Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 22 mars 2016

L’amour d’Allah ta’ala. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Le serviteur ne cesse de se consacrer à Allah, jusqu’à ce que sa volonté et son amour se lie à Son auguste visage. Ce lien consiste à ce que l’amour du serviteur atteigne Allah et se lie à
Lui seul, de telle façon que rien ne les sépare. Il consiste aussi à ce que la connaissance du
serviteur se lie aux noms, attributs et actes d’Allah, sans que la pénombre de la dénégation
(Ta’tîl) ne vienne en éteindre la lumière. De même, la lumière de l’amour d’Allah ne peut être
éteinte par la pénombre du polythéisme. Ce lien consiste aussi à être en relation avec la
mention d’Allah ta’ala de sorte que le voile de l’insouciance et de la distraction entre le
serviteur et le mentionné disparaisse. C’est alors que cette mention se liera à Allah et que les
actes se lieront aux ordres et aux interdits. Le serviteur pratiquera les actes d’obéissance parce qu’il lui a été ordonné de les accomplir mais aussi parce qu’il les aime. Il délaissera aussi les actes prohibés car ils lui ont été interdits mais aussi parce qu’il les déteste.
Voilà donc ce que signifie la mise en relation des actes avec les ordres et les interdits.
Essentiellement, il s’agit de la disparition des causes incitant à agir ou à délaisser, qui sont le
plus souvent des éléments et des intérêts matériels. Il s’agit aussi de lier sa confiance et son
amour à Allah, de manière à avoir une confiance totale en Lui, à éprouver quiétude en Sa
compagnie, à se satisfaire des choix judicieux qu’Il fait pour soi même, sans l’accuser de quoi
que ce soit, dans quelque situation que ce soit. Le serviteur doit aussi lier sa pauvreté et son
indigence à Allah ta’ala et à personne d’autre que Lui. Il doit aussi lier sa peur, son espoir, sa
joie, sa réjouissance et son allégresse à Allah seul. Il ne doit donc craindre personne d’autre
que Lui, ne doit rien espérer de personnes d’autre que Lui, ne doit se réjouir pleinement ni
éprouver de joie complète que pour Lui. S’il éprouve quelque joie et exaltation pour une
créature, il ne s’agit pas de la joie complète, de l’exaltation pleine, de l’allégresse, de la
délectation, de la réjouissance éprouvée pour Allah seul. Pour ce qui est d’autre qu’Allah, si
les sentiments éprouvés pour lui aident à atteindre ce but, on peut s’en réjouir et en éprouver
de la joie. Si en revanche ils mettent un voile entre soi et Allah, la tristesse, l’éloignement
d’Allah, et le trouble du cœur remplaceront la joie et l’allégresse.
Ainsi, aucune joie réelle ni aucune réjouissance véritable ne peuvent être éprouvées si ce n’est pour Allah, ou pour ce qui mène à Lui et suscite Son agrément. Allah ta’ala a d’ailleurs
mentionné le fait qu’Il n’aimait pas ceux qui se réjouissaient des parures de ce bas monde. Il a aussi ordonné de se réjouir de Son bienfait et de Sa miséricorde que sont l’islam, la foi et le coran, comme l’ont expliqué les compagnons et leurs successeurs.
En résumé : quiconque lie les sentiments précités à Allah parviendra à son but.
Dans le cas contraire, il sera coupé d’Allah et lié à ses propres intérêts et à son âme, tout en étant troublé dans sa connaissance, sa volonté et son attitude.