Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mercredi 27 avril 2016

AL-HADITH : ne sera pas droite الحديث :لا يستقيم إيمان عبد


D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « La foi d'un serviteur ne sera pas droite tant que son coeur ne sera pas droit et son coeur ne sera pas droit tant que sa langue ne sera pas droite et il ne rentrera pas dans le paradis tant que son voisin ne sera pas à l'abri de son mal ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib)



عن أنس ابن مالك رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لا يستقيم إيمان عبد حتى يستقيم قلبه ولا يستقيم قلبه حتى يستقيم لسانه ولا يدخل الجنة حتى يأمن جاره بوائقه
(رواه أحمد و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب)

J’avais des défauts. "Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi"


J’avais des défauts, je me suis alors exercer à lire les paroles des Prophète, que la paix d’Allah soit sur eux, et des sages vertueux, anciens et récents, en matière de moralité et de conduite dans le but de guérir mon âme jusqu’à ce qu’Allah – exalté soit-Il – m’ait aidé à réaliser plus que cela par Sa grâce.
La justice complète, l’exercice de l’esprit et la maîtrise des vérités consistent à les admettre afin que les gens en profitent un jour si Allah – exalté soit-Il – le veut.
Parmi mes défauts, deux principaux se caractérisaient par une recherche en excès de satisfaction et un excès de colère.
Lors de mes lectures, je fus interpellé au sujet de l’interdiction d’afficher sa colère qu’elle se traduise en parole, en acte ou en simple agitation.
Je me suis convaincu alors de ma capacité à la surmonter.
J’ai supporté un lourd fardeau et une grande peine.
Cette dernière aurait pu me rendre malade, surtout au sujet du renoncement à la satisfaction. Aujourd’hui, je me suis presque pardonné d’avoir daigné m’en abstenir.
Également au sujet de l’humour, j’ai pu m’abstenir de dire ce qui contrarie l’interlocuteur, et
je me le suis permis dans la mesure où son absence est de l’introversion et égale l’orgueil.
Aussi, à mon grand étonnement, mon esprit a controversé avec mon âme sur ce qu’il connait
de ses défauts jusqu’à ce qu’ils en soient complètement perdus sans laisser de trace, louange à
Allah – exalté soit-Il – j’ai habitué mon âme à se sous-estimer et à recourir à l’humilité.
Aussi, je me suis donc efforcé à les quitter des actes dus à la mégarde de la jeunesse et à la
faiblesse des membres et ils ont disparu.
Aussi, concernant la passion pour la célébrité et le pouvoir, j’ai réalisé au milieu de la souffrance causée par ce malaise qu’il faut éviter ce qui est illicite dans la religion, avec l’aide
d’Allah – exalté soit-Il – pour le reste.
On demande également l’aide à Allah – exalté soit-Il – au sujet de l’excès de fierté qui a
rendu le mariage méprisable à mes yeux de quelque façon que ce soit, et impossible.
Or aujourd’hui, c’est comme si j’avais arrêté de résister à cette exagération dont je connais les
inconvénients pour des raisons qui m’ont atteintes.
J’ai deux défauts qu’Allah – exalté soit-Il – a occultés et pour lesquels, Il m’a aidé à résister.
Il m’a assisté par son bienfait pour m’en débarrasser, alors l’un s’en est allé par la grâce
d’Allah – exalté soit-Il – c’est comme si le bonheur m’était voué jusqu’à ce que j’en aperçoive
un de ses traits, alors j’ai essayé de l’enterrer.
Le deuxième me lambinait et il était sur le point d’apparaître quand il s’agitait et que ses veines palpitaient, puis Allah – exalté soit-Il – m’a aidé à le réprimer par la grâce d’Allah jusqu’à
ce qu’il se soit éteint.
Aussi, il y a la grande rancune que j’ai pu cacher et occulter avec l’aide d’Allah – exalté soit-Il
– et dont j’ai pu en vaincre toutes les conséquences manifestes.
Néanmoins, je n’ai point pu m’en débarrasser définitivement ; c’est la raison pour laquelle je n’ai jamais été capable de nouer une véritable amitié avec mes anciens ennemis.
Quant au fait d’avoir des préjugés, il est souvent considéré comme un défaut, mais il n’en est
que s’il atteint la foi ou dégrade la conduite à l’égard d’autrui.
Autrement cela relève de la fermeté, et la fermeté est une vertu.
Mais mes ennemis ignorants me reprochent le fait qu’il ne m’importe pas de contredire les autres au sujet de mes vraies convictions, même s’il s’agit de toute personne sur terre.
De même, il ne m’importe point d’être d’accord avec les gens de mon pays au sujet de
leur habit auquel ils se sont accoutumés sans raison, et cette qualité est l’une de mes grandes
et incomparables vertus. Et je jure que si je ne l’avais pas – qu’Allah m’en préserve – cela aurait été l’un de mes plus grands souhaits et l’une de mes prières auprès de mon Créateur – exalté soi-Il.
Je précise à tous ceux à qui parviennent mes paroles, que leur accord avec les gens sur ce qui est faux et la curiosité ne leur sont aucunement utiles s’il leur coute le mécontentement de leur Seigneur, la dépréciation de leur esprit, la peine de leur âme et leur corps et la charge d’une provision inutile.
Les ignorants des vérités m’ont également reproché le fait que je ne m’afflige guère si l’on
insulte ceux qui m’ont insulté, et que je ne m’indigne pas si l’on injure mes amis en ma présence.
Et moi je dis : celui qui m’a décrit ainsi a concis ses propos et ne les a pas expliqués, quand
le propos est concis, il supporte l’embellissement du laid et l’enlaidissement du beau.
C’est comme si l’on disait : tel individu s’accouple avec sa soeur, ce serait une abomination
que toute personne réprouverait, jusqu’à ce que l’on explique en disant : il s’agit de sa soeur
en Islam, on réalise alors la grossièreté de cette concision.
Mais si je disais que je ne m’indignais pas si l’on offensait ceux qui m’ont offensé j’aurais
menti, car la non indignation dans ce cas, est naturelle chez tout le monde.
Mais je m’efforce de ne pas afficher ma colère ni mon trouble, ni mon agitation, alors je peux m’abstenir de riposter suite à de grands affronts.
C’est ce que je choisis de faire avec le pouvoir et la puissance d’Allah – exalté soit-Il – mais si je suis pris au dépourvu, je riposte par des paroles affligeantes mais non désobligeantes dans lesquelles je veille à être honnête et à ne pas les prononcer par colère ou par ignorance.
En sommes, le comportement précité me déplaît sauf en cas d’une nécessité, c'est-à-dire pour
réprimer celui qui tente de m’offenser ou de me rapporter de mauvais propos.
En effet, il y a plusieurs personnes qui se plaisent à faire entendre aux gens les calomnies à leur sujet. Il n’y a rien d’aussi indécent que de rapporter aux gens les critiques des autres à leur égard, car cela
corrompt les consciences et répand les calomnies.
Puis, celui qui m’offense a immanquablement deux visages : il est soit un menteur soit il est honnête. S’il est un menteur, alors Allah me fait triompher de lui de suite car il fait désormais partie des menteurs, et a confirmé mon bienfait en m’attribuant ce dont je suis innocent, ses auditeurs finissent par découvrir son mensonge dans l’immédiat ou après avoir accompli des recherches sur ses propos.
Et s’il est honnête, il a indubitablement trois visages :
- Je peux lui avoir confié une affaire telle qu’on le fait avec une personne de confiance et de loyauté. Dans ce cas, il s’agirait de la plus vile personne qui soit.
- Il peut me reprocher une affaire qui n’est pas un défaut, dans ce cas son ignorance et son reproche non fondé me suffiraient
- Ou bien il peut me reprocher l’un de mes défauts et décrire l’une de mes faiblesses, s’il dit la vérité je serais plus à blâmer que lui, et je devrais être plus en colère contre moi-même que contre quelqu’un qui m’a justement critiqué.
Quant à mes amis, je ne m’abstiens pas de m’indigner pour leur compte, mais je m’indigne légèrement sans exagération pour ne pas mettre l’auteur des propos dans l’embarras en ma présence.
Ceci aussi afin de ne pas le gêner ni faire en sorte qu’il s’excuse du blâme des offenseurs.
Mais méditer sa propre vie et se préoccuper de sa réforme est primordial par rapport au fait de chercher les erreurs des autres.
Cependant, je mentionne tout de même, les qualités de mon ami et tout en blâmant l’offenseur de s’être contenté d’évoquer les défauts et d’avoir omis les qualités.
Et je spécifie qu’il ne lui rendrait pas la pareille, qu’il est plus noble qu’il ne l’est et qu’il ne doit pas agir de la sorte.
Mais si je provoque l’offenseur et que je l’irrite et suscite sa colère, ce dernier insulterait mon
ami davantage. Je serais alors coupable vis-à-vis de mon ami car j’aurais causé la réitération
des insultes que les personnes entendront encore à son égard. Et je me sentirais coupable car
j’entendrais des propos indécents que nul ami ne souhaiterait que j’entende.
Et je ne voudrais pas que mon ami me défende en faisant plus que ce que j’ai évoqué, et s'il
dépasse cela en insultant celui qui m’a calomnié jusqu’à ce que les calomnies se multiplient ;
et que cela outrepasse ce niveau donnant lieu à un affrontement odieux pouvant atteindre
mes parents et les siens, et ce selon le degré d’indécence de l’offenseur, voir à un combat physique. Dans ce cas, je ne désapprouverais point sa conduite, je le critiquerais, au lieu de le remercier et je le blâmerais grandement qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide.
Certaines personnes qui déforment les choses sans s’assurer de leur vérité m’ont également reproché de dilapider mon argent, voici le résumé qui l’explique : Je n’en dépense que ce qui peut être nocif à ma croyance ou conduire à la perte d’un honneur ou l’éreintement d’une âme.
Je trouve que ce que je peux préserver de ces trois choses citées, si peu soient-elles, est plus important que l’argent que je perds, même s’il s’agit de la plus grande des richesses.
J’ai trouvé que le meilleur bienfait d’Allah – exalté soit-Il – pour l’individu est de
l’empreindre d’amour pour la justice, et de préférence pour la justice.
Ainsi pour réprimer les symptômes de corruption et obtenir le meilleur pour la foi et la vie : je me suis servi de la force que ces vertus me procurent.
Et il n’y a de pouvoir ni de puissance que grâce à Allah – exalté soit-Il.
Quant à ceux qui sont empreints d’iniquité et d’injustice, les considérant comme une simple
affaire, ils ne peuvent jamais avoir l’espoir de la réforme de leurs âmes ou l’amélioration de
leurs caractères. Et ils doivent savoir qu’ils ne réussiront ni en religion, ni en bonnes moralités.
Quant à l’arrogance, l’envie, le mensonge et la traîtrise, caractéristiques non inhérentes à ma
nature, grâce à Allah, Seigneur de l’Univers, je ne puis être loué pour les avoir abandonnés.

Versets à médités : Très certainement, Nous vous éprouverons...

Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, 
de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. 
Et fais la bonne annonce aux endurants, (155) 
 qui disent, quand un malheur les atteint: 
«Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons. (156) 
 Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, 
ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés. (157)