Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

samedi 14 mai 2016

Versets à médités : Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent: «Seigneur! Déverse sur nous l’endurance,..

Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent: «Seigneur! Déverse sur nous l’endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle». (250) Ils les mirent en déroute, par la grâce d’Allah. Et David tua Goliath; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes. (251)

Les différents types de pensées. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Les fondements du bien et du mal proviennent de la pensée, car la pensée est une prémisse de
la volonté, de l’intention, de l’ascétisme, du délaissement, de l’amour et de la haine.
La meilleure des pensées consiste à penser aux intérêts de l’au delà et aux moyens de les réaliser,
et penser aux dommages de l’au delà et aux moyens de les éviter.
Voilà donc quatre des plus importantes pensées.
Elles sont suivies par quatre autres pensées :
Penser aux intérêts matériels et aux moyens permettant de les réaliser, et penser aux
dommages matériels et aux moyens de les éviter.
C’est autour de ces huit pensées que s’articule la réflexion des sages.
Les quartes premières se résument à penser aux bienfaits et dons d’Allah, à Ses ordres et interdits, aux moyens permettant de Le connaitre et de connaitre Ses noms et attributs tirés de Son livre et de la Sunna de Son prophète et ce qui en découle.
Ces pensées font naitre en l’individu l’amour et la connaissance d’Allah.
Ainsi, s’il pense à l’au delà, sa valeur et son éternité, et s’il réfléchit à ce bas monde, à sa médiocrité et à son caractère éphémère, cela fera naître en lui le désir de l’au delà et le délaissement de ce bas
monde. Plus le serviteur réfléchit au caractère éphémère de cette vie et au peu de temps imparti, et plus il sera sérieux, consciencieux, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour tiré profit de son temps.
Ces pensées nourrissent son ambition, la revivifient après avoir été morte et rabaissée.
Elles font de lui un homme à part qui se distingue du commun des êtres humains.
A l’opposé de ces pensées se trouvent les pensées malsaines qui traversent l’esprit de la majorité des créatures, comme le fait de penser à des choses qui n’ont pas été imposées à l’intellect, choses que ce dernier n’a d’ailleurs pas les moyens de maîtriser, comme une science futile qui n’apporte rien, ou comme le fait de méditer sur le  « comment » de l’essence du Seigneur et de Ses attributs, que l’intellect humain est dans l’incapacité de cerner.
On compte aussi parmi les pensées malsaines, le fait de réfléchir à la conception de systèmes complexes mais inutiles voire néfaste, comme le fait de réfléchir à une stratégie au jeu d’échec, à la musique et autres systèmes et concepts.
Il y a aussi le fait de réfléchir à des sciences qui même s’il s’agit de science exactes,
n’améliorent ni n’octroie d’honneur à l’âme humaine, comme le fait de réfléchir aux détails
de la logique, des mathématiques, des sciences naturelles, et de l’écrasante majorité des
sciences philosophiques qui, à supposer qu’un individu s’y spécialise jusqu’a en atteindre le
summum, ne l’améliorent ni ne purifient son âme.
Il y a le fait aussi de penser aux désirs, aux plaisirs et aux moyens permettant de se les procurer.
Ces pensées, même si l’âme en retire quelque plaisirs, ne mènent à rien de bon, et leurs effets néfastes dans ce bas monde, avant même l’au delà, sont bien plus importants que le plaisir procuré.
Il y a le fait de réfléchir à des choses qui n’ont pas eu lieu, et de chercher à savoir ce qu’il se serait passé si elles avaient effectivement eu lieu. Comme le fait de s’imaginer être un roi, ou avoir trouvé un trésor, ou posséder une contrée et s’imaginer ce que l’on ferait alors : à savoir que l’on prendrait telle chose, qu’on donnerait telle autre, que l’on se vengerait d’untel, et autres réflexions de bas étage.
Il y a le fait de penser aux détails de la vie des gens et des situations dans lesquelles ils sont, leurs entrées et sorties et autres réflexions propres aux âmes inactives et vides de toute pensée envers Allah, Son messager et l’au delà.
Il y a le fait de penser à des stratagèmes détaillés et à des ruses et des fourberies fomentées
dans le but de parvenir à ses objectifs et passions, qu’ils soient licites ou illicites.
Il y a aussi le fait de penser aux différents types de poésie, ses catégories et les thèmes qu’elle
aborde, comme le panégyrique, la diatribe, la galanterie, les hommages et autres thèmes.
Tout ceci occupe l’être humain et le distrait de penser à ce qui fera son bonheur et une vie heureuse
éternelle.
Il y a aussi le fait de penser à des suppositions purement hypothétiques qui n’ont concrètement aucune réalité et dont les gens n’ont absolument pas besoin.
Or ces hypothèses existent dans toute science, même dans la science de la jurisprudence et ses fondements, ou en médecine.
Toutes ces pensées présentent plus de dommages que d’intérêts.
Et le seul fait qu’elles distraient de ce qui est plus important et plus bénéfique tant dans l’immédiat qu’à l’avenir, est un dommage suffisant.