Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 24 novembre 2015

La clémence des croyants accomplis


... Ceux qui pardonnent à leurs semblables... (Sourate Al Imran, 134)
L’homme est enclin à commettre des erreurs. Il est sur terre pour être mis à l’épreuve. Il ne peut que mûrir lorsqu’il assimile les valeurs du Coran et se purifie de ses péchés. C’est ainsi qu’il atteint la perfection morale. En effet, les versets qui traitent du repentir dans le Coran indiquent la faiblesse de l’homme. Allah, le Créateur de l’homme, connaît mieux ces faiblesses et déclare qu’Il pardonnera à ceux qui commettent des fautes par ignorance mais se repentent immédiatement et réparent leurs fautes:
Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. (Sourate an-Nisa, 17)
Si un individu est sincèrement guidé par sa propre sagesse et conscience mais ne peut toujours pas s’empêcher de commettre une faute, il peut alors espérer le pardon d’Allah. Dans de nombreux versets, Allah nous dit qu’Il est clément et enclin au pardon. En voici un exemple:
Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. (Sourate al-Hijr, 49)
Comme l’indique le verset, Allah pardonne les erreurs humaines.
Dans ce cas, il ne serait pas convenable que l’homme ne pardonne pas lui aussi les erreurs. D’ailleurs, Allah recommande aux croyants la clémence:
Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. (Sourate al-Araf, 199)
Conformément aux commandements d’Allah les croyants accomplis se montrent cléments envers les autres croyants. C’est sans aucun doute le signe d’une conscience supérieure. C’est qu’en effet, la plupart du temps les gens ont du mal à pardonner les fautes car une faute entraîne souvent un préjudice moral ou matériel. Ils ne peuvent même pas contrôler leur colère et n’hésitent pas à l’exprimer. Mais comme le dit le verset, les croyants sont ceux:
ceux qui dominent leur rage et pardonnent à autrui(Sourate Al Imran, 199)
Fidèles aux ordres d’Allah, les croyants ne suivent pas leur ego, mais préfèrent pardonner. La plus grande faveur qu’ils puissent faire à celui qui commet une erreur et de le presser de s’amender.
Dans un verset Allah dit:
Et rappelle ; car le rappel profite aux croyants. (Sourate ad-Dhariyat, 55)
Dans un autre verset Allah dit, "…Qu'ils pardonnent et absolvent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est pardonneur et miséricordieux". (Sourate an-Nur, 22)
Quand un croyant commet une faute et la regrette sincèrement, il veut qu’Allah et les autres croyants lui pardonnent et il veut gagner leur confiance. Quand il a droit à une attitude clémente, cela lui fait comprendre à quel point la clémence d’Allah est un grand bienfait et un grand réconfort. C’est pourquoi les croyants accomplis pardonnent les autres et souhaitent en être pardonnés. Il est certain que c’est cette attitude qui mérite l’agrément d’Allah: ... Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, très Miséricordieux. (Sourate at-Taghabun, 14) 
 Source: http://www.harunyahya.fr

Allah ne change pas la situation d’un peuple tant qu’ils ne changent pas d’eux mêmes. Fawâ’id Ibn Al-Qayyim

On trouve parmi les fléaux imperceptibles mais répandus , le fait que le serviteur jouisse d’un bienfait qu’Allah ta’ala Lui a octroyé et qu’Il a choisi pour lui, puis celui ci s’en lasse et cherche à passer à autre chose, qu’il pense être, tout ignorant qu’il est, meilleure que le bienfait dont il jouit actuellement. Son Seigneur a pitié de lui et le laisse donc dans son bienfait initial. Il l’excuse pour son ignorance et les mauvais choix qu’il fait pour lui même. Mais lorsque le serviteur est excédé par ce bienfait, s’en irrite, s’en agace et s’en lasse définitivement, Allah ta’ala le lui retire.
Quand le serviteur quitte ce bienfait pour ce qu’il recherchait, et se rend compte de la différence entre ce dont il jouissait et ce qu’il vit désormais, il sera alors pris de tourments, de remords et désirera revenir à son bienfait initial.
Quand Allah ta’ala désire le bien et la droiture pour Son serviteur, Il lui fait de se rendre compte que sa situation actuelle est un bienfait de Sa part. Il fait en sorte qu’il s’en contente et lui inspire de Le remercier pour cela. Si son âme lui insuffle de délaisser ce bienfait pour autre chose, il consultera alors son Seigneur comme le ferait une personne qui ignore ou se trouve l’intérêt, incapable de le cerner, s’en remettant totalement à Allah en Lui demandant de faire le meilleur choix pour lui.
Rien n’est plus néfaste au serviteur que de se lasser du bienfait d’Allah, car il ne le considère
alors plus comme un bienfait, ne remercie plus Allah pour cela ni ne s’en réjouit.
Au contraire, il déteste ce bienfait, s’en plaint, et le considère comme un malheur, alors que c’est
l’un des plus grands bienfaits dont Allah lui ait jamais octroyé. La majorité des gens sont les ennemis des bienfaits dont Allah leur fait don. Ils ne se rendent pas compte du fait qu’Allah déverse Ses bienfaits sur eux, et ils s’efforcent donc de les repousser et les rejeter injustement et par ignorance. Combien de bienfaits se sont acheminés vers l’un d’eux, bienfaits qu’il s’efforce alors de repousser avec violence. Et combien de bienfaits lui sont parvenus, mais qu’il s’efforce de rejeter et de faire disparaître injustement et par ignorance. Allah ta’ala dit : « Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui ci ne change ce qui est en lui-même. » (Sourate Al Anfâl verset 53)
« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les gens le composant ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » (Sourate Ar Ra’d verset 11)
Il n’y a pas de pire ennemi pour les bienfaits que l’âme du serviteur, qui s’associe à son propre ennemi (satan) contre sa propre âme. Satan allume le feu brûlant les bienfaits et le serviteur l’attise.
C’est donc le serviteur qui permet à Satan d’allumer le feu, et l’aide en l’attisant. Lorsque les flammes deviennent envahissantes, il criera : Au feu ! Et il ne trouvera alors rien de mieux à blâmer que le destin : Le serviteur étourdi rate toutes les bonnes occasions .
Lorsque l’une d’elles lui échappe , il blâme le destin .