Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

jeudi 24 mars 2016

L’établissement de la justice est pour l'humanité entière: l’application idéale de la justice à l’époque du Prophète (ﷺ)

 Le récit est signalé dans la Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), il a eu lieu du vivant du Prophète (ﷺ), trois ans après son émigration à Médine. 
Mais avant d’aborder le récit et avant de prendre connaissance de l’application idéale de la justice à Médine, il nous faut connaître les conditions dans lesquelles l’émigration du Prophète () s’est déroulée et quelle atmosphère y régnait alors.

Au bout de treize ans passés à la Mecque, le Prophète démenti, et oppressé cherchait en vain une tribu qui le protègerait contre le despotisme, et l’hostilité des siens. 26 tribus refusèrent de l’accueillir, jusqu’au moment où il trouva par pur hasard, six jeunes gens des Ançars qui eurent foi en son message et lui affirmèrent être prêts à lui procurer l’hospitalité, la protection et la sécurité. Cependant, ils appartenaient à la tribu des Aouss qui était en conflit perpétuel avec la tribu des Khazradj, et ce, depuis une quarantaine d’années. Or, si le Prophète () se rendait à Médine dans ces conditions, il risquerait de s’attirer l’hostilité des Khazradj, c’est pourquoi il a patienté jusqu’à l’année suivante. Le nombre est devenu douze, dont neuf des Aouss et trois des Khazradj. L’année d’après, leur nombre a augmenté jusqu’à soixante-douze, ce qui a poussé le Prophète () à se rendre à Médine.

Le Prophète () a fourni des efforts intensifiés dans le dessein de rallier les deux tribus en conflit armé au point qu’il a insisté dans son premier sermon sur la consolidation des relations de parenté. De nombreux versets qui soulèvent la question de la fraternité, lui furent également révélés.

En outre de ces deux tribus, Médine renfermait des polythéistes qui avaient refusé de se convertir à l’Islam ; des hypocrites qui étaient aux aguets pour créer des problèmes aux Musulmans ; en plus de trois tribus Juives qui s’étaient alliées avec les nomades athées. La bataille de la tranchée constitue une preuve de leur trahison ; de même qu’ils ont essayé à deux reprises d’assassiner le Prophète ().

Le bouclier volé :

Les compagnons à Médine vivaient dans la pénurie et la faim, au point qu’ils ont été obligés de serrer des pierres contre leur ventre. Parmi eux, il y avait un compagnon des Aouss récemment converti à l’Islam, nommé Roufa’a Ibn An-Nou’man. Il était en possession d’un bouclier qui lui revenait d’un butin lors d’une des batailles à laquelle il avait participé avec le Prophète (). Ce bouclier qui constituait sa seule fortune au milieu de cette pénurie, fut volé. Bachir, un homme des Khazradj, lui aussi nouvellement converti à l’Islam, fut accusé de ce vol. Mais il se fait que Qatada le cousin de Roufa’a a vu Bachir en flagrant délit et tint le Prophète () au courant. Un profond chagrin s’empara du Prophète parce qu’il pensait que:

- les Juifs et les athées de Médine vont se réjouir car le voleur est un Musulman.

- Le conflit va s’approfondir entre les Aouss et les Khazradj.

- Cet incident va entraver ses efforts, lui qui cherche depuis trois ans à établir la paix entre ces deux tribus.

Entre temps, trois personnes des Khazradj vinrent trouver le Prophète () et lui affirmèrent que le véritable voleur n’est que Zeyd Ibn Samin, un Juif et qu’il a caché le bouclier dans son jardin. 
Le Prophète envoya sur le champ quelques-uns de ses compagnons qui fouillèrent le jardin et ramenèrent le bouclier. Ces trois personnes demandèrent au Prophète () de prendre la défense de Bachir et de l’innocenter en public ; le Prophète () gravit les marches de sa chaire et blâma Qatada pour avoir accusé Bachir sans preuve, au point que ce dernier regretta profondément son acte.

Ainsi, l’incident prit fin et la crise entre les Aouss et les Khazradj fut évitée ; tout le monde accomplit la Salât du Isha’ en groupe.

Mais quelques instants avant le Fadjr, l’Ange Gabriel descendit du ciel et mit le Prophète () au courant de la vérité en dévoilant le véritable voleur qui n’était que Bachir.

Au fait, Bachir a cédé à un moment de faiblesse en volant le bouclier, et décida de le cacher dans le jardin de son voisin le juif, afin de se débarrasser de ce péché, et d’en accuser ce dernier ; puis il a demandé à quatre personnes de sa famille de témoigner en sa faveur auprès du Prophète en leur promettant qu’il ne récidiverait plus. L’un d’eux refusa de faire ce faux témoignage car il pensa que c’était là une trahison au Prophète () ; mais Bachir insista qu’il garde le silence, celui-ci finit par se résigner tout en étant sûr de l’innocence du Juif.

Allah le Juste, observe tout. Il fallait que Gabriel descende du ciel bien avant la Salât Al-Fadjr et avertisse le Prophète. Le fait de retarder le dévoilement de la vérité est une injustice en soi. Peu importait que le Juif soit satisfait de son innocence ; peu importait qu’un problème naisse entre les Aouss et les Khazradj ; l’établissement de la justice est prioritaire.

Le Prophète () gravit les marches de la chaire lors de la Salât Al-Fadjr, innocenta le Juif et dévoila le véritable voleur en récitant les versets de la Sourate An-Nisâ’ les Femmes :

Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu’Allah t’a appris. Et ne te fais pas l’avocat des traîtres (105).
Et implore d’Allah le pardon car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux. (106).
Et ne dispute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Allah, vraiment, n’aime pas le traître et le pécheur. (107)
Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher d’Allah. Or, Il est avec eux quand ils tiennent la nuit des paroles qu’Il (Allah) n’agrée pas. Et Allah ne cesse de cerner (par Sa science) ce qu’ils font (108).
Voilà les gens en faveur desquels vous vous disputez dans la vie présente. Mais qui va disputer pour eux devant Allah au Jour de la Résurrection? Ou bien qui sera leur protecteur? (109).
Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux (110).
Quiconque acquiert un péché, ne l’acquiert que contre lui-même. Et Allah est Omniscient et Sage. (111).
Et quiconque acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se rend coupable alors d’une injustice et d’un péché manifeste. (112)

En entendant ces versets, Qatada et Roufa’a fondirent en larmes en répétant à trois reprises :  
« Allah a révélé la Vérité, le bouclier est à Allah. » et ils l’offrirent en aumône.

L’établissement de la justice :

Les Khazradj n’ont cherché à provoquer aucun problème, du fait que la justice a été rendue en faveur du Juif. Ils se sont rendus à l'évidence que c'est la loi seule qui prédomine et passe avant toute autre considération. Ceci les a bien réconfortés, surtout lorsque le Prophète () a déclaré : « Si Fatimah, la fille de Mohammad a volé, Mohammad n’hésiterait point à lui faire couper la main. » Telle est l’équité de Mohammad !

Quant au juif, il ne s’est pas converti à l’Islam, ceci prouve que le Messager d’Allah () n’a pas établi la Justice dans un objectif déterminé, mais parce que la Justice est un ordre Divin, quel qu’en soient les résultats qui en découleraient.

Bachir de son côté, s’est enfui hors de Médine, trop faible pour assumer la responsabilité de son péché. D’ailleurs, un verset a été révélé à son compte :

« Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Alors que les trois proches de Bachir Al-Khazradji, ils s’étaient repentis de leur péché en implorant le pardon d'Allah.

Aimer les uns les autres: jonathan swiftحبَّ بعضُنا بعض: جوناثان سويفت

« Nous avons tout juste assez de religion pour nous haïr, 
mais pas assez de religion pour nous aimer les uns les autres. »
 jonathan swift
.لدينا من التدين ما يكفي ليُبغِض بعضُنا بعضا،
 وليس لدينا منه ما يكفي ليُحبَّ بعضُنا بعضا.
  جوناثان سويفت
















Ne soit pas triste: Dr Ibrahim El fikiلا تحزن:ابراهم الفقي

لا تحزن:ابراهم الفقي  

Allah ne rassemble pas Ses trésors dans un cœur ou se trouve autre que Lui. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Si délaisser les désirs interdits pour Allah permet d’échapper au châtiment divin et d’accéder
à Sa miséricorde, il reste que les trésors d’Allah, les richesses du bien, le plaisir de Sa
compagnie, le désir ardent de Le rencontrer, la joie et le bonheur de Le mentionner, ne
peuvent être présents dans un cœur ou se trouve autre que Lui, même si ce cœur appartient à un adorateur, ascète et savant. En effet, Allah ta’ala S’est refusé à placer Ses trésors dans un cœur ou se trouve autre que Lui, et dont l’ambition est placée ailleurs qu’en Lui. Allah place Ses trésors dans le cœur de celui qui considère que la pauvreté est richesse avec Allah, que la richesse est pauvreté sans Lui, que l’honneur est humiliation sans Lui, que l’humiliation est honneur avec Lui, que les délices sont un supplice sans Lui, et que les supplices sont un délice avec Lui. Plus généralement, Allah ta’ala place Ses trésors dans le cœur de celui qui ne se voit pas vivre autrement qu’avec Allah et par Lui, et qui voit la mort, la douleur, les soucis, l’angoisse et la tristesse dans le fait de ne pas être proche de Lui. Cette personne se délectera alors dans deux paradis : Un paradis terrestre qui lui est offert à l’avance et un paradis dans l’au delà.

L’intension et la patience. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Le conseil sincère est le pollen de la raison.
Plus le conseil est sincère et plus la raison se renforce et s’illumine.
Le rappel et la méditation se fécondent l’un l’autre.
S’ils se rencontrent, ils engendrent l’ascétisme en ce bas monde et le désir de l’au delà.