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lundi 7 décembre 2015

Le rôle central du cœur. Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim


Il est rapporté dans les Sunan, d’après Abû Sa’îd -qu’Allah l’agrée- qui attribue ces propos au
prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : « Au matin, tous les membres du corps de l’être
humain se soumettent à la langue en lui disant : Crains Allah ! Car nous dépendons de
toi, si tu restes sur la voie droite, nous y serons aussi, et si tu dévies, nous dévierons. »
Dans un autre hadith, il est rapporté que lorsque les compagnons furent introduits auprès du
Négus, ils ne ce sont pas soumis à lui. C’est à dire qu’ils ne se sont pas prosternés devant lui.
C’est pour cela que ‘Amr ibn al As -qu’Allah l’agrée- lui a dit : « O roi ! Ils ne se
soumettent pas à toi. »
Les membres se soumettent à la langue car elle est le messager du cœur, son interprète et
l’intermédiaire entre lui et les membres. Hadith hasan, voir Sahih Sunan At Tirmidhî 2407.
Lorsque les membres disent : Nous dépendons de toi, cela signifie : Notre salut et notre perte
dépendent de toi. C’est pourquoi ils disent ensuite : Si tu reste sur la voie droite, nous y serons
aussi, et si tu dévie, nous dévierons. Demander de la meilleure façon
En disant : « Craignez Allah et soyez modérés dans la recherche des biens de ce bas monde ».
Le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a réuni les bienfaits de ce monde et de l’au delà.
Les plaisirs et les délices de l’au delà ne peuvent être atteints que par la crainte d’Allah.
Quant au repos du cœur et du corps, qui passe par le délaissement des soucis, de l’avidité, de
la fatigue, de la difficulté, de la peine et de la souffrance dans la recherche des biens de ce bas
monde, il ne peut être atteint qu’en étant modéré dans cette recherche.
Celui qui craint Allah ta’ala réussira en obtenant les plaisirs et délices de l’au delà, et celui
qui modère sa recherche des biens de ce bas monde trouvera le repos face à ses peines et ses
soucis. Et c’est auprès d’Allah que nous recherchons l’aide.
Ce bas monde s’est dit à lui même : « S’il y avait parmi les créatures quelqu’un qui
m’entendait, il saurait combien de personnes confiantes en la vie, j’ai fait périr, et
combien de biens amassés j’ai fait disparaître. »