Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mercredi 4 novembre 2015

La trahison portant sur l’honneur : Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

La trahison portant sur l’honneur est pire que la trahison qui porte sur le sang.
L’honneur est plus précieux pour le noble que l’argent. 
Ce dernier doit protéger son corps par son argent, protéger son âme par son corps, protéger son honneur par son âme, protéger sa religion par son honneur, et ne jamais rien protéger par sa religion.
La trahison portant sur l’honneur est plus grave que celle portant sur l’argent, la preuve est
que ceux dont la trahison ne serait-ce qu’infime, portant sur l’honneur, 
sont presque tous des gens de bien. 
Alors que ceux dont la trahison porte sur l’argent sont tous des gens vils et malfaiteurs.

Le cheminement vers Allah par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya


Les gens dans ce bas monde sont tous en voyage. Or tout voyageur se dirige vers sa destination et élit résidence auprès de qui l’apprécie. Celui qui recherche Allah et l’au delà se dirige en fait vers Allah durant son voyage et élira résidence auprès de Lui quand il arrivera à destination. Voilà donc son ambition, que ce soit durant son voyage ou lorsqu’il s’achève.
« O toi, âme apaisée retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée, entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon paradis. » (Sourate Al Fajr verset 27-30)
Et la femme de Pharaon a dit : « Seigneur, construit moi auprès de Toi une maison au paradis. »
(Sourate At Tahrîm verset 11)
Elle a donc demandé que la maison soit auprès d’Allah avant de demander qu’elle soit au paradis, car le voisinage est plus important que la maison en soi.
Le cri s’échappant de ceux qui écoutent le Coran.
Le cri s’échappant de ceux qui écoutent le Coran ou autre chose peut être dû à divers facteurs:
Le premier : Il se peut que la personne atteigne, alors qu’elle écoute le Coran, un degré de foi qui n’est pas le sien et qui provoque en elle une véritable secousse laissant échapper un cri.
Il s’agit alors d’un cri de désir.                                                      
Le second : Il se peut qu’elle se remémore un péché qu’elle a commis.
Elle émettra alors un cri par peur et tristesse pour sa propre personne.
Il s’agit d’un cri de crainte.
Le troisième : Il se peut qu’elle entrevoie un défaut en elle dont elle ne peut se départir, ce qui provoque en elle un chagrin tel qu’elle pousse un cri de tristesse.
Le quatrième : Il se peut qu’elle entrevoie la perfection de l’Etre aimé, mais se rende compte que le chemin menant à Lui est barré. Elle pousse alors un cri plein de regrets et de tristesse.
Le cinquième : Il se peut que l’Etre aimé Se soit éloigné de cette personne et qu’elle se soit occupée d’autre que Lui. En entendant les propos de l’Etre aimé, elle s’est alors remémoré Sa beauté, et a vu la porte ouverte et le chemin clairement tracé.
Elle pousse alors un cri de joie et de bonheur en raison de ce qui lui est apparu.
Quoi qu’il en soit, la raison principale de ce cri est la force de la cause (le Coran) et la faiblesse du réceptacle (le serviteur) qui ne peut le supporter. La vraie force consiste à ce que le Coran fasse son effet à l’intérieur de la personne sans que cela ne transparaisse extérieurement.
Cela est plus fort et plus durable.
En effet, si la personne laisse transparaître ce que le Coran lui fait ressentir, son effet s’estompera, voire disparaîtra complètement.
Voilà donc le statut religieux du cri émanant d’une personne sincère.
Or le cri émane soit d’un être sincère, soit d’un voleur, soit d’un hypocrite.