Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

samedi 21 mai 2016

Les 99 Hadiths du Prophète SAWS. Hadith 2 : Les branches de La foi


2) Le Messager d’Allah saws1.gif )a dit : « La foi se décompose en soixante-dix branches et quelques. La meilleure branche est de dire « il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Allah » et la dernière branche est de ramasser tout ce qui peut faire obstacle sur un chemin ; et la pudeur est une des branches de la foi. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim.

Versets à médités : Nulle contrainte en religion

Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. 
Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, 
qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient (256) 
 Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi: 
Il les fait sortir des ténèbres à la lumière. 
Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les Ṭāg ūt, 
qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. 
Voilà les gens du Feu, où ils demeurent éternellement. (257)

Signification de la religion. Moustafa Mahmoud. Dialogue avec un ami athée

Mon ami me dit : - Écoute ! S'il y a pour vous, comme vous le prétendez, un paradis, je serai le premier à y entrer. Je suis, en effet, plus religieux que beaucoup de vos vieillards à barbe qui invoquent Dieu en égrenant leur chapelet.
- Plus religieux ? Que veux-tu dire ?

- Je ne fais de tort à personne. Je ne vole pas, je ne tue pas. Je ne me laisse pas corrompre. Je ne suis ni envieux, ni rancunier. Je ne veux de mal à aucune créature. Je ne désire que le bien et ne recherche que l'intérêt de tous. Je me réveille et me couche la conscience tranquille. 

La devise de ma vie est : Faire le bien autant que je peux ! N'est-ce pas cela la religion ? 
Ne dites-vous pas vous-mêmes que la religion est une manière de se comporter à l'égard d'autrui ?  

- Tout ce que tu viens d'énumérer s'appelle, en d'autres termes, une conduite irréprochable. Elle est requise par la religion ; mais elle ne s'identifie pas à elle. Tu confonds les deux. La religion n'a qu'une seule signification : elle est connaissance de Dieu. Une connaissance de Dieu en vérité, de laquelle découle une certain façon de se comporter envers Lui. Une connaissance de ton Dieu comme étant un Dieu Grand et Sublime, un Dieu Proche qui répond, entend et voit lorsque tu l'invoques, humblement prosterné devant Lui comme l'esclave devant son maître. C'est cette relation entre toi et ton Dieu qui est la religion. Les rapports que tu as avec tes semblables sont exigés par la piété ; ils sont aussi, en réalité, un rapport avec ton Seigneur. C'est ce qu'affirme notre Prophète : « L'aumône tombe dans la Main de Dieu avant de tomber dans celle du mendiant. »
Celui qui aime Dieu doit aussi aimer ses créatures et être bon envers elles. Mais si tu n'as de relations qu'avec les êtres humains, s'ils sont les seuls que tu reconnaisses et considères, tu te limites au monde d'ici-bas. Tu nies donc l'existence de Dieu, quand bien même aurais-tu une conduite irréprochable à l'égard des hommes. Ton bon comportement signifie uniquement que tu fais preuve de perspicacité, d'intelligence, de tact, de sensibilité. Mais il n'y a rien de religieux en tout cela. Tu veux gagner les gens pour réussir dans la vie. Ta conduite irréprochable est un expédient pour gagner uniquement le monde d'ici-bas. C'est à ce signe que l'on reconnaît les incroyants de ton espèce.


- Crois-moi ! Je ressens parfois qu'il existe une Force supérieure...
- Une Force ?

- Oui, une Force mystérieuse qui domine l'univers. J'y crois pleinement.

- Et comment te la représentes-tu ? Sous la forme d'un Être qui entend, voit et est doué d'intelligence ? Un Être qui s'engage à prendre soin de ses créatures et à les guider sur la Voie Droite en leur manifestant sa Révélation, en leur envoyant ses Prophètes, en répondant à leurs appels et à leurs supplications ?

- Sincèrement, je ne crois pas à toutes ces balivernes et je conçois les choses autrement. De surcroît, tes propos me semblent bien mesquins eu égard à la Force grandiose dont je te parlais.

- Si j'en crois la description que tu en donnes, il s'agirait d'une force électromagnétique aveugle menant l'univers de manière absurde et méprisante.
- Peut-être...
- Mon pauvre ami ! Tu as de ton Dieu une bien piètre idée. Il t'a créé le regard, et tu L'imagines aveugle ! Il t'a créé raisonnable, et tu en fais un être absurde et stupide ! Par Dieu ! Tu es un mécréant et rien d'autre, même si tu passais ta vie entière dans une conduite irréprochable. Tes bonnes actions n'auront aucune utilité le Jour du Jugement dernier. Elles seront réduites à néant.

- N'est-ce pas injuste ?

- Au contraire ! C'est la justice même. Tu imaginais que tes actions émanaient de toi et qu'il n'y avait personne pour te conduire et te guider. C'est toi qui as été injuste envers ton Dieu en niant le mérite qui Lui revenait. Si le croyant et l'incroyant sont, en apparence, égaux dans leur manière louable de se comporter, il y a cependant une différence entre leurs bonnes actions respectives. Chacun d'eux peut, par exemple, faire construire un hôpital. L'incroyant dit : « C'est moi qui ai bâti ce grand hôpital pour le bien des gens. » Le croyant, quant à lui, reconnaît : « C'est grâce à mon Seigneur que j'ai accompli cette oeuvre. Je n'ai été qu'un intermédiaire. » Quelle différence ! L'un attribue le mérite à Celui à qui il revient. Il ne s'approprie à lui-même aucun honneur, sinon celui d'avoir été un simple instrument. Et même pour cela, il rend grâce à Dieu en disant: « Ô mon Seigneur ! Je te loue d'avoir fait de moi une cause de bien. » C'est toute la différence entre la présomption et la modestie, entre l'arrogance et la délicatesse. C'est pourquoi, dans le culte païen que vous rendez à votre Force électromagnétique aveugle, vous ne priez pas.

- Pourquoi prier ? Pour qui prier ? Je ne vois, en votre prière, aucune raison d'être. Et pourquoi toute cette gymnastique ? L'humilité ne suffit-elle pas ?

- La raison d'être de la prière est qu'elle anéantit cet orgueil dans lequel tu vis. Au moment de la prosternation, lorsque ton front touche terre et que tes lèvres prononcent ce que croit ton coeur : « Sois exalté, ô mon Seigneur Tout-Puissant ! », tu sais finalement quelle est ta véritable place : tu n'es rien face au Dieu Tout-Puissant. Tu n'es que poussière sur poussière et Lui est le Transcendant qui trône au-dessus des sept cieux...

Quant à savoir pourquoi la prière est faite de mouvements, pourquoi l'humilité du coeur de nous suffit pas, je voudrais à mon tour te poser cette question : Pourquoi as-tu été créé avec un corps ? La charité en paroles ne te suffit pas non plus : tu dois tendre la main, donner de ton argent... Pourquoi ? Ton corps a été créé par Dieu pour exprimer les intentions de ton coeur. Ce qui est réellement dans ton coeur déborde sur ton corps. Si ton humilité est sincère, elle se répand sur ton corps. C'est alors que tu t'inclines et te prosternes. Si par contre elle est fausse, elle ne dépasse pas le seuil de tes lèvres.


- Crois-tu que tu iras au paradis ?

- Nous serons tous ramenés vers le feu de l'enfer. Dieu sauvera ensuite ceux qui L'auront craint. Sera-ce mon cas ou non ? Seul le sait Celui qui sonde les coeurs. Pour ma part, ma science n'est malheureusement que de l'encre sur du papier. Une action peut être pure, alors que l'intention ne l'est pas. Une intention peut être pure, alors que la sincérité ne l'est pas... Quelqu'un d'entre vous, par exemple, peut penser faire le bien pour Dieu seul, alors qu'il le fait en réalité par souci de sa réputation ici-bas ou par soif de notoriété.

Que de fois nous nous leurrons sur nous-mêmes ! Que de fois, sans que nous sachions comment, nous nous faisons illusion avec la bonne impression que nous avons de nous-mêmes ou le calme menteur qui nous habite ! Demandons à Dieu la pureté du coeur !


- L'homme peut-il être sincère ?

- Il ne le peut pas de lui-même. Dieu seul met la sincérité au fond des coeurs. C'est la raison pour laquelle le Coran parle davantage de « ceux qui ont été rendus sincères » (al-mukhlasûn) que de « ceux qui sont sincères » (al-mukhlisûn). Cependant, Dieu a promis qu'Il « dirigeait vers la Religion celui qui revient repentant vers Lui » (Coran : 42, 13). Il t'appartient donc de revenir vers Dieu. Et à Lui de faire le reste !

Les fondements du bonheur. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Ceux qui éprouvent des difficultés à délaisser leurs habitudes et coutumes sont ceux qui ne les ont pas délaissées pour Allah ta’ala.
En revanche, quiconque les délaisse pour Allah véritablement, sincèrement et du plus profond de son cœur n’en éprouvera aucune peine, sauf dans les débuts ou Allah ta’ala l’éprouve pour tester si son délaissement est sincère ou s’il ne fait que mentir. S’il endure quelques temps cette peine avec patience, elle se transformera en bien être.
Ibn Sirîn -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « J’ai entendu Shurayh jurer par Allah qu’aucun serviteur ne délaisse une chose pour Allah, puis en éprouve un manque. Quant au propos : « Quiconque délaisse une chose pour Allah, Allah la lui remplacera par quelque chose de meilleur  », c’est une parole vraie. Allah ta’ala peut remplacer cette chose délaissée de différentes manières, la meilleure étant de la remplacer par la compagnie d’Allah, Son amour, la quiétude du cœur en Sa présence, sa force, sa motivation, sa joie, et la satisfaction que le serviteur éprouve à l’égard de son Seigneur. »