Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

samedi 30 avril 2016

Versets à médités : -..Mais il est des gens qui disent seulement : «Seigneur! Accorde nous [le bien] ici-bas!»..

-..Mais il est des gens qui disent seulement : 
«Seigneur! Accorde nous [le bien] ici-bas!»
 - Pour ceux-là, nulle part dans l’au-delà. (200) 
 Et il est des gens qui disent: 
«Seigneur! Accorde nous belle part ici-bas, 
et belle part aussi dans l’au-delà; 
et protège-nous du châtiment du Feu!» (201)  
Ceux-là auront une part de ce qu’ils auront acquis. 
Et Allah est prompt à faire rendre compte. (202)

Fin de déviation نهاية الانحراف

> Les extrémistes d'un bord alimentent les extrémiste de l'autre bord.
> Le meilleur moyen pour lutter contre l'extrémisme de tout bord 
c'est de se maintenir sur la voie médiane, 
de suivre la meilleure voie, celle du juste milieu.
 "Ainsi nous avons fait de vous une communauté de juste milieu" 
nous dit le Coran.
> المتطرفون من جانب يغذي التطرف على الجانب الآخر.
> أفضل طريقة لمحاربة التطرف من جميع المشارب
 هو البقاء في وسط  الطريق،
وا تباع أفضل مسار، وهذا  من التوازن.
 "وَكَذَٲلِكَ جَعَلۡنَـٰكُمۡ أُمَّةً۬ وَسَطً۬ا لِّتَڪُونُواْ شُہَدَآءَ عَلَى ٱلنَّاسِ"
يقول القرآن الكريم.

Le juste milieu entre l’excès et le manquement. "Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi"

Les choses qu’on craint, arrivent parfois suite aux précautions qu’on prend pour les éviter.
Les secrets sont parfois divulgués à cause de leur protection exagérée. 
La répugnance résulte parfois du doute suscité par la longue contemplation. 
Tout cela est la conséquence de l’excès qui dépasse la limite de la modération.
 La vertu est le juste milieu entre l’excès et le manquement, car ces deux extrémités sont déconseillées. La vertu se trouvant entre les deux est louables, exception faite pour la sagesse car il n’y a point d’excès, l’erreur de fermeté est mieux que l’erreur de négligence.
Ce qui est surprenant, c’est que les vertus sont louables, mais qu’on les trouve pesantes. 
Et que les vices sont méprisables et on les trouve légers. 
Que celui qui aspire à l’équité se mette à la place de son adversaire, il percevra ainsi son injustice.
Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

jeudi 28 avril 2016

Versets à médités : Allah veut pour vous la facilité..

..- Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous,
 afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez 
la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! (185) 
 Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: 
Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. 
Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, 
afin qu’ils soient bien guidés. (186)

mercredi 27 avril 2016

AL-HADITH : ne sera pas droite الحديث :لا يستقيم إيمان عبد


D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « La foi d'un serviteur ne sera pas droite tant que son coeur ne sera pas droit et son coeur ne sera pas droit tant que sa langue ne sera pas droite et il ne rentrera pas dans le paradis tant que son voisin ne sera pas à l'abri de son mal ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib)



عن أنس ابن مالك رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لا يستقيم إيمان عبد حتى يستقيم قلبه ولا يستقيم قلبه حتى يستقيم لسانه ولا يدخل الجنة حتى يأمن جاره بوائقه
(رواه أحمد و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب)

J’avais des défauts. "Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi"


J’avais des défauts, je me suis alors exercer à lire les paroles des Prophète, que la paix d’Allah soit sur eux, et des sages vertueux, anciens et récents, en matière de moralité et de conduite dans le but de guérir mon âme jusqu’à ce qu’Allah – exalté soit-Il – m’ait aidé à réaliser plus que cela par Sa grâce.
La justice complète, l’exercice de l’esprit et la maîtrise des vérités consistent à les admettre afin que les gens en profitent un jour si Allah – exalté soit-Il – le veut.
Parmi mes défauts, deux principaux se caractérisaient par une recherche en excès de satisfaction et un excès de colère.
Lors de mes lectures, je fus interpellé au sujet de l’interdiction d’afficher sa colère qu’elle se traduise en parole, en acte ou en simple agitation.
Je me suis convaincu alors de ma capacité à la surmonter.
J’ai supporté un lourd fardeau et une grande peine.
Cette dernière aurait pu me rendre malade, surtout au sujet du renoncement à la satisfaction. Aujourd’hui, je me suis presque pardonné d’avoir daigné m’en abstenir.
Également au sujet de l’humour, j’ai pu m’abstenir de dire ce qui contrarie l’interlocuteur, et
je me le suis permis dans la mesure où son absence est de l’introversion et égale l’orgueil.
Aussi, à mon grand étonnement, mon esprit a controversé avec mon âme sur ce qu’il connait
de ses défauts jusqu’à ce qu’ils en soient complètement perdus sans laisser de trace, louange à
Allah – exalté soit-Il – j’ai habitué mon âme à se sous-estimer et à recourir à l’humilité.
Aussi, je me suis donc efforcé à les quitter des actes dus à la mégarde de la jeunesse et à la
faiblesse des membres et ils ont disparu.
Aussi, concernant la passion pour la célébrité et le pouvoir, j’ai réalisé au milieu de la souffrance causée par ce malaise qu’il faut éviter ce qui est illicite dans la religion, avec l’aide
d’Allah – exalté soit-Il – pour le reste.
On demande également l’aide à Allah – exalté soit-Il – au sujet de l’excès de fierté qui a
rendu le mariage méprisable à mes yeux de quelque façon que ce soit, et impossible.
Or aujourd’hui, c’est comme si j’avais arrêté de résister à cette exagération dont je connais les
inconvénients pour des raisons qui m’ont atteintes.
J’ai deux défauts qu’Allah – exalté soit-Il – a occultés et pour lesquels, Il m’a aidé à résister.
Il m’a assisté par son bienfait pour m’en débarrasser, alors l’un s’en est allé par la grâce
d’Allah – exalté soit-Il – c’est comme si le bonheur m’était voué jusqu’à ce que j’en aperçoive
un de ses traits, alors j’ai essayé de l’enterrer.
Le deuxième me lambinait et il était sur le point d’apparaître quand il s’agitait et que ses veines palpitaient, puis Allah – exalté soit-Il – m’a aidé à le réprimer par la grâce d’Allah jusqu’à
ce qu’il se soit éteint.
Aussi, il y a la grande rancune que j’ai pu cacher et occulter avec l’aide d’Allah – exalté soit-Il
– et dont j’ai pu en vaincre toutes les conséquences manifestes.
Néanmoins, je n’ai point pu m’en débarrasser définitivement ; c’est la raison pour laquelle je n’ai jamais été capable de nouer une véritable amitié avec mes anciens ennemis.
Quant au fait d’avoir des préjugés, il est souvent considéré comme un défaut, mais il n’en est
que s’il atteint la foi ou dégrade la conduite à l’égard d’autrui.
Autrement cela relève de la fermeté, et la fermeté est une vertu.
Mais mes ennemis ignorants me reprochent le fait qu’il ne m’importe pas de contredire les autres au sujet de mes vraies convictions, même s’il s’agit de toute personne sur terre.
De même, il ne m’importe point d’être d’accord avec les gens de mon pays au sujet de
leur habit auquel ils se sont accoutumés sans raison, et cette qualité est l’une de mes grandes
et incomparables vertus. Et je jure que si je ne l’avais pas – qu’Allah m’en préserve – cela aurait été l’un de mes plus grands souhaits et l’une de mes prières auprès de mon Créateur – exalté soi-Il.
Je précise à tous ceux à qui parviennent mes paroles, que leur accord avec les gens sur ce qui est faux et la curiosité ne leur sont aucunement utiles s’il leur coute le mécontentement de leur Seigneur, la dépréciation de leur esprit, la peine de leur âme et leur corps et la charge d’une provision inutile.
Les ignorants des vérités m’ont également reproché le fait que je ne m’afflige guère si l’on
insulte ceux qui m’ont insulté, et que je ne m’indigne pas si l’on injure mes amis en ma présence.
Et moi je dis : celui qui m’a décrit ainsi a concis ses propos et ne les a pas expliqués, quand
le propos est concis, il supporte l’embellissement du laid et l’enlaidissement du beau.
C’est comme si l’on disait : tel individu s’accouple avec sa soeur, ce serait une abomination
que toute personne réprouverait, jusqu’à ce que l’on explique en disant : il s’agit de sa soeur
en Islam, on réalise alors la grossièreté de cette concision.
Mais si je disais que je ne m’indignais pas si l’on offensait ceux qui m’ont offensé j’aurais
menti, car la non indignation dans ce cas, est naturelle chez tout le monde.
Mais je m’efforce de ne pas afficher ma colère ni mon trouble, ni mon agitation, alors je peux m’abstenir de riposter suite à de grands affronts.
C’est ce que je choisis de faire avec le pouvoir et la puissance d’Allah – exalté soit-Il – mais si je suis pris au dépourvu, je riposte par des paroles affligeantes mais non désobligeantes dans lesquelles je veille à être honnête et à ne pas les prononcer par colère ou par ignorance.
En sommes, le comportement précité me déplaît sauf en cas d’une nécessité, c'est-à-dire pour
réprimer celui qui tente de m’offenser ou de me rapporter de mauvais propos.
En effet, il y a plusieurs personnes qui se plaisent à faire entendre aux gens les calomnies à leur sujet. Il n’y a rien d’aussi indécent que de rapporter aux gens les critiques des autres à leur égard, car cela
corrompt les consciences et répand les calomnies.
Puis, celui qui m’offense a immanquablement deux visages : il est soit un menteur soit il est honnête. S’il est un menteur, alors Allah me fait triompher de lui de suite car il fait désormais partie des menteurs, et a confirmé mon bienfait en m’attribuant ce dont je suis innocent, ses auditeurs finissent par découvrir son mensonge dans l’immédiat ou après avoir accompli des recherches sur ses propos.
Et s’il est honnête, il a indubitablement trois visages :
- Je peux lui avoir confié une affaire telle qu’on le fait avec une personne de confiance et de loyauté. Dans ce cas, il s’agirait de la plus vile personne qui soit.
- Il peut me reprocher une affaire qui n’est pas un défaut, dans ce cas son ignorance et son reproche non fondé me suffiraient
- Ou bien il peut me reprocher l’un de mes défauts et décrire l’une de mes faiblesses, s’il dit la vérité je serais plus à blâmer que lui, et je devrais être plus en colère contre moi-même que contre quelqu’un qui m’a justement critiqué.
Quant à mes amis, je ne m’abstiens pas de m’indigner pour leur compte, mais je m’indigne légèrement sans exagération pour ne pas mettre l’auteur des propos dans l’embarras en ma présence.
Ceci aussi afin de ne pas le gêner ni faire en sorte qu’il s’excuse du blâme des offenseurs.
Mais méditer sa propre vie et se préoccuper de sa réforme est primordial par rapport au fait de chercher les erreurs des autres.
Cependant, je mentionne tout de même, les qualités de mon ami et tout en blâmant l’offenseur de s’être contenté d’évoquer les défauts et d’avoir omis les qualités.
Et je spécifie qu’il ne lui rendrait pas la pareille, qu’il est plus noble qu’il ne l’est et qu’il ne doit pas agir de la sorte.
Mais si je provoque l’offenseur et que je l’irrite et suscite sa colère, ce dernier insulterait mon
ami davantage. Je serais alors coupable vis-à-vis de mon ami car j’aurais causé la réitération
des insultes que les personnes entendront encore à son égard. Et je me sentirais coupable car
j’entendrais des propos indécents que nul ami ne souhaiterait que j’entende.
Et je ne voudrais pas que mon ami me défende en faisant plus que ce que j’ai évoqué, et s'il
dépasse cela en insultant celui qui m’a calomnié jusqu’à ce que les calomnies se multiplient ;
et que cela outrepasse ce niveau donnant lieu à un affrontement odieux pouvant atteindre
mes parents et les siens, et ce selon le degré d’indécence de l’offenseur, voir à un combat physique. Dans ce cas, je ne désapprouverais point sa conduite, je le critiquerais, au lieu de le remercier et je le blâmerais grandement qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide.
Certaines personnes qui déforment les choses sans s’assurer de leur vérité m’ont également reproché de dilapider mon argent, voici le résumé qui l’explique : Je n’en dépense que ce qui peut être nocif à ma croyance ou conduire à la perte d’un honneur ou l’éreintement d’une âme.
Je trouve que ce que je peux préserver de ces trois choses citées, si peu soient-elles, est plus important que l’argent que je perds, même s’il s’agit de la plus grande des richesses.
J’ai trouvé que le meilleur bienfait d’Allah – exalté soit-Il – pour l’individu est de
l’empreindre d’amour pour la justice, et de préférence pour la justice.
Ainsi pour réprimer les symptômes de corruption et obtenir le meilleur pour la foi et la vie : je me suis servi de la force que ces vertus me procurent.
Et il n’y a de pouvoir ni de puissance que grâce à Allah – exalté soit-Il.
Quant à ceux qui sont empreints d’iniquité et d’injustice, les considérant comme une simple
affaire, ils ne peuvent jamais avoir l’espoir de la réforme de leurs âmes ou l’amélioration de
leurs caractères. Et ils doivent savoir qu’ils ne réussiront ni en religion, ni en bonnes moralités.
Quant à l’arrogance, l’envie, le mensonge et la traîtrise, caractéristiques non inhérentes à ma
nature, grâce à Allah, Seigneur de l’Univers, je ne puis être loué pour les avoir abandonnés.

Versets à médités : Très certainement, Nous vous éprouverons...

Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, 
de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. 
Et fais la bonne annonce aux endurants, (155) 
 qui disent, quand un malheur les atteint: 
«Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons. (156) 
 Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, 
ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés. (157)

mardi 26 avril 2016

AL-HADITH:Quels sont les grands péchés ? الحديث:ما الكبائرُ


D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) : Un homme a dit: Ô Messager d'Allah! Quels sont les grands péchés ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « L'association à Allah, se sentir à l'abri du châtiment d'Allah et désespérer de la miséricorde d'Allah ».
(Rapporté par Al Bazar et authentifié par Cheikh Albani)



:عن عبد الله بن عباس رضي الله عنهما أنَّ رجلًا قال
 يا رسولَ اللهِ ! ما الكبائرُ ؟
:قال رسول الله صلى الله عليه و سلم
 .الشرك بالله و الإياس من روح الله و القنوط من رحمة الله
(رواه البزار و حسنه الشيخ الألباني)



 

Versets à médités : Souvenez-vous de Moi...


Souvenez-vous de Moi donc, Je me souviendrai de vous. récompenserai. 
Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi! (152)  
Ô les croyants! Cherchez secours dans l’endurance et la Ṣalāt. 
Car Allah est avec ceux qui sont endurants (153)

Placer sa confiance en Allah. "Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim"

Quiconque se préoccupe d’Allah ta’ala avant de se préoccuper de son être, 
Allah subvient pour lui à ses besoins. 
Et quiconque se préoccupe d’Allah avant de se préoccuper des gens,
Allah se charge à sa place de subvenir à leurs besoins. 
Quiconque se préoccupe de son être avant de se préoccuper d’Allah, 
Allah le voue à son sort. Et quiconque se préoccupe des gens avant de se 
préoccuper d’Allah, Allah l’abandonne à eux.

lundi 25 avril 2016

AL-HADITH : Celui qui visite un malade الحديث: عائد المريض


D'après 'Abder Rahman Ibn 'Awf (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui visite un malade est dans une cueillette de fruit du paradis et lorsqu'il s’assoit auprès de lui (*) la miséricorde le couvre ». (Rapporté par Al Bazar et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami)  (*) C'est à dire lorsque le visiteur s’assoit auprès du malade. 
  عن عبدالرحمن بن عوف رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :
 عائد المريض في مخرفة الجنة فإذا جلس عنده غمرته الرحمة.
 (رواه البزار و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع)

Versets à médités : Qui est plus injuste...


114. Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d'Allah, on mentionne Son Nom, et qui s'efforce à les détruire? De tels gens ne devraient y entrer qu'apeurés. Pour eux, ignominie ici-bas, et dans l'au-delà un énorme châtiment.

dimanche 24 avril 2016

AL-HADITH:Lisez le coran et mettez le en pratique الحديث : اقرؤوا القرآن و اعملوا به

D'après 'Abder Rahman Ibn Chibl (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit : « Lisez le coran et mettez le en pratique . Ne soyez pas négligent envers lui et n'exagérez pas avec. Ne mangez pas avec et ne multipliez pas vos biens avec ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami )
عن عبدالرحمن بن شبل رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم :
 .اقرؤوا القرآن و اعملوا به و لا تجفوا عنه و لا تغلوا فيه و لا تأكلوا به و لا تستكثروا به
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع ) 

Versets à médités : Commanderez-vous aux gens de faire le bien...?

44. Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous- mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre? Étés-vous donc dépourvus de raison?.
45. Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat: certes, 
la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles,
46. qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) 
et retourner à Lui seul.

Comment connaître la paix intérieure ? - Hani Ramadan

Vider avant de remplir. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

On ne peut remplir un récipient d’une substance qu’à condition de l’avoir préalablement vidé de toute substance contraire. C’est le cas pour les personnes physiques et les entités matérielles, mais également pour les croyances et les volontés : Si le cœur est rempli de fausses croyances et de faux désirs, il ne restera plus de place pour croire en la vérité et l’aimer. De la même manière que celui qui utilise sa langue pour parler de ce qui n’est d’aucun profit, ne pourra l’utiliser pour parler de ce qui lui est profitable, sauf s’il cesse de parler de ce qui est vain. De même, si les membres sont utilisés dans la désobéissance, ils ne peuvent être utilisés dans l’obéissance qu’en cessant de pratiquer ce qui s’y oppose. Ainsi, si le cœur occupé par autre que l’amour d’Allah ta’ala , le désir d’aller vers Lui et Sa compagnie , il ne pourra être occupé par l’amour d’Allah , Sa volonté , Son amour et le désir de Le rencontrer qu’en étant vidé de tout attachement à autre que Lui . Parallèlement, la langue ne peut se consacrer à Son évocation et les membres se mettre à Son service, qu’en cessant d’évoquer ou de servir autre que Lui. Si le cœur est totalement occupé par les créatures et les sciences qui ne sont d’aucune utilité, il ne restera plus de place pour l’occuper par Allah ta’ala , Sa connaissance , Ses noms , Ses attributs et Ses jugements . Le secret permettant de saisir pleinement ce concept réside dans le fait que l’ouïe du cœur est semblable à celle de l’oreille. Si le cœur écoute autre chose que la parole d’Allah, il ne restera plus de place pour écouter et comprendre Sa parole. De même s’il penche vers l’amour d’autre qu’Allah, il ne restera en lui aucun penchant vers l’amour d’Allah. S’il prononce des paroles autres que l’évocation d’Allah, il ne restera en lui aucune place pour Son évocation, de la même manière que pour la langue. C’est pourquoi, il est rapporté dans les deux recueils authentiques que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : « Remplir son ventre de pus jusqu’à satiété est meilleur que de le remplir de poésie » 4 . . Il a donc montré que le ventre pouvait être rempli de poésie. Il peut donc , de la même manière , être rempli d’ambigüités , de doutes , d’illusions , de fausses conceptions , de sciences inutiles , de plaisanteries , de blagues , d’histoires , etc . Si le cœur est rempli de ces choses, les vérités du Coran et la science par laquelle il atteindra la plénitude et le succès ne trouveront aucune place et ne seront pas acceptées. Ces vérités passeront alors leur chemin et se rendront vers un autre lieu. De la même manière, lorsque l’on conseille un cœur rempli de son contraire, ces conseils ne pourront jamais le pénétrer. Le cœur ne les acceptera pas et ils ne resteront pas en lui. Ils passeront à côté de lui comme des voyageurs et non des résidents. A ce sujet, les vers suivant sont à méditer : Purifie ton cœur de tout autre que nous et tu nous trouveras. Car notre voisinage est ouvert à qui purifie son cœur. La patience est l’énigme menant au trésor de notre amour. Celui qui résout cette énigme obtiendra son trésor. Et c’est Allah qui accorde le succès.

jeudi 21 avril 2016

Versets à médités : ...les faibles d'esprits..

Ceux qui ne croient pas en l’heure. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Ceux qui ne croient pas en l’heure, n’espèrent pas être de ses affres et ne la
redoutent pas, n’ont que faire des signes naturels ou coraniques.
C’est pour cette raison que lorsque Allah ta’ala mentionne dans la sourate Hûd le châtiment des communautés qui ont traité de menteurs et l’avilissement qui s’est abattu sur eux dans ce bas monde, Il dit juste après : « Il y a bien là un signe pour quiconque craint le châtiment de l’au-delà » (Sourate Hûd verset 103)
Allah nous informe donc que les punitions qui s’abattent sur les négateurs sont un exemple
pour ceux qui craignent le châtiment de l’au delà.
Quant à ceux qui ne croient pas en l’au delà et ne craignent pas le châtiment de ce jour, ces
punitions ne sont pour eux ni un exemple ni un signe.
Lorsqu’ils entendent ce genre de récits, ils font ce commentaire: De tout temps, le mal et le bien, l’opulence et le dénuement, le bonheur et le malheur n’ont cessé de toucher certaines personnes.
Certains vont même jusqu’à attribuer ces punitions à des causes cosmiques ou à des facteurs
purement humains.

mercredi 20 avril 2016

L’utilisation de ta force: "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Celui en qui on a créé une force et une disposition à accomplir une chose trouvera son plaisir dans l’utilisation de cette force.
Ainsi celui en qui on a créé une force et une disposition à l’acte sexuel, trouvera son plaisir en l’utilisation de sa force en cela.
Celui en qui on a créé la force de la colère et de la fougue trouvera son plaisir dans l’utilisation de sa force colérique en ce qui s’y rapporte.
Celui en qui on a créé la force du manger et du boire trouvera son plaisir dans l’utilisation de sa force en cela.
Celui en qui on a créé la force de la science et de la connaissance trouvera son plaisir dans l’utilisation de sa force dans la science.
Celui en qui on a créé la force de l’amour d’Allah , du retour vers Lui , de l’attachement du cœur vis à vis de Lui , du désir de Le rencontrer , de la recherche de Sa compagnie trouvera son plaisir et son bien être dans l’utilisation de sa force en cela .
Tous les plaisirs à l’exception de ce dernier sont insignifiants et voués à disparaitre, et la meilleure fin qu’on puisse en attendre est qu’ils ne soient ni un avantage ni un désavantage pour l’homme.

Le moyen le plus rapide de parvenir à Allah ta’ala par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Le moyen le plus rapide de parvenir à Allah ta’ala est de se conformer à la Sunna, de
s’y tenir tant en apparence qu’intérieurement, de constamment manifester son
indigence devant Allah, et de ne rechercher rien d’autre que Sa face par les paroles et
les actes. Et personne n’est jamais parvenu à Allah par autre chose que ces trois
moyens. Et personne n’a vu son cheminement vers Allah s’interrompre si ce n’est
pour avoir délaissé ces trois moyens ou l’un d’entre eux.

Les degrés des gens du paradis par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Bishr ibn al Hârith -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Les gens qui se consacrent
réellement à l’au delà sont au nombre de trois :
L’adorateur
L’ascète
Et le véridique.
L’adorateur adore Allah ta’ala malgré les attaches qui le lient à ce bas monde. L’ascète
adore Allah en se délestant des attaches qui le lient à ce bas monde. Quant au véridique,
il adore Allah pour Le satisfaire et gagner Son agrément : Ainsi, si Allah ta’ala lui
inspire de prendre part aux biens de ce bas monde, il y prend part. S’il lui inspire de les
délaisser, il les délaisse. »

mardi 19 avril 2016

La perfection de la foi. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Concernant la foi, la majorité des hommes voire leur ensemble prétend la détenir.
« Et la plupart des gens, malgré ton ardent désir, ne sont pas croyants » (Sourate Yûsuf verset 103).
La plupart des croyants ont une foi qui n’est que très générale. La foi détaillée en ce qui a été révélé au prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam, tant en terme de connaissance, de science, de reconnaissance, d’amour, de connaissance de son opposé et de haine à son égard : Voilà la foi de l’élite de la communauté, et de l’élite des compagnons du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam, qui est la foi de Abû Bakr As Siddiq -qu’Allah l’agrée- et son parti.
La part de foi de la majorité des hommes se résume souvent au fait de reconnaitre qu’il existe un Créateur, qui est le Seul à avoir créé les cieux, la terre et ce qui existe entre les deux.
Or les idolâtres de la tribu de Quraysh et consorts n’ont jamais renié cette croyance.
Pour d’autres, la foi se résume au fait de prononcer la double attestation de foi, que cela soit
suivi de bonnes œuvres ou non, et que cela corresponde à la croyance du cœur ou non .
Pour d’autres encore , la foi se résume à la seule croyance du cœur , consistant à croire qu’Allah est le Créateur des cieux et de la terre et que Muhammad est Son serviteur et messager , même si l’attestation de foi n’est pas prononcée et qu’aucune bonne œuvre n’est accomplie . Ils vont même jusqu’à affirmer que si une personne insulte Allah et Son prophète et commet les pires crimes, elle est tout de même croyante, tant qu’elle croit en l’unicité d’Allah et en la prophétie de Son messager.
Certains considèrent que la foi consiste à nier les attributs du Seigneur comme le fait qu’Il Se soit élevé sur son Trône, qu’Il parle de Ses propres mots dans Ses livres, qu’Il entende, voie, veuille, puisse, souhaite, aime, déteste, et autres attributs par lesquels Il s’est décrit, comme l’a décrit Son Messager. Selon eux, la foi consiste à renier la véritable signification de ces attributs, à en rejeter le sens, et à se ranger du côté des opinions des sceptiques et des bonimenteurs qui se réfutent pourtant les uns les autres, et se contredisent les uns les autres, et qui sont comme les ont décrits ‘Umar ibn al Khattab -qu’Allah l’agrée- et l’imam Ahmad - qu’Allah lui fasse Miséricorde- : « Ils divergent au sujet du livre , le contredisent et s’accordent pour le délaisser. ». Voir l’introduction du livre Ar Radd alâ al Jahmiyyah.
Pour certains, la foi se résume à adorer Allah en fonction de leurs goûts, leurs penchants et ce que désirent leurs âmes, sans se limiter aux enseignements du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam.
Pour d’autres, la foi est ce que leurs parents et ancêtres leur ont laissé, par simple imitation, quelle que soit la croyance héritée. Leur foi est basée sur deux préambules :
1 Ŕ Ce sont là les propos de nos ancêtres et parents.
2 Ŕ Leurs propos ne sont que vérité.
Pour certains, la foi consiste à se parer de nobles caractères, à avoir un bon comportement, avoir un visage avenant, se forger une bonne opinion de tout le monde, et d’innocenter tout le monde malgré leurs manquements. Pour d’autres, la foi consiste à se défaire de ce bas monde et de ses attaches, à vider le cœur de son amour et à faire preuve d’ascétisme. S’ils voient un homme présentant ces caractéristiques, ils le considèrent parmi les élites des croyants, même si en réalité cet homme, du point de vue de la science et des actes, n’a rien à voir avec la foi.
Restent et ce ne sont pas les moindres ceux qui considèrent que la foi se résume à connaître Allah et Son prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam même si aucune œuvre n’est accomplie.
Tous ces groupes forment différentes catégories : Certains ont donné à la foi une définition qui en est en fait l’exact opposé. D’autres l’ont définie par des éléments qui n’en font même pas partie.
Aucun l’ont désignée par une de ses conditions, mais insuffisante à la réalisation de la foi.
Certains ont émis des conditions à sa réalisation qui sont en fait des actes annulatifs et opposés à la foi. D’autres ont conditionné la foi à ce qui n’en fait aucunement partie.
En vérité, la foi est au dessus de tout cela. La foi est une réalité composée des éléments suivants : Connaître avec science la révélation faite au prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam , y prêter foi en y croyant , la reconnaître en la prononçant , s’y soumettre par amour et humilité , la mettre en pratique par le cœur et les membres , en exécuter les ordres , et y inviter les gens autant que faire se peut .
La  perfection de la foi quant à elle consiste à : Aimer pour Allah , détester pour Allah , donner pour Allah , priver pour Allah , et considérer Allah comme sa seule divinité et son seul être adoré . La voie menant à la foi consiste à suivre le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam exclusivement, tant en apparence qu’intérieurement, et à fermer les yeux du coeur face à tout ce qui pourrait distraire d’Allah et de Son Messager sallallahu ‘alayhi wa sallam. Et c’est Allah qui accorde le succès.

lundi 18 avril 2016

La détermination est le pollen de la clairvoyance. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

La détermination est le pollen de la clairvoyance.
Si elles se rencontrent elles offrent à qui jouit de ces caractères le bien de ce bas monde 
et de l’au delà, et son ambition lui permettra d’atteindre les plus hauts degrés en toute chose.
Mais la perfection peut ne pas être atteinte en raison d’un manque 
de clairvoyance ou d’un manque d’ambition.
Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya: L’intension et la patience  

La piété est la confiance. "Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim"

La piété est le pollen de la confiance en Allah.
S’ils se rencontrent, tout le bien en découlera.
S’ils se dissocient, tout le mal en naîtra.
Une bonne intention est le pollen d’une grande ambition.
Si elles se rencontrent, le serviteur atteindra alors le summum de ses objectifs.

L’intension et la raison. "Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim"

Une bonne intention est le pollen d’une saine raison.
Si elles sont absentes, tout le bien sera perdu.
Mais si elles se rencontrent, elles font naître tout type de bien.

samedi 16 avril 2016

Qiyâm al-layl- La priére de la nuit et ses mérites


  C'est la prière des pieux et des mystiques, des rapprochés de Dieu, car, ils délaissent leurs lits, combattent leur sommeil, et écourtent leur repos. 

Ils sont debout alors que les autres dorment, et s'adressent à leur Créateur dans l'intimité de la nuit. Personne ne les voit ni n'a conscience de cette poussée vers
Dieu, ils le font donc sans ostentation. C'est la pureté de l'intention, de l'orientation, de l'amour de Dieu qui est ainsi présente. 
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, Dieu a demandé expressément à Son Envoyé (صلى الله عليه وسلم) de pratiquer assidûment cette prière :
 "O toi qui t'enveloppes [dans ton manteau] ! Lève-toi [pour prier], la plus grande partie de la nuit, ou bien sa moitié, ou un peu moins ou un peu plus. Et récite le Coran, lentement et clairement. Nous allons te révéler une parole lourde. En vérité, la prière de la nuit laisse une profonde empreinte et permet une plus grande
  concentration." Coran (L'Enveloppé 73/1-7)

  Dieu dit encore, S'adressant à Son Envoyé :
"Et de la nuit, consacre une partie à des prières surérogatoires pour toi ; dans l'espoir que ton Seigneur, en te ressuscitant, t'accorde un rang digne de louange." 

Coran (Le Voyage Nocturne 17/79)

  "Et de la nuit, consacre une partie pour Le glorifier, ainsi qu'après
  la fin de chaque prière." Coran (Qâf 50/40)

  "Et de la nuit, consacre une partie à te prosterner devant le
  Seigneur, et à célébrer Ses louanges !" Coran (L'Homme 76/26)

  Si la parole divine s'adresse en premier lieu à Muhammad
(صلى الله عليه وسلم) ,
  elle s'adresse en vérité, à travers lui, à tous les croyants qui
  prennent le Prophète
(صلى الله عليه وسلم)  comme modèle. Et Dieu fait de
  cette prière une des qualités des croyants, de ceux qu'Il
  affectionne particulièrement. Il dit en effet :

  "Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent
  humblement sur la terre, ceux qui répondent avec douceur
  aux ignorants qui les interpellent, ceux qui passent la nuit,
  prosternés ou debout, à prier leur Seigneur..." Coran (Le
  Discernement 25/63)

  "Ceux dont les flancs s'arrachent de leurs lits pour prier
  leur Seigneur avec crainte et espoir et qui donnent en
  aumône une partie de ce que Nous leur avons donné..."
  Coran (La Prosternation 32/16)

  De nombreux autres versets vont dans le même sens. Par ailleurs, notre Prophète
(صلى الله عليه وسلم)  fait l'éloge de la prière de la nuit et de ceux qui l'accomplissent. Il nous suffit, là aussi, de citer quelques hadîths.

  "Encouragez-vous à la pratique de la prière de la nuit, telle est la voie des saints qui vous ont précédés. La prière de la nuit est une offrande [au sens de : qui vous rapproche, par laquelle vous vous approchez] à Dieu, un obstacle contre le mal, une absolution des péchés." [Tirmidhî (3472), al-Hâkim, hadîth hasan sahîh]

  "Dieu est le plus proche de Son serviteur durant la dernière partie de la nuit. Alors, si tu peux être parmi ceux qui évoquent (dhikr) Dieu en ces moments, fais-le."
  [Tirmidhî (3503), hadîth hasan sahîh, Nasâ'î (568) et d'autres]

  Le Compagnon 'Amr Ibn 'Abasa demanda au Prophète
(صلى الله عليه وسلم)  :
  "Quelle est l'heure la plus entendue de la nuit [Au sens de :
  le moment où l'on est le plus rapproché de Dieu] ?"
  L'Envoyé de Dieu
(صلى الله عليه وسلم)  répondit : "Lors de la dernière partie de la nuit profonde, fais autant de prières que tu veux, car la prière sera vue et écrite [Vue et écrite par des anges qui assisteront], jusqu'à ce que tu accomplisse la prière du subh. (...)" [Nasâ'î (568), Ibn Khuzayma, al-Hâkim]

  Considérant le mérite de la prière de la nuit, les anges assisteront et témoigneront de cela, le terme arabe "shahida" (participe passif "mash-hûda") désignant en même temps le fait d'assister et d'observer, et donc d'être témoin.

  Notre Prophète
(صلى الله عليه وسلم) dit aussi : "Notre Seigneur descend chaque nuit jusqu'au ciel de ce monde, et lors du dernier tiers de la nuit, Il dit : "Ceux qui M'invoquent, Je leur répondrai ; ceux qui Me demandent, Je leur donnerai ; ceux qui Me demandent de leur pardonner, Je leur pardonnerai." 
[Bukhârî (1077), Muslim (1261) et d'autres]

  Il est rapporté par le Compagnon Sahl Ibn Sa'd que l'archange Jibrîl est venu au Prophète
(صلى الله عليه وسلم)  et lui a prodigué ce conseil : "O Muhammad, vis autant que tu  veux, tu finiras par mourir ; et fais ce que tu veux, tu en seras rétribué. Aime qui tu veux, tu devras t'en séparer. Et sache que l'honneur [Sharaf qu'on peut aussi traduire par distinction, dignité] du croyant se trouve dans la prière de la nuit (qiyâm al-layl), et que sa fierté ('Izza qu'on peut aussi traduire par noblesse] se trouve dans le fait de se passer des autres gens." [hadîth hasan selon Albânî]

   Sources extraites du livre ("Les règles de la prière en Islam")

LE NOBLE CORAN EN FRANÇAIS. Hamid Hamidullah

lundi 11 avril 2016

Les signes d’une volonté saine. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Les signes d’une volonté saine se manifestent lorsque la préoccupation principale du
serviteur est de satisfaire son Seigneur, se préparer pour Sa rencontre, s’attrister quand un
instant passe sans en avoir fait usage pour Le satisfaire, et être pris de remords pour ne pas
l’avoir utilisé afin de se rapprocher d’Allah et être en Sa compagnie.
En d’autres termes : Lorsque du matin au soir, le serviteur n’a d’autre préoccupation que la
satisfaction de son Seigneur.

dimanche 10 avril 2016

Chacun de nous porte son cadavre sur les épaules. L'énigme de la mort -1. Moustafa MAHMOUD



Rien de plus étrange que la mort…
Il est bien étrange, certes, que ce qui est devienne… néant !
Les habits de deuil, la tente de réception, la musique, les porteurs d’encens, les valets aux accoutrements théâtraux…
Et nous… comme si nous assistions à une représentation. Nous n’y croyons pas.
Personne ne donne l’impression d’y croire. Même ceux qui se sont associés au cortège funèbre ne pensent à rien, sinon à suivre.
Les enfants du défunt songent uniquement à l’héritage.
Les employés des pompes funèbres, à leur paye.
Les lecteurs du Coran, à leur rémunération.
Chacun ne paraît inquiet que de son temps, de sa santé, de son argent.
Chacun a un but vers lequel il s’empresse, par crainte de le manquer. Mais il ne s’agit jamais de la mort.
Malgré toute cette émouvante mise en scène, l’inquiétude manifestée face à la mort n’est, somme toute, qu’une inquiétude pour la vie.
Personne ne semble croire à la mort ni s’en soucier… même celui qui porte le cercueil sur ses épaules. Le bois lui meurtrit le dos, mais il a l’esprit ailleurs. Il pense au moment à venir : comment le vivra-t-il ?
La mort ne concerne personne. Alors que la vie, elle, concerne tout le monde.
Plaisanterie que tout cela ? Mais alors, qui meurt ? Le mort ? Même celui-là, dira-t-on, nul ne sait ce qu’il adviendra de lui.
Montre en main, l’enterrement ne dure que quelques minutes. Le temps d’un arrêt de la circulation pour que le cortège parcoure la rue. Une pause durant laquelle les voitures s’entassent des deux côtés de la chaussée. Chaque conducteur fait retentir son klaxon. Son impatience montre une fois de plus qu’il est pressé d’arriver à destination et qu’il ne comprend pas cette réalité qu’on appelle… la mort !
Qu’est-ce que la mort ? En quoi consiste-t-elle exactement ?
Et pourquoi passe-t-elle toujours inaperçue de nous, même lorsque nous lui faisons face ?
La mort, en vérité, est vie.
Elle n’arrive pas à l’improviste.
À chaque instant, pour vivants que nous soyons, elle survient au-dedans de nous. Chaque goutte de salive, chaque larme, chaque perle de sueur contient des cellules mortes. Nous les éliminons dans un adieu sans cérémonie.
Les globules rouges naissent, vivent et meurent par millions dans notre sang, à notre insu. Et de même des globules blancs. Les cellules de chair et de graisse, celles du foie et des intestins, toutes sont de courte durée. Elles naissent et meurent, remplacées par d’autres qui mourront elles aussi. Et ainsi de suite… Leurs cadavres sont ensevelis dans les glandes ou bien éliminés par excrétion, dans le calme et le silence, et nous ne ressentons rien de ce qui s’est passé.
À chaque respiration, l’oxygène pénètre, tel du gaz butane, dans le fourneau du foie. Il y brûle une certaine quantité de chair, produisant la chaleur nécessaire pour cuire une nouvelle quantité de chair que nous ajoutons à notre masse corporelle.
Cette chaleur est la vie.
Mais elle est aussi combustion. Elle est indissociable de la mort. La destruction est inhérente à sa nature.
Chacun de nous ressemble à un cercueil marchant sur deux jambes.
Comment prétendre alors que la mort vient nous surprendre ?
Chacun de nous porte en permanence son cadavre sur les épaules.
Les pensées naissent, éclosent et s’épanouissent dans notre tête. Puis elles s’étiolent et tombent… Les sentiments s’allument et s’enflamment dans notre cœur. Puis ils se refroidissent… Notre personnalité brise son cocon progressivement, dans une mutation continue d’une forme à l’autre. Spirituellement, moralement et physiquement, nous mourons à chaque instant.
Il serait pourtant plus exact de dire que nous "vivons", physiquement, moralement et spirituellement. Car il n’existe pas la moindre différence entre la mort et la vie. La vie est l’œuvre de la mort.
Les feuilles poussent aux branches de l’arbre. Elles se flétrissent, meurent et tombent. D’autres poussent à leur place. Puis d’autres encore… L’arbre est dans cette constante activité.
Le présent est aussi le cadavre du passé, indissociablement.
Me mouvoir, c’est être à la fois présent à un endroit et absent d’un autre. Ainsi seulement je progresse et me déplace, les choses progressant avec moi.
La vie n’est pas dans un état d’équilibre. Elle est tension-distension, lutte entre deux contraires. Elle est un essai sans cesse répété, sans cesse infructueux, de conciliation entre ces contraires, dans un ensemble de constructions fragiles qui ont besoin elles-mêmes d’être conciliées entre elles… Essai qui se répète une fois, une nouvelle fois, de nombreuses fois, indéfiniment, sans jamais réussir, sans jamais parvenir à un quelconque état de stabilité.
La vie n’est pas dans l’équilibre mort-vie. Elle est faite de l’affrontement et de la lutte entre ces deux éléments. Tantôt l’un prend le dessus, tantôt l’autre…
La vie est un état critique. Elle est tension.
Nous goûtons à la mort à chaque instant. Nous la vivons… Cela ne nous trouble pas, au contraire ! Par cette mort qui est en nous, nous sentons que nous existons. Nous nous conquérons nous-mêmes. Nous nous saisissons de notre être et nous en jouissons.
Cela ne nous suffit pas. Nous nous lançons dans un autre combat avec notre société. Nous pénétrons dans une mort et une vie d’un autre ordre, sur un plan plus large, là où s’affrontent des sociétés, des systèmes, de grands ensembles humains.
À travers ce combat de plus grande envergure, nous prenons progressivement conscience de ce que nous sommes : non seulement des êtres liés à une multitude de cellules qui naissent et meurent dans notre corps individuel, mais encore des êtres tributaires de groupes humains qui naissent et meurent dans le corps de l’entière société.
En nous, la mort survient à des niveaux supérieurs.
La mort est donc un événement persistant et tenace… un événement qui frappe l’homme en pleine vigueur et les sociétés dans leur prime jeunesse.
Elle fait partie de la trame de l’être humain. Elle est dans son corps, en la moindre pulsation de son cœur, aussi exubérant de santé soit-il.
La vie jaillit de la mort. C’est par elle qu’elle prend la forme que nous ressentons et vivons, car ce que nous ressentons et vivons est l’effet de deux forces conjuguées – l’être et le néant – qui agissent tour à tour sur l’être humain dans un va-et-vient de tension-distension.
Comment expliquer alors la stupéfaction qui nous frappe lorsque l’un d’entre nous vient à mourir ? Pourquoi cette nouvelle nous semble-t-elle étrange, absurde, incroyable ? Pourquoi restons-nous interdits devant l’événement, avec le sentiment d’être trompés par nos yeux, nos sens, notre raison ?
Ensuite, après avoir détourné notre regard et chassé de notre esprit tout ce dont nous avons été témoins, nous allons notre chemin. Nous n’avons accompli, pensons-nous, que notre devoir. Une politesse, une simple formalité. C’est chose faite et nous en sommes quittes.
Pourquoi ne prenons-nous pas au sérieux cet événement ?
Pourquoi trembler de frayeur lorsque nous y pensons ? Pourquoi cette consternation lorsque nous admettons ce qui s’est passé ? Pourquoi notre vie est-elle toute bouleversée lorsque nous tenons compte de l’événement et que nous le prenons en considération ?
En fait, il s’agit là de la seule fois où nous sommes témoins directs de la mort. La mort qui survient à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne la voyons pas. Nous ne voyons pas les globules sanguins au moment de leur naissance et de leur mort, ni les cellules lorsqu’elles disparaissent, ni la lutte à mort entre les microbes et notre organisme.
Les cellules de notre corps sont invisibles au moment où elles périssent. Tout ce qui se passe en nous se déroule dans les ténèbres… Pendant ce temps, nous dormons sur nos deux oreilles ; notre cœur bat de manière rythmée ; notre respiration se poursuit, régulière et calme.
La mort s’infiltre à pas de voleur sous le manteau de la nuit. Elle passe sur nos têtes, blanchissant un à un tous nos cheveux, sans que nous nous en rendions compte. Elle rampe, empruntant le sillage de la vie.
L’arbre perd ses feuilles, l’une après l’autre. Mais il reste droit, toujours vert apparemment, toujours en pleine vigueur… jusqu’au moment où la bourrasque fait rage. Elle le déracine et l’abat en travers du chemin. Alors seulement apparaît son aspect lamentable et pitoyable, avec ses branches desséchées et nues, ses racines pourries, ses feuilles jaunies. C’en est fini ! Ce n’est plus un arbre, mais autre chose. L’arbre est devenu du bois.
Voila ce qui se passe lorsque, sous nos yeux, un homme tombe raide mort. Ce n’est plus un homme, apparemment… Un accident étrange, à ce qu’il nous semble, survenu à l’improviste, sans crier gare… Soudainement, l’homme n’a plus le moindre souffle de vie.
Et la raison de commencer à questionner :
Disparaîtrai-je moi aussi subitement, totalement, comme cet homme ?
Et comment, alors que je ne ressens absolument rien en moi qui laisse présager une telle fin ?
Comment cela peut-il arriver, alors que le désir bouillonne en moi, que je suis débordant de volonté ? Que dis-je ! Alors que je suis la plénitude même…
Comment la plénitude peut-elle se muer en vide, en gouffre béant ?
Moi ?!...
Moi qui englobe le monde d’ici-bas ? Comment disparaîtrais-je ainsi ? Comment pourrais-je être englouti par ce misérable monde ?
Moi ?!...
Moi… un mot chargé d’électricité, comme la lumière par laquelle toute chose est visible, mais qui ne peut être vue. Un mot supérieur à tout autre, au-dessus de toute vérité. Un mot par lequel les vérités sont ce qu’elles sont.
Un mot qui dépasse toute chose, qui me dépasse moi-même, car c’est lui qui me voit et me perçoit.
Un mot diffusant sur toute chose sa radieuse lumière…
Là où m’apparaît le déchirant spectacle d’un homme qui meurt, le Moi est là, en spectateur, dominant la scène, de même qu’il domine la nature avec ses lois et ses phénomènes.
Et ce Moi mourrait ?!...
Moi ?... c’est-à-dire ?...
Qui meurt ?
C’est une partie de moi-même. C’est l’un de ces spectacles qui, par millions, me traversent l’esprit. Et je mourrais moi aussi ? Comment ?
L’interrogation ne tarde à se changer en un atroce désarroi où la logique, prise dans l’engrenage de son autodestruction, se heurte à d’irréductibles aberrations.
D’où l’éternel problème.
L’énigme de la mort.
Une énigme surgissant de l’attitude de la raison lorsque celle-ci, du contact direct avec la mort, tire immédiatement la conclusion de sa propre mort, elle qui élabore, systématise, explique et éclaire toute chose.
Elle revient pourtant à la charge :
Non !...
Ceux qui meurent, ce sont les autres ! L’histoire entière ne dit rien de "ma" mort.
Les objets sont susceptibles de changement et de substitution. Ils naissent, se détériorent et disparaissent.
Ce sont les autres hommes qui meurent. Mais moi ? Ce Moi dont aucun précédent n’annonce la mort ?
Le Moi-sujet est d’une autre matière que tous ces "objets". C’est pourquoi je puis m’en emparer, les saisir, les comprendre. Mais m’emparer de moi-même, me saisir et me comprendre, cela m’est impossible.
Le Moi est hors de portée pour qui que ce soit, y compris pour moi-même. Il échappe aux lois et aux circonstances de la vie.
Tel est bien le cercle vicieux.
Une porte reste ouverte néanmoins, laissant entrer la philosophie et permettant à la réflexion de s’immiscer. Mais cette porte est étroite, très étroite. Elle donne sur des souterrains, pour la plupart sans issue, que la pensée entreprend d’explorer.
Aventure inquiétante, terrifiante ! Captivante pourtant !
Quoi de plus captivant en effet que la vie et le destin ?
D’où venons-nous ?
Où allons-nous ?
Et comment ?
 http://tarjama.over-blog.com/

jeudi 7 avril 2016

Les gens entrent en enfer par trois portes. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Les gens entrent en enfer par trois portes :
1.La porte des ambigüités qui fait naître le doute concernant la religion d’Allah.
2.La porte des désirs qui donne prééminence aux passions 
sur l’obéissance et la satisfaction d’Allah.
3.La porte de la colère qui pousse à maltraiter les créatures d’Allah 

mardi 5 avril 2016

La patience et la gratitude. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

La patience et la gratitude permettent à qui en fait preuve de tirer profit des signes d’Allah,
car la foi repose sur ces deux fondements.
Ainsi, la foi est mi patience et mi gratitude.
C’est donc en fonction de sa patience et de sa gratitude que la foi du serviteur se renforce.
Seuls ceux qui croient en Allah et Ses signes tirent profit de ces derniers.
Or la plénitude de la foi ne peut être atteinte que par le biais de la patience et de la gratitude, car le summum de la patience est de refuser de répondre à l’appel des passions. Ainsi, un polythéiste qui suit ces passions n’est ni patient, ni reconnaissant.
C’est pourquoi les signes d’Allah ne lui sont d’aucune utilité et n’influent en rien sur sa foi.

dimanche 3 avril 2016

La plus mauvaise affaire. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

      L’homme qui réalise la plus mauvaise affaire est celui   
qui se préoccupe de sa personne plutôt que d’Allah ta’ala. 
                 Et plus perdant encore est celui                            
     qui se préoccupe des gens plutôt que de sa personne.     

samedi 2 avril 2016

Le bon sens et le courage. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Le bon sens est le pollen du courage.
S’ils se rencontrent, ils font naître victoire et triomphe.
S’ils disparaissent, c’est l’abandon et l’échec.
Si le bon sens n’est pas accompagné de courage,
il fera naître lâcheté et impuissance.
Si le courage n’est pas accompagné de bon sens,
il engendrera imprudence et trépas.