Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 3 novembre 2015

La réforme religieuse doit se faire,en premier lieu,uniquement sur la base du Coran:Jamâl ad-Dîn al-Afghâniالإصلاح الديني لا يقوم إلا على القرآن وحده أولاً:جمال الدين الأفغاني

« Parmi les vertus du Coran, il y a celle-ci qu’avant sa révélation, 
les Arabes vivaient dans un état de barbarie indescriptible. 
Mais un siècle et demi à peine après sa révélation,
ces mêmes Arabes devinrent les maîtres de leur monde et 
dépassèrent toutes les nations de la terre, en politique, en science, 
en philosophie, en industrie et en commerce.[...] 
 La réforme religieuse doit donc se faire, 
en tout premier lieu, uniquement sur la base du Coran, 
puis sur sa compréhension authentique et libre. 
Pour se faire, nous devons donc parfaire nos connaissances, 
favoriser leur acquisition et faciliter leur accès à ceux qui les recherchent. » 
 Jamâl ad-Dîn al-Afghâni
"ومن مزايا القرآن أن العرب قبل إنزال القرآن عليهم كانوا في حالة همجية لا توصف؛
 فلم يمض عليهم قرن ونصف قرن حتى ملكوا عالم زمانهم،
 وفاقوا أمم الأرض سياسة وعلمًا وفلسفة وصناعة وتجارة..
 فالإصلاح الديني لا يقوم إلا على القرآن وحده أول،
 ثم فهمه فهمًا صحيحًا حرًا، وذلك يكون بتهذيب علومنا الموصلة إليه،
 وتمهيد الطريق إليها، وتقريبها إلى أذهان متناوليها".
جمال الدين الأفغاني 

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 4: Les femmes [an Nissa] 60. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire

60. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire en ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant toi, ils veulent recourir au jugement du Tâghoût alors que c’est en lui qu’on leur a ordonné de ne pas croire ! Mais Satan veut les égarer loin dans l’égarement.

Commentaire : C’est un réprimande de la part d’Allah envers celui qui prétend avoir foi en ce qu’Allah a révélé à Son messager et aux autres prophètes d’avant lui, et en même temps veut prendre un autre juge, lors de ses disputes, que le Livre d’Allah et la Sounnah du messager -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, comme cela fut mentionné dans la cause de la révélation du verset : Il fut révélé sur une dispute entre un homme des Ansar et un juif. Le juif disait « Entre toi et moi (tranchera) Mouhammad ! » et l’autre dit « entre toi et moi (tranchera) Ka’b Ibn Al Achraf ». Il fut aussi dit qu’un groupe d’hypocrites qui faisaient semblant d’être musulmans voulurent prendre pour juge les juges païens, et d’autres choses furent dites. Mais le verset est plus général que cela : il blâme quiconque se détourne du Coran et de la sounnah, et demande le jugement à d’autres choses fausses, et c’est ça le Tâghoût dont il s’agit ici.

74. Qu’ils combattent donc dans le sentier d’Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat dans le sentier d’Allah, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense. 75. Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles: hommes, femmes et enfants qui disent: "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur" 76. Les croyants combattent dans le sentier d’Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Tâgût. Eh bien, combattez les alliés du Diable, car la ruse du Diable est, certes, faible. 77. N’as-tu pas vu ceux auxquels on dit: "Abstenez-vous de toute mauvaise action, accomplissez la Salât et acquittez la Zakat!" Puis lorsque le combat leur fut prescrit, voilà qu’une partie d’entre eux se mit à craindre les gens comme on craint Allah, ou même d’une crainte plus forte encore, et à dire: " Notre Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat? Pourquoi n’as-Tu pas reporté cela à un peu plus tard?" Dis: "La jouissance d’ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque est pieux. Et on ne vous lésera pas, fût-ce d’un brin de noyau de datte. 78. Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. Qu’un bien les atteigne, ils disent:"C’est de la part d’Allah." Qu’un mal les atteigne, ils disent: "C’est dû à toi (Muhammad)." Dis: "Tout est d’Allah." Mais qu’ont-ils ces gens, à ne comprendre presque aucune parole?"

Commentaire : Allah exhorte les croyants a combattre pour sa cause et dans Sa voie, comme preuve de leur foi, ceux qui échangent la vie présente contre la vie future. Ceux qui vendent leur foi contre un bien éphémère de ce bas monde manifestant ainsi leur incrédulité et leur obstination. Il annonce ensuite la bonne nouvelle aux fidèles combattants: « A qui combat dans la voie d'Allah, qu'il périsse ou qu'il triomphe, J'accorderai un belle récompense ». A ce propos il est cité dans les deux Sahih d'après Abou Houraira -qu'Allah soit satisfait de lui-, que l'Envoyé d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit: « Allah s'est porté garant du sort de celui qui part pour combattre dans le chemin de Allah, n'ayant d'autre but que le combat dans Son chemin, croyant en Lui et en Ses Envoyés, qu'Il lui garantira de le faire entrer au Paradis où de le rendre à sa demeure qu'il a quittée avec ce qu'il a obtenu comme récompense céleste ou un butin de guerre ». (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
Allah I incite les fidèles à combattre dans Sa voie pour sauver les faibles qui vivaient à La Mecque, hommes, femmes et enfants, qui s'écriaient: « Seigneur, fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes » et L'imploraient de leur accorder un protecteur et un défenseur. A ce propos Abdullah raconte qu'il a entendu Ibn Abbas dire: « Ma mère et moi étions parmi ces faibles ». Puis Allah exhorte aussi les fidèles à combattre, pour Sa cause, les suppôts de Satan, et les pièges de Satan sont vraiment faibles.

Au début de l'ère islamique, les fidèles qui se trouvaient à La Mecque, étaient ordonnés de faire la prière, la zakat, de soulager les pauvres d'entre eux, de pardonner aux polythéistes et d'endurer leurs méfaits. Ils brûlaient de désir de recevoir l'ordre du combat pour se venger de leurs ennemis. Mais la situation était inconvenante pour plusieurs raisons: leur nombre inférieur par rapport à celui des impies, leur présence dans leur ville qui est sacrée et la plus honorée de toutes Ses autres cités du monde. Cet ordre ne leur fut donné que lorsqu'ils émigrèrent à Médine qui devint pour eux un lieu sûr et une demeure de protection, et se trouvant parmi des partisans.

Une fois reçu l'ordre de combattre, ils éprouvèrent une certaine crainte de faire face à l'ennemi et déclarèrent: « Seigneur, pourquoi nous imposes-tu de combattre aujourd'hui? Que n'as-Tu remis au plus tard cette obligation » Ils demandèrent donc à Dieu de reporter à plus tard !e combat dont le résultat ne sera que le meurtre et rendra les enfants orphelins et les femmes veuves': Ce verset est semblable à celui-ci: « Ceux qui ont cru disent: "Ah ! Si une Sourate descendait!" Puis, quand on fait descendre une Sourate explicite et qu’on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cœur te regarder du regard de celui qui s’évanouit devant la mort. Serait bien préférables pour eux, d’obéir à Allah ! » (Sourate 47 Mohammed, 20.)

Ibn Abbas -qu'Allah soit satisfait de lui- rapporte que Abdul Rahman et certains de ses compagnons vinrent trouver le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- à La Mecque et lui dirent: « O Prophète de Dieu, nous étions très puissants du temps de notre polythéisme, et nous voilà faibles et humiliés quand nous sommes devenus croyants. » Il leur répondit: « J'ai été ordonné de pardonner, ne cherchez pas querelle aux impies» Après son émigration à Médine, l'ordre du combat fut prescrit mais les hommes posèrent les armes. Dieu alors dit descendre ce verset: « N'as-tu pas remarqué ces gens à qui on a dit: «Abstenez-vous de toute mauvaise action ». As-Souddy a dit : « On ne leur avait prescrit que la prière et la zakat. Mais ils de mandèrent à Dieu de leur permettre de combattre, et une fois cet ordre fut donné, ils éprouvèrent une crainte de faire face à l'ennemi en redoutant la mort. Mais le Seigneur leur rappelle que la jouissance de la vie présente est précaire, et ils ne seront lésés même d'une pellicule de datte. »

« Où que vous soyez, la mort vous prendra. Fussiez-vous terrés dans des forteresses » C'est à dire: « La mort que vous fuyez vous atteindra, tout comme Dieu le montre dans ce verset : « Chaque âme passera par les affres de la mort ». La mort est donc la fin inévitable et nul ne s'en échappera, qu'il combatte ou non; qu'il soit dans un endroit quelconque ou dans un tour fortifié. « Le bonheur qui l'arrivé vient d'Allah » c'st à dire toute sorte de biens: fruits, récolte, enfants ou autre. Mais «le malheur qui te frappe» s'agit-il d'une sécheresse, une disette ou un manque de récolte ou la mort d'un enfant ou autre « vient de toi » voulant dire à cause de toi parce nous t'avons suivi et adhéré à ta religion. Leur cas est pareil à celui du peuple de Pharaon qu'on trouve dans ce verset: « Ils disaient, lorsqu'un bonheur leur arrivait: «Ceci est pour nous». Mais quand un malheur les frappait, ils rendaient Moïse et ses compagnons responsables de leur sort. » Ainsi c'était le cas des hypocrites qui ont embrassé l'Islam en apparence alors qu'ils le répugnaient. Lorsqu'un malheur les frappait ils prétendaient que c'était parce qu'ils avaient suivi le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-. Par contre s'il leur arrivait un bien ils disaient que cela leur venait de Dieu.

Le respect envers Allah ta’ala par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

بسم الله الرحمن الرحيم
Une des plus grandes injustices et preuves d’ignorance consiste à désirer que les gens te respectent et t’estiment alors que ton cœur est vide de tout respect et estime envers Allah.
En effet, tu as trop de respect et de considération pour les créatures pour leur permettre de te voir dans une situation (désavantageuse), alors que tu n’éprouves aucune gêne à ce qu’Allah te voie dans cette même situation.
Allah ta’ala a dit : « Qu’avez vous à ne pas vénérer (waqâr) Allah comme il se doit ? ».
 (Sourate Nûh verset 13)
C’est à dire : qu’avez vous à ne pas vous comportez avec Allah ta’ala comme vous vous comportez avec quelqu’un que vous respectez ? Le mot waqâr désigne la vénération comme dans le verset :
« Pour que vous croyiez en Allah et en Son messager, que vous l’honoriez, Le vénériez (tuwaqqirûh), et le glorifiez matin et soir. » (Sourate al Fath verset 9)
Al Hassan -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit (concernant le verset de la sourate Nûh ) :
« Qu’avez vous à ne pas reconnaitre les droits d’Allah et à ne pas Lui être reconnaissant ? »
Mujâhid -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit quant à lui : « Qu’avez-vous à ne pas accorder d’importance à la grandeur d’Allah ? »
Ibn Zayd -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :
« Qu’avez-vous à considérer qu’Allah ne mérite pas obéissance ? »
Ibn Abbâs -qu’Allah l’agrée- a dit :
« Qu’avez-vous à ne pas reconnaître Sa grandeur comme il se doit ? »
Toutes ces explications se regroupe en une signification commune, à savoir que s’ils vénéraient Allah ta’ala et reconnaissaient Sa véritable grandeur, ils Lui voueraient un culte sincère, Lui obéiraient et Lui seraient reconnaissants. En effet, obéir à Allah ta’ala délaisser les péchés, et éprouver de la pudeur à Son égard dépend de la vénération d’Allah dans le
cœur. C’est pourquoi un de nos pieux prédécesseurs a dit :
« Que la vénération d’Allah dans le cœur de chacun d’entre vous soit telle que vous
éprouviez de la pudeur à mentionner Son nom en présence de ce qu’il est honteux de
mentionner , comme le fait de dire : Qu’Allah enlaidisse le chien , le porc , les ordures etc … »
Tout cela participe de la vénération d’Allah. Vénérer Allah, c’est aussi ne jamais mettre quoi
que ce soit au même niveau que Lui, que ce soit en termes de propos, comme le fait de dire :
Je jure par Allah et par ta vie ! ou Je n’ai rien d’autre qu’Allah et toi ou Je ferai ce qu’Allah
veut et ce que tu veux, ou en terme d’amour, de révérence et de considération, ou en terme
d’obéissance, au point d’obéir aux ordres et interdits d’une créature comme on obéirait à
Allah, voire plus encore, comme le font les injustes et les dévoyés, ou en terme de crainte et
d’espoir. Vénérer Allah ta’ala, c’est aussi ne pas le considérer comme le plus méprisable des
observateurs en se permettant de faire des péchés en secret, ne pas négliger son droit en pensant qu’Il S’en désistera par le pardon et ne pas lui accorder un intérêts secondaire en donnant priorité aux droits des créatures sur les siens. C’est aussi ne pas se mettre du côté des gens quand ils sont du côté opposé à celui d’Allah et de Son messager. Vénérer Allah, c’est aussi refuser de n’offrir à Allah que gestes et paroles durant l’adoration sans que le cœur et l’âme n’y soient, alors que l’on donne tout son cœur et sa concentration aux créatures lorsque l’on discute avec elles. C’est aussi ne pas donner priorité à ses propres désirs sur ceux de son Seigneur.
Tout ceci dénote un manque de vénération d’Allah dans le cœur. Or quiconque présente un tel
manque, Allah ta’ala ne fera pas naître respect et vénération pour lui dans le cœur des gens. Il
fera même en sorte que le respect et la vénération pour lui disparaissent complètement de leur
cœur. S’il arrive qu’ils le respectent de crainte qu’il ne leur fasse du mal, ce sera là un respect
plein de haine et non un respect plein d’amour et de vénération.
Vénérer Allah ta’ala, c’est aussi éprouver de la pudeur à ce qu’Allah scrute ce qu’il y a dans
nos pensées secrètes et notre conscience et y voie des choses qu’Il déteste. C’est aussi
éprouver plus de pudeur envers Allah quand on est seul que celle éprouvée en présence de
personnalités importantes.
En bref, celui qui ne respecte pas Allah, Sa parole, la science et la sagesse qu’Il lui a donnée,
comment peut il oser demander aux gens de le respecter et avoir de l’estime pour lui ?!
Le Coran, la science et les paroles du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam sont des attachés
émanant d’Allah : Ils sont un rappel, une dissuasion et une menace qui te parviennent, la
vieillesse aussi est une menace, un avertissement et un réveil qui ne te quitte pas. Pourtant, tu
n’es pas touché par ce qui te parvient, et tu ne te sens pas concerné par les conseils de ce qui
ne te quitte pourtant jamais. Et malgré tout cela, tu demandes qu’on te respecte et vénère ??
Tu es semblable, à une personne touchée par une calamité, mais dont le malheur n’a aucune influence sur elle, tant en terme de rappel que de menace, et qui pourtant demande à autrui de tirer une leçon et une morale de son propre malheur. Les coups ne lui ont été d’aucune utilité en termes de dissuasion, mais il demande aux autres d’être dissuadés par le simple fait d’observer les traces de coups.
Quiconque entend parler des châtiments, punitions et signes qui ont frappé autrui n’est pas comparable à celui qui les a vus de ses propres yeux chez autrui.
Mais que penser alors de celui qui les a vus en lui même ?
« Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes. »
(Sourate fussilat verset 53)
Les signes d’Allah dans l’univers sont perçus par l’ouïe et connus. Quant aux signes en soi
même, ils sont perçus par la vue et observés. Qu’Allah nous protège donc de l’abandon.
Allah ta’ala dit :
« Ceux contre qui la parole ( la menace) de ton Seigneur se réalisera ne croiront pas ,
même si tous les signes leur parvenaient , jusqu’à ce qu’ils voient le châtiment
douloureux. » (Sourate Yûnus verset 96)
« Et si Nous faisions descendre les anges vers eux, (comme ils l’avaient proposé) si les
morts leur parlaient, et si Nous rassemblions toute chose devant eux, ils ne croiraient
que si Allah veut. » (Sourate al An’âm verset 111)
Un être raisonnable assisté par Allah ta’ala tire des leçons d’événements moindre que cela.
Il complète ses carences physiques par les mérites de son bon comportement et ses bonnes
œuvres. Toutes les fois que les souffrances de la maladie laissent des traces sur son corps,
elles laissent aussi des traces de foi dans son cœur. Plus sa force physique faiblit et plus sa foi,
sa certitude, son désir de rencontrer Allah et de l’au delà se renforcent. Si le serviteur ne se
comporte pas ainsi, la mort est préférable pour lui, car celle ci lui permet de mettre un terme à
sa souffrance et à la détérioration de sa santé, contrairement au fait de vivre longtemps à
supporter ces carences et ces déficiences physique, ce qui ne fera qu’augmenter la douleur, les
soucis, l’angoisse et le désarroi. Une longue vie est désirable et bénéfique dès lors qu’elle
donne l’occasion de se rappeler d’Allah, de rattraper le temps perdue, de profiter des
occasions pour l’adoration, et de se repentir sincèrement, comme l’a dit Allah ta’ala :
« Ne vous avons Nous pas donné une vie assez longue pour que celui qui réfléchit réfléchisse ? » (Sourate Fâtir verset 37).
Or celui qu’une vie longue et durable ne pousse pas à corriger ses défauts, à rattraper les
erreurs du passé, à profiter du reste de ses jours pour revivifier son cœur et obtenir ainsi les
délices éternels, sa vie ne présente alors aucun bien.
En effet, le serviteur est constamment en voyage, qui le mènera soit au paradis soit en enfer.
Si sa vie est longue et remplie de bonnes actions, la longueur de son voyage ne sera
qu’augmentation de délices et de plaisirs (dans l’au delà). En effet, plus le voyage est long et
plus le désir est fort et ardent. En revanche, si la vie du serviteur est longue et remplie de
mauvaises actions, la longueur du voyage ne fera qu’augmenter sa douleur, son tourment, et
l’entrainera vers le bas. En effet, le voyageur soit gravit une pente, soit en descend. On trouve
dans un hadith du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : « Le meilleur d’entre vous est
celui dont la vie est longue et dont les œuvres ne font que s’améliorer. Et le pire d’entre
vous est celui dont la vie est longue et dont les œuvres ne font qu’empirer. »
Quand une personne aspirant sincèrement à l’au delà voit sa santé décliner, elle en profite
pour fortifier son cœur et son âme. Quand elle perd un bien de ce bas monde, elle le considère
comme une augmentation de sa récompense dans l’au delà. Lorsqu’elle est privée de certains
de ses plaisirs terrestres, elle considérera que ses plaisirs dans l’au delà n’en seront que
décuplés. Quand les soucis, la tristesse, l’angoisse l’atteignent, elle considère que sa joie n’en
sera que plus intense dans l’au delà. Si la diminution de sa force physique, de ses biens
matériels, de ses plaisirs, de sa notoriété, et de son autorité ne font qu’augmenter et fructifier
sa récompense dans l’au delà, ce sera alors une miséricorde et un bien pour elle.
Dans le cas contraire, ce ne sera que privation et châtiment pour avoir commis des péchés apparents ou
internes, ou pour avoir délaissé des obligations apparentes ou interne.
En effet, le fait d’être privé des biens de ce bas monde et de l’au delà provient de l’une de ces quatre causes.
Et c’est Allah qui accorde assistance.