Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 31 janvier 2016

CITATIONS ET PAROLES de L’Imam Ash-Châfi’î: La scienceمن كلام الإمام الشافعي:العلم

Al-Juwayni rapporte de l’Imam Ash-Shafi’i (رحمه الله) – m.204H – ce célèbre 
poème exposant les conditions pour acquérir la science. Il cite:
أخي لن تنال العلم إلا بستةٍ
سأنييك عن تفاصيلها ببيـان
ذكاء وحرص واجتهاد وبلغه
وصحبة استاذٍ وطول زمان
~ Ô mon frère, tu ne pourras quérir la science que par six [choses] ~
~ Je vais te les exposer clairement ~
~ L’intelligence, la dévotion, la persévérance, les moyens de subsistance ~
~ L’orientation d’un maître, et de longues années [d’apprentissage] ~

L’aspiration de l’âme à connaître les paroles qu’on lui cache. Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

L’aspiration de l’âme à connaître les paroles qu’on lui cache ou les choses qui rapprochent des
éloges et la mémorabilité, sont deux choses auxquelles n’échappe que l’individu très insensible.
Celui qui est fort satisfait de lui-même ou qui s’est guéri de son désir ardent d’entendre toutes les paroles qu’on ne lui dit pas, de voir toutes les choses qu’on ne lui montre pas, sans penser à toutes les choses qu’il n’entend et ne voit pas dans les différentes parties de la terre, si cela lui importe, est alors complètement dément et déraisonnable. S’il n’y accorde pas d’importance. Ce qui lui est caché n’est il donc pas pareil à toute autre chose qui l’est ? il n’y a point de différence. Qu’il se dise : « Ô âme, si tu sais qu’il y a une chose que l’on te cache, souhaiterais-tu la découvrir ? », il est évident que non.
Qu’il se dise alors : « Considère que tu ne le saches pas afin d’être tranquille et de chasser ta peine, ton angoisse et ta détestable avidité ».
Ce sont de grands gains et des qualités honorables que tout homme raisonné désire,
et auxquelles seul un homme défectueux peut renoncer.
Quant à celui qui s’acharne à recherche la notoriété et la mémorabilité au fil du temps, qu’il
réfléchisse et se dise : « Ô mon âme, si tu atteint la meilleure notoriété dans toute la terre et
pour l’éternité, et que tu n’en prenne pas connaissance, cela pourrait-il m’apporter une
quelconque joie ? ». Il est évident que non, et il ne peut en être autrement. S’il meurt, il ne
pourrait plus prendre connaissance de sa mémorabilité, de la manière que s’il est vivant et
qu’on ne l’en informe pas, qu’il médite également deux importantes significations :
La première : la multitude des gens vertueux du passé, tels que les prophètes et les messagers,
que les bénédictions et la paix soient sur eux, n’ont laissé aux gens sur cette terre aucune
trace ni aucun dessin, nulle indication ni trace d’aucune nature, puis les gens vertueux et
honnêtes, compagnons des anciens prophètes, les ascètes, les philosophes, les savants, les
hommes bons, les rois des nations révolues, les bâtisseurs des villes dépeuplées, et les
serviteurs des rois disparus et dont les nouvelles sont inconnues de tous.
Cela leur a-t-il porté un quelconque préjudice ? Cela a-t-il altéré leurs vertus ? Affaiblis leurs
qualités ? Ou bien amoindri leur valeur auprès de leur Créateur – exalté soit-Il ?
Que celui qui l’ignore sache que les connaissances des gens sur les anciens rois s’arrêtent à
l’histoire des rois des israélites, des grecs et des perses, ce qui ne va pas au-delà de deux mille
ans, qu’en est-il alors des gens notoires qui habitèrent la terre avant eux, n’ont-ils pas cessé
d’être, inhumés et complètement oublié ?
Allah – exalté soit-Il – a dit : « Et des messagers dont Nous ne t’avons point raconté l’histoire » (Sourate an Nissâ’, les femmes, verset 164)
Il dit aussi – exalté soit-Il – : « Et de nombreuses générations intermédiaires ! »
(Sourate al Furqân, le discernement, verset 38)
Et : « Et de ceux qui vécurent après eux, et que seul Allah connaît ? » (Sourate Ibrâhîm, verset 9)
L’Homme, même s’il est notoire pendant une durée, n’est il pas semblable aux peuples qui
l’étaient également mais qui ont été complètement oubliés ? De plus, l’Homme doit observer
ceux qui sont mémorables, cela accroît-il leur valeur auprès d’Allah – exalté soit-Il – ou les
couvre t-il de vertus qu’ils n’ont point acquis du fait de leurs actes ?
On constate que le désir de mémorabilité est un désir arrogant, inutile et vain.
L’Homme doit par contre se mettre en quête de plus de vertus et d’actes de bienfaisance
qui lui vaudront l’approbation, la louange et l’acquisition de bons attributs.
Par la même, cela le rapprochera de son Créateur – exalté soit-Il – et fera sa mémorabilité
auprès d’Allah – glorifié soit-Il, celle-ci étant éternellement bénéfique.
Et qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide. Amîn.

samedi 30 janvier 2016

La droiture engendre la droiture et l’égarement engendre l’égarement. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

A maintes reprises, on remarque dans le Coran que les actes accomplis par le cœur et le corps
sont autant de causes de droiture ou d’égarement. Ainsi, certains actes issus du cœur ou
pratiqués par le corps engendrent plus de droiture ou plus d’égarement pour leur auteur, de la
même manière qu’une cause engendre sa conséquence, ou qu’une action engendre une réaction.
Les actes de bien font naître la droiture. Plus on les pratique, plus notre droiture augmente.
Les mauvais actes quant à eux égarent leur auteur plus encore.
En effet, Allah ta’ala aime les actes de bien, qu’Il rétribue par plus de droiture et de piété.
En contrepartie, Il déteste les mauvais actes qu’Il rétribue par l’égarement et la détresse.
En outre, Allah ta’ala aime le bien et les gens de bien. Il rapproche leurs cœurs de Lui
proportionnellement aux bonnes œuvres qu’ils accomplissent. Il déteste la perversion et ses
adeptes. Il repousse leur cœur aussi loin que leur perversion est profonde.
L’accroissement de la droiture
Concernant le premier point, Allah ta’ala dit :
« Alif, Lâm, Mîm. Voici le livre au sujet duquel il n’y a aucun doute.
C’est un guide pour les pieux. » (sourate Al Baqarah verset 1-2 )
Ce verset se vérifie selon deux approches :
La première : Allah guide par le Coran tous ceux qui s’écartaient de Ses interdits avant que
le Coran soit révélé. En effet, quelles que soient leurs confessions ou croyances, les hommes
se sont toujours accordé sur le fait qu’Allah déteste l’injustice, les turpitudes et la corruption
sur terre , tout comme Il hait leurs auteurs . Parallèlement, Il aime la justice, la bienfaisance,
la générosité, la sincérité et la propagation du bien sur terre, tout comme Il aime leurs auteurs.
Lorsqu’Allah a révélé le livre, Il a récompensé les gens de bien en leur permettant de croire en
Lui, les rétribuant ainsi pour leur vertu et leur obéissance. D’un autre côté, Il a avili les
pervers, coupables de turpitudes et d’injustice, en les empêchant d’être guidé par le Coran.
La seconde : Si le serviteur croit au livre, s’y conforme globalement, accepte ses ordres et
accorde crédit aux informations qu’il contient, ce sera là une cause de droiture supplémentaire
qui lui sera octroyée spécifiquement. En effet, la droiture n’a pas de limite que le serviteur
puisse atteindre, aussi guidé soit il. Il y aura toujours une droiture plus importante encore, qui
elle même est surpassée par une droiture plus conséquente, et ainsi de suite, indéfiniment.
Plus le serviteur fait preuve de piété envers Son seigneur, plus il s’élève vers les degrés de
droiture plus hauts encore. Sa droiture augmente donc en fonction de sa piété. S’il néglige
certains aspects de la piété, certains aspects de la droiture lui échapperont en conséquence.
Ainsi plus il est pieux, plus il est guidé, et plus il est guidé, plus sa piété augmente. Allah
ta’ala dit : « Une lumière et un livre explicite vous sont certes venus d’Allah ! Par ceci le Coran, Allah guide vers les chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit. » (Sourate Al Mâ’idah verset 15)
« Allah élit qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. » (Sourate Ash Shûra verset 13)
« Quiconque craint, Allah s’en rappellera » (Sourate Al A’lâ verset 10).
« Seul se rappelle celui qui revient à Allah. » (Sourate Ghâfir verset 13)
« Ceux qui croient et font de bonnes œuvres, leur Seigneur les guidera grâce à leur foi »
(Sourate Yûnus verset 9)
Allah les a donc guidés une première fois vers la foi. Après avoir cru, Il les a à nouveau guidés vers la foi. Ce n’est donc que droiture sur droiture. Ceci est comparable à la parole d’Allah ta’ala : « Allah accroît la rectitude de ceux qui suivent le bon chemin » (Sourate Maryam verset 76)
« O vous qui croyez ! Si vous craignez Allah, Il vous accordera le discernement »
(Sourate An Anfâl verset 29)
Un des aspects de ce discernement réside dans la lumière qu’Allah leur octroie et par laquelle
ils distinguent la vérité du faux, mais aussi dans le secours et le soutien d’Allah qui leur
permet de faire régner la vérité et de détruire le faux. Ce verset du Coran a été expliqué par
ces deux aspects. Allah ta’ala a dit : « Il y a en cela un signe pour tout serviteur repentant »
(Sourate Saba’verset 9)
« Il y a en cela des signes pour tout grand endurant et reconnaissants » (Sourate Saba’ verset 19)
On retrouve ce dernier verset dans les sourates Luqmân, Ibrahîm, Saba’ et Ash Shûrâ.
Dans ces dernières, Allah ta’ala nous informe que seuls les endurants et les reconnaissants
tirent profit de Ses signes apparents et visibles. Parallèlement, Il nous informe que seuls les
pieux, qui craignent Allah, reviennent à Lui, et recherchent Sa satisfaction, tirent profit de Ses
signes religieux et coraniques, dont seuls ceux qui craignent Allah ta’ala se souviennent.
Allah ta’ala dit: « Tâ Hâ . Nous n’avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux, ce n’est qu’un rappel pour quiconque redoute Allah. » (Sourate Tâ Hâ verset 1)
Allah dit au sujet de l’heure du jour dernier : « Tu ne fait qu’avertir quiconque la redoute »
(Sourate An Nâzi’ât verset 45)

Les défauts des gens. "Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi"

Que celui qui est atteint de présomption pense à ses défauts.
S’il se vante de ses vertus qu’il observe ses mauvaises mœurs.
S’il est incapable de voir ses défauts au point de prétendre la perfection, qu’il sache que son drame est éternel et qu’il est le plus imparfait, le plus défectible, le plus inconscient qui soit et ce, par son ignorance et sa faiblesse d’esprit.
Et il n’y a point de défaut pire que ces deux-là car le sage est celui qui reconnaît ses défauts et qui fait en sorte de les combattre.
Et le stupide est celui qui ne les reconnaît pas à cause de son ignorance, de son manque de discernement et de la faiblesse de ses idées.
Ou bien à cause du fait qu’il considère ces défauts comme des qualités.
Cela est le pire défaut sur terre, il y a beaucoup de personnes qui sont fiers de la fornication, de la sodomie, du vol et de l’injustice, qui se vantent de leur aptitude à commettre ces vices.
Sois certain que tous les humains sont imparfaits hormis les Prophètes, que les bénédictions et la paix soient sur eux.
Celui qui ne connait pas ses propres défauts est plus vil, dépravé, mesquin, inconscient, et déraisonnable que tout autre débauché.
Qu’il s’empresse donc de chercher ses défauts au lieu de s’occuper à s’en vanter et à observer ceux des autres, ce qui ne lui est point utile ni ici-bas, ni dans l’au-delà.
Le seul bienfait que l’on retire en écoutant les défauts des gens, c’est le fait que cela permet d’éviter ceux que l’on a grâce à la puissance et la force d’Allah – exalté soit-Il.
Parler des défauts des gens est un vice qu’il faut éviter sauf si on vise par cela à avertir celui qui en subit un tord ou à conseiller l’arrogant en sa présence en lui disant : « Observe toi même, si tu réussis à discerner tes défauts, tu serais guéri de ta présomption ».
Ne prends jamais exemple sur celui qui a plus de défauts que toi afin de sous estimer tes péchés et d’imiter les mauvaises personnes.
On a critiqué ceux qui imitent les bonnes personnes, qu’en est-il alors des mauvaises personnes ?
Mais prends exemple sur ceux qui sont meilleurs que toi afin de renoncer à ta présomption qui t’incite à te moquer des gens alors qu’il y en a qui sont meilleurs que toi, et qui peuvent se moquer de toi pour une bonne raison, car Allah – exalté soit-Il – dit : « La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action (une peine) identique »
Sourate ash Shûra, la consolation, verset 40.
Sinon tu causerais à ton égard, la moquerie des gens, le mécontentement d’Allah – exalté soit-Il – et l’oblitération de tes vertus.

jeudi 28 janvier 2016

La voie vers Allah ta’ala est faite de deux prisons. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Celui qui chemine vers Allah ta’ala et l’au delà ne peut maintenir son cheminement et sa recherche sur la voie droite qu’à travers deux prisons :
En emprisonnant son cœur pour qu’il se consacre à Celui qu’il recherche et l’empêcher de se tourner vers d’autres que Lui. En emprisonnant sa langue pour l’empêcher de dire ce qui ne présente aucun profit, et la contraindre au rappel d’Allah et à tout ce qui fera croître sa foi et sa connaissance.
En emprisonnant ses membres pour leur interdire les péchés et les désirs, et les contraindre aux obligations et aux actes louables.
Ainsi, le serviteur ne quittera sa prison que lorsqu’il rencontrera son Seigneur qui le libèrera de sa captivité vers le plus spacieux et le meilleur des lieux.
Mais s’il ne patiente pas dans ces deux prisons et s’en échappe pour se rendre vers les hauteurs des désirs, il sera de nouveau incarcéré dans une prison terrible lorsqu’il quittera ce bas monde. Toute personne quittant ce monde est soit libérée de prison soit emprisonnée.
Et c’est Allah qui accorde le succès.

mercredi 27 janvier 2016

كلام من ذهب "ابن القيم":الناس في الصلاة


Dieu aime le beau. Les beautés de l’islam

8. L’égalité entre les hommes et les femmes

Le Coran affirme que tous les croyants sont égaux et que seules la piété et les bonnes actions élèvent une personne au-dessus des autres.  Les croyants éprouvent donc un grand respect pour les femmes et les hommes pieux et l’histoire de l’islam nous apprend que des femmes et des hommes pieux se sont démarqués dans plusieurs domaines.  Comme l’homme, la femme doit adorer Dieu et accomplir certains devoirs religieux.  Chaque femme doit donc attester de l’unicité de Dieu et reconnaître Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) comme prophète de Dieu.  Elle doit également prier, donner en charité, jeûner et accomplir le pèlerinage (Hajj), au moins une fois dans sa vie, si elle en a la possibilité et les moyens.  Elle doit, comme chaque homme, croire aux anges, aux écritures, aux messagers et prophètes de Dieu, au Jour Dernier et au destin. 
 « Et quiconque, homme ou femme, accomplit de bonnes œuvres tout en étant croyant, voilà ceux qui entreront au Paradis. Et ils ne seront point lésés, fût-ce d’une pellicule de noyau de datte. » 
 (Coran 4:124)
L’islam, cependant, reconnaît que l’égalité ne signifie pas que l’homme et la femme soient identiques.  Il tient compte des différences au niveau de leur physiologie, de leur nature et de leur tempérament.  Il ne s’agit pas d’une question de supériorité ou d’infériorité, mais plutôt d’une question d’habiletés naturelles et des rôles différents que chacun joue au cours de sa vie.  Les lois de l’islam sont justes et équitables et prennent ces aspects en considération.  Les hommes ont reçu comme devoir, entre autres, de travailler pour faire vivre leur famille; et les femmes ont reçu comme devoir, entre autres, de s’occuper des enfants et des choses du quotidien.  Il est toutefois important de comprendre que l’islam ne perçoit pas ces rôles comme exclusifs ou inflexibles.  Les femmes peuvent très bien travailler et servir la société et les hommes peuvent parfaitement s’occuper des enfants et des tâches ménagères.  Il est intéressant de souligner que lorsque la femme travaille, en islam, l’argent qu’elle gagne n’appartient qu’à elle, tandis que l’argent que l’homme gagne, en travaillant, doit servir à faire vivre sa famille.

9. Les êtres humains ont la capacité de regretter certaines de leurs actions et de se réformer

Les musulmans croient que chaque être humain est capable de se réformer et qu’il a plus de chance de voir cette réforme réussir qu’échouer.  Ils tiennent cette croyance du fait que Dieu a donné aux hommes les moyens de se réformer non pas une seule fois, mais encore et encore, jusqu’au moment de leur mort.  Dieu a envoyé des messagers et des prophètes à chaque nation de la terre.  Nous en connaissons certains, mentionnés dans le Coran et les hadiths du prophète Mohammed, tandis que les autres ne sont connus que de Dieu.
« À chaque communauté, un messager a été envoyé.  Et lorsque leur messager se trouvera en leur présence, (au Jour du Jugement), tout sera jugé en toute équité, entre eux, et ils ne seront point lésés. » (Coran 10:47)
Dieu ne tient jamais une personne pour responsable de ses actions si cette personne n’a jamais connu la vérité.
« Et jamais Nous n’avons puni [un peuple] avant de [lui] avoir envoyé un messager. » (Coran 17:15)
Mais il faut garder à l’esprit que chaque personne est responsable de chercher la vérité de manière sincère et qu’à partir du moment où elle découvre enfin cette vérité, elle doit l’accepter et réformer sa vie en conséquence, laissant derrière elle ses mauvaises actions.
« Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment : ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car Il pardonne tous les péchés.  Certes, c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. » (Coran 39:53)
Il n’y a aucun péché qui ne puisse être pardonné et chaque personne devrait profiter de la miséricorde divine en se repentant sincèrement et, si elle n’est pas musulmane, en se convertissant à l’islam.  Chaque personne doit œuvrer à son propre salut en prenant soin de sa foi, de ses croyances et de ses actions.

 Dieu aime la beauté sous toutes ses formes

Le Prophète Mohammed a dit : « Quiconque a l’équivalent du poids d’une fourmi d’orgueil dans son cœur n’entrera pas au Paradis. »  Un homme lui demanda alors : « Et qu’en est-il d’un homme qui aime porter de beaux vêtements et de belles chaussures? »  Il répondit : « Dieu est beau et Il aime le beau.  L’orgueil consiste à nier la vérité et regarder les gens de haut. »[1]
La beauté est l’opposé de la laideur.  La beauté qui existe, au sein de la création, est un reflet de la beauté de Dieu et de Son pouvoir.  Celui qui a créé la beauté est plus à même d’être Beau.  Et il y a, au Paradis, des choses d’une beauté dépassant l’imagination.  Dieu est beau et c’est pourquoi l’un des plus grands plaisirs du Paradis sera de contempler le Visage de Dieu.  Dieu dit, dans le Coran :
« Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants qui contempleront leur Seigneur. » (Coran 75: 22-23)
Il parle de Ses noms comme étant les plus beaux :
« C’est à Dieu qu’appartiennent les plus beaux noms.  Invoquez-Le par ces noms. » (Coran 7:180)
L’érudit Ibn al-Qayyim (qu’Allah soit miséricordieux envers lui) a dit ce qui suit sur la beauté en islam :
« Dieu doit être reconnu pour Sa beauté, qui ne ressemble à rien (que nous connaissions) et Il doit être adoré avec des mots, des actions et des attitudes empreints de la beauté qu’Il aime.  Il aime que Ses serviteurs embellissent leur langue avec la vérité, embellissent leur cœur avec du dévouement, de l’amour et un repentir sincères, de même qu’avec de la confiance en Lui, qu’ils embellissent leurs facultés avec de l’obéissance et qu’ils embellissent leur corps en affichant Ses bénédictions dans leur habillement et en gardant leur corps propre et dépourvu de toute saleté ou impureté en épilant les poils qui doivent être épilés, en pratiquant la circoncision et en se taillant les ongles.  Ils reconnaissent Dieu par la beauté qui est Son attribut et cherchent à se rapprocher de Lui par des mots, des actions et des attitudes empreints de beauté.  Et ils L’adorent par la beauté qu’Il a prescrite et par Sa religion. »[2]

Note de bas de page:
[1] Sahih Mouslim
[2] al-Fawaa’id (1/185)
Source:http://www.islamreligion.com/fr/articles/5221/viewall/les-beautes-de-l-islam-partie-1-de-3/











mardi 26 janvier 2016

L’islam est embelli par la paix, l’amour et le respect. Les beautés de l’islam

4. L’islam nous apporte la véritable paix intérieure

Les mots islam, mouslim (musulman) et salaam (paix) proviennent tous du mot-racine arabe « sa-la-ma », qui signifie paix et sécurité.  Quand une personne se soumet entièrement à la volonté de Dieu, elle ressent un profond sentiment de paix et de sécurité.  Le terme salaam comprend plus que le sens de tranquillité ou de calme; il englobe les concepts de sécurité et de soumission.  Et le mot islam, dans sa signification complète, signifie la soumission au Dieu unique qui nous apporte sécurité, paix et harmonie.  Telle est la paix véritable.  Les musulmans se saluent, entre eux, en disant « assalamou ‘alaikoum », mots arabes qui signifient « puisse Dieu t’accorder protection et paix ».  Cette salutation, en arabe, fait en sorte que les musulmans se sentent entre amis et non en présence d’étrangers.  Elle fait sentir aux musulmans qu’ils forment une communauté mondiale ne connaissant pas de barrières tribales ou nationalistes et liée par la paix et l’unité.   
« Et ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres, on les fera entrer dans les jardins sous lesquels coulent des rivières, où ils demeureront éternellement par la permission de leur Seigneur.  Et là, leur salutation, [entre eux], sera : « Paix! » (Coran 14:23)

5. L’islam nous permet de mieux connaître Dieu

Le premier principe de l’islam est la croyance en un Dieu unique et tout le Coran est dédié à cette vérité.  Ce livre divin nous parle de Dieu et de Son essence, de Ses noms, de Ses attributs et de Ses actions.  La prière nous permet de nous connecter à Dieu, mais connaître et comprendre les Noms et Attributs de Dieu est un privilège que nous accorde l’islam.  Ceux et celles qui ne font pas vraiment d’effort pour connaître Dieu ont souvent de la difficulté à donner un sens à leur existence.  Le musulman est encouragé à nourrir sa conscience de Dieu et à se montrer reconnaissant envers Lui. Il peut le faire, entre autres, en cherchant à comprendre les Noms et Attributs de Dieu et en méditant sur leur signification.  Et, ce faisant, il apprend à mieux connaître son Créateur.
« Dieu!  Point de divinité à part Lui!  Et Il possède les plus beaux noms. » (Coran 20:8)
« C’est à Dieu qu’appartiennent les plus beaux noms.  Invoquez-Le par ces noms. Et éloignez-vous de ceux qui profanent Ses noms… » (Coran 7:180)

6. L’islam nous apprend à protéger l’environnement

Du point de vue de l’islam, les êtres humains sont les gardiens de la terre et de tout ce qu’elle contient, incluant la faune, la flore, les océans et les cours d’eau, de même que les déserts et les terres fertiles.  Dieu nous a fourni tout ce dont nous avons besoin pour survivre et nous épanouir, mais nous sommes dans l’obligation de prendre soin de ce qu’Il nous a donné et de protéger les ressources pour les générations futures.
En 1986, le prince Phillip, qui était alors président du Fonds mondial pour la nature (WWF), a invité les leaders des cinq grandes religions mondiales à une rencontre à Assise (Italie).  Ils se rencontrèrent et se demandèrent de quelle façon les religions pouvaient contribuer à sauver les ressources naturelles.  Ce qui suit est un extrait de la déclaration faite par la délégation musulmane :
 « Les musulmans disent que l’islam constitue le chemin du milieu et que nous devrons répondre de la façon dont nous aurons marché sur ce chemin et de la façon dont nous aurons gardé l’équilibre et l’harmonie au sein de la création qui nous entoure.
Ce sont ces valeurs qui amenèrent Mohammed, le prophète de l’islam, à dire : « Quiconque plante un arbre et s’en occupe assidûment jusqu’à ce qu’il atteigne la maturité et produise des fruits sera rétribué pour cette action. »
Pour toutes ces raisons, les musulmans considèrent qu’ils ont une responsabilité envers le monde et l’environnement, qui sont des créations d’Allah.
Contrairement à d’autres religions, les musulmans n’ont pas de fête particulière au cours de laquelle ils remercient Dieu pour leurs récoltes ou pour les ressources à leur disposition.  Car ils remercient Allah régulièrement pour Sa création.[1]

7. L’islam, c’est le respect

Un autre aspect remarquable de l’islam est son respect pour l’humanité et pour l’univers dans lequel nous vivons.  L’islam affirme clairement qu’il est de la responsabilité de chaque membre de la race humaine de traiter la création avec respect, honneur et dignité.  Celui qui mérite le plus d’être respecté est, d’abord et avant tout, le Créateur Lui-même.  Et, bien sûr, le respect envers Lui commence par le respect et l’obéissance envers Ses commandements.  Le respect total pour Dieu fait en sorte que les normes élevées de moralité et les manières qui les accompagnent pénètrent toutes les sphères de nos vies et de la vie des gens qui nous entourent.  Parce que l’islam établit un lien étroit entre le respect et la paix, l’amour et la compassion, il met nécessairement l’accent sur le respect de l’honneur, de la réputation et de l’intimité des autres.  Le respect implique de rester éloigné des péchés majeurs que sont la médisance, le mensonge, la calomnie et les ragots et d’éviter, donc, ces péchés qui sèment la discorde, parmi les gens, et qui mènent à la destruction.
Le respect inclut également le fait d’aimer, pour ses frères et sœurs en islam, ce qu’on aime pour soi-même.  Il implique de traiter les autres comme on souhaite être traité et comme on espère que Dieu nous traitera – avec compassion, amour et miséricorde.  Les péchés majeurs érigent une barrière entre les gens et la miséricorde de Dieu et sont la source de tous les tourments, les malheurs et le mal, autant ici-bas que dans l’au-delà.  Dieu nous enjoint de rester éloignés du péché et de combattre ces inclinations, en nous, qui nous poussent à notre propre destruction.  Nous vivons à une époque où les gens exigent souvent le respect de la part des autres, sans toujours respecter eux-mêmes ceux qui les entourent.  Une des beautés de l’islam est qu’il nous permet de retrouver le respect que nous avions perdu en nous soumettant sans réserve à la volonté de Dieu.  Mais si nous ne comprenons pas pourquoi nous nous soumettons à la volonté de Dieu et comment nous devons le faire, nous ne pouvons retrouver ce respect qui nous manque et que nous souhaitons.  Dieu nous rappelle, dans le Coran, que la seule raison d’être de notre existence consiste à L’adorer de manière exclusive :
« Et Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51:56)


Note de bas de page: 
[1] http://www.bbc.co.uk/schools/gcsebitesize/rs/environment/isstewardshiprev2.shtml

Source: http://www.islamreligion.com/fr/articles/5221/viewall/les-beautes-de-l-islam-partie-1-de-3/

dimanche 24 janvier 2016

Les 6 thèmes essentiels du Coran - Quel est le message du Coran aux hommes ?

Le message essentiel du Coran peut être résumé en 4 points principaux :
1) L'Existence et l'Unicité de Dieu :
Dieu est Unique et existe de toute éternité. Il est au-dessus de l'imagination humaine, et "rien ne lui ressemble". Il possède les attributs de perfection.
2) Les hommes :
Dieu a créé les hommes et en a fait des créatures douées de morale, de possibilité de choix et de responsabilité. Ayant pris avec eux un pacte selon lequel ils L'ont reconnu seul maître et seul être digne d'adoration, Il les fait vivre sur la Terre pour les mettre à l'épreuve et voir qui, en actes, s'avère fidèle au pacte primordial et qui oublie celui-ci et le néglige.
3) Les Messagers de Dieu aux hommes :
Dieu a envoyé des messagers (des prophètes) aux hommes: Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad (qui n'est que le dernier messager ; si l'essentiel de ces différents messages est toujours resté le même, l'actualisation de certains principes a été différent d'un messager à l'autre, par rapport aux évolutions intellectuelles et sociales de l'humanité. Cependant, les musulmans croient aussi que les hommes n'ont pas pu préserver la pureté originelle de ces messages antérieurs au Coran) … Les messages que Dieu leur a chargé de transmettre aux hommes ne sont rien d'autre que des rappels par rapport au pacte primordial. Ces messages rappellent aux hommes leurs devoirs vis-à-vis de leur Créateur, et leur exposent les modalités pratiques d'une vie en conformité avec Sa volonté (d'où "islam", soumission à Dieu).
4) Le jugement des hommes :
Les hommes meurent au moment que Dieu a, pour chacun d'eux, déterminé. Lors d'un jour dont la date est connue de Dieu seul, l'Univers sera détruit. Puis tous les hommes seront ressuscités pour être jugés par Dieu selon les actes qu'ils auront faits pendant leur vie terrestre. Le Paradis récompensera les vertueux, et l'Enfer châtiera les mauvais.
Le but du Coran est de faire connaître Dieu aux hommes, et de leur indiquer ce que Dieu veut d'eux, volonté qui matérialise "le droit chemin" (as-sirât al-mustaqîm). Il veut les conduire vers une vie plus droite, plus juste, une vie vécue sur la Terre et en profitant des bienfaits terrestres, mais, parallèlement, vécue avec et devant Dieu.
Par rapport au pacte primordial que les hommes ont fait avec Dieu, le but du Coran est de proposer aux hommes la voie de la "réussite" à l'"épreuve" des conflits moraux que la vie sur terre fait nécessairement naître entre les exigences du cœur et les désirs de l'instinct.
Cette voie et ce chemin, le Coran ne les présente pas de façon irrationnelle ou arbitraire. Il fait tout au contraire appel à la conscience humaine, et se présente comme "une lumière" venant confirmer, préserver et orienter "une autre lumière", la conscience du bien et du mal qui se trouve dans le cœur de chaque homme. Le Coran demande aux hommes de réfléchir, de méditer sur ses enseignements et ses règlements, sur le monde qui les entoure, sur l'histoire des hommes sur Terre.
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Les 6 thèmes principaux du Coran :
Le contenu du Coran peut être classé en 6 grands groupes thématiques (cette classification s'inspire de celle de Shâh Waliyyulâh in Al-Fawz ul-kabîr, qui est celui qui a proposé les thèmes cités ci-après, exception faite du premier, qui est proposé par moi alors que Shâh Waliyyullâh l'a compté comme une partie de ce qui est cité ci-après en 2) :
1) Le Coran nous fait connaître Dieu.
Son Existence, Son Unicité, Ses Noms, Ses Attributs, Ses Actes.
2) Le Coran contient des descriptions d'éléments de la création. Celle-ci n'est pas marquée négativement, mais constitue au contraire un ensemble de "signes", dont l'agencement et les lois témoignent de la Présence d'un Créateur, d'un Législateur intelligent.
3) Le Coran invite également ses lecteurs à considérer l'histoire des hommes, dont il narre certains événements liés à la vie de peuples passés. Ces récits témoignent quant à eux d'un sens de l'histoire des hommes et de l'existence d'un Dieu qui guide les hommes, les honore, et parfois anéantit ceux d'entre eux qui agissent mal.
4) Le Coran décrit aussi cet au-delà auquel il invite le lecteur à croire, l'au-delà où chacun sera rétribué pour ses actes terrestres. Il décrit des scènes du Jugement. Il brosse des tableaux du Paradis tout en précisant que "nul ne sait ce qui [y] a été caché comme bonheur", laissant entendre que ce ne sont que des approches à l'égard de l'esprit des hommes, la réalité étant au-dessus de tout ce qui peut être imaginé. Il décrit les horreurs de l'Enfer.
5) Le Coran contient encore des normes juridiques : environ 3 % des versets du Coran traitent du droit. Il s'y trouve des principes du droit cultuel, matrimonial, familial, successoral, pénal, inter-étatique.
6) Le Coran, enfin, entreprend de discuter avec ceux qui ne croient pas en ses enseignements : avec les polythéistes, avec les juifs, avec les chrétiens, et avec les hypocrites (hommes qui à l'époque du Prophète se déclaraient musulmans pour des raisons sociales, mais ne l'étaient pas au fond d'eux-mêmes).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Source: http://www.maison-islam.com/articles/?p=81

L’ignorance ne peut éclipser la beauté et la vérité. Les beautés de l’islam

À ce moment-ci de l’histoire de l’islam, alors que la religion tout entière est jugée à cause des actions de quelques personnes, il est bon de s’éloigner de l’éclat aveuglant des projecteurs médiatiques et de s’arrêter pour admirer les beautés du mode de vie qu’est l’islam.  Il y a, dans l’islam, une grandeur et une splendeur qui sont souvent éclipsées par des actes terribles qui n’ont pas leur place, au sein de cette religion, ou par des gens qui parlent de certains sujets à tort et à travers.  L’islam est une religion et un mode de vie qui encourage les musulmans à faire des efforts et à se comporter d’une manière qui soit agréable pour les autres et, surtout, pour leur Créateur.
Les beautés de l’islam sont ces choses qui font partie de la religion et qui font qu’elle se démarque des autres.  L’islam répond à toutes les éternelles questions que se pose l’être humain.  D’où est-ce que je viens?  Pourquoi suis-je ici?  La vie, est-ce vraiment juste cela?  L’islam répond clairement à ces questions.  Découvrons ensemble les beautés de l’islam et méditons sur leur signification.

1.   Les réponses à toutes vos questions sur la vie se trouvent dans le Coran

Le Coran célèbre la gloire de Dieu et détaille les merveilles de Sa création.  Il est également un testament de Sa miséricorde et de Sa justice.  Il ne s’agit pas d’un livre d’histoire ni d’un manuel scientifique, bien qu’il contienne ce type d’information et plus encore.  Le Coran est le plus grand cadeau de Dieu à l’humanité; c’est un livre qui n’a pas d’égal et qui contient les réponses aux grands mystères de la vie.  Il nous amène à voir au-delà du matérialisme et à réaliser que cette vie n’est rien de plus qu’un moment passager avant d’accéder à la vie éternelle de l’au-delà.  L’islam nous révèle la raison d’être de notre existence.
« Et Je (Dieu) n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51:56)
Les musulmans ne doutent pas un instant que le Coran est, aujourd’hui encore, exactement tel qu’il était au moment de sa révélation au prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Lorsque nous nous posons des questions aussi importantes, nous voulons être certains que les réponses que nous recevons soient la vérité pure.  Savoir que les réponses que nous recevons viennent d’un livre contenant la parole inaltérée de Dieu nous rassure et nous réconforte.  Quand Dieu a révélé le Coran, Il nous a promis de le préserver contre toute altération.  Les versets coraniques que nous lisons, aujourd’hui, sont exactement les mêmes que ceux qui furent mémorisés et mis par écrit par les compagnons du prophète Mohammed.
« En vérité, c’est Nous qui t’avons révélé le Rappel et c’est Nous qui le préserverons, certes, (contre toute altération). » (Coran 15:9)

    2.  Le bonheur véritable se trouve dans l’islam

Réjouissez-vous et soyez heureux, demeurez positifs et soyez en paix.[1]  Voilà ce que nous enseigne l’islam; tous les commandements de Dieu visent à apporter la paix et le bonheur dans la vie des croyants.  La clef du bonheur réside dans la compréhension et l’adoration de Dieu.  Cette adoration fait en sorte que nous L’ayons toujours à l’esprit, ce qui nous dissuade de faire le mal, de commettre des injustices et de nous rendre coupables d’oppression.  Cela nous amène à nous comporter de manière vertueuse et à entretenir un bon caractère.  En suivant Ses commandements, nous adoptons un mode de vie menant à des résultats positifs dans toutes nos sphères d’activités.  Et, c’est à ce moment seulement que nous voyons du bonheur partout autour de nous, en tout temps, même dans les moments plus difficiles.  Nous trouvons du bonheur dans une main amicale tendue vers nous, dans l’odeur de la pluie, dans l’herbe fraîchement coupée, dans un feu de foyer une nuit d’hiver ou une brise agréable un jour d’été.  Des plaisirs tout simples peuvent rendre notre cœur vraiment heureux, car ils sont des manifestations de la miséricorde et de l’amour de Dieu.
La nature de la condition humaine fait en sorte que nous pouvons trouver des instants de bonheur même dans les périodes de grande tristesse.  Et, parfois, dans les moments où le désespoir est tout proche, nous pouvons nous accrocher à ces choses qui nous rendent heureux.  Le prophète Mohammed a dit : « L’affaire du croyant est étonnante et tout est à son avantage.  S’il vit des moments heureux, il est reconnaissant et cela est une bonne chose pour lui.  Et s’il est affligé d’une épreuve, il demeure patient et c’est aussi une bonne chose pour lui. »[2]

3. En islam, nous pouvons aisément communiquer avec Dieu à n’importe quel moment du jour ou de la nuit

Chaque membre de la race humaine vient au monde avec la connaissance innée de l’unicité de Dieu.  Les gens qui ne savent pas comment communiquer avec Dieu ou comment établir un lien avec Lui ont tendance à être souvent déroutés ou angoissés.  Apprendre à communiquer avec Dieu et à L’adorer donne un nouveau sens à la vie.
Du point de vue de l’islam, Dieu est accessible en tout temps et en tous lieux.  Nous n’avons qu’à L’invoquer et Il répond à nos prières.  Le prophète Mohammed nous a recommandé d’invoquer Dieu souvent.  Il nous a rapporté ces paroles de Dieu :
« Je suis selon l'opinion que Mon serviteur se fait de Moi et Je suis avec lui lorsqu'il M'invoque.  S'il M'invoque en lui-même, Je l'invoque en Moi-même; et s'il M'invoque dans une assemblée, Je le mentionne dans une assemblée encore meilleure. Et s'il se rapproche de Moi d'un empan, Je me rapproche de lui d'une coudée ; s'il se rapproche de Moi d'une coudée, Je me rapproche de lui d'une brasse. Et s'il vient vers Moi en marchant, Je viens vers lui en courant. » [3]
Dans le Coran, Dieu dit :
 « Souvenez-vous donc de Moi, et Je me souviendrai de vous. » (Coran 2:152)
Les croyants peuvent s’adresser à Dieu dans n’importe quelle langue pour L’invoquer et exprimer leur gratitude envers Lui.  Les musulmans font également cinq prières rituelles quotidiennes, en arabe.  Il est intéressant de noter que le mot arabe pour désigner la prière est « salah », qui signifie « connexion ».  Les musulmans sont donc connectés à Dieu et communiquent facilement avec Lui.  Nous ne sommes jamais seuls et la miséricorde, le pardon et l’amour de Dieu sont tout près.


Note de bas de page:
[1] Al Qarni, Aaidh Ibn Abdullah, (2003), Don’t be sad.  International Islamic Publishing House, Saudi Arabia.
[2] Sahih Mouslim
[3] Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim
Source: http://www.islamreligion.com/fr/articles/5221/viewall/les-beautes-de-l-islam-partie-1-de-3/

Les dangers de la polémique « Al Moujâdalah ». L’Imâm Abu HamudAl-Ghazâlî



Définition :

La polémique, c'est le fait de vouloir mettre un interlocuteur dans l'embarras, le tourner en ridicule, montrer son incapacité à répondre, le confondre pour enfin mettre en évidence l'ignorance de son adversaire.[1]

La discussion méprisable : 

En vérité, le mépris et le blâme s'appliquent pour celui qui se querelle en tort, sans aucune connaissance (...)

Est aussi condamnable (l'attitude de) celui qui se dispute pour récupérer son droit en manifestant de l'acharnement et de la violence, en forgeant des mensonges, en lésant son vis-à-vis et en le dominant. Il en est de même pour celui qui mêle dans sa discussion des propos blessant et de nature à nuire, alors qu'il n'en a nullement besoin pour récupérer son droit ou qui ne se dispute que par entêtement, afin d'avoir le dessus sur son opposant et le briser. C'est donc (tout) cela qui est méprisable. [...]

Et la discussion est de nature à développer l'animosité et à attiser la colère. 
Et lorsqu'il en est ainsi, la rancune se crée entre les deux personnes concernées, à tel point que l'un se met à se réjouir du malheur de l'autre et il s'attriste lorsque son opposant est joyeux. I
l délie alors sa langue pour salir l'honneur de la partie adverse. 
Celui qui se dispute se trouve donc confronté à tous ces maux, dont le moindre est la préoccupation permanente du coeur, à tel point que même lorsqu'il se trouve en prière, son esprit est troublé par cette discussion et cette polémique. 
Il ne peut ainsi trouver la sérénité (ou la stabilité). 
La dispute âpre est donc la source du mal, tout comme la querelle. 
C'est la raison pour laquelle l'homme ne devrait ouvrir la porte de la discussion qu'en cas de nécessité absolue.


[1] L’Imâm An-Nawawî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « Si la discussion a pour objet la connaissance de la vérité et son affirmation, dans ce cas, elle est louable. Mais si elle faite pour repousser la vérité ou s'il s'agit d'une discussion âpre avec ignorance, elle est méprisable. »

Les signes d'Allah ta'ala dans la Création et la Révélation. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Le Seigneur appelle Ses serviteurs à Le connaître à travers deux voies :
La première : contempler les effets de Ses actes (la Création)
La deuxième : réfléchir sur Ses signes et méditer.
Les premiers sont donc des signes sensibles (matériels), et les seconds des signes récités (la Révélation) et intellectuels.
Le premier type de signes est évoqué dans sa Parole :
« Dans la création des cieux et de la terre, l'alternance de la nuit et du jour, le navire qui
vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, l'eau qu'Allah fait descendre du ciel
et par laquelle Il redonne la vie à la terre une fois morte et sur laquelle Il disperse des
animaux de toute espèce, la variation des vents, des nuages soumis entre ciel et terre, il y
a des signes pour des gens qui raisonnent. » Sourate Al-Baqara, verset 164
« Dans la création des cieux et de la terre, l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes
là des signes pour les doués d'intelligence. » Sourate Al-Imran, verset 190
Et les versets en ce sens sont très nombreux dans le Coran.
Le deuxième type de signes est évoqué dans Sa parole :
« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y
trouveraient de nombreuses contradictions ! » Sourate An-Nisâ, verset 82
« Voici un Livre béni que Nous t'avons révélé, afin qu'ils méditent sur ses versets et que
Les doués d'intelligence réfléchissent ! » Sourate Sâd, verset 29
Et les versets en ce sens dont également très nombreux.
Les effets des actes (la Création) sont la preuve de l'existence des actes, qui eux-mêmes prouvent l'existence d'attributs. L'effet d'un acte prouve l'existence de l'auteur de cet acte, ce qui implique son existence, sa capacité, sa volonté et sa science, car il est impossible qu'un acte volontaire naisse du néant ou d'un être existant dépourvu de toute capacité, vie, science et volonté.
Il y a également dans la Création, diverses spécificités qui prouvent la volonté de l'Auteur, car
Son acte n'est pas naturel, de sorte qu'il ne se produise qu'une seule fois sans se répéter.
Ce que l'on trouve dans la Création comme :
bienfaits, sagesse, et nobles objectifs prouve Sa sagesse ,bénéfices, bienfaisance, 
et bien prouve Sa miséricorde , force, vengeance et châtiment prouve Sa colère
générosité, affabilité et soin prouve Son amour ,humiliation, éloignement et abandon,
prouve Sa haine et Son mépris le cheminement d'une chose de son plus bas niveau
d'imperfection et de faiblesse vers sa complétude et réalisation indique l'avènement de 
la Résurrection les différents états des plantes, des animaux et du cheminement 
des eaux indique la possibilité de la Résurrection l'apparition des conséquences 
de la miséricorde et des bienfaits sur Sa création prouve la véracité des prophéties
les caractéristiques complémentaires sans lesquelles les actes et les choses seraient
imparfaits montrent que Celui qui accorde ces caractéristiques est plus en droit de les mériter...
Les effets de Ses actes sont donc des preuves les plus éclatantes de l'existence de Ses attributs
et de la véracité de ce dont nous ont informés les prophètes à Son sujet.
La Création vient donc confirmer et attester de la véracités des signes récités (La Révélation) et attirent notre attention sur la possibilité de tirer des preuves de l'existence et des attributs d'Allah ta'ala dans la Création. Allah ta'ala dit : « Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur apparaisse clairement que ceci est la vérité. » Sourate Fussilat, verset 53
C'est à dire que le Coran est vérité. Allah ta'ala nous informe ici qu'Il fera nécessairement voir
aux mécréants certains de Ses signes matériels, et ceux-ci leur prouveront que Ses signes
révélés sont la vérité. Puis Il nous informe du caractère suffisant de Son témoignage pour
prouver la véracité de ce dont Il informe, à travers les indices et les preuves évidentes qu'Il a
établis pour prouver la véracité de Son Prophète salla allahou aleyhi wa salam.
Ses signes matériels témoignent de Sa véracité, et Lui-même témoigne, à travers Ses versets,
de la véracité de Son Prophète salla allahou aleyhi wa salam.
Allah ta'ala témoigne donc en même temps que l'on témoigne pour Lui, Il est une preuve en
même temps qu'Il est Celui pour lequel on apporte une preuve.
Ainsi, Il est une preuve de Sa propre personne.
Certains sages ont dit : "Comment demander une preuve de l'existence de Celui qui m'est une preuve pour toute chose ? Pour toute preuve de Ses existence que je pourrais demander, Son existence même est une preuve évidente encore." C'est pour cette raison que les Prophètes ont dit à leurs peuples :
« Leurs messagers dirent : "Y-at-il un doute au sujet d'Allah, Créateur des cieux et de la terre ? » Sourate Ibrahim, verset 10
Il est plus connu que toute chose connue et plus évident que toute preuve, et les choses ne sont
en fait connues qu'à travers Lui, cependant qu'Il est connu à travers elles, par l'observation, le
raisonnement sur ce qu'Il fait et institue.

samedi 23 janvier 2016

Les méditations d'Ibn Al Qayyim. Les degrés de la piété


Le premier : préserver le cœur et les membres des péchés et des choses illicites.
Le deuxième : les préserver des choses détestables  [mais n’atteignant pas le degré de l’illicite].
Le troisième : se préserver du superflu et de ce qui ne nous regarde pas.

Le premier degré donne la vie au serviteur,  
le deuxième lui donne la santé et la force, 
et le troisième lui accorde la joie, la gaieté et le bonheur.
Défendre une vérité qui manque de clarté 
Ne fais qu’amoindrir le nombre de ses partisans
D’aucuns sont incapables de comprendre certains détails 
Et adopte l’avis le plus clair au détriment du plus précis 
C’est grâce à Allah que j’atteins mes objectifs et les réalise 
Et non par moi-même ou par l’intermédiaire d’un homme
Lorsque parfois le désespoir manque de m’anéantir
Vient alors promptement l’espoir, chassant le désespoir 
Source : Kitab Al-Fawa’id d’Ibn Al-Qayyim

vendredi 22 janvier 2016

L'histoire de Zacharie (Zakariya) et de Jean le Baptiste (Yahya), sur eux le salut. Les histoires des prophètes par Ibn kathîr


Dieu dit dans son Livre saint :
 
« Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux : Kif, Hi, Yi, 'Ayn, Sid. C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit : "O mon Seigneur, mes os se sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n'ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, O mon Seigneur. Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, O mon Seigneur !" "O Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya (Jean). Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme." Et (Zacharie dit) : "O mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse?" (Dieu) lui dit: "Ainsi en sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : 'Ceci M'est facile.' Et avant cela, Je t'ai crée alors que tu n'étais rien." "O mon Seigneur, dit (Zacharie), accorde-moi un signe". "Ton signe, dit (Dieu), sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant." II sortit donc du sanctuaire vers son peuple ; puis il leur fit signe de prier matin et soir. "0 Yahya tiens fermement au Livre . (la Thora) !" Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant. Que la paix soit sur lui le jour ou il naquit, Il jour ou il mourra, et le jour ou il sera ressuscité vivant! » (19, 1-15)
 
Dieu dit également :
 
« Son Seigneur l'agrea alors du bon agrément, la (Marie) fit croitre en belle croissance. Et II en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait dans le sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : "0 Marie, d'où te vient cette nourriture ?"Elle dit : "Cela me vient de Dieu." Il donne certes la nourriture a qui Il veut sans compter. Alors Zacharie pria son Seigneur, et dit : "O mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend la prière." Alors les anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le sanctuaire : "Voila que Dieu t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole de Dieu. Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bien". Il dit : "O mon Seigneur, comment aurais-je un garçon maintenant que la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?" Dieu dit: "Comme cela !", Dieu fait ce qu'Il veut. "Seigneur, dit Zacharie, donne-moi un signe." "Ton signe, dit Dieu, c'est que pendant trois jours tu ne pourras parler aux gens que par geste. Invoque beau coup ton Seigneur; et, glorifie-Le, en fin et en début de journée." » (3, 37-41)
 
II dit aussi dans la sourate 21 Les Prophètes :
 
« Et Zacharie, quand il implora son Seigneur: "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le Meilleur des héritiers". Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » (21, 89-90) ;
 
« De même, Zacharie, Jean Baptiste, Jésus et Élie, tous étant du nombre des gens de bien. » (6, 85)
 
Dieu a ordonne à Son Envoyé, sur lui la grâce et la paix, de narrer aux gens I 'histoire de Zacharie, sur lui le salut, a qui Dieu avait fait don d'un enfant alors qu'il était très avancé en age, et que son épouse était stérile et âgée. Il envoya ce miracle afin que les gens ne désespèrent pas des faveurs de Dieu et de Sa miséricorde et afin qu'ils ne se lassent pas de L'invoquer. Il dit :
 
« C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète» (19, 2-3).
 
Qatada a interprété ces versets ainsi : « Dieu connait les coeurs purs et entend les voix discrètes ».
 
Certains pieux anciens ont dit que Zacharie s'est levé la nuit et s'est adressé à son Seigneur d'une façon telle que ceux qui étaient avec lui, ne l'avaient pas entendu. Il a dit : « O mon Seigneur! O mon Seigneur! O mon Seigneur! ». Dieu lui répondit : « Je t'ai entendu ! Je t'ai entendu ! Je t'ai entendu ! » II dit: «0 mon Seigneur, mes os se sont affaiblis […] », c'est-a-dire qu'ils sont devenus fragiles en raison de son age avancé ; « [...] et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs », c'est là une métaphore pour exprimer la blancheur des cheveux.
 
II a dit ensuite :
 
« [ ... ] (Cependant), je n'ai jamais été malheureux (deçu) en te priant, O mon Seigneur» (19, 4) ;
 
c'est-à-dire : Tu m'as toujours habitué à répondre à mes invocations. Ce qui l'a incité à faire cette invocation à Dieu est qu'à chaque fois qu'il se rendait au sanctuaire pour voir Marie fille de 'Imran fils de Mathan, qui était sous sa tutelle, il trouvait auprès d'elle des fruits hors saison, or c'est la un don accordé aux saints et aux amis de Dieu. Zacharie sut alors que Celui qui est capable de donner des fruits hors saison est aussi capable de lui donner un enfant malgré l'age et la stérilité. « Alors Zacharie pria son Seigneur, et dit :
 
"O mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend la prière." » (3, 38)
 
Quant à cette parole de Dieu :
 
« [ ... ] Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile ».
 
On dit que, par héritiers, il entendait son clan et qu'il craignait que leur comportement au sein des Enfants d'Israël, après sa disparition, aille à l'encontre des Lois de Dieu. II demanda donc à Dieu de lui donner un enfant, de sa propre chair, qui serait pieux, bienfaisant et agréable :
 
« [ ...] Accorde-moi, de Ta part, un descendant »,
 
c'est-à-dire par Ta puissance et Ta force ;
 
« [ ... ] qui hérite de moi »
 
la Prophétie et le commandement au sein des Enfants d'Israël ;
 
« [ ...] et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il Te soit agréable, O mon Seigneur » ;
 
comme l'ont été ses pères et ancêtres, parmi les descendants de Jacob qui furent des Prophètes. Accorde à mon héritier les mêmes faveurs que Tu leur as accordées : la Prophétie et la Révélation. L'héritage évoque ici n'est pas un héritage matériel, comme l'ont soutenu quelques chiites et qui ont été approuves par Ibn Jam. L'imam Ahmad a rapporte d'après Abu Hurayra que l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Zacharie était menuisier. » Rapporté aussi par Muslim et Ibn Miija.
 
Quant a la parole:
 
« O Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya (Jean). Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme »,
 
elle est expliquee par ces autres versets :
 
« [ ... ] Alors les anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le sanctuaire : "Voila que Dieu t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole de Dieu. Il sera un chef, un chaste, un Prophète et du nombre des gens de bien." » (3, 39)
 
Informé de l'imminence de cette nouvelle, Zacharie s'en étonna, attendu sa situation ;
 
« O mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse ? » (19, 8) ;
 
c'est-a-dire comment un vieillard peut-il procréer ? On rapporte qu'il avait alors soixante-dix sept ans. Mais il semble plus probable qu'il fut plus âgé encore -Dieu Seul sait.
 
« [ ... ] quand ma femme est stérile» ;
 
c'est-à-dire qu'elle a toujours été stérile et qu'elle ne peut enfanter. C'est ce qu'avait dit également l'ami intime de Dieu, Abraham:
 
« M'annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m'a touché? Que m'annoncez-vous donc? » (15, 54).
 
Sara, quant a elle, avait dit :
 
« "Malheur a moi ! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari que voici est un vieillard ? C'est là vraiment une chose étrange !" Ils dirent : "T'étonnes-tu de l'ordre de Dieu ? Que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ! II est vraiment Digne de louange et de glorification."» (11, 72-73)
 
Dieu exauça Zacharie, sur lui le salut. L'ange qui l'inspirait sur ordre de Dieu lui répondit :
 
« Ainsi soit-il ! Ton Seigneur a dit : "Ceci M'est facile." Et avant cela, Je t'ai crée alors que tu n'étais rien »;
 
c'est-à-dire : Ton Seigneur qui t'a crée alors que tu n'étais rien, est bien capable de tirer de toi un enfant, malgré ton age. Dieu dit aussi :
 
« Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » (21, 90)
 
Par la guérison de l'épouse, il faut entendre le fait qu'elle n'avait pas de menstrues avant cela, et qu'elle commença a en avoir comme les autres femmes. Il a été aussi dit qu'elle tenait des propos inconvenants et que Dieu la purifia de ce défaut.
 
«O mon Seigneur, dit (Zacharie), accorde-moi un signe »,
 
c'est-à-dire : avertis-moi par quelque signe lorsque ma femme sera enceinte.
 
« Ton signe, dit (Dieu), sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant».
 
Le silence lui sera imposé, tel sera son signe ; ainsi ne pourra-t-il pas parler pendant trois jours, sinon par des indications et des gestes, bien qu'il soit sans défaut corporel, d'un bon tempérament et sain de corps.
 
II lui fut ordonné de multiplier les évocations de Dieu avec le cœur, matin et soir. Une fois informé de cette bonne nouvelle, il sortit du sanctuaire vers les gens de son peuple, comblé par la nouvelle.
 
« [ …] Puis il leur fit signe de prier matin et soir ».
 
Faire signe signifie, ici, donner des ordres discrets que ce soit par écriture comme l'ont dit Mujahid et as-Suddi ou par indication gestuelle comme l'ont soutenu Wahb, Qatada ainsi que Mujahid.
 
Mujahid, 'Ikrima, Wahb, As-Suddi et Qatada ont dit qu'il était devenu aphone sans qu'il ne soit pour autant maladie. Quant a Ibn Zayd, il a dit qu'il pouvait lire et louer Dieu mais non s'adresser aux gens.
 
Dieu dit ensuite :
 
« "0 Yahya, tiens fermement au Livre (la Thora) !" Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant. » (19, 12)
 
Dieu rappelle l'avènement du fils conformément à la prédiction divine faite Zacharie. Il évoque la façon dont Il lui avait appris le Livre et la sagesse alors qu'il était encore tout petit. 'Abdullah Ibn al-Mubarak a dit, citant Ma'mar : «Alors qu'il était tout petit, des enfants ont dit a Yahya : "Allons jouer !" Il leur répondit : "Nous n'avons pas été crées pour cela". Il a ajouté : « Et c'est là le sens de cette parole de Dieu : "Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant." ».II dit ensuite :
 
« [...] ainsi que la tendresse de Notre part ».
 
Ibn Jarir a rapporte d'après Ibn'Abbas qui a dit: «Je ne sais pas de quelle tendresse il s'agit ».
 
D'après Ibn 'Abbas, toujours, ainsi que Mujahid, 'Ikrima, Qatada et aDahhak, le verset
 
« [ ... ] ainsi que la tendresse de Notre part »,
 
signifie la miséricorde de la part de Dieu, une miséricorde qui fut accordée à Zacharie à travers le don de ce fils. Quant à 'Ikrima, il a expliqué la« tendresse» par l'amour qui avait permis à Yahya d'être tendre et compatissant envers les gens, notamment envers ses parents à l'egard desquels il était bienfaisant et compatissant. Quant à la pureté, il s'agit la de la pureté du coeur de tous les défauts et de tous les péchés.
 
La piété sous-entend ici l'obéissance à Dieu, la soumission à Ses commandements et l'éloignement des interdits. Dieu rappelle aussi la piété filiale de Yahya, tant dans les paroles que dans les actes :
 
« [ ... ] et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant » (19, 14).
 
II dit ensuite :
 
« [ ... ] Que la paix soit sur lui le jour ou il naquit, le jour ou il mourra, et le jour ou il ressuscitera vivant. » (19, 15) :
 
ces trois moments sont les plus difficiles et les plus cruciaux dans la vie de l'homme, en ce sens qu'il se trouve transporté, à travers eux, d'un monde à un autre, abandonnant dans le premier ce ) quoi il était habitué pour passer dans un autre monde où il ne sait pas ce qui l'attend. C'est pour cela qu'il pleure et crie lorsqu'il quitte me sein maternel, la douceur et la sécurité dans lesquelles il était confiné, pour venir affronter les soucis et les vicissitudes de ce bas monde. II en est ainsi aussi lorsqu'il quitte cette vie pour aller dans l'au-delà., dans le monde intermédiaire, ou il rejoint le monde des morts et attend le Jour ou l'on soufflera dans le Cor pour annoncer la Résurrection. Ce jour-là, il y aura des bienheureux et des malheureux, des radieux et des tristes ; une partie sera au Paradis et l'autre sera vouée à l'Enfer.
 
Ces trois situations étant les plus difficiles et les plus dures dans la vie de l'homme, Dieu accorde Sa paix à Yahya dans chacune d'elles en disant :
 
« Que la paix soit sur lui le jour ou il naquit, le jour ou il mourra, et Il jour ou il sera ressuscite vivant ».
 
Sa'id Ibn Abu 'Aruba a rapporte d'après Qatada qu'alHasan a dit : «Jean (Yahya) et Jésus se sont rencontrés un jour et Jésus a dit à Jean: "Demande pour moi le pardon de Dieu, car tu es meilleur que moi." Jean lui répondit: "C'est à toi plutôt de demander pour moi le pardon de Dieu, car tu es meilleur que moi." Jésus lui dit alors : ''Non, c'est toi qui es le meilleur; moi j'ai prononcé la paix sur moi-même, tandis que Dieu a prononce la paix sur toi." »
 
Ibn Wahb a dit que Ibn Lahi'a lui avait rapporté d'après Ibn ash-Shihab : «L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, rejoignit un jour ses compagnons et les trouva en train d'évoquer les mérites des Prophètes. L'un d'eux dit : "Moïse est l'interlocuteur de Dieu" ; un autre dit : "Jésus est l'esprit et le verbe de Dieu" ; un autre dit : "Abraham est l'ami intime de Dieu." Le Prophète, sur lui la grâce et la paix, leur dit alors : "Et qu'en est-il du martyr fils du martyr, qui s'habillait de poils de chameau et mangeait des feuilles d'arbre de peur de tomber dans le péché !"» Ibn Wahb a dit : «Il entendait par la Jean, le fils de Zacharie ».
 
L'imam Ahmad a rapporté, d'après al-Harith al-Ash'ari, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit :« Dieu a prescrit à Yahya cinq paroles et lui a ordonné de les appliquer et de les faire appliquer aux Enfants d'Israël. Yahya a mis du temps à le faire ; voyant cela, Jésus, sur lui le salut, lui dit : "Il t'a été prescrit cinq paroles que tu dois mettre en application et que tu dois faire appliquer aux Enfants d'Israël. Si tu ne le fais pas, je le ferai" Yahya lui répondit : "0 mon frère, si tu le fais avant moi, je crains d'être châtié ou que la terre ne m'engloutisse !" » Il ajouta : « Yahya rassembla alors les Enfants d'Israël dans le temple de Jérusalem, s'assit sur la chaire, loua Dieu puis leur fit le prêche suivant:
 
"Dieu, qu'Il soit glorifié, m'a prescrit cinq paroles en m'ordonnant de les mettre en application et de vous ordonner d'en faire autant.
 
La première est que vous devez adorer Dieu, sans Lui donner d'associé ; l'exemple de cela est comme celui qui achète un esclave avec son propre argent, mais cet esclave se met à travailler pour un autre que son maitre et a lui donner sa récolte ; lequel de vous serait réjoui que son esclave soit ainsi ? C'est Dieu qui vous a crées et qui assure votre subsistance ; adorez-Le donc et ne Lui associez rien.
 
La deuxième est qu'Il vous est ordonné d'accomplir la prière; sachez que Dieu se tourne vers Son serviteur qui prie tant que celui-ci ne tourne pas son visage ni a droite ni a gauche; aussi, lorsque vous priez, ne détournez pas vos visages par ci et par là.
 
La troisième est qu'Il vous a ordonné de faire le jeûne ; et l'exemple de cela est celui d'un homme qui a une bourse pleine de musc et qui se trouve au milieu d'un groupe d'hommes ; tous ces hommes sentiront l'odeur du musc ; or l'odeur de l'haleine du jeûneur est plus agréable pour Dieu que l'odeur du musc.
 
La quatrième est qu'Il vous a ordonné de faire l'aumône ; l'exemple est celui d'un homme qui a été emprisonné par les ennemis qui lui ont attaché les mains derrière le cou et s'apprêtaient à l'exécuter ; il leur demanda alors de le laisser se racheter, ce qu'ils acceptèrent de faire. II se racheta alors au fur et a mesure jusqu'à ce qu'il arrivât a gagner sa liberté.
 
La cinquième est qu'Il vous a ordonné de L'évoquer sans cesse ; l'exemple de cela est celui d'un homme qui est poursuivi par des ennemis et qui se réfugie dans une forteresse ; or jamais l'homme n'est a l'abri du diable que lorsqu'il est en train d'évoquer Dieu, qu'Il soit glorifié." »
 
L'envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit ensuite: «Moi aussi,je vous ordonne de faire cinq choses que Dieu m'a prescrites : ce sont l'attachement au groupe (des musulmans), l'obéissance, la soumission, l'exil et le combat sur la voie de Dieu. Celui qui se sépare du groupe d'un empan se défait des liens de l'Islam à moins qu'il retourne vers le groupe, et celui qui invoquera les méthodes de l'époque de l'Ignorance servira de pierre pour l'Enfer. » On lui a dit : « O Messager de Dieu ! Même s'il prie et jeûne ? » Il leur répondit : « Même s'il prie, jeûne et prétend être musulman ! Appelez les musulmans par les noms que Dieu leur a donnés ; c'est-à-dire les musulmans, les croyants et les serviteurs de Dieu, qu'Il soit exalté. »
 
Pour sa part, l'érudit Ibn 'Asakir a rapporté, d'après certains compagnons du Prophète, sur lui la grâce et la paix, qui rapportent cela de la bouche même des érudits des Enfants d'Israël, que Yahya fils de Zacharie s'isolait souvent des gens. II aimait se retrouver dans le désert ou la foret où il mangeait les feuilles des arbres, buvait de l'eau des rivières et, des fois, mangeait des sauterelles, en disant : « Qui est plus favorisé que toi, O Yahya ? » Toujours selon Ibn 'Asakir, ses parents partirent un jour à sa recherche et le trouvèrent devant le fleuve du Jourdain; ils restèrent avec lui quelque temps et pleurèrent à chaudes larmes en voyant l'état de dévotion et de crainte de Dieu dans lequel il se trouvait. Pour sa part, Ibn Wahb a rapporte d'après Mujahid : « La nourriture de Yahya était composée d'herbes et il pleurait souvent par crainte de Dieu ».
 
Les causes du meurtre de Jean le Baptiste sur lui le salut
 
Les exégètes ont rapporté, au sujet de son assassinat, plusieurs hypothèses. La plus connue prétend que le roi de Damas à l'époque avait voulu épouser une de ses proches qui lui était interdite par les liens de sang qui les unissaient. Jean lui défendit de convoler avec elle. La femme lui garda alors rancune et voulut se venger de lui. Un jour, alors qu'elle était en compagnie du roi dans une situation où il ne pouvait rien lui refuser, elle exigea de lui qu'il lui fasse don du sang de Jean, et le roi accepta. Elle envoya alors quelqu'un pour le tuer et lui ramener sa tête et son sang dans une bassine. On rapporte que des qu'elle reçut la bassine contenant la tête et le sang de Jean, elle tomba raide morte.
 
On dit aussi que c'était la femme de ce roi qui avait réclamé sa tète ; elle était tombée amoureuse de lui et lui envoya une lettre dans laquelle elle lui exprima ses sentiments à son égard, mais Jean refusa de répondre à ses avances; elle revint plusieurs fois à la charge, en vain. Alors, désespérée, elle demanda à son époux de lui faire don de son sang. Le roi refusa, au début, mais elle insista tellement qu'il finit par céder. Elle envoya alors celui qui le tua et lui ramena sa tête et son sang dans une bassine.