Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 9 août 2015

La finalité de la générosité par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

La finalité de la générosité est de bien faire dans un but de charité.
La meilleure façon est de le faire à l’égard d’un voisin nécessiteux,
d’un parent pauvre, et de celui qui s’est appauvri.
Car priver ces gens de bienfaisance n’est autre que de l’avarice.
L’éloge ou le reproche dépend alors du manquement
ou de la foison de la bienfaisance.
Et ce qui est destiné à d’autres n’est
autre que de la dilapidation, ce qui n’est guère recommandé.
Et la force que tu dépenses pour celui qui en a plus besoin que toi est
de la charité et de l’abnégation, ce qui est meilleur que la générosité.
Et celui qui n’en est pas capable n’est ni à
louer ni à blâmer mais se trouve au juste milieu.

Les conséquences néfastes des désirs par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Patienter face aux désirs est plus facile que de patienter face aux conséquences des désirs assouvis.
En effet, un désir assouvi engendre les conséquences suivantes :
Soit le désir assouvi cause douleur et punition.
Soit il gâche un plaisir plus grand encore.
Soit il fait perdre un temps que l’on regrettera et pour la perte duquel on éprouvera des remords.
Soit il bafoue l’honneur dont la préservation est meilleure pour le serviteur que le fait de le bafouer.
Soit il gâche des biens matériels dont l’épargne est meilleure que la dépense.
Soit il fait perdre respect et considération dont la persistance est meilleure que la disparition.
Soit il dissipe un bienfait dont la pérennité est plis plaisante et douce que l’assouvissement du désir
en question.
Soit il offre l’opportunité à un vaurien de te porter atteinte alors qu’il ne le pouvait pas avant cela.
Soit il provoque souci, angoisse, tristesse et peur qui ne sont en rien comparables au plaisir procuré par le désir assouvi.
Soit il fait oublier une science dont la mémorisation est plus délectable que l’assouvissement du désir.
Soit il réjoui un ennemis et attriste un ami.
Soit il barre la route à un bienfait futur.
Soit il couvre la personne d’une honte qui restera une caractéristiques indélébile, car les œuvres engendrent caractéristiques et mœurs.