Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 1 novembre 2015

Rendez les choses aussi simples


« Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples. »
Albert EINSTEIN

Explication de la parole d’Allah « C’est Lui qui vous a soumis la terre,.. » Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

بسم الله الرحمن الرحيم
« C’est Lui qui vous a soumis la terre, parcourrez donc ses étendues et mangez de ce qu’Il vous attribue. Et vers Lui se fera le retour. » (Sourate Al Mulk verset 15).

Allah ta’ala nous informe qu’Il a soumis la terre afin qu’elle puisse être foulée, creusée, semée et préparée pour la construction, et Il ne la pas rendue difficile et
inaccessible pour celui qui veut en tirer profit... Allah ta’ala nous informe qu’Il en a fait un berceau, un lit, un tapis, et un lieu de repos assez vaste pour tous. Il l’a étendue, étalée, Il a fait jaillir son eau et ses champs, Il l’a ancrée par les montagnes, Il y a tracé des cols dans les montagnes et des routes, Il y a fait couler des rivières et des sources, Il l’a bénie, et y a placé avec mesure ses ressources alimentaires. La terre est bénie à divers égards : Tous les animaux, leur subsistance et nourriture sortent d’elle. Elle supporte en surface les souillures des hommes et fait sortir de son sein les choses les meilleures et les plus utiles. Elle dissimule aux yeux de l’homme tout ce qui est laid et fait sortir pour lui tout ce qui est beau. On y jette quelques graines et elle fait alors pousser des récoltes en grandes quantités. Elle cache les souillures du serviteur et les déchets de son corps. Elle le préserve, l’abrite, et fait sortir sa nourriture et sa boisson. Elle est la chose qui supporte le plus les nuisances et procure en contrepartie le plus de bienfaits. Il n’y a rien de meilleur, de plus dénué de désagréments et de plus proche du bien que la terre. Allah ta’ala a fait que la terre est pour nous comme le chameau obéissant qui va là ou on lui dit d’aller. Lorsqu’Allah nous décrit la terre et nous a informés qu’elle était soumise, Il a judicieusement désigné ses routes et ses cols par le terme  « Manâkib » . C’est à dire que l’on parcourt la terre en foulant ses Manâkib qui désignent les plus hauts points, c’est pour cette raison que cela a été interprété par les montagnes, de la même manière que pour l’homme « Manâkib » désigne ses épaules. Les savants ont dit : cela montre que marcher sur les étendues plates est plus aisés. Un groupe d’entre eux a dit : au contraire Manâkib désigne les côtés et les directions, de la même manière qu’en arabe les flancs d’une personne sont nommés Manâkib. Ce qui parait le plus correct est que Manâkib désigne les hauteurs, car les êtres vivants parcourent les hauteurs de la terre et non ses profondeurs. La surface du globe est sa partie la plus haute, or on ne peut marcher que sur la surface. C’est pour cela qu’on l’a nommée Manâkib après que la terre a été décrite comme étant soumise. Puis Allah leur a ordonné de consommer la subsistance qu’Il a placée sur terre. Il l’a soumise et nivelée pour eux, Il y a tracé des chemins et des routes qu’ils parcourent, et y a placé leur subsistance. Il a également rappelé comment leur lieu de résidence a été préparé afin qu’ils puissent en tirer profit, afin de voyager et de revenir, et consommer les subsistances qu’Allah ta’ala y a placées pour ses habitants. Puis Allah attire notre attention en disant « vers Lui se fera le retour » sur le fait que nous ne sommes pas des résidents permanents dans ces demeures, nous ne sommes que des voyageurs. C’est pourquoi il ne faut pas considérer la terre comme une patrie et une demeure permanente. Nous n’y sommes entrés que pour faire des provisions pour la demeure éternelle. Cette terre est un lieu de passage et non un lieu d’allégresse, un simple lieu de transit et de passage, et non une patrie ou une demeure fixe. Ce verset comprend une preuve de la Seigneurie d’Allah, Son unicité, Son pouvoir, Sa sagesse et Sa douceur, un rappel de Ses bienfaits et Sa bonté. Il comprend également un avertissement contre le fait de se reposer sur ce monde et de le prendre comme patrie et demeure permanente. Au contraire nous devons nous presser de le traverser pour parvenir à la demeure éternelle d’Allah et Son paradis. Par Allah ! Combien sont nombreux les enseignements de ce verset nous permettant de connaitre Allah et Son unicité, nous rappelant Ses bienfaits, nous encourageant à nous diriger vers Lui, nous préparer à Sa rencontre et à nous présenter devant Lui. Ce verset nous informe également qu’Allah pliera ce monde comme s’il n’avait jamais existé et qu’Il fera revivre ses habitants après les avoir fait mourir et c’est vers Lui que se fera le retour.  Que nous avons traduit dans le verset par étendues. La plénitude et le succès du serviteur à la lumière de la sourate Al Fâtihah L’homme a deux forces : une force cognitive  et théorique et une force pratique et intentionnelle. La plénitude de son succès dépend de la perfection de ses deux forces cognitive et intentionnelle. La perfection de la force cognitive est atteinte par la connaissance de son créateur (Khâliq) et Initiateur (Bârî) , Ses noms et attributs , du chemin menant à Lui , mais également par la connaissance des obstacles jonchant ce chemin , de sa propre personne et de ses défauts . C’est par ces cinq formes de connaissances que l’on parvient à la perfection de la force cognitive. L’homme le plus savant sera celui qui aura le plus de connaissance et la meilleure compréhension à ce sujet. La perfection de la force pratique et intentionnelle n’est atteinte que par la préservation des droits qu’Allah ta’ala a sur Son serviteur et leur pratique en Lui vouant un culte exclusif, avec véracité, sincérité, bienfaisance, assiduité, en reconnaissant les bienfaits dont Allah ta’ala le comble et ses manquements dans l’acquittement de Ses droits. Le serviteur est gêné de présenter de tels actes, car il sait qu’ils sont bien en deçà de ce qu’Il mérite et qu’il ne peut atteindre la perfection de ces deux forces que par Son aide. Il éprouve le plus grand besoin qu’Allah ta’ala le mène au chemin droit, vers lequel Il a guidés Ses alliés et Ses élites. Il a aussi besoin qu’Il lui évite de sortir de ce chemin par une perversion de sa force cognitive qui le ferait tomber dans l’égarement, ou une perversion de sa force pratique qui lui ferait encourir la colère d’Allah. L’homme ne peut atteindre la perfection et le succès que par la combinaison de ces choses qui sont comprises dans la sourate Al Fâtihah et organisés de la manière la plus parfaite : Sa parole : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du jour de la rétribution. » (Sourate al Fâtihah verset 2-4) Comprend le premier fondement qu’est la connaissance du Seigneur, de Ses attributs et de Ses actes. Les noms d’Allah cités dans cette sourate sont la base des noms magnifiques d’Allah : Allah le Seigneur (Ar Rabb) et le Tout Miséricordieux (Ar Rahmân). Allah comprend l’attribut de divinité Le Seigneur comprend l’attribut de seigneurie Le Tout Miséricordieux comprend les attributs de bienfaisance, générosité et bonté. Et les sens de tous les noms d’Allah gravitent autour de cela. Sa parole :  Le terme cognitif désigne tout ce qui a rapport à la connaissance, à la science.« C’est Toi Seul que nous adorons, et c’est Toi Seul dont nous implorons le secoure » (Sourate al Fâtihah verset 5). Comprend la connaissance du chemin menant à Lui, et cette connaissance n’est autre que l’adoration qu’il faut Lui vouer Seul à travers les œuvres qu’Il aime et agrée, et la demande de Son aide pour pouvoir L’adorer . Sa parole : « Guide-nous vers la voie droite » (Sourate al Fâtihah verset 6) Comprend la clarification du fait que l’homme ne peut atteindre le succès qu’en restant sur cette voie droite, et qu’il ne peut rester sur cette voie que par la droiture que lui accorde son Seigneur, de la même façon qu’il ne peut L’adorer sans Son aide. On ne peut rester sur la voie droite qu’en étant guidé par Allah ta’ala. Sa parole : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » (Sourate al Fâtihah verset 7) Comprend l’exposition des deux cas extrêmes de déviation de la voie droite. Tendre vers  l’une de ces extrémités est soit une déviation vers l’égarement qui est une perversion de la science et de la croyance, soit une déviation vers l’autre extrémité qui est la colère d’Allah causée par la perversion de l’objectif et de l’œuvre. Le début de la sourate est une miséricorde, son milieu une rectitude et sa fin un bienfait. Le serviteur obtient une part de bienfaits proportionnelle à sa part de droiture, elle même proportionnelle à sa part de miséricorde. Tout revient donc au bienfait d’Allah et à sa miséricorde qui sont une conséquence de Sa seigneurie. Ainsi, Il ne peut être que Miséricordieux et Bienfaisant. C’est également une conséquence de Sa divinité, car Il est la vraie divinité, même si certains Le renient et que les polythéistes Lui attribuent des égaux. Celui qui applique ce que contient la sourate Al Fâtihah tant en terme de science, de connaissance, d’œuvre que des situations vécues, aura accédé à une grande part de la perfection à laquelle il aspire, et son adoration sera celle de l’élite dont le rang s’est surélevé par rapport au commun des adorateurs. Et c’est auprès d’Allah que recherchons l’aide.