Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 9 février 2016

L’origine commune des hommes


« Ô hommes!  Craignez votre Seigneur, qui vous a créés d’un seul être et qui a créé, à partir de celui-ci, sa compagne; puis de [l’union de] ces deux-là, Il a fait proliférer de tous côtés une multitude d’hommes et de femmes.  Craignez Dieu, au nom duquel vous exigez (vos droits) les uns des autres; et craignez de rompre les liens du sang.  Certes, Dieu vous observe parfaitement. » (Coran 4:1)
Dieu s’adresse à tous les hommes et leur rappelle l’importance d’être conscients de Son existence, de Sa présence.  Il leur rappelle également une réalité qu’ils oublient trop facilement : leurs origines terrestres.  Tous les êtres humains ont un seul Dieu (leur Créateur), un père (Adam) et une mère (Ève).  Les maux de la modernité pourraient commencer à se résorber si seulement les êtres humains se rappelaient leur origine commune.
Les êtres humains ne sont pas apparus sur cette terre de leur propre gré.  Quelqu’un d’autre a voulu qu’ils l’habitent.  Quelqu’un d’autre a souhaité leur existence et a préparé la terre, le soleil, etc, pour rendre possible la vie.  Si seulement les gens se rappelaient ces simples faits, ils s’engageraient déjà dans la bonne voie.  Celui qui a créé l’existence humaine connaît à la perfection les forces et les faiblesses de l’homme.  Si les hommes reconnaissaient ce fait, ils se soumettraient à Celui à qui ils doivent leur existence.
Tout comme les êtres humains sont apparus par la force de la volonté du seul et unique Dieu, ils descendent également des mêmes ancêtres.  Si les gens comprenaient cela, le racisme, le sentiment de supériorité ethnique et l’exploitation d’autrui cesseraient.  Les hommes, frères les uns des autres, cesseraient de se battre et de s’entretuer.  Ils comprendraient qu’ils ont un Créateur commun, développeraient une conscience de Son existence et ne violeraient plus injustement les droits de leurs semblables.  Ils ne se diviseraient plus en castes et ne laisseraient plus la race, la couleur de la peau ou la nationalité déterminer la supériorité ou l’infériorité d’une personne.
Si seulement les hommes réalisaient qu’une seconde âme fut créée à partir de la toute première pour en faire sa compagne et pour que se multiplient les hommes et les femmes sur terre, ils auraient plus de respect pour les femmes.  Ces dernières n’auraient pas eu à passer à travers des siècles d’oppression et on ne les aurait pas considérées comme des êtres humains de seconde classe.  Malheureusement, en tentant, plus tard, de corriger ce tort, les hommes en on créé un deuxième.  Ils ont oublié qu’une âme a été créée pour être la compagne de la première, que la femme et l’homme se complètent l’un l’autre.  Alors depuis des décennies, ils se sont lancés dans une guerre des sexes où les uns tentent de démontrer leur supériorité sur les autres alors qu’en réalité, ils ont été créés comme compléments les uns des autres.
Dieu a conçu le tissu social des hommes en le fondant sur la famille.  S’Il avait voulu, Il aurait pu créer, à l’origine, plusieurs familles plutôt qu’Adam et Ève uniquement.  Mais Il fait ce qu’Il veut et Il a décidé de multiplier les hommes à partir d’eux.  L’islam considère la famille comme le fondement naturel d’une société morale.  Une famille est constituée d’un homme et d’une femme unis de façon légale, ainsi que de leurs enfants; elle constitue un cadre où l’homme et la femme jouent chacun un rôle essentiel; s’ils respectent leurs rôles, cela contribuera à garder la famille intacte et augmentera ses chances de connaître une vie paisible.
Dans la dernière partie du verset cité ci-haut, Dieu rappelle aux homme qu’ils doivent Le craindre, Lui au nom de qui ils font des serments d’allégeance et se demandent mutuellement des faveurs, de faire le bien et de demeurer à l’écart des mauvaises actions.
Enfin, le verset se termine par un rappel à l’effet que Dieu nous observe en tout temps et qu’Il voit tout, les petites choses comme les grandes.  Rien n’échappe à Sa vue ni à Sa connaissance.  Savoir que Dieu nous observe en tout temps nous aide à prendre conscience de Sa présence.
Source: www.islamreligion.com

L'unicité dans l'invocation pour chasser la peine. Les méditations d'Ibn Al Qayyim


On rapporte dans Al-Musnad et Sahîh Abî Hâtim, d'après 'Abd Allah ibn Mas'ud -qu’Allah l’agrée-, que le Prophète salla allahou aleyhi wa salam a dit : « Aucun serviteur n'est atteint d'angoisse ou de tristesse et ne dit : "Ô Allah ! Je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon toupet (la base des cheveux sur le front) est dans Ta main. Ton jugement s'accomplit sur moi, et en toute justice ce que Tu m'as décrété se réalise. Je T'implore par tous Tes Noms, par lesquels Tu T'es nommé, que Tu as révélés dans Ton Livre, que Tu as enseignés à l'une de Tes créatures, ou que tu as gardés secret dans la science de l'Invisible auprès de Toi, de faire du Coran l'ondée printanière de mon cœur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la fin de mes angoisses et soucis" sans qu'Allah ne fasse disparaître ses soucis et son angoisse et ne les remplace par de la joie. » [Rapporté par Ahmad et d'autres.
Authentifié par Al-Albanî dans As-Sahîhah (1/383/199).]
Ce hadith grandiose comprend des éléments (importants) concernant la connaissance, l'Unicité et la Seigneurie d'Allah ta'ala parmi lesquels : Celui qui prononce cette invocation débute sa demande en disant : « Je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, » et cela inclut tous ses ancêtres en commençant par ses parents jusqu'à Adam et Hawwa aleyhim wa salam.
Ainsi il flatte Allah ta'ala et reste humble devant Lui, reconnaissant que lui et ses ancêtres ne sont que les esclaves d'Allah. Le serviteur n'a pour lui que la porte de son Maître, Ses bienfaits et Sa bienfaisance. Si son Maître le néglige et l'abandonne, il périra et personne ne pourra lui être d'aucun secours ou réconfort, au contraire il se perdra de la pire des manières.
Ainsi, le serviteur reconnaît : je ne peux me passer de Toi serait-ce le temps d'un clin d'œil, et je ne peux chercher secours et refuge qu'auprès de mon Seigneur dont je suis l'esclave.
Il reconnaît sa servitude, le fait qu'il soit dirigé, soumis aux ordres et interdictions d'Allah Azawajel et ne peut agir que dans le cadre de cette Seigneurie et non de sa seule volonté.
Seuls les rois et les hommes libres peuvent agir selon leur volonté propre, quant aux serviteurs, leurs actes sont liés à la seigneurie, ils sont assujettis par l'obéissance et liés à Allah azawajel par une relation d'appartenance, comme Il dit dans Sa Parole : « Sur Mes serviteurs, tu n'auras aucune autorité » Sourate Al-Hijr, verset 42
« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre et qui, lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent : "Paix". » Sourate Al-Furqân, verset 63
Quant aux autres créatures, elles sont soumises à la Domination et la Seigneurie d'Allah.
Elles lui sont naturellement attribuées de la même manière que l'on attribue l'ensemble des maisons à Allah azawajel car elles font toutes parties de Son Royaume.
Les croyants eux, sont liés à Allah ta'ala par une relation particulière d'appartenance honorifique, comme celle qui lie Allah à la Maison sacrée, à Sa chamelle (1) , à Sa Demeure qui est le Paradis, ou comme la relation Le liant à l'assujettissement de Son Messager par Sa Parole :
« Si vous avez un doute sur ce que nous avons révélé à Notre serviteur » Sourate Al-Baqarah,verset 23
« Gloire et pureté à Celui qui fit voyager Son serviteur (Muhammad) » Sourate Al-Isrâ', verset 1
« Et quand le serviteur d'Allah se mit debout pour L'invoquer, ils faillirent se ruer en masse sur lui » Sourate Al-Jinn, verset 19

Le sens véritable de sa parole « Je suis Ton serviteur » est l'attachement à sa servitude dans l'humiliation, la soumission et le retour, l'obéissance aux ordres de Son Maître, l'éloignement de Ses interdictions, son besoin permanent vis-à-vis de Lui, son imploration, la recherche d'aide auprès de Lui, la confiance qu'il place en Lui, le secours et le refuge qu'il cherche en Lui, et le fait que son cœur ne s'attache à aucun autre que Lui en ce qui concerne l'amour, la peur et l'espoir.
La phrase «Je suis Ton serviteur » recèle aussi les significations suivantes: Je suis un serviteur de tout point de vue : jeune ou âgé, vivant ou mort, obéissant ou désobéissant, préservé ou éprouvé, par mon âme, mon cœur, ma langue et mes membres. Mes biens et ma personne T'appartiennent, car le serviteur et tout ce qu'il possède appartiennent à son maître. C'est Toi qui m'a accordé tous les bienfaits que je possède, et tout cela n'est que le bienfait que Tu accordes à Ton serviteur. Je n'utilise les biens que Tu m'as accordés et ma personne que selon Ton ordre, de la même manière que le serviteur ne peut le faire qu'avec la permission de son maître. Je ne possède pour moi-même ni tort, ni bien, ni mort, ni vie, ni retour. Celui qui réalise toutes ces conditions a dit « je suis Ton serviteur » en toute vérité. Puis il dit : « mon toupet est dans Ta main ». C'est-à-dire que c'est Toi qui me diriges comme Tu le veux, et je ne peux me diriger seul. Comment pourrait se diriger seul celui dont l'âme est dans la Main de son Seigneur et Maître, dont le toupet est dans Sa Main, dont le cœur est entre deux de Ses doigts, et dont la vie et la mort, le succès et la perte, le salut et l'épreuve reviennent à Allah ta'ala ? Le serviteur ne
possède rien de cela, au contraire il est sous l'emprise de son Seigneur plus encore que ne l'est l'esclave faible et méprisable. Son toupet est dans la Main de Celui qui le gouverne, le domine et le possède, il est sous Sa direction et Sa domination, et plus encore que cela !
Lorsque le serviteur réalise que son toupet et les toupets de tous les serviteurs sont dans la seule Main d'Allah et qu'Il les dirige comme Il veut, il ne craint plus (les créatures), n'espère rien d'elles et ne les considèrent pas comme ayant quelque pouvoir. Au contraire, il les voit comme des serviteurs dominés, dirigés, qui sont gérés et administrés par autrui. Celui qui réalise ces choses en lui-même verra sa grande pauvreté et son besoin constant vis-à- vis de son Seigneur. Celui qui voit les gens de la sorte, ne demandera rien aux gens, et ne mourra pas ses attentes et espoirs en eux. Il restera ferme sur l'Unicité d'Allah, la confiance qu'il place en Lui et Sa seigneurie.
C'est pour cela que Hûd aleyhi wa salam a dit à son peuple : « Je place ma confiance en Allah, Mon Seigneur et le vôtre. Il tient tout être vivant par son toupet. Mon Seigneur est certes sur une voie droite. » Sourate Hûd, verset 56 Sa parole : « Ton jugement s'accomplit sur moi, et en toute justice ce que Tu m'as décrété se réalise. » comprend deux choses :
Premièrement : la réalisation de ce qu'Il a prédestiné à Son serviteur.
Deuxièmement : la louange et la justice d'Allah à qui appartient la royauté et la louange.

C'est la le sens de la parole de Son Prophète Hûd aleyhi wa salam : « Il tient tout être vivant par sont toupet. » Puis il dit : « Mon Seigneur est certes sur une voie droite. » C'est-à-dire qu'en plus d'être Celui qui possède, domine, dirige Ses serviteurs et tient leur toupet dans Sa
Main, Il est sur une voie droite qui est la justice dans la manière dont Il les dirige. Il est donc sur une voie droite dans Ses Paroles, Ses actes, Sa prédestination, Ses ordres et interdictions, Sa récompense et Son châtiment. Tout ce dont Il nous informe est véridique, tout ce qu'Il a
prédestiné est juste, tout ce qu'Il a ordonné est un bienfait, tout ce qu'Il a interdit contient un méfait. C'est par Son bienfait et Sa miséricorde qu'Il accorde une récompense à celui qui le mérite et c'est par Sa justice et Sa sagesse qu'Il châtie celui qui le mérite.
Allah ta'ala a différencié le Jugement (Al-Hukm) du décret (Qadâ') et a défini le jugement par l'accomplissement et le Décret par la justice :
Son jugement comprend à la fois Son jugement religieux législatif et Son jugement universel prédestiné. Ces deux types s'accomplissent et se réalisent sur le serviteur qui y est soumis qu'il le veuille ou non. A la seule différence qu'il n'est pas possible de se soustraire au jugement universel, alors qu'il est possible de se soustraire au jugement religieux.
Le Décret lui est la réalisation et l'accomplissement de ce Jugement et il ne doit son existence qu'à l'accomplissement de ce dernier.
C'est pour cela que le Prophète salla allahou aleyhi wa salam a dit :
« en toute justice ce que Tu m'as décrété se réalise. »
C'est-à-dire que le jugement que Tu as accompli et réalisé sur Ton serviteur n'est que justice émanant de Toi.
Quant au jugement, c'est ce qu'Allah azawajel décrète, et cela peut se réaliser ou non. Si c'est un jugement religieux, il se réalise sur le serviteur, et si c'est un jugement universel, si Allah ta'ala veut le réaliser, il s'accomplit, s'Il ne le réalise pas, Il l'écarte de lui. Allah ta'ala réalise ce qu'Il décrète, alors que d'autres en dehors de Lui peuvent décréter ou vouloir une chose et pas pouvoir la réaliser.
Alors qu'Allah décrète et réalise, à Lui appartient le Décret et la Réalisation.

Sa parole : « en toute justice ce que Tu m'as décrété se réalise. » comprend tout ce qu'Allah ta'ala a décrété pour Ses serviteurs de tout point de vue, que ce soit la santé, la maladie, la richesse, la pauvreté, les plaisirs, les souffrances, la vie, la mort, le châtiment, le pardon et d'autres choses encore. Allah ta'ala dit : « Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont accompli, et Il pardonne beaucoup. »
Sourate As-Shûrâ, verset 30
« Mais si un malheur les atteint pour ce que leurs mains ont perpétré..., l'homme est alors très ingrat ! » Sourate As-Shûrâ, verset 48
Ainsi, tout ce qu'Allah azawajel décrète pour le serviteur est juste.
Si quelqu'un objecte : Pour vous la désobéissance survient par décret et volonté d'Allah, où est donc la sagesse dans sa réalisation, car la justice dans le châtiment qu'elle entraîne n'est pas apparente ?
Cette question est importante et sur ce point : Un groupe (Al-Jabriyyah) a prétendu que la justice était ce qui était prédestiné et que l'injustice était impossible en soi, car selon eux l'injustice consiste à intervenir dans la propriété d'autrui, et Allah azawajel possède toute chose, donc tout ce qu'Il fait dans Sa création ne peut-être que juste !
Un autre groupe (Al-Qadariyyah) a prétendu au contraire que la justice consiste en ce qu'Allah azawajel ne châtie pas quelqu'un pour une chose qu'Il a décrétée et prédestinée pour lui (or étant donné qu'Allah châtie pour les péchés communs - châtiment qui ne peut être qu'un acte de bien - on en déduit que les péchés ne font pas partie de Son décret et de Sa prédestination). La justice consiste donc en ce qu'Il rétribue (l'auteur du) péché par un châtiment et un blâme dans ce monde ou dans l'autre !
Ils n'ont pas su concilier justice et destin (d'Allah),et ils ont prétendu que quiconque affirme l'existence du destin, ne peut affirmer celle de la justice, et qu'au contraire toute personne croyant en la justice ne peut croire au destin ! Ceci de la même manière qu'ils n’ont pas su concilier Unicité d'Allah et confirmation de Ses Attributs.
Ils ont prétendu qu'il n'était possible d'affirmer l'Unicité d'Allah qu'en niant Ses Attributs ! Leur unicité s'est donc transformée en négation (de Ses Attributs) et leur justice en un rejet du destin !
Quant à Ahl As-Sunnah, ils confirment les deux choses.
Pour eux l'injustice consiste à placer une chose hors de l'emplacement qui lui convient, comme châtier celui qui obéissant ou n'a commis aucun péché. Allah ta'ala S'est déclaré innocent de cela en de nombreux endroits de Son Livre.
S'il est vrai qu'Allah ta'ala égare qui Il veut et décrète la désobéissance et l'égarement pour qui Il veut, cela reste en toute justice, car cet égarement et cet abandon survient là où il convient.
Comment pourrait-il en être autrement alors que le Juste compte parmi les Noms magnifiques d'Allah, Celui dont tous les actes et jugements sont bien fondés, justes et vrais.
Allah azawajel a clairement exposé les chemins, envoyé les prophètes, révélé les Livres, balayé les deux prétextes, et établi les moyens de droiture et d'obéissance à travers l'ouïe, la vue et la raison, et c'est cela Sa Justice. Il accorde plus d'attention à qui Il veut, et décide de Lui-même d'aider et d'accorder la réussite à qui Il veut, et c'est là Son bienfait. Il abandonne celui qui ne mérite pas Son succès et Son bienfait en l'éloignant de Lui, et en refusant de lui accorder la réussite.
Il lui interdit Son bienfait sans le priver pour autant de Sa justice.
Cela se fait de deux façons :
La première : c'est la rétribution du serviteur pour s'être détourné de Lui, avoir obéi à son ennemi (Satan), s'être lié à lui et avoir oublié le rappel et la reconnaissance vis-à-vis d'Allah.
Celui-ci mérite donc qu'Allah l'abandonne et s'éloigne de lui.
Le deuxième : c'est lorsqu'Il le prive de Son bienfait dès le début, en raison du fait qu'Il sait que le serviteur ne reconnaîtra pas la valeur du bienfait de la droiture, ne Le remerciera pas pour cela, ne Le louera pas et ne L'aimera pas. Allah azawajel ne veut donc pas lui accorder Son bienfait car le réceptacle (le cœur du serviteur) n'y est pas disposé.
Allah ta'ala dit : « Ainsi, éprouvons-Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu'ils disent : "Est-ce là ceux qu'Allah a favorisés parmi nous ?" N'est-ce pas Allah qui connaît mieux ceux qui sont reconnaissants ? » Sourate Al-An'âm, verset 53
«Et si Allah avait reconnu en eux quelque bien,Il les aurait fait entendre. » Sourate Al-Anfâl, verset 23
Et si Allah ta'ala décrète pour ces âmes l'égarement et l'obéissance, c'est en toute justice, de la même manière qu'Il a décrété de tuer le serpent, le scorpion et le chien enragé, même si ces animaux ont été créés ainsi.
Nous avons développé cette question dans notre grand livre sur le décret divin (Al-Qadâ') et le destin (Al-Qadar).
Ce que nous voulons signifier est que la parole du Prophète salla allahou aleyhi wa salam : « Ton jugement s'accomplit sur moi, et en toute justice ce que Tu m'as prédestiné se réalise. » est une réfutation des deux groupes cités précédemment.
C'est une réfutation du groupe d'Al-Qadariyyah qui nie l'ensemble des décrets d'Allah ta'ala sur Son serviteur, et que les actes des serviteurs puissent s'accomplir par décret et prédestination d'Allah azawajel.
Ce groupe prétend ainsi que le décret d'Allah se résume uniquement à Ses ordres et interdictions !
C'est aussi une réfutation du groupe d'Al-Jabriyyah qui prétend que tout ce qui est décrété est justice ! Si bien qu'il n'y a plus aucun profit dans sa parole : "en toute justice ce que Tu m'as prédestiné se réalise." pour eux la justice est tout ce qu'il est possible de faire et l'injustice ce qui est impossible en soi ! Pour eux, c'est comme si le Prophète salla allahou aleyhi wa salam avait dit : Ton décret s'accomplit et se réalise sur moi, répétant ainsi la première phrase ("Ton jugement s'accomplit sur moi").
Sa Parole : « Je T'implore par tous Tes noms... »
Est une imploration d'Allah ta'ala par tous Ses Noms, ceux que le serviteur connaît et ceux qu'il ignore. C'est pour Allah azawajel la meilleure des implorations, par l'intermédiaire de Ses Attributs et Ses actes qu'indiquent Ses Noms. Sa Parole : « fais du Coran l'ondée printanière (Ar-Rabî) de mon cœur, la lumière de ma poitrine » Ar-Rabî désigne la pluie qui fait revivre la terre (morte), comme le Coran fait revivre les cœurs.
Allah ta'ala a également comparé le Coran à la pluie, et Il a conjointement cité l'eau qui est source de vie et la lumière qui est source de luminosité et de rayonnement, de la même manière qu'Il les a conjointement citées dans Sa Parole : « Il a fait descendre une eau du ciel qui s'écoule dans des vallées, selon leur taille.
Le flot porte une écume semblable à celle produite en mettant de l'or ou de l'argent dans le feu pour réaliser des bijoux et des ustensiles. » Sourate Ar-Ra'd, verset 17
« Ils ressemblent à ceux qui allument un feu ; et quand le feu a illuminé tout à l'entour, Allah fait disparaître leur lumière et les abandonne dans les ténébres où ils ne voient plus rien. Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent plus revenir (vers la vérité). (Ou comme ces gens qui) lorsque l'orage éclate, accompagné de ténèbres, de tonnerre et d'éclairs, se mettent les doigts dans les oreilles, terrorisés par le fracas de la foudre et craignant la mort. Et Allah encercle les mécréants de tous côtés. »
Sourate Al-Baqarah, versets 17 à 19
« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un cristal, et ce cristal ressemble à un astre brillant ; son combustible vient d'un arbre béni : un olivier qui n'est ni d'orient ni d'occident dont l'huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche. Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des exemples et Allah sait tout. » Sourate An-Nûr, verset 35
« N'as-tu pas vu qu'Allah guide les nuages, puis Il les réunit et en fait un amas et tu vois alors la pluie en sortir ? Il fait descendre du ciel de la grêle issue de nuages grands comme des montagnes. Il en frappe qui Il veut et l'écarte de qui Il veut. Il s'en faut de peu que l'éclat de son éclair ne vous ôte la vue. » Sourate An-Nûr, verset 43
Cette invocation comprend à la fois le fait qu'Il laisse revivre son cœur par l'ondée printanière que représente le Coran, et le fait qu'Il illumine son cœur. Ainsi, vie et lumière lui seront conjointement octroyées. Allah ta'ala dit : « Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, lui attribuant une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? »
Sourate Al-An'âm, verset 122
La poitrine étant plus large que le cœur, la lumière parvenant à la poitrine s'étend jusqu'au cœur, car cette lumière ayant inondé le contenant, elle atteindra nécessairement le contenu (du cœur).
La vie du corps et de tous les membres dépendant du cœur, la vie s'étend à la poitrine, puis aux membres. C'est pour cette raison que le Prophète salla allahou aleyhi wa salam a demandé la vie du cœur par l'ondée printanière (Ar-Rabî) car elle en est le constituant principal.
La tristesse, l'angoisse et les soucis s'opposant à la vie et à l'illumination du cœur, le Prophète salla allahou aleyhi wa salam a demandé qu'ils se dissipent par le Coran, ce qui est plus à même d'empêcher qu'ils ne se reproduisent. Et si ces maux disparaissent par (la joie) procurée par la santé, les biens de ce monde, les honneurs, une épouse ou un enfant, ils se reproduiront finalement dès lors que les premiers auront disparus.
Si les malheurs atteignant le cœur sont liés à un évènement passé, ils amènent la tristesse. S'ils sont liés à un évènement futur, ils provoquent l'angoisse, et s'ils sont liés à un évènement présent, ils causent les soucis.  Et Allah est le plus Savant.
                         
(1) Chamelle miraculeuse du peuple de Thamûd.