caractères.
En effet, il est rapporté dans les deux Recueils Authentiques (Sahîhayn), d'après le Hadîth transmis par Anas que le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : « Par Celui qui détient le sort de mon âme ! Le serviteur ne croit pas tant qu'il n'aime pas pour son frère ce qu'il aimerait pour lui-même ».
Il est rapporté également dans ces deux Recueils, d'après le Hadîth transmis par Abû Hurayra que le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier se doit d'honorer son hôte. Celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier ne doit pas nuire à son voisin. Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, se doit de dire du bien ou de garder le silence ».
Il est dit dans un autre Hadîth : « De tous les croyants celui qui a une Foi parfaite est celui-là même qui a le meilleur caractère ».
Le bon caractère consiste aussi à supporter la gêne et les nuisances. En effet, il est rapporté dans les deux Recueils Authentiques (Sahîhayn), qu'un arabe bédouin avait tiré le manteau du Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix — si brutalement que son col a marqué le cou de l'Envoyé d’Allah — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — puis il lui a dit : « ô Muhammad ! Ordonne qu'on me donne de l'argent d’Allah qui est dans tes mains ». L'Envoyé d’Allah — que Dieu lui accorde la grâce et la paix - se retourna, puis sourit et ordonna qu'on lui en donne.
De même lorsque les gens de son peuple lui causaient une gêne, il disait : « Mon Dieu ! Pardonne aux gens de mon peuple car ils ne savent pas. »
De son côté, Uways al-Qarani disait aux enfants qui lui lançaient des pierres : « ô mes frères ! S'il le faut et qu'il ne peut en être autrement, jetez sur moi des cailloux sans blesser mon pied et m'empêcher de prier. »
De même, Ibrâhîm ibn Adham était sorti au désert où il a croisé un soldat qui lui demanda où se trouvaient les agglomérations. Ibrâhîm lui indiqua un cimetière. Le soldat lui porta un coup à la tête et le blessa. Lorsqu'il sut que c'était Ibrâhîm, il se mit à embrasser sa main et son pied. Mais Ibrâhîm a dit ensuite : lorsqu'il a frappé ma tête, j'ai demandé à Allah de lui accorder le Paradis, parce que je savais que je serais récompensé pour les coups que j'ai reçu. Aussi, je n'ai pas voulu que ma part à son égard soit le bien et que la sienne à mon égard soit le mal.
De même, quelqu'un a traversé une ruelle où on a versé sur lui de la cendre à partir d'une terrasse. Ses compagnons se mirent à parler et à crier mais il a dit : « Celui qui mérite l'Enfer et à qui on offre de la cendre en guise de réconciliation, se doit de maîtriser sa colère et de ne pas s'emporter ».
Il s'agit d'âmes domptées par les exercices spirituels d'où la tempérance de leurs caractères et l'épuration de leurs intérieurs de tous les résidus de la fraude et de la trahison, ce qui leur procure l'agrément des arrêts du destin. Donc, celui qui ne trouve pas en lui-même quelques unes de ces marques découvertes chez ces gens, se doit de poursuivre les exercices spirituels pour y arriver, car il n'est pas encore arrivé.