Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 1 décembre 2015

Miséricorde de l'islam envers les habitants de ce monde. "Vous embrassez les enfants et nous ne les embrassons pas"


Et Aïcha a dit :  " Un bédouin est vint voir le messager d'Allah et dit : "Vous embrassez les enfants et nous ne les embrassons pas". Le messager d'Allah dit alors : "Que puis-je faire pour toi si Allah a enlevé la miséricorde de ton coeur " [ Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim ]
Et Abou Houreyra a dit qu'il a entendu le messager d'Allah dire : "La miséricorde n'est enlevée que d'une personne vouée au malheur (un malheureux)" [ Rapporté par Abou Daawoud et Tirmidhi ]

Porter le fardeau des autres. Les semblants de contradictions dans Le noble Coran. Cheikh Achaârawi

Passons enfin à un autre verset. Les orientalistes rapportent que Dieu - Exalté soit-Il - dit dans la sourate Al-An`âm : "Nul ne portera le fardeau d'autrui" [18].
Il le dit également dans les sourates Fâtir [19] et An-Najm [20]. Puis, Dieu - Exalté soit-Il - dit dans la sourate Al-`Ankabût : "Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d'autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux." Comment cela se fait-il ? Dieu a ordonné que nul ne portera le fardeau d'autrui. Mais, dans ce verset, Il déclare que des gens porteront des fardeaux en plus de leurs propres fardeaux.
N'est-ce pas contradictoire ? Mohammad a sans doute oublié. Du moins, c'est ce que les orientalistes veulent dire, mais ils ignorent tout de la précision inimitable du verbe coranique.
Nous leur répondons que "Nul ne portera le fardeau d'autrui" signifie que chaque être humain portera le fardeau de ses propres péchés.
Mais, le jour du jugement, certaines personnes porteront des péchés supplémentaires. De qui s'agit-il ? Il s'agit des égareurs qui, dans la vie ici-bas, détournent les gens du sentier de Dieu. Le péché mentionné dans le premier verset c'est le fait de s'égarer. Si je m'égare, que tu t'égares, ou qu'untel s'égare, chacun de nous portera son propre fardeau. Chacun de nous assumera son égarement et ses péchés. De ce point de vue, nul égaré n'aura à assumer les péchés d'un autre égaré.
Néanmoins, il y a des égarés, d'une part, et des égareurs, d'autre part. L'égaré est celui qui se trompe de chemin, celui qui mécroit en Dieu - Exalté soit-Il -. L'égareur, quant à lui, ne se contente pas d'être lui-même égaré ; il égare autrui. Trouvant un individu croyant, il essaye de corrompre sa foi.
Trouvant un individu aspirant à Dieu, il essaye de le rendre mécréant.
Il se peut même qu'il y parvienne.
Ceux-là sont les égareurs. Ils ne porteront pas leur fardeau uniquement, mais recevront une part des péchés commis par ceux qu'ils auront égarés, comme en témoigne le noble verset de la sourate An-Nahl : "Qu'ils portent donc, au Jour de la Résurrection, leurs fardeaux intégralement ainsi qu'une partie des fardeaux de ceux qu'ils égarent, sans le savoir" [16/25]
Ainsi quiconque égare les gens et œuvre à semer la mécréance et l'athéisme, quiconque ne se contente pas d'être égaré lui-même mais voudrait égarer autrui, aura à assumer une part de tout péché commis par ceux qu'il aura égarés. Par exemple, si je trouve un individu qui ne boit pas le vin et que j'essaye de l'appâter afin qu'il en boive, si je lui en propose et tente de l'y attirer, cet individu assumera le péché d'avoir désobéi à Dieu et consommé du vin. Pour ma part, j'aurai à assumer le péché de l'avoir égaré, de l'avoir aidé dans la transgression et d'avoir tout fait pour lui embellir le péché jusqu'à ce qu'il le commette.
Ainsi le premier verset "Nul ne portera le fardeau d'autrui" s'adresse aux égarés, tandis que le deuxième verset "Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d'autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux." concerne les égareurs qui détournent les gens du sentier de Dieu.
 Ceux-là récolteront une part des péchés perpétrés par ceux qu'ils auront égarés et guidés vers la mécréance, vers le péché et vers la désobéissance.
Tout au long de ce chapitre, nous avons passé en revue certaines contradictions que les orientalistes prêtent au Coran pour lui porter atteinte et aboutir à la conclusion qu'il est une parole émanant d'un être humain.
Nous avons fait la lumière sur ces prétendues contradictions d'une manière qui révèle l'inimitabilité du Noble Coran. Il n'y a nulle contradiction dans le Coran. Le verbe coranique brille par son éloquence et son extrême précision si bien que le signifiant et le signifié sont parfaitement en harmonie, ne s'écartent guère l'un de l'autre et véhiculent un sens précis en fonction du contexte. Cependant, les égareurs, ou un certain nombre d'orientalistes, ne se contentent pas de prétendre qu'il y a des contradictions internes dans le Coran. Ils vont plus loin et affirment que le Noble Coran contredit les lois de l'univers, ce qui est un mensonge de taille.
Cela fera l'objet du prochain chapitre intitulé "Le Coran et les lois de l'univers".
Traduit et adapté de l'arabe, Mu`jizat Al-Qur'ân (Le miracle du Coran) de Sheikh Mohammad Mitwallî Ach-Cha`râwî, pages 65 à 83, Kitâb Al-Yawm, 2ème édition, 1981, Le Caire - Egypte. ISBN 977-7327-21-8.