Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

jeudi 7 juillet 2016

Ce que l’on gagne à délaisser les coutumes. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

 
Parvenir au but nécessite deux choses : délaisser les coutumes et surmonter les obstacles.
Les coutumes consistent à se réfugier dans l’inactivité, le repos, à se contenter des usages et habitudes que les gens ont adoptés et qu’ils mettent au même niveau que la législation.
Ces coutumes sont même plus importantes à leurs yeux que la religion.
En effet, ils dénigrent quiconque va à l’encontre de ces traditions et s’y oppose, d’une façon plus sévère encore qu’ils ne dénigreraient un individu s’opposant clairement à la religion.
Ils peuvent même aller jusqu’à l’excommunier, le traiter d’innovateur et d’égaré, le boycotter et le réprimander pour avoir divergé de ces coutumes.
C’est à cause de ces coutumes qu’ils ont enterré les traditions prophétiques.
Ils élèvent ces coutumes au même niveau que le prophète sallallahu ‘alayhi wasallam en personne.
Leur alliance et leur désaveu se fait autour d’elles.
Le bien est ce qui s’y conforme et le mal est ce qui s’y oppose.
Ces usages et ces coutumes ont pris le dessus sur un nombre important de groupes d’individus, qu’il s’agisse de rois, de gouvernants, de juristes, de soufis, d’indigents, de volontaires au combat ou des personnes issues de la masse des musulmans.
L’éducation des jeunes se fait à travers ces coutumes et les plus âgés ont grandi avec.
Elles sont devenues de véritables Sunna, et sont même plus importantes aux yeux de leurs adeptes que les sunna prophétiques.
Or quiconque s’appuie sur les coutumes vivra prisonnier, et quiconque s’y attache se coupera alors de l’assistance divine.
Ce fléau s’est pourtant répandu à grande échelle, et c’est à cause de lui que le Coran et la Sunna on été délaissés.
Quiconque cherche secours auprès de ces coutumes sera abandonné par Allah, et quiconque s’y conforme en lieu et place du Coran et de la Sunna verra ses actions rejetées par Allah, et elles comptent parmi les voiles et les obstacles les plus importants sur le chemin menant à Allah et Son prophète
sallallahu ‘alayhi wa sallam.
Les obstacles :
Les obstacles sont représentés par les différentes formes de transgressions, qu’elles soient
apparentes ou cachées. En effet, elles empêchent le cœur de cheminer vers Allah ta’ala et se
dressent sur sa voie. Les transgressions sont de trois types : polythéisme, innovation
religieuse, et désobéissance. L’obstacle du polythéisme se lèvera dès lors que le serviteur
vouera un culte sincère à son Seigneur. Celui de l’innovation religieuse se dissipera si le
serviteur se conforme à la Sunna. Enfin, l’obstacle de la désobéissance disparaitra grâce à la
sincérité du repentir. Ces obstacles ne se révèleront au serviteur qu’à partir du moment où il
décidera de s’approvisionner pour son voyage, et il ne prendra conscience de leur ampleur que
lorsqu’il aura commencé à cheminer vers Allah et la demeure dernière. Ce n’est qu’à ce
moment qu’elles apparaitront clairement et que le serviteur se rendra compte qu’elles
jonchent son chemin, sentiment qui sera d’autant plus fort qu’il chemine à vive allure et ne se
consacre qu’à son voyage. Dans le cas contraire, tant que le serviteur est immobile, il ne se
rendra compte ni de ces problèmes latents ni de ces obstacles.
Les entraves :
Les entraves quant à elles sont tout ce à quoi le cœur s’attache en dehors d’Allah et de Son
prophète, qu’il s’agisse des plaisirs de ce bas monde et de ces désirs, de l’amour du pouvoir,
ou de la compagnie des hommes et de l’attachement qu’on éprouve pour eux. Or il est
impossible de couper ces trois liens et de s’en débarrasser si ce n’est en s’attachant fortement
au plus noble des objectifs. Et chercher à couper ces liens sans s’attacher à l’objectif ultime
est inconcevable. En effet, l’âme humaine ne peut quitter ce qu’elle aime et affectionne si ce
n’est pour quelque chose qui lui est plus cher et plus aimer. Plus les liens l’attachant à son but
sont forts et plus ceux la liant à d’autres éléments faiblissent, et vice versa. S’attacher à
l’objectif ultime c’est le désirer ardemment, désir qui ne peut naître qu’à condition de
connaître l’objet du désir, son haut degré et la prééminence de ses qualités par rapport aux autres.