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lundi 29 février 2016

Implorations coraniques utiles à la réalisation de la paix intérieure: par Mohammad Moussa ach-Charif

Le livre Misbâh adh-Dhalâm d'Abou 'Abd Allah ibn an No'mân rappelle  multitude d'histoires
vraies qui mettent en exergue l'importance de l'imploration d'Allah.
L'histoire ci-dessous est l'une des histoires consignées dans ce livre:
 Rapporté par al-Bokhârî, chapitre du Djihad
 La référence précédente
 Chams ad-Dîn Mohammad ibn Moussâ ibn an-No'mân , de Marrakech , malikite, mort en 683,
ce livre qui est le sien est un manuscrit comme il est dit dans Al-A 'lâm 71118
« Quand AI-'Azîz Billâh(1) incarcéra ach-Charîf ibn Tabâtibâ(2), ce dernier, une fois la nuit tombée,
vit le Prophète en songe. Le Prophète lui dit dans son rêve :
Al-'Azîz t'a mis en prison?
Il répondit: Oui ô Messager d'Allah!
Le Prophète lui dit : « Que fais-tu donc de ces cinq choses qui sont toujours agrées par Allah
et grâce auxquelles Il te soulagerait de tous tes maux ? »
Il dit : Ô Messager d'Allah! Quelles sont ces choses?
Le Prophète de dire: ce sont Les paroles suivantes d'Allah Exalté soit-Il :
( Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens,
de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : 'Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous
retournerons': Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés. ) (AI-Baqara: 155-157)
( Certes ceux auxquels l'on disait: "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" - cela accrut leur foi - et ils dirent: "Allah nous suffit; Il est notre  meilleur garant' '. ) (ÂI 'Imrân : 173)
( Et Job, quand il implora son Seigneur: Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des
miséricordieux! " Nous l'exauçâmes, enlevâmes le mal qu'il avait, lui rendîmes les siens et autant qu'eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs. )
(AI-Anbiyâ' : 83-84).  ( Et Dhou an-Noune (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N'allions pas l'éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici : Pas de divinité à part Toi! Pureté a Toi! J'ai été vraiment du nombre des injustes . Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse.
Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.) (AI-Anbiyâ' : 87-88)
(Bientôt vous vous rappellerez ce que je vous dis; et je confie mon sort à Allah. Allah est, certes Clairvoyant sur les serviteurs. Allah donc le protégea des méfaits de leurs ruses, alors que le pire châtiment cerna les gens de Pharaon) (Ghâfrr : 44-45)
Ach-Charîf ibn Tabâtiba dit: Je me réveillai tout en ayant ces versets en mémoire. Et le matin l'on me
libera. Je sus alors que je devais ma liberté à la bénédiction de ces cinq versets»

(1)Nazzâr ibn Ma'add ibn Isma'il, Abou Mansour, le calife fatimide d'Égypte, chiite corrompu, mort en 386, voir sa biographie dans Siyar A '/âm anNoba/ â', 15/167.
 (2)Ach-Charif 'Abd Allah ibn Ahmad ibn 'Ali al-Hassani, médinois ensuit égyptien, il était pudique et apte à être calife. Il mourut en 348. Voir sa biographie dans Siyar A 'lâm an-Nobalâ',15/496-497.

Dans ce sens Dja'far ibn Mobammad as-Sâdiq dit:
«- Je suis étonné par tout malade qui omet de dire: ( Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus
miséricordieux des miséricordieux! ) (Al-Anbiyâ' : 83)
- Alors qu'Allah, Exalté soit-Il, dit en réponse à cette invocation:
( Nous l'exauçâmes, enlevâmes le mal qu'il avait) (Al-Anbiyâ' : 84)
- Je suis étonné par toute personne qui a des chagrins et omet de dire:
( Pas de divinité à part Toi ! Pureté a Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes ) (Al-Anbiyâ' : 87)
- Alors qu'Allah, répond à cette invocation en ces termes : ( Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.) (Al-Anbiyâ' : 88)
- Je suis étonné par quiconque éprouve la peur et omet de dire: ( Allah nous suffit; Il est notre meilleur garant. ) (Al \Imrân : 173)
- Alors que la réponse d'Allah à cette invocation est : ( Ils revinrent donc avec un bienfait de la part d'Allah et une grâce. Nul mal ne les toucha) (Ar Imrân : 174)
- Je suis étonné par toute personne qui est victime de complots et omet de dire :
( Et je confie mon sort à Allah. Allah est, certes Clairvoyant sur les serviteurs. ) (Ghâfir: 44)
- Alors qu'Allah répond à cette invocation en ces termes :
( Allah donc le protégea des méfaits de leurs ruses) (Ghâfrr : 45)
 - Je suis aussi étonné par quiconque craint que les grâces d'Allah dont il joui ne s'amenuisent et omet de dire: ( Telle est la volonté (et la grâce) d'Allah! Il ny a de puissance que par Allah)
(AI-Kahf: 39»)1

من كتاب قصة الايمان بين الفلسفة والقران والعلم للشيخ نديم الجسر


La limite de la stupidité. "Thérapie de l’âme" par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi


La limite de la stupidité est de commettre les péchés et les vices,
 tels que nuire, médire et tuer.  
C’est de la démence et de l’excitation. 
La stupidité est le contraire de la sagesse c’est ce qu’on a démontré précédemment. 
Il n’y a pas de juste milieu entre la sagesse et la stupidité autre que l’absurdité.
Et la limite de l’absurdité est de faire et dire ce dont on a nullement besoin, ni pour 
la religion ni pour la vie, ni pour les mœurs louables et non blâmables, ni pour une 
obéissance ou un acte pouvant y conduire, ni pour une vertu ni pour un vice nuisible.
Mais il s’agit de paroles vaines et d’actes curieux.
L’abondance ou la rareté de ces actes dépend de l’absurdité 
de l’individu. Ainsi on peut être absurde au sujet d’une affaire, 
sage au sujet d’une autre, et stupide au sujet d’une troisième.

Il se peut que vous détestiez quelque chose alors que c’est un bien pour vous. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Allah ta’ala dit : « Il se peut que vous détestiez quelque chose alors que c’est un bien pour vous. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est néfaste. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate Al Baqarah verset 216)
Dans ce verset se trouvent des sagesses, des secrets et de nombreux intérêts pour le serviteur.
En effet, si ce dernier sait qu’une chose détestable peut engendrer un bien, et qu’une chose
aimée peut engendrer un mal, il saura qu’il n’est pas à l’abri d’un dommage qu’engendrerait
un événement heureux, de même qu’il ne désespérera pas de voir un événement heureux
résulter d’une situation dommageable, étant donné qu’il ignore la tournure que peuvent
prendre les événements. En effet, Allah ta’ala connaît l’issue de toutes les situations, chose
que le serviteur ignore, ce qui implique les choses suivantes :
Premièrement : Rien n’est plus bénéfique pour le serviteur que de se conformer aux ordres
d’Allah même si au début cela peut paraître difficile. En effet, les conséquences de
l’obéissance ne sont que bien, bonheur, plaisir et joie, et ce même si l’âme répugne à obéir,
car cela est mieux pour elle et plus bénéfique. D’un autre côté, rien n’est plus néfaste au
serviteur que de transgresser les interdits, même si son âme a de l’inclination pour le péché et
le désire, car les conséquences du péché ne sont que douleurs, tristesse, maux et malheurs.
Or, une des particularités de la raison humaine est d’accepter de supporter une douleur
bénigne dans le but d’atteindre un plaisir intense et un bien prolifique. De même qu’elle est
prête à éviter de succomber à un plaisir bénin en raison de l’intense douleur et du mal infini
qu’il peut engendrer. La vision de l’ignorant se limite aux prémices sans s’attarder sur les
conséquences des actes par dessus le voile de leurs prémices. Il aperçoit donc, au delà de ce
voile, les conséquences bénéfiques ou néfastes de tel ou tel acte. Ainsi, il verra que les
interdits sont comparables à un met délicieux mélangé à un poison mortel. Toutes les fois que
la recherche du plaisir le pousse à y goûter, le poison s’y trouvant l’en dissuade. Il considérera
que les ordres sont un antidote dont le goût est désagréable, mais menant au rétablissement et
à la guérison. Toutes les fois que l’aversion qu’il a pour son goût le dissuade de prendre ce
remède, les bienfaits qui s’y trouvent l’incitent à le consommer.
Néanmoins, ces considérations nécessitent un surplus de connaissances par lesquelles les
conséquences se distingueront des prémices. Elles nécessitent aussi une forte patience permettant
à l’âme de s’habituer à supporter les difficultés jalonnant sa route qui le mènera au but.
Si le serviteur perd patience et certitude, il ne pourra atteindre son but.
Si sa certitude et sa patience se renforcent, toutes les difficultés lui paraîtront faciles à supporter,
car il recherche par là le bien et le plaisir éternels.
Deuxièmement : Un des secrets du verset susmentionné est qu’il implique que le serviteur
confie ses affaires à Celui qui connaît les conséquences de toute chose, se satisfait de ce
qu’Allah choisit et décrète pour lui, en raison de l’issue heureuse qu’il espère.
Troisièmement : Le serviteur ne doit pas chercher à devancer Allah ta’ala dans ses choix, et
ne doit pas faire de choix avant de L’avoir consulté. Il ne doit pas lui demander des choses au
sujet desquelles il n’a aucune science, car il se pourrait qu’elles lui causent des préjudices
fatals sans qu’il ne le sache. Le serviteur ne doit donc pas faire de choix, sans avoir consulté
Allah, mais doit plutôt l’implorer pour qu’Il l’aide à faire le bon choix et accepter ensuite le
choix d’Allah. Rien n’est plus bénéfique pour lui que cela.
Quatrièmement : Si le serviteur confie ses choix à son Seigneur et se satisfait de ce qu’Il
choisit pour lui, Allah lui donnera la force, la volonté et la patience dans la réalisation de ce
choix divin. Allah éloignera de lui les dangers qui guettent habituellement les choix
personnels du serviteur. Allah lui fera prendre conscience des conséquences bénéfiques de
Son choix pour lui, conséquences auxquelles il ne serait jamais parvenu s’il s’était contenté de
ses propres choix.
Cinquièmement : Ce verset soulage le serviteur des réflexions épuisantes causées par l’embarras du choix, et vide son cœur de toutes les suppositions et hypothèses qui ne font qu’aggraver sa confusion, alors que de toute manière il ne peut échapper au décret d’Allah.
S’il se satisfait du choix d’Allah pour lui, il méritera louange, reconnaissance et grâce divine lorsque le décret d’Allah l’atteindra, car il s’est contenté de son propre choix.
Lorsque le serviteur confie réellement ses choix à Allah et s’en satisfait, Il l’entourera de Sa grâce  et de Sa douceur. La douceur d’Allah le protègera de tous les dangers et Sa grâce l’aidera à supporter le destin.
Lorsqu’une destinée défavorable s’apprête à se réaliser, tenter de l’éviter par tous les moyens
est un des facteurs les plus efficaces pour sa réalisation. Et rien n’est plus bénéfique pour le
serviteur que de se soumettre au destin et de rester inanimé face à lui, comme un mort, car le
fauve répugne à consommer de la charogne.