Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 31 janvier 2016

CITATIONS ET PAROLES de L’Imam Ash-Châfi’î: La scienceمن كلام الإمام الشافعي:العلم

Al-Juwayni rapporte de l’Imam Ash-Shafi’i (رحمه الله) – m.204H – ce célèbre 
poème exposant les conditions pour acquérir la science. Il cite:
أخي لن تنال العلم إلا بستةٍ
سأنييك عن تفاصيلها ببيـان
ذكاء وحرص واجتهاد وبلغه
وصحبة استاذٍ وطول زمان
~ Ô mon frère, tu ne pourras quérir la science que par six [choses] ~
~ Je vais te les exposer clairement ~
~ L’intelligence, la dévotion, la persévérance, les moyens de subsistance ~
~ L’orientation d’un maître, et de longues années [d’apprentissage] ~

L’aspiration de l’âme à connaître les paroles qu’on lui cache. Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

L’aspiration de l’âme à connaître les paroles qu’on lui cache ou les choses qui rapprochent des
éloges et la mémorabilité, sont deux choses auxquelles n’échappe que l’individu très insensible.
Celui qui est fort satisfait de lui-même ou qui s’est guéri de son désir ardent d’entendre toutes les paroles qu’on ne lui dit pas, de voir toutes les choses qu’on ne lui montre pas, sans penser à toutes les choses qu’il n’entend et ne voit pas dans les différentes parties de la terre, si cela lui importe, est alors complètement dément et déraisonnable. S’il n’y accorde pas d’importance. Ce qui lui est caché n’est il donc pas pareil à toute autre chose qui l’est ? il n’y a point de différence. Qu’il se dise : « Ô âme, si tu sais qu’il y a une chose que l’on te cache, souhaiterais-tu la découvrir ? », il est évident que non.
Qu’il se dise alors : « Considère que tu ne le saches pas afin d’être tranquille et de chasser ta peine, ton angoisse et ta détestable avidité ».
Ce sont de grands gains et des qualités honorables que tout homme raisonné désire,
et auxquelles seul un homme défectueux peut renoncer.
Quant à celui qui s’acharne à recherche la notoriété et la mémorabilité au fil du temps, qu’il
réfléchisse et se dise : « Ô mon âme, si tu atteint la meilleure notoriété dans toute la terre et
pour l’éternité, et que tu n’en prenne pas connaissance, cela pourrait-il m’apporter une
quelconque joie ? ». Il est évident que non, et il ne peut en être autrement. S’il meurt, il ne
pourrait plus prendre connaissance de sa mémorabilité, de la manière que s’il est vivant et
qu’on ne l’en informe pas, qu’il médite également deux importantes significations :
La première : la multitude des gens vertueux du passé, tels que les prophètes et les messagers,
que les bénédictions et la paix soient sur eux, n’ont laissé aux gens sur cette terre aucune
trace ni aucun dessin, nulle indication ni trace d’aucune nature, puis les gens vertueux et
honnêtes, compagnons des anciens prophètes, les ascètes, les philosophes, les savants, les
hommes bons, les rois des nations révolues, les bâtisseurs des villes dépeuplées, et les
serviteurs des rois disparus et dont les nouvelles sont inconnues de tous.
Cela leur a-t-il porté un quelconque préjudice ? Cela a-t-il altéré leurs vertus ? Affaiblis leurs
qualités ? Ou bien amoindri leur valeur auprès de leur Créateur – exalté soit-Il ?
Que celui qui l’ignore sache que les connaissances des gens sur les anciens rois s’arrêtent à
l’histoire des rois des israélites, des grecs et des perses, ce qui ne va pas au-delà de deux mille
ans, qu’en est-il alors des gens notoires qui habitèrent la terre avant eux, n’ont-ils pas cessé
d’être, inhumés et complètement oublié ?
Allah – exalté soit-Il – a dit : « Et des messagers dont Nous ne t’avons point raconté l’histoire » (Sourate an Nissâ’, les femmes, verset 164)
Il dit aussi – exalté soit-Il – : « Et de nombreuses générations intermédiaires ! »
(Sourate al Furqân, le discernement, verset 38)
Et : « Et de ceux qui vécurent après eux, et que seul Allah connaît ? » (Sourate Ibrâhîm, verset 9)
L’Homme, même s’il est notoire pendant une durée, n’est il pas semblable aux peuples qui
l’étaient également mais qui ont été complètement oubliés ? De plus, l’Homme doit observer
ceux qui sont mémorables, cela accroît-il leur valeur auprès d’Allah – exalté soit-Il – ou les
couvre t-il de vertus qu’ils n’ont point acquis du fait de leurs actes ?
On constate que le désir de mémorabilité est un désir arrogant, inutile et vain.
L’Homme doit par contre se mettre en quête de plus de vertus et d’actes de bienfaisance
qui lui vaudront l’approbation, la louange et l’acquisition de bons attributs.
Par la même, cela le rapprochera de son Créateur – exalté soit-Il – et fera sa mémorabilité
auprès d’Allah – glorifié soit-Il, celle-ci étant éternellement bénéfique.
Et qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide. Amîn.