Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 5 octobre 2015

Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi: La négligence

La négligence d’une heure corrompt l’exercice d’une année.
L’erreur de l’individu dans la gestion des choses est
meilleure que la perspicacité d’un groupe désuni, car l’erreur de l’individu peut être rattrapée alors que la perspicacité du groupe désuni
habitue à la négligence et par là même, au péril.
Les fleurs de la discorde ne peuvent être liées.


Qui est Le Prophète Mohamedﷺ [ paix et bénédiction d’Allah sur lui ]

Celui qu'on appelé Al'Amin 
       Environ 600 années après le départ du prophète Issa (Jésus) , comme Allah  n'avait envoyé aucun autre Messager sur terre, les gens étaient plongés dans l'obscurité. Ils avaient oublié Dieu.
Ils avaient oublié les bonnes paroles prêchées par les Prophètes.
Ils fabriquaient des idoles et les adoraient. Ils adoraient aussi les arbres, la mer, le soleil, la lune etc... 
Ils consommaient des boissons alcoolisées et s'adonnaient aux jeux de hasard. Ils enterraient leurs filles vivantes et brûlaient vives les veuves. Bref, le monde était dans le plus grand égarement et dans la plus grande perdition.
On avait cessé d'adorer le Dieu Unique. Il était alors nécessaire qu'un Messager vienne de la part d'Allah  pour guider à nouveau l'humanité vers le chemin de la Vérité.
       C'est alors à la Mecque, que le prophète  (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix), très probablement le lundi 12 du mois de "Rabi'oul Awwal" de l'année de l'éléphant.
Lors de la naissance de Mohammad , plusieurs événements eurent lieu à travers le monde ; ainsi le palais de l'empereur perse trembla et un feu qui était allumé depuis des siècles dans un de leurs temples s'éteignit.
       Son père Abdoullah mourut deux mois avant la naissance de Mohammad. Agé alors de 6 ans, après la mort de sa mère Amina, il fut pris en charge par son grand-père Abdoul Mouttalib. Mais deux ans, deux mois et dix jours après la mort de sa mère, Abdoul Mouttalib tomba gravement malade. Il appela alors à son chevet tous ses fils et décida qu'après sa mort, Mohammad serait confié à l'un d'eux : Abou Talib.
Abdoul Mouttalib mourut quelques temps plus tard alors que Mohammad n'avait que 8 ans. Abou Tâlib était l'oncle de Mohammad. Il avait une famille nombreuse mais malgré cela il n'hésita pas à recueillir Mohammad .
Pour pouvoir élever sa famille, il allait jusqu'en Syrie (le Châm) pour faire du commerce.

       Lorsque Mohammad fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Tâlib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune Mohammad voulut l'accompagner mais Abou Tâlib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l'emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie.
Ce fut à l'occasion de ce voyage qu'il rencontra un moine nommé "Bahira" qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l'évangile et qui était attendu. Il conseilla à Abou Tâlib de ramener Mohammad  rapidement vers Makkah et de bien veiller sur lui.
 Mohammad  avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. Il avait de bonnes manières. Il était honnête et loyal. Aussi, les gens de Makkah l'appelait "Al-Amine" (le digne de confiance).

      Il y avait à la Mecque une femme veuve très riche qui s'appelait Khadija (qu'Allah l'agrée). Elle faisait du commerce à Makkah mais aussi en dehors de l'Arabie, par l'intermédiaire d'autres personnes.  Quand elle apprit que Mohammad  était l'homme le plus honnête de la Mecque, elle lui proposa de conduire une de ses caravanes commerciales vers la Syrie, en échange d'un salaire.
Mohammad accepta sa proposition et accomplit ainsi son second voyage vers ce pays. Maysara ( une servante de Khadija, qui les accompagnaient) constata aussi lors de ce voyage d'autres signes étranges concernant Mohammad. Elle en fit alors part à Khadija (qu'Allah l'agrée) à son retour.
       Khadija (que Dieu l'agrée) était une femme riche et éduquée. Elle envoya alors une messagère nommée Nafiça chez l'oncle de Mohammad pour lui faire part de son désir d'épouser Muhammad. La demande ayant été acceptée, Mohammad,  était alors âgé de 25 ans lorsqu'il épousa Khadija qui pour sa part avait 40 ans.
Elle a vécu plus d'un quart de siècle (plus de 25 ans) avec son époux. Mohammad  n'épousa pas d'autres femmes tant que Khadija était encore en vie. Elle fut sa meilleure épouse et compagne. De cette union, naquirent quatre filles et deux fils. Les deux fils s'appelaient Quassim et Tahir. Tous deux moururent en bas âge. Les filles s'appelaient Zeïnab, Oum Koulçoum, Roquayya et Fâtima.

     Avant la première révélation, il avait l'habitude de se rendre dans une grotte au mont "Hirâ" pour méditer.
Ce fut là ; pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que soudainement, Mohammad perçut une présence, dans le silence de la nuit.
Une voix se fit entendre :
"Lis !" Mohammad était bouleversé. "Je ne sais pas lire" lorsque la voix répéta l'ordre c'est comme si la terre s'était mise à trembler :    " Lis !"
 -  " Que dois je lire ? "
Puis soudain, il se sentit comme libéré.
" Lis ! au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'Homme d'un caillot de sang. Lis car ton Seigneur est le Très Généreux. Qui a instruit l'Homme au moyen du Calame, de la plume. Il lui a enseigné ce qu'il ne savait pas. "   [ Sourate 96 L'adhérence - Verset 1 à 5 ]
       Ce furent les 5 premiers versets du Glorieux Coran, la voix était celle de Gabriel , l'esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé par Dieu au dernier des prophètes. Mohammad était envoyé à l'Humanité tout entière, pour guider les Hommes mais aussi les Djinns vers le chemin de Dieu.

L'aimé d'Allah, comme il fut surnommé, reprocha aux Mecquois leurs idoles (statues qu'ils prenaient pour Dieu), les appela à adorer le Créateur Unique et leur récita les versets du Coran pour les guider dans la bonne voie.
Comme réponse il fit face à la torture et l'oppression. Lorsque les Mecquois prirent conscience de leur incapacité à lui faire face, il lui offrirent royauté, argent et pouvoir mais Mohammad (paix et bénédictions) refusa et dit :
" Même si vous me posez le Soleil sur ma main droite  et la Lune sur ma main gauche, je ne renoncerais pas à mon Message "
Ce message de quelques mots mais qui pesait plus lourd que les cieux et la terre était :
 Ô vous les gens ! Dites il n'y a nulle divinité digne d'adoration sauf Allah et vous réussirez !

       Lentement, un par un, le nombre des musulmans augmentait, guidés par le prophète bien-aimé. Mais les musulmans furent l'objet de persécutions dès les premiers temps de l'Islam. On riait et on se moquait d'eux, et comme si cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques.
Quelques centaines de musulmans réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne, et ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Ils contraignirent le prophète  et ses compagnons à vivre dans un endroit isolé de la ville, et aucune provision ne leur parvenait.

       Grâce à Dieu, les persécuteurs cessèrent cette pratique inhumaine. Le blocus fut finalement levé et la situation se modifia quelque peu. Les gens purent à nouveau observer et écouter le prophète .
       C'était un bel homme, de taille moyenne, les cheveux et la barbe noire, ses paroles étaient toujours pleines de sagesse et de conseils. La gentillesse et la miséricorde de Mohammed  étaient inégalables. Il accorda une place d'honneur à la femme, une place dans la société qui était inimaginable, un honneur en islam, que l'on ne trouvait nulle part ailleurs.

 Ce fut lors de la dixième année de la révélation que le prophète Mohammad perdit son oncle Abou Talib, suivit de la mort de son épouse Khadija, de plus il fut mal traité par le peuple de Ta'if  lorsqu'il vint leur délivrer le message.
Ce fut une année de tristesse pour le prophète . Mais c'est cette année là que Dieu envoya l'ange Gabriel, pour l'élévation suprême du corps et de l'esprit, le voyage nocturne : Al Isra wal Mi'raj.
Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c'est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad  :  les cinq prières quotidiennes, le deuxième pilier de l'Islam. A la suite de ce voyage miraculeux les incrédules redoublèrent de moqueries et de persécutions envers le prophète .

      C'est alors qu'une délégation de la ville de Yathrib, située à environ 400 Km de la Mecque proposa l'hospitalité à Mohammad et à sa communauté.
Mohammad  accepta après treize années d'appel à l'Islam, à la Mecque. Il immigra, lui et les "convertis" à l'Islam, vers Médine, lieu où la religion a pu s'épanouir et où Mohammad  devint le chef de ce nouvel Etat.
C'est ce que l'on a appelé l'Hégire, et qui marque le commencement du calendrier islamique.

       Beaucoup de gens à Médine, ont constaté les bienfaits de l'Islam, et se sont "convertis". Cependant, les Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la communauté musulmane, et ce fut au cours de la deuxième année de l'hégire, pendant le mois de Ramadan, après de nombreuses persécutions que Dieu le Très Haut donna la permission de se défendre.
 
"Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués. Parce qu'ils ont été injustement opprimés. Dieu est Puissant pour les Secourir."  [ Sourate Le Pèlerinage 22 - Verset 39 ]

       La première guerre fut appelée la bataille de Badr ; les Musulmans, (trois fois moins nombreux que les Mecquois qui étaient au nombre de mille), sont sortis vainqueurs miraculeusement, avec l'aide de Dieu .
Bataille après bataille, les musulmans prouvèrent qu'ils pouvaient résister à toutes les attaques grâce Dieu et Médine ne fut plus jamais attaquée. Ce fut au cours de la sixième année de l'Hégire qu'une trêve fut décrétée entre Mohammad  et les mecquois, c'est ce qu'on appela "le pacte d'Al-Hudaybiyya".

C'est en 629 ; huitième année de l'Hégire, deux ans après la trêve dont les termes étaient constamment violés par les mecquois, que le prophète Mohammad  décida de se rendre à la Mecque avec une armée de dix milles hommes pour s'emparer de la ville.
Ce fut un miracle, pas une goutte de sang ne fut versée et le prophète passa la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée, en toute humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.
Il pardonna aux plus grands ennemis de l'islam, face à cette miséricorde, les gens de la Mecque embrassèrent l'Islam sans contrainte.
Le prophète  entra dans l'enceinte de la Ka'aba, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues devant lesquelles les Arabes se prosternaient. Une par une, sur l'ordre du prophète, les idoles furent détruites. Le prophète  s'installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman.

       Dieu le Très Haut, rappela son prophète  à l'âge de 63 ans, il mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds mais sans un dinar à son nom. Alors que personne ne voulu le croire, Abou Bakr, le véridique dit ceci :
" A quiconque adorait Mohamed, j'annonce la mort de Mohamed.
Mais à celui qui adore Allah, Le Seigneur est vivant et ne meurt jamais "
L'esprit de son message demeure aussi clair et vivant que lorsqu'il fut révélé :
Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions a Muhammad et a la famille de Muhammad . Tu es certes Digne de louange et de glorification. A suivre inchâAllah...
Mohamed Le Prophète:Une Vie,un Modèle,une Lumière

Sa parole(Mohamed Le Prophète:Une Vie-un Modèle-une Lumière).
Ses Miracles(Mohamed Le Prophète:Une Vie-un Modèle-une Lumière). 

Les piliers de la mécréance par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya


Les piliers de la mécréance sont au nombre de quatre :
L’orgueil,
La jalousie,
La colère
Et le désir charnel.
On neutralise l’orgueil par la soumission, et la jalousie par le fait d’accepter les conseils et
d’en adresser. La colère se neutralise par l’équité, et le désir charnel par le fait de se consacrer
à l’adoration d’Allah. Si le pilier de l’orgueil s’effondre, il devient facile de se soumettre.
Quand le pilier de la jalousie s’effondre, il devient simple d’accepter les conseils et de les
prodiguer. Lorsque le pilier de la colère s’affaisse, il devient aisé de faire preuve d’équité et
de modestie. Enfin, si le pilier du désir charnel s’effondre, il est alors facile de patienter,
d’être chaste et de s’adonner à l’adoration d’Allah.
Mais hélas, déplacer les montagnes est plus aisé que de se débarrasser de ces quatre fléaux
pour qui en souffre, surtout lorsqu’ils deviennent des caractéristiques, des particularités et des
attributs ancrés en la personne. Ces fléaux l’empêchent de réaliser quoi que ce soit de
bénéfique, son âme ne pourra s’améliorer, et toutes les fois que le serviteur s’efforcera
d’effectuer des bonnes œuvres, ces quatre fléaux les corrompront. Toutes les calamités
naissent de ces fléaux, et lorsqu’ils s’installent dans le cœur, elles lui font croire que le faux
est vérité, que la vérité n’est que fausseté, que le bien est mal et que le mal est bien. Elles le
font se rapprocher de ce bas monde et l’éloignent de l’au delà.
En méditant sur la mécréance des différentes communautés, on se rendra compte qu’elle est
issue de ces quartes fléaux. Ils sont la cause du châtiment dont l’intensité dépend de leur
gravité. Quiconque ouvre la porte à ces fléaux aura ouvert la porte à tous les maux, qu’ils
soient imminents ou futurs. Quiconque leur ferme la porte, fermera par la même occasion la
porte à tous les maux, car ces quatre fléaux empêchent la soumission à Allah ta’ala, le culte
sincère, le repentir, le retour vers Allah, l’acceptation de la vérité, le conseil sincère envers les
musulmans, l’humilité envers Allah et la modestie envers Ses créatures.
Ces fléaux naissent du fait que le serviteur ignore tout de son Seigneur mais aussi de sa propre
âme. En effet, s’il savait que son Seigneur possédait les attributs de perfection et de
vénération, et si parallèlement il reconnaissait présenter de nombreux défauts et vices, il ne
s’enflerait pas d’orgueil, ne se mettrait pas en colère et ne jalouserait personne pour ce
qu’Allah pourrait lui donner. La jalousie en réalité n’est rien d’autre qu’une forme
d’opposition à Allah, car c’est détester le bienfait d’Allah envers Son serviteur alors qu’Allah
aime ce bienfait. C’est aussi désirer la disparition de ce bienfait, alors qu’Allah le détesterait.
Le jaloux s’oppose donc à Allah dans Son décret, Sa prédestination, dans ce qu’Il aime et
déteste. C’est pour cette raison que Satan est véritablement l’ennemi d’Allah car son péché
était entaché d’orgueil et de jalousie.
Ces deux défauts peuvent s’effacer en approfondissant sa connaissance d’Allah et Son unicité,
en se contentant de Lui, en s’en satisfaisant et en revenant vers Lui .
De même, on peut se débarrasser du caractère de la colère si l’on connaît son âme et si l’on
sait qu’elle ne mérite pas que l’on se mette en colère pour elle ou qu’on la venge. En effet, ce
serait lui accorder préférence tant dans la satisfaction que dans la colère par rapport à son
Créateur et Concepteur. Le meilleur moyen pour se débarrasser de ce fléau est d’habituer son
âme à s’irriter pour Allah et être satisfait de Lui. Chaque fois qu’un peu de colère ou de
satisfaction pour Allah naîtra en lui, elle chassera par la même occasion un peu de la colère et
de la satisfaction que l’on peut éprouver pour soi même, et vice versa.
Pour ce qui est du désir charnel, son remède consiste à savoir et être parfaitement conscient
qu’assouvir les désirs charnels de l’âme dans ce bas monde et la meilleure façon de l’en priver
dans l’au delà, et que pratiquer la diète des désirs charnels ici bas est le meilleur moyen d’en
profiter au paradis. Chaque fois que l’on ouvre la porte aux désirs charnels, on s’efforce en
fait de l’en priver dans l’au delà. Et toutes les fois que l’on ferme une des portes du désir
charnels, on participe de ce fait à lui faire goûter les plaisirs les plus sublimes dans l’au delà.
La colère est comparable à un fauve : Si on ne le maîtrise pas, il dévore son propriétaire. Le
désir charnel est comparable au feu : Celui qui l’attise sera le premier brûlé. L’orgueil est
comparable au fait de disputer son royaume à un roi : S’il ne décrète pas ta mort, tout au
moins il te bannira. Enfin la jalousie est comparable au fait de se mesurer à plus fort que soi.
Lorsque le serviteur prend le dessus sur ces désirs charnels et sa colère, sa propre ombre
effrayera Satan. Mais si ce sont les désirs charnels et la colère qui prend le dessus, le serviteur
se mettra à avoir peur du produit de son imagination.