Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 25 août 2015

Paroles et citations de Muhammad Al-ghazali:Certaine personne présente mal la religionمن أقوال الشيخ محمد الغزالي: بعض الناس يسىء إلى الدين



"Certaine personne présente mal la religion, 
lorsqu'il néglige la discipline  
et ne redresse pas sa conduite et son comportement,
Alors qu'il a une vive dévotion pour ses apparences religieux,
  comme celui qui détient le savon dans sa main,  
sans l’utiliser pour se nettoyer." 
“بعض الناس يسىء إلى الدين عندما يهمل تهذيب طباعه وتقويم عوجه٬
 ثم يحرص على الاستمساك بشعائره٬
  كما يمسك الملوث قطع الصابون بيده٬ دون أن يذهب بها درئا.”


Les fondements des nobles caractères et des caractères vils par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Les fondements des caractères vils sont l’orgueil, la mesquinerie et la bassesse.
Quant aux fondements des nobles caractères, il s’agit de l’humilité et de l’ambition.
Ainsi, la gloriole, l’infatuation, la fatuité, la suffisance, la jalousie, la transgression,l’arrogance, l’injustice, la rudesse, la brutalité, le détournement, le refus du conseil sincère, l’égoïsme, l’amour du pouvoir, la soif de reconnaissance, d’autorité et d’éloges immérités, et autres vils caractères émanent tous de l’orgueil.
Quant au mensonge, la médiocrité, la traîtrise, l’ostentation, la tromperie, la fourberie, l’avidité, la couardise, la lâcheté, l’avarice, l’impuissance, la paresse, l’humilité pour autre qu’Allah, se contenter du moins quand on peut le plus, et autres caractères de ce genre, ils émanent tous de la bassesse, de la mesquinerie, et de la petitesse d’âme.
Pour ce qui est des nobles caractères comme la patience, le courage, la justice, l’honneur, la chasteté, la dignité, la générosité, la magnanimité, le pardon, l’indulgence, l’endurance, l’abnégation, préserver son âme de toute bassesse, la modestie, savoir se contenter de peu, la véracité, la sincérité, rendre la pareille voire mieux, à qui a été bienfaisant envers soi, ignorer les erreurs des autres, délaisser ce qui ne nous concerne pas, préserver son cœur de tous ces vils caractères et autres :
Tout cela émane de l’humilité et de l’ambition.
Allah ta’ala nous informe que lorsque la pluie tombe sur la terre aride qui lui est soumise, celle ci s’ébranle, développe sa flore, et fait étalage de toute sa beauté et splendeur. Il en est de même pour l’être humain, créé de terre. Mais cela ne peut se réaliser qu’à condition qu’il hérite d’une part de soutien divin.
Le feu quant à lui tend par nature à s’élever en détruisant tout ce qu’il touche.
Mais très rapidement, il s’éteint pour devenir la plus vile et la plus méprisable des choses.
Il en est de même pour les démons, créés à partir de feu.
Le feu se trouve donc soit dans une situation d’élévation quand il s’étend et s’amplifie, soit dans une situation de médiocrité et d’avilissement lorsqu’il s’atténue puis s’éteint.
Les caractères vils sont issus du feu et des démons qui en sont créés.
Les nobles caractères quant à eux sont issus de la terre et de l’être humain qui en est créé.
Quiconque a une grande ambition et sait faire preuve d’humilité se parera de tout noble caractère. Quiconque a une faible ambition et une âme orgueilleuse s’entachera de tout caractère vil.

Comment soigner l'orgueil et acquérir la modestie par Ibn kodama Al-Maqdissi

Sache que l'orgueil relève de ce qui est destructeur. Le soigner constitue une obligation individuelle (fardun ayn).
Pour y remédier, il convient d'adopter deux attitudes :
 La première attitude consiste à extirper ses racines et à couper son arbre. Pour cela, l'homme doit se connaître lui-même et connaître son Seigneur. En effet, lorsqu'il se connaît parfaitement, il sait qu'il est le plus vil des vils. Il lui suffit de regarder l'origine de son existence après le néant, à partir de la terre puis à partir d'une goutte de sperme sortie du conduit urinaire, puis à partir d'un grumeau de sang, puis à partir d'un embryon pour devenir quelque chose qu'on mentionne, alors qu'auparavant, c'était un objet inerte qui n'entend pas, ne voit pas, ne sent pas et ne se meut pas. Ainsi, il a débuté par sa mort avant sa vie, par sa faiblesse avant sa force et par son indigence avant sa richesse. Allah - تعالى - a fait allusion à cela en disant :
{ Comment Allah l'a-t-Il créé ? D'une goutte de sperme } 
[Qur'ân Sûratu 'Abassa (80) - 18-19]
Ensuite, Il lui a accordé Sa faveur en disant :
{ Puis Il a rendu son chemin facile } 
[Qur'ân Sûratu 'Abassa (80) - 20]
{ Nous lui avons donné l'ouïe et la vue } 
[Qur'ân Sûratu Ad-Dahru / al-insân (76) - 2]
Ainsi, c'est Allah qui lui a donné la vie après la mort, a parfaitement façonné sa forme, l'a fait venir au monde, l'a rassasié et abreuvé, l'a vêtu, guidé et raffermi. Quelqu'un qui a de tels débuts, comment peut-il s'enorgueillir ou s'en glorifier ? Si son existence se poursuivait selon son propre choix, on pourrait admettre que sa domination puisse se frayer un chemin. Mais il n'en est rien, puisqu'on lui a imposé des humeurs opposées et des maux terribles. Puis, au moment où sa constitution parvient à sa plénitude, il commence à décliner et s'autodétruire, sans posséder en lui-même le pouvoir de nuire ou d'être bénéfique, et il passe sa vie à se rappeler d'une chose pour l'oublier, à apprécier une chose qui le conduit à sa perte, à viser une chose sans l'obtenir, sans avoir la moindre assurance de ne pas être privé de sa vie à chaque instant. Tel est son état intermédiaire par rapport à son état de débutant. Quant à son état final, il se résume dans la mort qui le réduit à l'état inerte tel qu'il était avant d'exister. Puis, on le dépose sous terre où il devient un cadavre immonde : ses membres s'usent, ses os se dégradent, les vers de terre mangent ses restes et il se transforme en une terre qui sert pour les constructions. Ensuite, au terme d'une longue usure, ses membres seront rassemblés après leur dispersion et il assistera à la scène de la Résurrection où il verra une terre transformée, des montagnes déplacées, un ciel décroché, des étoiles disséminées, un soleil retourné, des états ténébreux, un Enfer grondant et des livrets déployés. On lui dira alors : { Lis ton livre ! Il suffit aujourd'hui pour rendre compte de toi-même } [Qur'ân Sûratu al-isrâ (17) - 14].
Il dira : C'est quoi mon livre ? On lui répondra : au cours de ta vie, dont tu t'étais réjouis en t'enorgueillissant de ses délices, on t'a préposé deux anges qui comptabilisaient tout ce que tu prononçais ou faisais, que ce soit beaucoup ou peu, tous tes gestes debout ou assis, tout ce que tu mangeais ou buvais, mais tu as tout oublié.
Allah -
 تعالى - l'a comptabilisé. Viens maintenant pour rendre des comptes et prépare tes réponses. Autrement on te conduira en Enfer.
Quelqu'un qui connaît une telle situation peut-il s'enorgueillir ? S'il va en Enfer, les animaux auront meilleur sort que lui parce qu'ils réintègrent la terre. Celui qui connaît cette situation et qui est incertain pour ce qui est du pardon de ses péchés, peut-il s'enorgueillir ? Qui peut, du reste, se soustraire à un péché qui mérite d'être sanctionné ?
En fait son état est comparable à celui d'un homme qui a commis à l'encontre de son roi un crime et qui mérite qu'on lui administre mille coups de fouet. On le met en prison en attendant de le faire sortir et de le punir ; il passe son temps à attendre qu'on l'appelle pour subir son châtiment. Un tel homme peut-il s'enorgueillir contre les gens de la prison (sijn) ?
Or, le bas monde n'est-il pas une prison ? Et les péchés n'impliquent-ils pas des sanctions ? Le remède pratique consiste à être vraiment humble devant Allah - تعالى - et Ses serviteurs. Ceci, en s'attachant régulièrement aux vertus des humbles. A ce propos, nous avons déjà évoqué la conduite (tarîq) de l'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه وآله وسلم -, son attitude humble et son caractère sublime.
La deuxième attitude se rapporte à l'orgueil fondé sur la descendance et de la lignée. Que celui qui est gagné par l'orgueil du fait de sa descendance sache que c'est une glorification fondée sur la perfection d'autrui. Qu'il sache ensuite qu'il descend d'une goutte immonde et d'une poignée de terre. De même, que celui qui est gagné par l'orgueil, du fait de sa beauté, regarde son intérieur avec un regard sensé et ne regarde pas son extérieur comme le font les bêtes. Que celui qui est gagné de l'orgueil du fait de sa puissance, sache que si un nerf lui fait mal, il sera plus impuissant que tout impuissant, qu'une fièvre d'un jour réduit sa force, ce qu'une longue convalescence ne parvient pas à rétablir, qu'une épine qui s'enfonce dans son pied l'immobilise et qu'une puce qui s'introduit dans son oreille le gêne sérieusement !
De même, celui qui s'enorgueillit à cause de l'argent, regarde attentivement certains juifs, il verra qu'ils sont plus riches que lui. Que pour une gloire où les juifs viennent en tête et que le voleur peut subtiliser à tout instant, ce qui réduit son propriétaire au degré le plus bas.
Quant à celui qui s'enorgueillit à cause de la science, qu'il sache que la preuve d'Allah contre le savant est plus exigeante par rapport à l'ignorant. Qu'il réfléchisse au grand danger qui le menace, car l'orgueil est plus dangereux pour lui que pour autrui, au même titre que sa valeur est plus grande que celle d'autrui. Qu'il sache également que l'orgueil ne convient pas devant Allah - تعالى - et que s'il s'enorgueillit, il sera méprisé et dédaigné auprès d'Allah - تعالى - car allah aime la modestie et l'attitude humble.
Ainsi, à chaque cause de l'orgueil, le fidèle lui oppose son contraire et use pour ce faire de la modestie.
Sache également que, comme toute valeur, cette vertu comporte deux extrémités : son extrémité qui tend vers l'accroissement s'appelle « orgueil ». Son extrémité qui tend vers la réduction s'appelle « avilissement » et « abaissement ».
Le juste milieu s'appelle « modestie ». C'est cette attitude qui est louable. Ce juste milieu consiste à se montrer modeste et humble sans abaissement et humiliation. Car la meilleure des choses, c'est celle qui est médiane. Ainsi, celui qui devance ses pairs est un orgueilleux et celui s'attarde par rapport à eux, est un humble, parce qu'il a cédé une part de sa valeur. En revanche, lorsqu'un cordonnier ou quelqu'un de semblable rentre chez un savant et que celui-ci lui cède sa place pour s'asseoir ou l'accompagne jusqu'à la porte, ce savant fait preuve d'avilissement et d'abaissement, et c'est une attitude qui n'est pas louable, car ce qui est louable, c'est l'équité qui consiste à donner à chacun selon son droit.
Sa modestie envers les gens du commun consiste à être bienveillant lorsqu'on l'interroge, à être doux en leur parlant, à répondre à leur invitation, à résoudre leurs problèmes, à ne pas les dédaigner et les mépriser.