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lundi 15 février 2016

Les Fondements de la Paix Intérieure. 1ier Fondement. La Foi Profonde. M-ACharif



La foi profonde en Allah, qu'Il soit Exalté, et la certitude
qu'Il accorde la constance, l'affermissement et la victoire
finale aux fervents croyants, sont les facteurs clés de cette paix
intérieure dont jouissent les croyants. Ce sentiment d'avoir
l'appuie de l'Omnipotent les anime durant toute leur vie.
Nous pouvons constater cette sérénité extraordinaire face
aux catastrophes, dans la conduite du Prophète Moïse (prière
et salut sur lui) notamment lorsque les enfants d'Israël furent
rattrapés par l'armée du Pharaon. Allah, Exalté soit-Il, nous
parle de l'attitude du Prophète Moïse (prière et salut sur lui) en ces termes :
( Puis. quand les deux partis se virent. les compagnons
de Moïse dirent : Nous allons être rejoints': Il dit :
Jamais, car j'ai avec moi mon Seigneur qui va me
guider': Alors Nous révélâmes à Moïse : Frappe ·la
mer de ton bâton ': Elle se fendit alors, et chaque
versant fut comme une énorme montagne. Nous fîmes
approcher les autres [Pharaon et son peuple]. Et Nous
sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui;
ensuite Nous noyâmes les autres. ) (Ach..Cho'arâ' : 61-66)
Cette parole du Prophète Moïse: «j'ai avec moi mon
Seigneur qui va me guider» est l'expression typique de la
foi en Allah, de la sérénité et de la paix intérieure, qui sont les
conditions sine qua non de la victoire et du salut fmal.
Par ailleurs, le Prophète Mohammad (prière et salut sur lui)
était toujours serein d'une sérénité éblouissante. Le Coran
relate les évènements de l'une des plus graves crises que les
premiers musulmans ont vécues avec le Prophète en ces termes:
( O vous qui croyez! Rappelez-vous le bienfait d'Allah.
sur vous, quand des troupes vous sont venues et que
Nous avons envoyé contre elles un vent et des troupes
que vous n'avez pas vues. Allah demeure Clairvoyant
sur ce que vous faites. Quand ils vous vinrent d'en haut
et d'en bas [de toutes parts], et que les regards étaient
troublés, et les coeurs remontaient aux gorges, et vous
faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions... Les
croyants furent alors éprouvés et secoués d'une dure secousse.) 
(AI-Ahzâb : 9-11)
Ce jour raconté par le Coran, est le jour de la bataille de la
tranchée, livrée contre les coalisés. Les passages suivants
démontrent combien cette crise était grave : ( Quand ils vous
vinrent d'en haut et d'en bas [de toutes parts], et que les regards
étaient troublés, et les coeurs remontaient aux gorges, et vous
faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions... Les croyants
furent alors éprouvés et secoués d'une dure secousse ).
Le grand exégète Sayyid Qotb nous illustre comment le
Prophète (prière et salut sur lui) et ses Compagnons ont fait
face à cette crise d'une gravité extrême:

«Le Prophète, prière et salut sur lui, est sorti pour
travailler dans la tranchée avec les musulmans; il creusait,
transportait la terre sur son épaule et participait aux chants
innocents des Compagnons, inspirés par les évènements en cours.
Imaginons un peu cette scène: Les musulmans
chantonnant en train de creuser une tranchée avec le
Prophète (prière et salut sur lui). Cette atmosphère les
galvanisait et leur procurait une énergie à toute épreuve.
Zayd ibn Thâbit, qui était de ceux qui transportait la terre,
fut qualifié ce jour par le Prophète (prière et salut sur lui),
en ces termes: «Quel excellent garçon!! ». Pris de
sommeil, Zayd s'endormit dans la tranchée. Constatant
cela, 'Amâra ibn Hazm lui prit son arme à son insu, et
quand il se réveilla et ne retrouva pas son arme, il fut très
effrayé. Le Prophète (prière et salut sur lui)
l'interpella: « O père du sommeil ! Tu as dormi jusqu'à
perdre ton arme ?» Ensuite, il dit: « Qui sait où est l'arme
de ce jeune homme?» 'Amâra dit:« Ô Messager
d'Allah! C'est moi qui l'ai prise!)} Le Prophète
ordonna: « Rends-la-lui !» Ensuite le Prophète interdit
d'effrayer les musulmans ou de prendre leurs bagages à
leur insu par plaisanterie.
Cet événement montre l'éveil des musulmans qui
creusaient la tranchée, la bonne ambiance qui régna et la
bonne atmosphère dans laquelle ils vivaient avec leur
Prophète dans les circonstances les plus difficiles.
Le Prophète(prière et salut sur lui), avait la certitude
d'avoir le dernier dans ces conflit, à tel point qu'Allah lui
montra les futures terres conquises au moment qu'il donnait
encore des coups de pioche dans la tranchée. Il raconta ces
visions qu'Allah lui avait accordé, aux musulmans, afin de
les affennire. Ibn Is-hâq dit: «On m'a transmis la parole
suivante de Salmân al-Fârissî : « Creusant un coin de la
tranchée, je tombai sur un rocher qui me résistait. Le
Prophète qui était à mes coté, constata que j'avais du mal à
creuser cet endroit et vint prendre la pioche de mes mains.
Quand le Prophète donna un fort coup de pioche, un éclair
de lumière jaillit. Il donna un autre coup, et un autre éclair
de lumière jaillit. Ason troisième coup un autre éclair de
lumière jaillit. Salmân ajouta: «Que mon père et ma mère
soient sacrifiés pour toi ô Messager d'Allah! Qu'est ce que
je viens de voir? La pioche a brillé quand tu creusais? Il
dit: «As-tu vraiment vu cela, Salmân? »Je dis: «Oui» Il dit: 
« Au premier éclair, Allah m'a {lromis la conquête du Yémen , au deuxième, 
celle du levant et du Maghreb et au troisième celle de l'Orient» >?
Ces évènements connus de tous, illustrent fort bien le
courage et la constance du Prophète (prière et salut sur lui)
Assurément, la parole ci-après d'Allah, n'exprime que la vérité:
( En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un
excellent modèle (à suivre , pour quiconque espère en
Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. ) (AI-Ahzâb : 21)
Quant aux Compagnons du Prophète, le verset suivant
met en exergue leur grande foi, leur sérénité et leur 
Ancienne appellation de l'ensemble des quatre pays suivants: 
la Palestine, le Liban, la Syrie et la Jordanie. 
C'est une autre version de cet événement, 
rapporté par Ahmad, voir: AfFat-! J. ar-Rabbânî 21 /78
conviction dont ils faisaient montre dans la gestion des crises et des conflits:
( Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent :
voilà ce qu'Allah et Son messager nous avaient promis; 
et Allah et Son messager disaient la vérité':  
Et cela ne fit que croître leur foi et leur soumission.) (AI-Ahzâb : 22)
Comme le Saint Coran l'affirme dans le verset ci-après,
Les musulmans furent fortement secoués par l'offensive des coalisés :
( Les croyants furent alors éprouvés et secoués d'une dure secousse ) 
(AI-Ahzâb: 1l)
Comme tout être humain, les Compagnons furent
secoués par cette offensive, bien que le Prophète leur ait
annoncé la bonne nouvelle de la conquête du Yémen, du
levant et du Maghreb. Sentant la peur envahir ses
Compagnons, le Prophète leur dit :
« Qui d'entre vous pourrait aller voir où en est
l'ennemi sous ma garantie qu'il revienne sain et sauf,
en plus je demanderais à Allah de faire de lui, mon
compagnon au Paradis? »
Malgré la garantie de revenir sain et sauf et le privilège
d'être avec le Prophète au Paradis, aucun des Compagnons
du Prophète ne se manifesta. Le Prophète fini par
designer, de son propre chef, quelqu'un pour cette
mission, en l'occurrence, Hodhayfa. Ce dernier dit à
propos de cette mission: Ayant été désigné par le
Prophète lui-même, je n'avais d'autre choix que d'obéir.
Cette réticence démontre le degré de peur qui s'était
emparé des musulmans ce jour.
Malgré cette frayeur, les Compagnons du Prophète
avaient la certitude que la victoire finale leur reviendra
telle que promise par le Coran dans le verset suivart :
( Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n'avez
pas encore subi des épreuves semblables à celles que
subirent ceux qui vécurent avant vous ? Misère et
maladie les avaient touchés; et ils furent secoués
jusqu'à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui
avaient cru, se fussent écriés : 'Quand viendra le secours d'Allah ?
" Quoi! Le secours d'Allah est sûrement proche.) (AI-Baqara: 214)
Les Compagnons du Prophète savaient donc qu'au fur
et à mesure que leurs épreuves s'accroissaient, ils se
rapprochaient de la victoire fmale, telle qu'annoncée par ce verset:
( Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent :
'roilà ce qu'Allah et Son messager nous avaient
promis; et Allah et Son messager disaient la vérité': Et
cela nefit que croître leurfoi et leur soumission.) (AI-Ahzâb : 22)
Nous comprenons des lignes ci-dessus, que les
Compagnons du Prophète subissaient tout ce qui était
inhérent à leur nature humaine, telle que la peur par
exemple. Il ne leur fut jamais recommandé de se
débarrasser de cette nature humaine. Par contre, ils avaient
le grand privilège d'être guidés par les enseignements de
l'Islam, qui les permettaient de ne pas s'effondrer et de ne
pas perdre espoir. Nous pouvons affirmer sans risque de
nous tromper, que leur succès inégalé n'est dû qu'à cette
parfaite symbiose entre nature humaine et enseignements
de l'Islam. Autrement dit, la clé de leurs réussites à
surpasser les faiblesses et les carences humaines, se trouve
dans cette symbiose entre nature humaine et directives divines.
Quelles que soient les difficultés auxquelles nous
faisons face, nous ne devons point nous juger inaptes à
aller de l'avant. Tout comme nous ne devons jamais nous
dire que notre faiblesse humaine causera notre perte face à
ces difficultés. Nous devons avoir la certitude que tant que
nous resterons fidèles aux enseignements d'Allah, Exalté
soit-Il, nous aurons toujours une bouée de sauvetage de
Lui. Cette certitude est la condition sine qua non de la
confiance en soi, de la sérénité et de la persévérance. 
Et grâce à cette certitude nous verrons en toute difficulté un
prélude à la victoire escomptée, ce qui nous permettra de
résister et de continuer notre chemin vers cette victoire
promise. Les musulmans des premières heures de l'Islam
ne doivent leur vaillance et leur forte personnalité
extraordinaire qu'à cette symbiose entre nature humaine et
attachement aux enseignements divins. 
Le Saint Coran nous parle de ces illustres personnalités qui sont restés
fidèles aux enseignements de leur Seigneur en ces termes :
(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été
sincères dans leur engagement envers Allah. Certain
d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent
encore; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement)) (AI-Ataâb : 23)
Aux antipodes de ces gens éclairés, nous trouvons
d'autres gens qui se couvrent d'ignominie en trahissant
leurs engagements envers Allah, oubliant la teneur du verset ci-après :
( Et il sera demandé compte de tout engagement vis-à-vis d'Allah.) (AI-Ahzâb : 15) »
En somme, la sérénité et la paix intérieure vont crescendo
avec le degré de foi en Allah. Plus nous sommes loin des
différentes formes d'idolâtrie et de paganisme plus nous
ressentons la paix intérieure et la sérénité. Allah, exalté soit Il, dit à ce propos:
( Ceux qui ont cru et n'ont point troublé la pureté de
leur foi par quelque iniquité (association), ceux-là ont
la sécurité; Et ce sont eux les bien-guidés') (Al-An"âm : 82)
L'iniquité mentionnée dans ce verset fait allusion aux
différentes fonnes d'idolâtrie. Quiconque arrive à se purifier
de ces pratiques et croyances idolâtres aura la sérénité et la
paix intérieure. D'autre part, quiconque a une foi profonde et
véridique et des sentiments islamiques abondants, aura la
victoire finale et son âme sera paisible. Ce qui revient à dire
que le manque de paix intérieure et de sérénité ressenti par les
uns et les autres n'est dû en réalité, qu'au manque de foi, qui
les expose à toute sorte d'inquiétude et de suspicion.
Le Prédicateur ar-Râchid dit à propos de la négligence de
ce lien étroit qui existe entre victoire et foi en Allah :
«Nous avons probablement été privés du succès et de
la victoire, à cause de cette manie de toujours élever la
voix avec des prières dans nos chambres, exigeant
qu'Allah nous accorde réussite et victoire sans que nous
soyons prêts à fournir le moindre effort. Ainsi, nous nous
prévalons de la propriété d'une réussite et d'une victoire
pour lesquelles nous ne nous sommes jamais privés de
sommeil, et nous n'avons guère versé de larmes pour les
obtenir. En vérité, la victoire et le succès ne sont que des
dons d'Allah accordés à ceux de ses créatures qui mettent
les nuits à profit durant leur vie d'ici bas, pour accomplir
de bonnes oeuvres et s'incliner devant leur Seigneur...
Cheikh Ibn al-Qayyim1 dit:
1ls ravivent leurs nuits par l'obéissance à leur Dieu
Par la récitation, les supplications et les implorations
Leurs yeux déversent de chaudes larmes
Semblables à un déluge sans fin
Durant la nuit, ils sont très approfondis dans l'adoration
Mais dans la bataille, c'est les meilleurs héros
Sur leur visage, on voit les traces de prosternation
Et un éclat de lumière resplendissante" »
Les sentiments de foi sont l'un des moyens les plus
efficaces permettant aux musulmans de faire face aux
diverses attaques qui les guettent de partout. En parlant de
l'importance de ce sentiment de foi qui confond les
adversaires et les amène à lâcher du lest, un prédicateur dit une fois:
(C'est Imam Mobammad ibn Abi Bakr ibnAbi Bakr  ibn Ayyoub az·Zora'i, ad-Dimacbqi,
Chams ad-DtD ibn Qayyim al-Jouziyya al-Hanbali.  Il est né en 691 H, 
il étai courageux, savant, connaisseur  des doctrines islamiques et des points de
différences entre les musulmans. Il priait et récitait beaucoup 
le Coran, il avait bon caractère et était très affectueux. 
Il mourut en 751 H à Damas, ses funérailles virent beaucoup de gens. 
Voir ad-Darar al-Kâmina, 
4 / 2321. 2 Ar-Raqâ ';q, pp 33.35.)
«Ce sont des moyens très efficaces, qui restent
imbattables face aux adversaires. Quels que soient les
moyens dont disposent ces adversaires, ils sont toujours
impuissants face à des gens qui ont foi en Allah et qui
sont persévérants dans leur relation avec le Tout
Puissant, devant Qui ils s'inclinent humblement dans
leur retraite nocturne jusqu'à en arriver aux larmes.
Mais hélas, il arrive souvent qu'aux prises. avec des
adversaires dans des débats ou des confrontations
intellectuelles, certains croyants négligent le moyen
efficace qui est en amont et en aval de tout triomphe, ce
moyen qui est en l'occurrence, l'invocation d'Allah en toute intimité.
Ils oublient souvent que le fait d'inculquer à l'âme
l'amour d'Allah et de Son invocation, représente une
station nécessaire d'approvisionnement en une énergie
spirituelle activant le travail islamique vers l'avant avec
des pas sûrs et rapides exempts de toute avidité, et
surmontant tous les obstacles...
Quiconque cherche à se prémunir par des moyens
autres que la crainte et l'amour d'Allah, n'aura qu'à se
plier aux diktats des idoles de cette vie d'ici bas,
acceptant de subir le plus grand cataclysme et la chute
fatale, qu'il ne saurait éviter en se basant sur des rites
sans âme, et des prières inertes qui ne lui seront d'aucun secours.
Ce qui s'explique par le fait que la sécheresse
spirituelle, la stérilité morale et la disette sentimentale,
sont les fléaux les plus dangereux qui entravent le
travail islamique. En effet, tout musulman, qui est
atteint de ces fléaux, perd toutes ses facultés collatérales . .. »

Un génie véritable العبقرية الحقيقية

  • « Quand un génie véritable apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » jonathan swift   
  • المفكرالأيرلندي جوناثان سويفت: عندما تظهر العبقرية الحقيقية في هذا العالم فعلامتها أن يتآمر كل الأغبياء ضدها

Comment tirer profit du Coran. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Si tu veux tirer profit du Coran, tu dois le réciter et l'écouter de tout ton cœur, tendre l'oreille et considérer que c'est à toi que s'adresse Celui qui parle. C'est uneparole émanant de Lui, qui
t'est adressée et qui a été transmise par Son Prophète salla allahou aleyhi wa salam. Allah
azawajel dit : « Il y a bien là un rappel pour quiconque a un coeur ou prête l'oreille (aux versets
d'Allah) lorsqu'il est présent. » Sourate Qâf, verset 37
Ce verset montre de la manière la plus concise, la plus claire et la plus évidente que le plein
effet (du Coran) nécessite :...
(L'existence) préalable (d'une parole) influente,
Un réceptacle prompt à l'accepter,
Une condition nécessaire pour que (cette parole soit suivie) d'effet, Et la levée de tout obstacle.
Sa Parole « Il y a bien là un rappel » fait référence à tout ce qui a précédé du début de la
sourate jusqu'à ce verset, et c'est là la parole influente.
Sa Parole « pour quiconque a un cœur » désigne le réceptacle prompt à accepter (cette
parole), et il s'agit du cœur vivant qui reconnaît Allah, comme Allah azawajel dit :
« Ceci n'est qu'un rappel et un Coran clair, afin qu'il avertisse celui qui est vivant »
Sourate Yâ-sîn, versets 69 et 70
C'est à dire celui dont le cœur est vivant.
Sa Parole « ou prête l'oreille (aux versets d'Allah) » indique qu'il dirige son ouïe et tout son
sens auditif vers ce qu'on lui dit, c'est là condition pour que la parole soit suivie d'effet.
Sa Parole : « lorsqu'il est présent » indique que son cœur est présent et non absent.
Ibn Qutaybah a dit : « Il s'agit de celui qui a écouté le Livre d'Allah, d'un cœur présent,
avec compréhension, sans insouciance ou oubli. » [Gharîb Al-Qur'ân, Page 419] (Cette partie du verset) indique l'obstacle qui peut empêcher l'effet de cette parole qu'est insouciance du cœur, de l'absence de raisonnement, de considération et de réflexion sur ce qui lui est dit.
Si sont réunis : (la parole) influente - le Coran -, un réceptacle prompt à l'accepter - le cœur -,
une condition nécessaire - prêter l'oreille -, et la levée de tout obstacle - l'insouciance du cœur
concernant le sens de cette parole et son occupation par autre chose - , l'effet se produira et
l'on pourra tirer profit (de la lecture) du Coran et se rappeler (d'Allah). Si quelqu'un avance:
«Si (cette parole) n'a d'effet qu'en réunissant toutes ces conditions,pourquoi Allah a t-Il utilisé la conjonction "ou" au lieu de "et" dans Sa Parole: «ou prête l'oreille (aux versets d'Allah) ».
Le contexte aurait voulu qu'on utilise "et" qui marque la jonction et non "ou" qui marque l'alternative ?"
Nous répondrons en disant que c'est une bonne question, dont la réponse est que cette conjonction "ou" s'applique différemment en fonction de la situation de celui à qui elle s'adresse (celui qui récite ou écoute) : Certains ont un cœur vivant, conscient, (toujours) sur la saine nature. S'ils pensent et
réfléchissent avec le cœur et la raison, ceux-ci reconnaîtrons l'authenticité du Coran. Leur cœur attestera des informations que le Coran contient, et la parole d'Allah atteignant le cœur sera une lumière pour eux venant s'ajouter à la lumière de la saine nature (déjà présente).
C'est là la description de ceux dont Allah azawajel dit :
« Et ceux qui ont reçu le savoir savent que ce qui t'a été révélé, de la part de ton
Seigneur, est de vérité » Sourate Sabâ, verset 6
« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un cristal, et ce cristal ressemble à un astre brillant ; son combustible vient d'un arbre béni : un olivier qui n'est ni d'Orient ni d'Occident dont l'huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche. Lumière sur lumière.
Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des exemples et Allah sait tout. » Sourate An-Nûr, verset 35.
Il s'agit de la lumière de la révélation qui vient s'ajouter à la lumière de la saine naturel, et c'est l'état de celui dont le cœur est sain, vivant et conscient.
Nous avons déjà évoqué les secrets et les leçons que ce verset contient dans notre livre.
"Ijtimâ Al-Juyûsh Al-Islâmiyyah alâ Ghazw Al Mu attilah wa-l-Jahmiyyah."
Celui dont le cœur (est vivant) lie son cœur aux sens du Coran, et les récitera alors par cœur
comme s'ils y avaient été gravés.
D'autres ne sont pas totalement prêts, n'ont pas une pleine conscience et une vie parfaite du cœur.
Ce type d'individu aura besoin d'un témoin qui lui fera distinguer le vrai du faux.
Il n'a pas atteint (le même degré) de vie, de lumière du cœur et de pureté de sa nature saine que celui dont le cœur est vivant et conscient. La voie qu'il doit emprunter pour être guidé est d'écouter attentivement la Parole (d'Allah), de méditer, réfléchir, et raisonner sur se sens.
Ainsi il saura qu'elle est la vérité.
Le premier est comme celui qui voit de ses propres yeux ce vers quoi on l'appelle et ce dont on l'informe.
Le deuxième est comme celui qui connaît avec certitude la véracité de Celui qui l'informe et dit :
"Ce dont il m'informe me suffit" ainsi il atteint des degré de la foi (Imân).
Le premier, lui, atteint le degré de bienfaisance (Ihsân), il parvient au degré de certitude et son
cœur s'élève plus encore jusqu'au degré de la certitude absolue.
Quant au second il a cette croyance ferme qui lui a permis de sortir de la mécréance et d'entrer en islam.
La certitude absolue est de deux types : l'une dans ce monde, l'autre dans l'au-delà.
Ici-bas, la certitude absolue est liée au cœur de la même manière que le témoignage est lié à l'œil.
Les choses de l'Invisible dont les prophètes nous ont informés seront vues par la vision réelle (l'œil) dans l'au-delà et par le discernement (la réflexion) dans ce monde.
Et dans les deux cas, il s'agit d'une certitude absolue.