Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 31 juillet 2016

Versets à médités : Et cramponnez-vous tous ensemble au «Ḥabl» (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés



Et cramponnez-vous tous ensemble au «Ḥabl» (câble) d’Allah(1) et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous: lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. (103) Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront(2).

samedi 30 juillet 2016

L’association de la piété et du bon comportement. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam établit souvent une relation entre la crainte d’Allah et le bon comportement, car la crainte d’Allah améliore la relation entre le serviteur et son Seigneur, et le bon comportement améliore la relation en le serviteur et les autres créatures d’Allah. Ainsi, la crainte d’Allah suscitera l’amour d’Allah, et le bon comportement incitera les gens à l’aimer.
Le chemin vers Allah Entre le serviteur d’une part, et Allah ta’ala et le paradis d’autre part, il y a un pont que le serviteur peut traverser en deux pas. Par le premier pas, il enjambera son ego et par le second, il enjambera les créatures. C’est à dire que le serviteur devra faire fi de son ego et le dévaloriser dans ses relations avec les hommes, tout comme il devra faire fi des hommes et les dévaloriser dans sa relation avec Allah, à moins qu’il ne s’agisse d’une personne qui le dirigera vers Allah ta’ala et vers la voie menant à Lui. L’effet de l’attestation de foi au moment de la mort L’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah au moment de la mort a un effet immense dans le pardon des péchés. Car cette attestation émane d’un serviteur qui en a la certitude et sait ce qu’elle implique. Un serviteur dont les passions sont mortes, dont l’âme désobéissante s’est montrée accommodante après avoir refusé et désobéi, qui s’est tournée vers Allah ta’ala après s’en être détournée, s’est humiliée après s’être montrer fière. Son avidité pour ce monde et ses excès l’ont quittée, elle s’est humiliée comme jamais devant son Seigneur, Créateur et Maître en toute vérité, en espérant plus que jamais Son pardon, Sa grâce et Sa miséricorde. Seule l’unicité d’Allah reste en elle, après que l’eut quittée le polythéisme et qu’elle eut réalisé sa fausseté. Les controverses qui l’occupaient ont disparu, se préoccupant désormais uniquement de Celui vers qui elle est certaine de se rendre. Le serviteur dirige ainsi tout son visage, son cœur, son âme et sa préoccupation vers Lui. Il se soumet à Lui intérieurement et extérieurement de la même façon, et dit en toute sincérité : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Son cœur s’est libéré du fait de s’attacher et se tourner vers d’autres que Lui. La vie d’ici-bas a totalement quitté son cœur et la rencontre avec son seigneur approche. Le feu de ses passions s’est éteint, son cœur est rempli de l’au delà, il ne voit que cela et a désormais tourné le dos au bas monde. Ainsi, cette attestation sincère est la dernière de ses œuvres. Elle le purifie de ses péchés et le fait entré auprès de son seigneur car il Le rencontre avec cette attestation sincère et pure de tout polythéisme. Plus aucune différence n’existe entre l’apparence et le for intérieur, et ce qui est public ou caché de cette attestation de foi. S’il avait prononcé cette attestation de cette manière alors qu’il était en bonne santé, il se serait éloigné de cette vie et de ses habitants, il aurait fui vers Allah ta’ala pour échapper aux gens, il se serait contenté de Sa Seule compagnie. Mais lorsqu’il était en bonne santé, il prononçait cette attestation alors que son cœur était chargé de désirs, de l’amour de la vie et de ses nécessités, que son âme était remplie de la recherche des plaisirs et du fait de se tourner vers d’autres qu’Allah. Si l’âme se dépouillait comme elle le fait au moment de la mort, elle aurait joui d’une situation différente et une vie autre que la vie bestiale qu’elle menait. Et c’est auprès d’Allah que nous recherchons l’aide.

L’association de la piété et du bon comportement. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam établit souvent une relation entre la crainte d’Allah et le bon comportement, car la crainte d’Allah améliore la relation entre le serviteur et son Seigneur, et le bon comportement améliore la relation en le serviteur et les autres créatures d’Allah. Ainsi, la crainte d’Allah suscitera l’amour d’Allah, et le bon comportement incitera les gens à l’aimer.
Le chemin vers Allah Entre le serviteur d’une part, et Allah ta’ala et le paradis d’autre part, il y a un pont que le serviteur peut traverser en deux pas. Par le premier pas, il enjambera son ego et par le second, il enjambera les créatures. C’est à dire que le serviteur devra faire fi de son ego et le dévaloriser dans ses relations avec les hommes, tout comme il devra faire fi des hommes et les dévaloriser dans sa relation avec Allah, à moins qu’il ne s’agisse d’une personne qui le dirigera vers Allah ta’ala et vers la voie menant à Lui. L’effet de l’attestation de foi au moment de la mort L’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah au moment de la mort a un effet immense dans le pardon des péchés. Car cette attestation émane d’un serviteur qui en a la certitude et sait ce qu’elle implique. Un serviteur dont les passions sont mortes, dont l’âme désobéissante s’est montrée accommodante après avoir refusé et désobéi, qui s’est tournée vers Allah ta’ala après s’en être détournée, s’est humiliée après s’être montrer fière. Son avidité pour ce monde et ses excès l’ont quittée, elle s’est humiliée comme jamais devant son Seigneur, Créateur et Maître en toute vérité, en espérant plus que jamais Son pardon, Sa grâce et Sa miséricorde. Seule l’unicité d’Allah reste en elle, après que l’eut quittée le polythéisme et qu’elle eut réalisé sa fausseté. Les controverses qui l’occupaient ont disparu, se préoccupant désormais uniquement de Celui vers qui elle est certaine de se rendre. Le serviteur dirige ainsi tout son visage, son cœur, son âme et sa préoccupation vers Lui. Il se soumet à Lui intérieurement et extérieurement de la même façon, et dit en toute sincérité : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Son cœur s’est libéré du fait de s’attacher et se tourner vers d’autres que Lui. La vie d’ici-bas a totalement quitté son cœur et la rencontre avec son seigneur approche. Le feu de ses passions s’est éteint, son cœur est rempli de l’au delà, il ne voit que cela et a désormais tourné le dos au bas monde. Ainsi, cette attestation sincère est la dernière de ses œuvres. Elle le purifie de ses péchés et le fait entré auprès de son seigneur car il Le rencontre avec cette attestation sincère et pure de tout polythéisme. Plus aucune différence n’existe entre l’apparence et le for intérieur, et ce qui est public ou caché de cette attestation de foi. S’il avait prononcé cette attestation de cette manière alors qu’il était en bonne santé, il se serait éloigné de cette vie et de ses habitants, il aurait fui vers Allah ta’ala pour échapper aux gens, il se serait contenté de Sa Seule compagnie. Mais lorsqu’il était en bonne santé, il prononçait cette attestation alors que son cœur était chargé de désirs, de l’amour de la vie et de ses nécessités, que son âme était remplie de la recherche des plaisirs et du fait de se tourner vers d’autres qu’Allah. Si l’âme se dépouillait comme elle le fait au moment de la mort, elle aurait joui d’une situation différente et une vie autre que la vie bestiale qu’elle menait. Et c’est auprès d’Allah que nous recherchons l’aide.

jeudi 21 juillet 2016

Les signes du bonheur et de la déchéance. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Parmi les signes du bonheur et du succès, on compte le fait que plus la science du serviteur
augmente et plus il devient modeste et clément. Plus il accomplit de bonnes actions, et plus il
craint et redoute Allah ta’ala. Plus sa vie est longue, et moins il est avide. Plus ses richesses
augmentent, et plus il devient généreux et prodigue. Plus il s’élève dans l’échelle sociale, et
plus il est proche des gens, qu’il aide et envers qui il sait faire preuve de modestie.
D’autres parts, les signes de la déchéance sont les suivants : plus les connaissances du
serviteur n’augmentent, et plus son orgueil et sa vanité prennent de l’importance.
Plus il accomplit de bonnes actions, plus il est vantard, plein de suffisance et méprise les autres. Plus il est âgé, et plus il est avide des biens de ce bas monde. Plus il est riche, et plus il est avare et cupide. Plus il s’élève dans l’échelle sociale, et plus il s’enorgueillit et se complait de sa vanité.
Toutes ces choses sont des épreuves et des tests venant d’Allah ta’ala par lesquels Il éprouve Ses serviteurs. Certains connaissent alors le bonheur et d’autres le malheur.
Il en va de même pour les miracles qui sont autant de tests et d’épreuves , tout comme la
royauté , le pouvoir , et l’abondance de biens , Allah dit au sujet de Son prophète Sulaymân
lorsqu’il vit le trône de Bilqîs devant lui : « Ceci est une des grâces de mon Seigneur,
pour m’éprouver : Serai je reconnaissant ou ingrat ? » (Sourate an Naml verset 40)
Les bienfaits sont donc des épreuves et des tests venant d’Allah ta’ala afin qu’apparaisse au
grand jour la reconnaissance des hommes ou leur gratitude.
De même, les malheurs sont des épreuves émanant d’Allah ta’ala. Ainsi, Il éprouve par les
bienfaits comme Il éprouve par les malheurs.
Allah ta’ala dit : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le
comblant de bienfaits, il dit : Mon Seigneur m’a honoré. Mais par contre, quand Il l’éprouve en restreignant Sa subsistance, il dit : Mon Seigneur m’a avili. Mais non ! » (Sourate Al Fajr verset 15). C’est à dire que le fait que J’augmente les biens d’une personne, que Je l’honore et la comble de bienfaits ne signifie pas qu’elle occupe une place de choix auprès de Moi.
De même, le fait que Je restreigne ses biens et l’éprouve ainsi, ne signifie pas que Je l’ai avilie.

mercredi 20 juillet 2016

Celui qui ne connait pas son âme ne connait pas son Créateur. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Celui qui ne se connait pas lui même, comment connaîtrait il son Seigneur ?
Sache qu’Allah ta’ala a créé dans ta poitrine une maison, qui est ton cœur.
Il y a ensuite placé au beau milieu un trône pour Le connaitre, sur lequel s’établit Sa transcendance absolue.
Allah est donc établi sur Son trône en personne, distinct de Ses créatures.
Et Sa transcendance absolue, qui consiste à Le connaître, L’aimer et L’unifier,
est établie sur le trône du cœur.
Ce trône est recouvert du tapis de la satisfaction.
A sa droite et à sa gauche se trouvent les ordres et les interdits.
Une porte donnant sur le jardin de Sa miséricorde, de Sa compagnie et du désir de Le rencontrer lui est ouverte.
Ce jardin est arrosé par l’ondée de Ses paroles, et poussent alors plantes odoriférantes et arbustes fruitiers correspondant aux actes d’obéissance, aux formules d’unicité, de glorification, de louange et de sacralisation. Au milieu de ce jardin se trouve l’arbre de la connaissance d’Allah qui donne ses fruits à tout instant par la grâce de son Seigneur.
Ses fruits sont l’amour d’Allah, le retour vers Lui, Sa crainte, la joie de Le connaitre et d’être proche de Lui. Allah irrigue ce jardin par la méditation sur Ses paroles, le fait de les comprendre et de mettre en pratique Ses recommandations.
Allah ta’ala a placé dans cette demeure une lampe qu’Il éclaire par la lumière de Sa connaissance, de la foi en Lui et de Son unicité.
Son combustible est issu d’un olivier béni, ni oriental ni occidental, dont l’huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche.
Allah ta’ala a entouré cette demeure d’un mur empêchant les fléaux, les semeurs de troubles et les êtres susceptibles d’abîmer le jardin d’y entrer, afin que leurs méfaits ne l’atteignent pas.
Il y a placé des anges gardiens qui le protègent de jour comme de nuit. Puis le propriétaire de la demeure et du jardin, étant informé de l’identité du locataire (la transcendance absolue d’Allah),
se souciera essentiellement de ranger la demeure et de la remettre en ordre afin que le locataire
s’en satisfasse.
S’il se rend compte du moindre désordre ou désorganisation, il s’empressera d’y remédier de peur que le locataire ne quitte la demeure.
Quel locataire de choix, et quelle belle demeure ! Gloire à Allah, Seigneur des mondes !
Quelle grande différence existe entre cette demeure et cette autre, ou règne le chaos, devenue un repère pour les insectes et la vermine, ou les ordures et immondices sont déposés.
Quiconque cherche un endroit isolé pour y faire ses besoins trouvera en cette demeure l’endroit idéal, car personne n’y habite ni ne la surveille.
C’est un lieu adéquat pour faire ses besoins, car elle est obscure et dégage une odeur
nauséabonde. Le chaos y est roi et les ordures l’emplissent.
Personne ne s’y sent à l’aise ni ne peut y élire résidence, hormis les créatures habitués à un tel décor, comme les insectes, les vers et la vermine.
On y trouve Satan assis sur le trône, lui même couvert d’un tapis d’ignorance ballotté par le vent des passions. A droite et à gauche du trône se trouvent les désirs. Une porte donne sur le champ de l’abandon, de la solitude, de l’inclination pour ce bas monde, de l’apaisement à y vivre, et du délaissement de l’au delà. Ce champs est arrosé par la pluie de l’ignorance, des passions, du polythéisme et de l’innovation, qui a fait pousser divers types d’épines, de fruits amers, et d’arbres sur lesquels poussent toutes sortes de péchés et de transgressions, comme les paroles futiles, pitreries, les histoires insolites, les plaisanteries , les farces , les poèmes parlant d’amour charnel et de vins, poèmes qui incitent à transgresser les interdits et dissuadent d’accomplir les actes d’obéissance.
Au milieu du champ se trouve l’arbre de l’ignorance d’Allah et du détournement à Son égard.
Cet arbre donne ses fruits à tout instant.
Ces fruits sont la perversion, les péchés, la musique, les jeux, la débauche, le fait d’être influencé par toutes les modes, et de suivre tous ses désirs.
Ses autres fruits sont les soucis, l’angoisse, la tristesse et la douleur, mais ceux là sont dissimulés par le fait que l’âme est occupée par ses distractions et ses divertissements. Lorsqu’elle sortira de son état
d’ébriété, elle sera alors en proie à tout souci, angoisse, tristesse, préoccupation et vie pénible.
L’irrigation de cet arbre consiste à suivre ses passions, espérer une longue vie et être insouciant.
Cette demeure est obscure et abandonnée au chaos est vouée à elle même : rien n’empêche les semeurs de roubles, les animaux, les corrupteurs et les saletés d’y pénétrer.
Gloire à Celui qui a créé la première et la seconde demeure.
Quiconque connaît sa demeure, le rang qu’occupent son locataire et l’importance des trésors, des richesses et des moyens qui s’y trouvent, pourra profiter de sa vie et de son âme.
Quiconque l’ignore, ignore par la même occasion la réalité de son âme et aura gâché son bonheur.
Et c’est d’Allah que provient l’aide.

mardi 19 juillet 2016

Les souffrances de l’Homme. "Thérapie de l’âme" par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Les souffrances de l’Homme sont nombreuses tout au long de sa vie, les plus
grandes sont celles provoquées par ses semblables.
Le mal que causent les gens est pire que celui causé par les fauves enragés et des serpents dangereux. Ces derniers peuvent être évités, contrairement aux gens.
La rencontre dissipe les rancunes, c’est comme si les regards échangés guérissaient les cœurs. Ne t’afflige guère de la rencontre de ton ami avec ton ennemi car cela l’éloigne de lui.
Les plus grandes souffrances des gens sont la peur, la peine, la maladie et la pauvreté, et la plus affligeante est la peine causée par la perte du bien-aimé, la prévision d’un tord, la maladie, la peur puis la pauvreté. La preuve en est l’anticipation de la pauvreté pour chasser
la peur, ainsi on dépense tout son argent afin de s’en préserver, et on anticipe la peur et la pauvreté, celle de la peine provoquée par la maladie.
Ainsi on s’aventure, si on est à la recherche de la santé et quand on éprouve la peur de la mort, on souhaite pouvoir dépenser tout son argent rien que pour être sain et sauf.
La peur devient une simple affaire si l’on souhaite chasser la peine.
Ainsi l’Homme peut s’aventurer dans ce but.
La plus grave des maladies est un mal chronique au niveau d’un seul membre.
Les âmes généreuses redoutent l’humiliation plus que tout ce qu’on a évoqué, alors que c’est la moindre peur des âmes viles.

Les souffrances de l’Homme. "Thérapie de l’âme" par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Les souffrances de l’Homme sont nombreuses tout au long de sa vie, les plus
grandes sont celles provoquées par ses semblables.
Le mal que causent les gens est pire que celui causé par les fauves enragés et des serpents dangereux. Ces derniers peuvent être évités, contrairement aux gens.
La rencontre dissipe les rancunes, c’est comme si les regards échangés guérissaient les cœurs. Ne t’afflige guère de la rencontre de ton ami avec ton ennemi car cela l’éloigne de lui.
Les plus grandes souffrances des gens sont la peur, la peine, la maladie et la pauvreté, et la plus affligeante est la peine causée par la perte du bien-aimé, la prévision d’un tord, la maladie, la peur puis la pauvreté. La preuve en est l’anticipation de la pauvreté pour chasser
la peur, ainsi on dépense tout son argent afin de s’en préserver, et on anticipe la peur et la pauvreté, celle de la peine provoquée par la maladie.
Ainsi on s’aventure, si on est à la recherche de la santé et quand on éprouve la peur de la mort, on souhaite pouvoir dépenser tout son argent rien que pour être sain et sauf.
La peur devient une simple affaire si l’on souhaite chasser la peine.
Ainsi l’Homme peut s’aventurer dans ce but.
La plus grave des maladies est un mal chronique au niveau d’un seul membre.
Les âmes généreuses redoutent l’humiliation plus que tout ce qu’on a évoqué, alors que c’est la moindre peur des âmes viles.

lundi 18 juillet 2016

L’endurance envers la cruauté par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi


L’endurance envers la cruauté se divise en trois parties :
- La patience avec celui qui est plus fort que toi
- La patience avec celui moins fort que toi
- La patience avec celui qui ne peut t’atteindre et que toi tu ne peux atteindre.
La première : c’est de l’humiliation et de l’avilissement. 
Ce qui ne fait pas partie des vertus.
Celui qui craint ce qu’il ne peut endurer doit l’abandonner et s’en éloigner.
La deuxième: c’est de la bienfaisance, de la magnanimité et de la clémence en vérité:
une qualité des vertueux.
Et la troisième : se divise en deux parties : soit la cruauté par erreur de quelqu’un qui 
connait le blâme de ce qu’il a commis et le regrette ; la patience dans ce cas est une 
bienfaisance et une obligation, et c’est de la clémence en vérité.
Toutefois, celui qui ne connait pas sa propre valeur et croit qu’il peut agir avec
arrogance sans regretter ce qu’il a commis, la patience est avilissement  pour le
patient et encouragement de celui avec qui on se montre patient. 
Car il deviendra de plus en plus arrogant, l’ignorer relève donc du ridicule.
Il est correct de lui montrer qu’il est possible de triompher de lui mais que l’on ne s’en
est point soucier uniquement par mépris pour lui et pour se préserver de le lui reprocher.
Quant à la cruauté des ignobles, elle ne peut être sanctionnée que par une correction exemplaire.

jeudi 14 juillet 2016

Piège du diable. "Thérapie de l’âme" par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Je n’ai point vu de piège du diable pire ni plus insensé
que deux mots qu’il a répandu grâce à ses prédicateurs :
Le premier : l’excuse du malfaiteur qu’untel a mal agit avant lui
Et le deuxième : mésestimer le mal commis du
simple fait qu’il a été  commis avant.
Ou que l’on commette l’outrage contre quelqu’un qui en
a commis un contre quelqu’un d’autre.
Ces deux propos constituent une excuse du blâme et
l’une de ses entrées connues et indéniables.
Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

La réalité de la perfection de l’âme. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

 
La perfection de l’âme demandée à l’homme est celle qui comprend deux choses :
1  Qu’elle soit une attitude ancrée et une qualité permanente.
2  Qu’elle soit elle même une qualité de perfection.
S’il n’en est pas ainsi, ce n’est pas une perfection, et il ne convient pas à celui qui cherche la
perfection d’entrer en concurrence pour cela ou de regretter ce qu’il a pu en manquer.
La perfection de l’âme ne s’atteint que par la connaissance de son Initiateur, Créateur,
Etre adoré et Divinité en toute vérité. Le serviteur n’obtient aucune rectitude, bienfait ou
délice si ce n’est en Le connaissant, en cherchant Son visage, en empruntant la voie menant
à Lui, Son agrément et Sa générosité. L’âme doit s’y accoutumer afin que cela devienne
une attitude ancrée et permanente.
Quant aux autres sciences, volontés et œuvres, soit elles ne lui profitent pas et ne contribuent
pas à la perfectionner, soit elles lui causent du tort, la diminuent et la font souffrir.
Surtout si cela devient une attitude ancrée : L’âme est alors châtiée et souffre en fonction de la
force de cet ancrage.
Quant aux bienfaits extérieurs comme les vêtements, les montures, les demeures, les honneurs
et les biens, ce ne sont que des prêts temporaires qui doivent être rendus à leur propriétaire.
L’âme est donc châtiée et souffre de s’en séparer en fonction de son attachement à ces choses,
surtout si cela est pour elle le plus haut degré de sa perfection. Si elle en est dépouillée, cela
provoque en elle le plus grand manque, la plus grande souffrance et la plus grande perte.
Que celui qui cherche le succès et les délices pour son âme médite sur ce point , car la plupart
des créatures ne font que priver leurs âmes , les faire souffrir , les mener à leur perte et les
diminuer en pensant qu’ils ne veulent que leur succès et bien être . Les délices de l’âme
dépendent de ce qu’elle aura acquis de cette connaissance, de cet amour et de ce chemin, et au
contraire sa souffrance et sa perte seront fonctions de ce qu’elle en aura manqué.
Si cette force a totalement disparu, il ne reste plus à l’homme que la force physique et
psychologique par laquelle il mange, boit, copule, se met en colère, et obtient tous les délices
et besoins de son existence. Il n’en tire aucun honneur ou mérite, mais uniquement infamie et
abaissement, car cette force le rend semblable aux animaux auxquels il s’affilie par son
comportement. Il est même possible qu’un animal le dépasse en cela en tirant plus de plaisirs
de la vie de ce bas monde et en étant assuré d’être préservé à sa mort et de ne pas avoir à subir
de châtiment dans l’au delà.
Une forme de perfection que tu partages avec les animaux qui peuvent te dépasser en cela et
être préservés, contrairement à toi, du châtiment qui peut en découler, ne mérite que d’être
délaissée pour la véritable perfection en dehors de laquelle il n’y a pas de perfection.
Et c’est Allah ta’ala qui accorde le succès.

mardi 12 juillet 2016

Allah est beau et aime la beauté. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Concernant la parole du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : « Allah est beau et aime la beauté » ,
ce hadith englobe la beauté vestimentaire, sujet du hadith en question, mais englobe aussi, vu la portée générale du propos, la beauté de toute chose, comme dans l’autre hadith :
« Allah est propre et aime la propreté »
Il est aussi authentiquement rapporté que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :
« Allah est bon et n’accepte que ce qui est bon. »
On trouve également dans les sunans le hadith suivant :
« Allah aime voir les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur.»                                                              On y trouve aussi d’après Abû al Ahwas Al Juchamî -qu’Allah l’agrée- :                                                 « Le Prophète me vit habillé en haillons et me dit : Possèdes-tu quelque bien ?
Je répondis : Oui.
Il me dit : Quel type de bien ?
Je lui dis : Toutes les sortes de biens dont Allah m’a fait don, chameaux, ovins.
Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam me dit : Fais donc en sorte que les effets des
bienfaits et de la grâce d’Allah apparaissent sur toi. »
Allah ta’ala aime donc voir apparaître les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur, car cela
participe de la beauté qu’Il aime, et c’est une façon de Le remercier pour Ses bienfaits.
Or la gratitude est une beauté interne, et Allah aime voir se manifester la beauté apparente par le
bienfait, et la beauté interne par la gratitude.
Allah aimant la beauté, c’est la raison pour laquelle Il a fait descendre pour Ses serviteurs vêtements et parures qui embellissent leur apparence, et piété qui embellît leur for intérieur.
Il a ainsi dit:Rapporté par Muslim
« O enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous des vêtements pour cacher
votre nudité, ainsi que des parures … Mais le vêtement de la piété, voilà qui est
meilleur. » (Sourate al A’râf verset 26).
Allah ta’ala a dit au sujet des gens du paradis :
« Il leur fera rencontrer splendeur et joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré,
en leur donnant le paradis et des vêtements de soie. » (Sourate Al Insân verset 11)
Allah a donc embelli leur visage par la splendeur, leur for intérieur par la joie,
et leur corps par la soie.
Parallèlement au fait qu’Allah aime la beauté des paroles, des actes, des vêtements et de l’apparence, Il déteste tout ce qui est laid, qu’il s’agisse des paroles, des actes, des vêtements ou de l’apparence.
Il déteste donc la laideur et ses adeptes et aime la beauté et ses adeptes.
Cependant, deux groupes se sont égarés concernant cette notion.
Le premier affirme : Tout ce qu’Allah a créé est beau. Il aime donc tout ce qu’Il a créé.
Nous aimons par conséquent tout ce qu’Il a créé et n’en haïssons rien.
Toute personne qui sait que les créatures sont Son œuvre considérera qu’elles sont toutes belles.                                                                                                 
Un de leur poète a même dit :
Lorsque tu vois les créatures comme elles sont, tu te rends compte que tout ce qui existe est beau.
Pour appuyer leur argumentation, les adeptes de cette pensée se sont basés sur la parole
d’Allah :« Allah qui a tout créé de la meilleure façon. »(Sourate as Sajdah verset 7)
« Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection.»(Sourate An Naml verset 88)
« Tu ne vois aucune disproportion en la création du Tout Miséricordieux. »                                  (Sourate Al Mulk verset 3)
Aux yeux de ce groupe, l’homme le plus savant est celui qui voit la beauté en toute chose et
considère que rien de ce qui existe n’est laid.
Mais en réalité, ces gens n’éprouvent plus aucune jalousie dans leur cœur pour Allah ta’ala, et
considèrent que tout mâle ou femelle représente la beauté qu’Allah aime.
Et ils prétendent alors adorer Allah par les turpitudes.
Certains vont même jusqu’à dire que leur divinité se manifeste sous l’apparence de leur partenaire et s’incarne en lui. S’il s’agit de panthéistes, ils diront que leur partenaire est une manifestation de la vérité, qu’ils nommeront: « manifestations de la beauté ».
Il est un deuxième groupe qui est l’opposé du groupe cité plus haut, et qui affirme : Allah
ta’ala a blâmé la beauté apparente, les grandes taille et les proportions physique idéales.
Il a ainsi dit au sujet des hypocrites :« Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent. »
(Sourate al Munâfiqûn verset 4)
« Combien de générations, avant eux, avons Nous fait périr, qui les surpassaient en biens
(athâthan) et en apparence (ri’yan) ? » (Sourate Maryam verset 74)
Al Hassan -qu’Allah l’agrée- a dit : « Ri’yan désigne l’apparence. » Et on trouve dans sahih
Muslim que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : « Allah ne regarde ni votre
apparence ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos cœurs et vos œuvres. »
Ils affirment : On sait que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ici n’a pas nié pour Allah
le fait qu’Il puisse voir leur apparence et leurs biens. Ce qui est nié ici c’est le fait qu’Allah
les regarde avec amour. Ils affirment aussi qu’Allah ta’ala nous a interdit de porter de l’or et
soie, d’utiliser des récipients en or ou en argent qui font pourtant partie des plus belles choses
de ce bas monde. Allah ta’ala a aussi dit :
« Et ne tends point tes yeux vers ce que Nous avons donné comme jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux : c’est un décor de la vie présente par lequel Nous les éprouvons. »
(Sourate Tâ Hâ verset 131 )
Et le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : « S’habiller humblement fait partie de la foi. ».
De plus Allah a blâmé les gaspilleurs.
Or le gaspillage concerne aussi bien la nourriture et la boisson que les vêtements.

Pour trancher, nous dirons : La beauté de l’apparence, des vêtements, et de l’accoutrement se
décline en trois catégories : L’une d’elles est louable, l’autre blâmable et la dernière n’est ni
louable ni blâmable.
La beauté louable est celle faite pour Allah ta’ala et qui aide à obéir à Allah, à exécuter Ses
ordres et à répondre à Ses requêtes. Ainsi le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam se faisait
beau pour accueillir les délégations. Il en est de même pour l’armure que l’on porte pour
Rapporté par Muslim 2564.
Rapporté par Abû Dâwûd 4161 Authentifié par al Albanî dans sahih Sunan Abî Dâwûd.
combattre, ou le fait de porter de la soie et de se pavaner avec dans une bataille. Tout cela est
louable si fait dans le but de faire triomphé la parole d’Allah, de secourir Sa religion et
d’intimider l’ennemi.
La beauté blâmable est celle faite pour ce bas monde, pour le pouvoir, par vantardise et
orgueil. C’est celle utilisée pour parvenir à l’assouvissement des désirs et qui devient alors un
but en soi et le plus illustre des objectifs du serviteur. En effet, beaucoup de personnes n’ont
d’autre ambition que cela.
La beauté qui n’est ni louable ni blâmable est celle qui ne présente ni les caractéristiques du
premier type de beauté ni celle du second.
Pour conclure nous dirons que ce noble hadith comprend deux fondements importants : le
premier est la connaissance d’Allah et le second est la façon de L’adorer.
Ainsi, il s’agit de connaître Allah ta’ala par le biais de Sa beauté incomparable, et de L’adorer
par les belles paroles, les belles œuvres et le beau comportement qu’Il aime. En effet, Allah
aime lorsque Son serviteur embellît sa langue par la véracité, son cœur par la sincérité,
l’amour, le retour vers Lui et la confiance en Lui, et ses membres par l’obéissance. Il aime
lorsque le serviteur embellit son corps par la manifestation des effets de Ses bienfaits sur ses
vêtements, et par le fait de le purifier de toute impureté concrète et abstraite, de toute saleté et
pilosité détestable, et par le fait de se circoncire et de se tailler les ongles. Le serviteur connaît
ainsi Allah par les attributs de la beauté et se fait connaître de Lui par les belles œuvres, les
belles paroles et le beau comportement. Il le connaîtra donc par la beauté qui est Son attribut,
et L’adorera par la beauté que représente Sa législation et Sa religion. Le hadith mentionne
donc deux fondements : la connaissance et l’adoration.

lundi 11 juillet 2016

L’ignorance implique la fatigue. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Ignorer le chemin, ses dangers et sa destination implique beaucoup de fatigue pour peu de résultats.

En effet l’ignorant:
Soit s’efforce d’accomplir des actes surérogatoires alors qu’il néglige les obligations.
Soit s’efforce d’accomplir des actes d’adoration physiques sans que le cœur ne soit concentré.
Soit le cœur y est mais l’acte n’est pas conforme avec la sunna du Prophèteﷺ.
Soit sa motivation pour accomplir un acte n’est pas suffisante pour réellement se rendre compte du but ultime.  
Soit accomplit un acte sans se soucier des dangers qui le guettent et qui peuvent rendre l’acte vain durant ou après son accomplissement.
 Soit accomplit un acte en négligeant de se rappeler que c’est par la grâce d’Allah qu’il a pu l’accomplir et croit par conséquent qu’il est quelqu’un de méritant.
Soit accomplit un acte sans se rendre compte de son caractère imparfait et néglige donc de s’en excuser auprès d’Allah. 
Soit accomplit un acte qu’il aurait pu faire avec plus de sincérité et de bienfaisance, mais croit qu’il a fait ce qu’il fallait.
Tout cela diminue la récompense de l’acte malgré tout le mal que l’ignorant s’est donné pour le faire.

Et c’est d’Allah que provient l’assistance.

dimanche 10 juillet 2016

Le réel repentir. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"



Al Junayd -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Je m’introduisis un jour auprès d’un jeune homme qui me questionna au sujet du repentir.
Je répondis à sa question, et il me demanda ensuite de l’informer au sujet de la réalité du repentir. Je lui dis : C’est de te figurer ton péché devant toi, jusqu’à ta mort.
Il me dit : Silence ! Ce n’est pas là la réalité du repentir. Je lui demandai : Quelle est t’elle alors ?
Il me dit : C’est d’oublier ton péché. Il me laissa alors et s’en alla...
Un homme dit : Et qu’en est-il pour toi, o Abû Al Qasim ?
Je dis : C’est le jeune homme qui a raison.
Il me dit : De quelle manière ??
Je dis : Si ma situation avec Allah est telle qu’Il me fait passer de la trahison (le péché) vers la fidélité (le repentir), alors le fait que je continue à me rappeler de la trahison tandis que je Lui suis fidèle est une trahison en soi. »

samedi 9 juillet 2016

Les formes d’abandon du Coran. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Les formes d’abandon du Coran sont multiples :
1  Ne pas l’écouter, ni croire en lui ou tendre l’oreille vers lui
2  Ne pas le mettre en pratique, ne pas s’en tenir à ce qu’il considère licite ou illicite, même
si on le lit et croit en lui.
3  Ne pas le prendre comme arbitre et juge en ce qui concerne les fondements de la religion
et ce qui en découle. Croire qu’il n’apporte aucune certitude et que ses preuves sont
uniquement verbales et n’apporte aucunes sciences.
4  Ne pas méditer, chercher à le comprendre et à savoir ce qu’à voulu Celui qui l’a prononcé.
5  Ne pas le prendre comme remède pour l’ensemble des maladies du cœur, en cherchant au
contraire la guérison en dehors de lui.
Tout cela s’inscrit dans le cadre de la parole d’Allah :
« Le messager dit : Seigneur ! Mon peuple a vraiment délaissé ce Coran. »
(Sourate Al Furqân verset 30)
Ceci, même si certains types d’abandon sont moins graves que d’autres.
Il en est de même pour la gêne dans la poitrine que l’on peut éprouver au sujet du Coran :
Parfois cette gêne peut concerner le fait qu’il soit révélé et soit la vérité venant d’Allah ta’ala.
Parfois cela peut concerner Celui qui l’a prononcé, ou le fait qu’il soit créé et qu’Il ait inspiré à certaines de Ses créatures de le prononcer.
Parfois cela peut concerner le fait qu’il peut être insuffisant, qu’il ne suffit pas aux serviteurs qui doivent faire appel avec lui aux raisonnements, analogies, avis et autres lois forgées par les hommes.
Parfois cela peut concerner ses arguments et ce qu’on a voulu à travers lui :
Est ce le sens premier que l’on saisit lorsqu’on l’entend ?? Ou a t’on voulu qu’on interprète et
que l’on s’écarte du sens premier vers des interprétations détestables et polysémies.
Parfois cela peut concerner ces sens qui, même s’ils sont voulus, incitent à se poser la question :
Est ce vraiment ce qui est cherché ? Ou s’est on figuré que s’était ce qui était voulu pour un intérêt quelconque ?. Tous ces gens éprouvent une gêne dans leur cœur vis à vis du Coran, ils savent cela et le ressentent dans leur poitrine. Tu ne trouveras aucun innovateur dans sa religion sans qu’il n’éprouve une gêne vis à vis des versets qui s’opposent à son innovation.
De même tu ne trouveras aucun injuste pervers sans qu’il n’éprouve dans sa poitrine une gêne vis à vis des versets qui se dressent entre lui et sa volonté.
Médite sur cela et choisis ensuite par toi même ce que tu voudras.

jeudi 7 juillet 2016

Ce que l’on gagne à délaisser les coutumes. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

 
Parvenir au but nécessite deux choses : délaisser les coutumes et surmonter les obstacles.
Les coutumes consistent à se réfugier dans l’inactivité, le repos, à se contenter des usages et habitudes que les gens ont adoptés et qu’ils mettent au même niveau que la législation.
Ces coutumes sont même plus importantes à leurs yeux que la religion.
En effet, ils dénigrent quiconque va à l’encontre de ces traditions et s’y oppose, d’une façon plus sévère encore qu’ils ne dénigreraient un individu s’opposant clairement à la religion.
Ils peuvent même aller jusqu’à l’excommunier, le traiter d’innovateur et d’égaré, le boycotter et le réprimander pour avoir divergé de ces coutumes.
C’est à cause de ces coutumes qu’ils ont enterré les traditions prophétiques.
Ils élèvent ces coutumes au même niveau que le prophète sallallahu ‘alayhi wasallam en personne.
Leur alliance et leur désaveu se fait autour d’elles.
Le bien est ce qui s’y conforme et le mal est ce qui s’y oppose.
Ces usages et ces coutumes ont pris le dessus sur un nombre important de groupes d’individus, qu’il s’agisse de rois, de gouvernants, de juristes, de soufis, d’indigents, de volontaires au combat ou des personnes issues de la masse des musulmans.
L’éducation des jeunes se fait à travers ces coutumes et les plus âgés ont grandi avec.
Elles sont devenues de véritables Sunna, et sont même plus importantes aux yeux de leurs adeptes que les sunna prophétiques.
Or quiconque s’appuie sur les coutumes vivra prisonnier, et quiconque s’y attache se coupera alors de l’assistance divine.
Ce fléau s’est pourtant répandu à grande échelle, et c’est à cause de lui que le Coran et la Sunna on été délaissés.
Quiconque cherche secours auprès de ces coutumes sera abandonné par Allah, et quiconque s’y conforme en lieu et place du Coran et de la Sunna verra ses actions rejetées par Allah, et elles comptent parmi les voiles et les obstacles les plus importants sur le chemin menant à Allah et Son prophète
sallallahu ‘alayhi wa sallam.
Les obstacles :
Les obstacles sont représentés par les différentes formes de transgressions, qu’elles soient
apparentes ou cachées. En effet, elles empêchent le cœur de cheminer vers Allah ta’ala et se
dressent sur sa voie. Les transgressions sont de trois types : polythéisme, innovation
religieuse, et désobéissance. L’obstacle du polythéisme se lèvera dès lors que le serviteur
vouera un culte sincère à son Seigneur. Celui de l’innovation religieuse se dissipera si le
serviteur se conforme à la Sunna. Enfin, l’obstacle de la désobéissance disparaitra grâce à la
sincérité du repentir. Ces obstacles ne se révèleront au serviteur qu’à partir du moment où il
décidera de s’approvisionner pour son voyage, et il ne prendra conscience de leur ampleur que
lorsqu’il aura commencé à cheminer vers Allah et la demeure dernière. Ce n’est qu’à ce
moment qu’elles apparaitront clairement et que le serviteur se rendra compte qu’elles
jonchent son chemin, sentiment qui sera d’autant plus fort qu’il chemine à vive allure et ne se
consacre qu’à son voyage. Dans le cas contraire, tant que le serviteur est immobile, il ne se
rendra compte ni de ces problèmes latents ni de ces obstacles.
Les entraves :
Les entraves quant à elles sont tout ce à quoi le cœur s’attache en dehors d’Allah et de Son
prophète, qu’il s’agisse des plaisirs de ce bas monde et de ces désirs, de l’amour du pouvoir,
ou de la compagnie des hommes et de l’attachement qu’on éprouve pour eux. Or il est
impossible de couper ces trois liens et de s’en débarrasser si ce n’est en s’attachant fortement
au plus noble des objectifs. Et chercher à couper ces liens sans s’attacher à l’objectif ultime
est inconcevable. En effet, l’âme humaine ne peut quitter ce qu’elle aime et affectionne si ce
n’est pour quelque chose qui lui est plus cher et plus aimer. Plus les liens l’attachant à son but
sont forts et plus ceux la liant à d’autres éléments faiblissent, et vice versa. S’attacher à
l’objectif ultime c’est le désirer ardemment, désir qui ne peut naître qu’à condition de
connaître l’objet du désir, son haut degré et la prééminence de ses qualités par rapport aux autres.