Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 20 juillet 2015

CITATIONS par Napoléon Bonaparte:-La révolution doit apprendre à ne pas prévoir.

-Il existe deux leviers pour faire bouger un homme, 
la peur et l'intérêt personnel.
-Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : 
à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit.
-La faute est dans les moyens bien plus dans les principes.
-Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.
-Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. 
-Malheur au général qui arrive au combat avec un système.
-La révolution doit apprendre à ne pas prévoir. 
-Le général qui voit avec les yeux des autres 
n'est pas capable de commander une armée.

DIEU: L'énigme de la mort - 15 - Moustafa MAHMOUD

L’unité du tissu à partir duquel sont façonnées les créatures
est une preuve de l’unicité du Créateur.
Il y a vingt ans de cela, dans la salle d’autopsie à la faculté de médecine, nous étions par groupes de quatre étudiants, chaque groupe devant un morceau de cadavre.
Nous pensions alors que la réalité de l’homme n’avait rien d’une énigme. Le scalpel pouvait nous la révéler d’un seul coup. Le corps n’était qu’un bagage. Il suffisait de l’ouvrir pour tout savoir.
Deux longues années passèrent…
Je cherchais… Je cherchais toujours cette réalité humaine sous la chair et les os, dans les entrailles, les intestins, les artères et les cartilages. Mais en vain !
J’ouvris le cœur, les poumons. Je suivis le circuit des nerfs, d’un bout à l’autre. Remontant le trajet de la moelle épinière, je parvins au cerveau. Je sectionnai le cerveau en deux, puis chaque moitié encore en deux, etc. J’obtins finalement une masse blanche, flasque et visqueuse. Et notre professeur de dire : « Voici le secret de l’homme ! »
Vraiment ?!
Est-ce ici que réside la souffrance, que gît le plaisir, que sommeille la volonté ? Dans cette matière molle et gélatineuse ?
Je relevai la tête, inquiet et sceptique.
J’avais ouvert la valise et, à l’intérieur, j’avais trouvé… une autre valise ! Après deux années de dur labeur, j’en étais toujours au même point, devant l’inconnu.
La carapace dont est recouvert l’homme n’est pas faite uniquement de ses habits. Il y a aussi la peau, la chair, la graisse, les os… Mais l’homme lui-même est encore loin ! Très loin sous cette épaisseur de revêtements faits de chair et de sang.
J’ai parcouru trois mille pages dans les livres d’anatomie pour découvrir finalement que l’homme est un amoncellement de viscères sous une enveloppe de peau !
En fait, tout cela n’est pas exact, sauf le respect que je dois à Messieurs Canagham, Gray et Jameson ainsi qu’à tous les grands pontes de la médecine, spécialistes en anatomie.
Ils n’ont absolument rien décrit de l’homme, excepté ses habits.
À mon avis, ce sont des couturiers d’un nouveau genre, experts en modèles de viscères et d’entrailles.
Les cœurs conservés dans les bocaux du musée, à la faculté de médecine, remplissent des vitrines entières, avec tous les détails possibles : le cœur « décolleté », le cœur « japonais », etc.
Mais le véritable cœur humain, avec ses affections et le sang qui bouillonne en lui, le cœur vibrant de désir n’existe qu’au-dedans des vivants que nous sommes.
On ignore ce qu’est réellement la vie.
On sait uniquement qu’elle a progressé lentement à travers la matière, d’un mouvement conscient, libre et orienté vers un but.
La nature de ce mouvement n’est connue de personne. En tout cas, elle ne s’identifie absolument pas au cadavre que l’on dissèque.
Lorsqu’ils sont en action, les membres du corps ressemblent à des marionnettes. De loin, on dirait qu’ils sont vivants et qu’ils s’expriment librement. Mais en réalité, ce ne sont que des morceaux de bois mort, mus par des ficelles cachées.
Au-dedans de nous se trouvent des marionnettes.
En nous se trouve un musicien qui souffle dans la trompette de notre corps et qui joue avec les ficelles de nos membres, de telle sorte que notre corps puisse se mouvoir, marcher et parler.
Il en est ainsi des animaux, des plantes et des minéraux. L’univers entier est constitué d’une multitude de trompettes. En nous, dans notre cœur, un musicien joue en permanence.

Les brahmanes hindous ne croient pas à l’existence d’un esprit propre à chaque créature. D’après eux, l’âne, le chien, l’abeille… ne sont pas dotés d’un esprit distinct. Il n’existe, pour eux, qu’un seul musicien embouchant toutes les trompettes de l’univers, un seul esprit habitant cet univers, une seule idée concrétisée par l’ensemble des créatures, exactement comme le peintre, le compositeur, le sculpteur, l’écrivain et le poète concrétiseraient la même idée dans le flot de leurs créations artistiques.
On trouve dans le livre des Upanishad une antique prière hindoue qui expose cette conception en des vers d’une délicate poésie. Le dieu Brahma, qui réside au cœur du monde, s’exprime en un murmure :
  • Si le meurtrier pense que c’est lui qui tue,
Si celui qui est tué pense qu’il est la victime,
Tous les deux ne savent pas mes manières cachées.
Car je suis le cœur de la victime,
Et l’arme de l’assassin,
Et l’aile de celui qui vole.
Je suis, pour qui doute de mon existence,
Toute chose, le doute même.
Je suis l’Un.
Je suis toutes choses.

C’est un dieu qui ressemble à la blanche lumière : elle est une et simple. Et pourtant, elle recèle en elle les sept couleurs du spectre.
Il est l’embryon qui contient en germe toutes les qualités.
Les Hindous ont inclus l’ensemble des êtres dans un tout animé, selon eux, d’un esprit unique auquel ils ont donné le nom de Brahma.
Son rôle se limite à ceci : emboucher la trompette de chaque être, manipuler les ficelles qu’il tient pour que les marionnettes ne mettent en mouvement sur la scène.
Brahma ne possède ni trône, ni balance. Il ne juge pas et ne châtie pas. Il n’est pas une personne, mais uniquement la réalité de l’être.

Cela ne fait aucun doute, cette philosophie ancienne de l’Inde a refait son apparition dans des dizaines de doctrines en Europe. Rien d’elle n’a changé, sinon l’appellation.
Le Brahma des Hindous a été adopté, sous un autre nom, par ces différentes philosophies. L’Allemand Schopenhauer l’appelle la Volonté ; Nietzsche, la Puissance ; Marx, la Matière ; Bergson, l’Énergie vitale ; Hegel, l’Absolu… Tous ont répété ce que Bouddha avait dit plus de 5 000 ans auparavant :
  • Je vous présente une théologie sans dieu, une psychologie sans âme, un monde sans
Au-delà… Mon dieu n’est ni une personne, ni un roi, ni un créateur. Il est toutes
choses.

Au pauvre qui l’avait interrogé sur la nature de l’esprit, Bouddha répondit :
  • Mon enfant ! C’est le sommet de la réflexion. C’est un désert… Je ne suis qu’un
magicien !

L’idée centrale de la philosophie ancienne de l’Inde tient en quelques mots : Dieu est l’Un et toutes choses. Il n’existe ni Créateur, ni créatures, mais un Tout dont Dieu est l’Esprit.
Ces expressions trahissent une confusion manifeste et aberrante dans la manière de raisonner. L’étude scientifique et analytique de la vie conclut uniquement à l’unité du tissu à partir duquel sont façonnés les vivants. Elle démontre les liens étroits de proximité et de parenté entre toutes les créatures, même entre les vivants et les êtres inanimés, entre la composition des étoiles et celle des arbres ou des animaux.
Lorsqu’en examinant une collection de tableaux, tu remarques une unité de style et une ressemblance dans les matériaux choisis (couleurs, papier…), tu conclus tout naturellement que les tableaux en question doivent être l’œuvre d’un même artiste, qu’ils ont été peints par Untel et par lui seul…
Si tu affirmes, partant de cette constatation, que les tableaux n’ont pas de créateur, mais qu’ils « sont » l’artiste, tu raisonnes de façon absurde. Ta conclusion est sans fondement. Elle est due à une confusion entre l’unité entre les êtres et l’unicité de l’Être. Tu as assimilé les êtres particuliers et limités à l’Être absolu et illimité : Dieu.
Ta deuxième erreur a été de croire que le jugement définitif revient à tes sens. Tu as nié qu’il puisse y avoir un monde autre que le monde visible, pour la simple raison que tu ne vois pas ce dernier. D’où, selon toi, le mystère et l’Au-delà n’existent pas ; seuls existent les êtres visibles (les tableaux) dont Dieu (le peintre) est le cœur et la vérité. Et le problème est résolu !
Mais au prix d’une grossière simplification !
Il est tout aussi aberrant de croire à l’existence d’un unique esprit, l’esprit du tout, et donc de nier le fait qu’à la multiplicité des créatures répond une multiplicité des esprits. Cette fois-ci, l’erreur est comme un saut dans le vide, sans l’appui d’aucune preuve ou analyse. Elle résulte d’un jugement motivé par une simplification encore plus outrancière.
La réflexion débouche ainsi sur une conclusion inacceptable : Dieu est l’Un et toutes choses. De la nature, on ne considère que les lois et les composantes essentielles, rien d’autre.
Demandes-tu : « Mais qui a créé cette nature ? », on te répond qu’elle n’a ni début, ni fin. Elle est Dieu. Elle est éternelle, à la fois une et multiple.
Une réponse de ce genre se contente de jouer sur les mots pour échapper au dualisme qu’imposent l’existence du Créateur et celle des créatures, pour échapper en outre à la multiplicité fondamentale qu’entraîne la multiplicité des esprits.

La réponse apportée par les religions célestes est l’unique solution à cette problématique. C’est aussi la seule qui corresponde à ce qu’affirme et admet la réflexion scientifique.
Que ce soit par l’étude anatomique des êtres vivants ou par l’analyse chimique du sol de la terre et des planètes ou celle des composants de l’eau et de l’air, la science prouve que notre monde a été créé à partir des mêmes matériaux de base.
Dans l’échelle des êtres vivants (microbes, arbres, singes, etc.), les sciences de l’évolution reconnaissent pour leur part une unité de style, une ressemblance et une harmonie dans les constantes et les lois mises en œuvre.
Compte tenu de ces prémisses, on conclura tout naturellement que le Créateur du monde, de l’univers et de la vie ne peut être qu’unique. Il n’a pas d’associé dans son œuvre de création. Il a été absolument seul à créer le monde. Mais jamais nous n’affirmerons que ce créateur « est » le monde, la nature ou les créatures.
Une fois encore, les sciences exactes affirment que ce qui tombe sous les sens n’est pas tout. Le monde qui nous environne est débordant de réalités qu’on ne peut ni voir, ni palper, ni entendre. Malgré cela, leur existence est tout aussi certaine que la nôtre. C’est le cas notamment des rayons infrarouges ou ultraviolets, des ondes radio ou radar, des rayons X… Ces réalités existaient avant l’invention de la radio par Marconi, ou avant la création de l’appareil à rayons X… Il y a des millions d’années que le soleil nous bombarde de ses rayons infrarouges et ultraviolets. Sans nous en rendre compte, nous étions cernés de tous côtés par ce rayonnement solaire.
Il est naturel, par conséquent, d’affirmer l’existence du mystère, des anges et des réalités invisibles. Par contre, il n’est pas normal de nier ce que nous ne voyons pas sous prétexte que nous ne le voyons pas, vu les limites de notre science et de nos sens.
Il est naturel aussi d’affirmer que le Créateur a donné à ses créatures un esprit.
En constatant la précision, l’exactitude, la ponctualité qui, du mouvement de l’atome à la rotation des astres, règnent dans la marche de l’univers, on peut être amené à dire que, dans un univers aussi précis, aucun criminel ne peut échapper au châtiment. Y échapperait-il ici-bas, un autre Jugement l’attend.
Sur la base de l’ensemble des prémisses scientifiques qui s’offrent à nous, il est naturel et logique de raisonner ainsi. Si la science ne nous donne pas la moindre preuve d’un désordre au sein des lois de la nature, le Créateur de cette nature merveilleuse doit être un Dieu Juste.

D’aucuns n’admettent pas la résurrection. Ils croient qu’[un chirurgien tel que] le docteur Barnard est capable de rendre la vie au cœur d’un homme mort en le transplantant dans le corps d’un vivant, et ils refusent à Celui qui a créé Barnard et l’univers entier le pouvoir d’accomplir le même miracle ! Ceux qui pensent ainsi font preuve d’arrogance et d’étroitesse d’esprit.

Si les vérités ici rappelées nous furent transmises par l’intermédiaire d’un bédouin analphabète, en un Coran qui a changé la face du monde et qui concordait avec les découvertes de la science près de 1 400 ans avant qu’elles ne soient faites, c’est la preuve que le Coran a dû être révélé et inspiré par le Dieu Omniscient.
Certains te diront avec naïveté : « Parce qu’il est miséricordieux, Dieu fera entrer tous les hommes au paradis. Est-il concevable qu’il s’abaisse à notre niveau pour juger ce que nous aurons dit ou fait, alors que, face à sa Grandeur, nous ressemblons à des fourmis, à des grains de sable, à de la poussière ? Allons donc ! Dieu est trop grand pour nous punir. »
Ceux qui se représentent Dieu de cette manière se basent, pensent-ils, sur leur foi en Lui. Mais ce faisant, ils oublient qu’ils Lui demandent d’être injuste. Ils voudraient qu’Il ne fasse aucune différence entre le blanc et le noir, qu’il juge à égalité l’oppresseur et l’opprimé, le criminel et la victime. La confusion ne pourrait être pire !
S’ils étudiaient un peu la chimie et les sciences naturelles, ils sauraient qu’en vertu des lois créées par Dieu, des différences existent entre les atomes. Oui, même entre les atomes ! Ils apprendraient que toute chose se meut avec une rigoureuse exactitude, depuis l’électron jusqu’aux immenses corps célestes, respectant une logique scientifique extrêmement précise. Ils sauraient que les atomes, en s’unissant, agissent les uns sur les autres selon leurs différents poids atomiques, aussi infimes soient-ils.

Attentive aux merveilles de l’univers qui se déroulent et évoluent avec autant de précision et de rigueur, la raison s’écrie : Personne ne pourra tromper le Tout-Puissant ! Aucun criminel, aucun meurtrier qui aura échappé aux lois de la terre…
La Justice nous attend tous.
C’est ce que disent le microscope, le télescope, le thermomètre et le baromètre.
C’est ce qu’affirment aussi les Livres révélés, les seuls livres donnant à l’énigme de la mort une réponse défiant à tout jamais l’ensemble des sciences.

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Se rapprocher d’Allah (Soubhanahou wa Ta’ala): Se connaitre soi-même

 L'homme est la dernière créature créée par Dieu dont toutes les autres dépendent, car c'est uniquement à travers sa création que Le Seigneur démontre le sens suprême de l'ennoblissement vers la sainteté et jusqu'à la miséricorde. Son digne objectif principal est donc d'atteindre une pieuse droiture permanente similaire à la sainteté des anges et à l'ennoblissement du Créateur. En effet, après avoir créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, et avant d’autoriser l’assouvissement des passions physiques et matérielles au Paradis, notre Seigneur a noblement décidé de nous transmettre la valeur suprême des qualités spirituelles au cours de la vie terrestre. Dans ce sens démontrant l'ennoblissement de la nature humaine, il faut rappeler que l'apprentissage de l'existence pour l'être humain se passe en plusieurs étapes après sa naissance : il doit d'abord découvrir sa dépendance liée à sa respiration et à son besoin de se nourrir, puis apprendre à marcher, à être propre, à parler, à s'habiller, à prendre la valeur de son corps et de la vie, à respecter ses parents et la morale, à vivre honorablement en société, à étudier les sciences, à devenir indépendant et à obtenir une famille tout en pratiquant obligatoirement la religion dès ses dix ans. Les anges ayant pour seul but les oeuvres cultuelles et les hommes ayant le même objectif mais avec des occupations supplémentaires pouvant les dévier, ces deux catégories de créatures n’ont pas les mêmes degrés d’effort et donc de récompenses. En effet, alors que les anges saints n'ont pas d’autres besoins hormis la vénération, l’être humain doit pieusement se nourrir, se laver, s’habiller, travailler, obtenir une demeure, se marier, avoir des enfants, faire du sport, acquérir des biens matériels, être au service de sa famille, s'occuper des affaires de ce monde et réserver le reste de son temps-libre pour se consacrer aux oeuvres cultuelles envers son Seigneur : (S94v5-8) « A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! Quand tu te libères (de tes occupations nécessaires), donc, lève-toi, et à ton Seigneur aspire. »        
  L'être humain doit donc chercher à adorer Dieu au mieux en anoblissant différents secteurs :  -son coeur et son esprit par le rappel de Dieu, la pratique religieuse, le bon caractère et les sages sciences utiles
-son temps par les invocations

-ses actes quotidiens par le comportement prophétique-l'extérieur de son corps par les ablutions, les habits traditionnels (ou amples) et l'hygiène prophétique-l'intérieur de son corps et sa subsistance par le jeûne et les aliments licites-son souffle et son apparence physique par l'air pur, le sport et l'équilibre alimentaire-son odeur par le parfum -ses biens par l'impôt social-ses relations sociales par l'honnêteté, la courtoisie et les lois divines.       
   En effet, il s'agit de découvrir l'ensemble des règles religieuses menant à utiliser dignement, pieusement et de façon optimale tous les biens que Dieu nous a attribué : corps, esprit, famille, argent, biens, temps... :   Ext hadith : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous de la perfection (ensemble de la tradition prophétique), rectifiez continuellement votre conduite » (S2v2-3) "C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué." 
 Par conséquent l'islam libère la raison en l'invitant vers l'ennoblissement maximum. Il élève le rang de la science et de ceux qui la détiennent. Il enseigne de prendre dans chaque chose le bon et l'utile, mais en interdisant certaines de ces choses lorsque leur mal est supérieur à leur utilité :  (S2v219) "- Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : “Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité”. Et ils t'interrogent : “Que doit-on dépenser (en charité) ? ” Dis : “ L'excédent de vos biens.” Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez."
(S2v216)« Le combat (pour défendre la religion) vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
 

Cette religion proclame donc logiquement que la sagesse est le but suprême du croyant quelques soient les épreuves et les lieux où il la trouve : (S2v269) "Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense (incomparable) qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent." Ainsi pour y parvenir, l'être humain doit absolument découvrir Dieu afin de reconnaître que l'âme et le corps sont des locations qui devront rendre compte de leurs actes : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Aucun serviteur ne sortira du lieu du grand rassemblement avant que ne lui soit demandé à quoi il a consacré sa vie, ce qu'il a fait de sa science, comment il a acquis ses biens, où est-ce qu'il les a dépensé, et à quoi il a usé son corps. » (Mouslim)          
Or pour s'anoblir complètement une fois qu'il a reconnu cette vérité, l'être humain doit se réformer jusqu’à qu’il soit : 
-fort physiquement 
-ferme moralement
-cultivé intellectuellement
-capable d’assurer sa propre subsistance
-juste dans sa conception de sa foi en ayant une croyance correcte
-capable d’accomplir correctement ses œuvres cultuelles
-capable de lutter contre ses mauvais penchants
-attentif à profiter de son temps
-ordonné dans ses affaires
-utile à autrui 

          
En fait le Créateur nous propose de faire des choix comparables aux siens. 

C'est à dire contrôler les sentiments, afin de les dominer noblement, pour agir le plus sagement possible. L'homme se révèle donc dans ses relations, dans les épreuves et dans le combat pour se réaliser en bien ou en mal. Or pour réussir toutes les épreuves et surtout celles dans nos habitudes, il semble utile de se considérer comme un policier constamment surveillé par la police des polices, puisque le comportement sérieux décuplé par la crainte envers le Seigneur est la meilleure arme pour triompher.           
Ainsi la sagesse divine a voulu que les désirs soient une composante de la personnalité de l'être humain pour le guider vers les voies du bien, car en suivant les ordres de son Seigneur et en renonçant à Ses interdits, son âme se purifie en restant noblement dans un cadre légal et dans la limite de ses besoins, c'est à dire dans un ensemble permettant d'obtenir la dignité. Il progresse alors dans les hauts degrés de la foi jusqu'à atteindre le rang des justes, des vertueux et des sincères : Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni) (ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu »           
Par conséquent il faut rappeler que l'âme de l'homme est composée de deux parties : - « rouh » qui signifie souffle vital, esprit, inspiration du ciel : cette partie de l'âme doit se nourrir avec le rappel de Dieu et les oeuvres cultuelles. Cette âme contient la raison, les sentiments et l'apaisement du coeur. - « nefs » qui signifie âme bestiale (le corps) : elle est le vêtement de la partie précédente et sa monture. 
Cet aspect de l'âme porte les nécessités physiques instinctives pouvant également permettre d'adorer Dieu. En effet, les enseignements divins de la dernière religion apportent le meilleur comportement à tenir pour répondre à ces besoins. (S38v71/72) « Quand ton Seigneur dit aux Anges : “Je vais créer d'argile un être humain. Quand Je l'aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés. »(S17v83-85) « Et quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et se replie sur lui-même ; et quand un mal le touche, le voilà profondément désespéré. Dis : « Chacun agit selon sa méthode, alors que votre Seigneur connaît la meilleure voie. » Et ils t’interrogent au sujet de l’âme, - Dis : « L’âme relève de l’Ordre de mon seigneur. » Et on ne vous a donné que peu de connaissance."(S91v7/10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. »(S50v16-18) « Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons que ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire » (S12v53) « Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux. »(S4v128) « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux s ‘ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux… Allah est, certes, Parfaitement connaisseur de ce que vous faites. »(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué » 
Ainsi comme l’islam n’est pas qu’une religion, mais aussi un mode de vie complet touchant à tous les aspects du quotidien, les bonnes manières sont considérées comme une forme d’adoration qui permet d'atteindre le même caractère de noblesse et d'obtenir la même rétribution que d’autres actes d’adoration volontaires : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Par ses manières et son bon comportement, le croyant peut atteindre le statut d’une personne qui jeûne fréquemment et qui se lève la nuit pour prier. » (Abou Daoud)
Le Prophète a même affirmé qu’il s’agissait d’une des meilleures formes d’adoration venant immédiatement après les actes obligatoires :
Le Prophète (SBDSL) a dit :« Au jour de la Résurrection, rien ne pèsera plus lourd (en bonnes actions) dans la balance du croyant que le bon comportement. Dieu déteste ceux qui jurent et qui hurlent des obscénités. » (Abou Daoud, at-Tirmidhi)
En possédant de bonnes manières, le musulman, serviteur de Dieu, devient cher aux yeux de Celui-ci :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les serviteurs de Dieu qui sont le plus chers à Ses yeux sont ceux qui possèdent les plus belles manières. » (Al-Hakim)          Rouh et nefs interagissent l'une sur l'autre mais les deux n'en forment qu'une qui témoignera devant Dieu : Ibn Kathir a rapporté dans son commentaire qu'Ibn Abbas (SDP) a dit : « Au Jour de la Résurrection les gens se querelleront et même l'âme se querellera avec le corps. Elle dira : « C'est toi qui as agi en mal. » Le corps répondra : « C'est toi qui m'as ordonné et c'est toi qui m'a tenté.» Dieu enverra alors un ange pour juger entre les deux. Il leur dira : « Votre exemple est celui d'un impotent voyant et d'un aveugle qui se sont introduits dans un jardin (pour voler des fruits). L'impotent dit à l'aveugle : « Je vois là des fruits, mais je ne peux les atteindre pour les cueillir. » L'aveugle demande : « Porte-moi que j'en cueille. » Ce que l'impotent fit. « Qui est coupable d'entre les deux ?» Le corps et l'âme répondront : « Les deux ! » L'ange leur dira alors :«Vous vous êtes jugés vous-même ! » Autrement dit, le corps est pour l'âme une monture. »        

  L'âme raisonnable « rouh » doit donc prendre le contrôle de l'âme de l'instinct « nefs » et surtout pas l'inverse. En effet, l'homme ayant une âme spirituelle qui porte la raison lui permettant de concevoir la valeur des règles religieuses, l'inéluctabilité de sa mort et l'approche d'un jugement universel, que les animaux n'ont pas dans leur âme spirituelle, s'il se laisse dominer par son âme bestiale, il devient pire qu'un animal puisque les animaux ont tous la foi et qu'ils ne vont jamais au-delà de leurs besoins ou n'enterrent jamais leur bébé vivant comme c'est arrivé chez les arabes à l'époque pré-islamique à cause de traditions totalement ignobles : (S2v17) « Les mécréants ressemblent à [du bétail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point. »(S8v22) « Les pires des bêtes auprès d'Allah, sont, [en vérité], les sourds-muets qui ne raisonnent pas . »
(S8v55) « Les pires bêtes, auprès d'Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement), »
 

Ainsi pour obtenir la dignité, le but est d'arriver à anoblir l'une et l'autre en les gardant apaisées dans la décence d'un cadre légal et dans les limites de leurs besoins sagement établies par Dieu. De plus, arriver par la piété à répondre modérément à ses besoin et à se passer des envies correspond à la sérénité du cœur et donc à la liberté dans cette vie :
(S91v7/10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. » 

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bien c’est la bonne moralité et le mal c’est ce qui reste hésitant dans ta poitrine et que tu n’aimerais pas que les gens découvrent. » (Moslem) Le Prophète (SBDSL) a dit  : « Renonce à ce qui t’inspire du doute pour ce qui ne t’en inspire pas. » (Attirmidhi)Le Prophète (SBDSL) a dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. »(URA) Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni) (S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué » (ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu » Pour prendre des exemples des règles légales islamiques, il faut savoir que le mariage purifie la fonction sexuelle, que jeûner tous les jours a été interdit et que l'équilibre alimentaire anoblit notre dépendance liée à la nourriture.
De plus, il est donc important de noter que les ennemis de l'être humain sont les démons, les passions, son âme bestiale et l'adoration du bas-monde, car Allah ayant créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, les qualités spirituelles sur terre et l'assouvissement des passions au Paradis, il ne faut pas se faire tromper par notre âme bestiale qui détient des passions illimitées vers lesquelles les démons nous appellent, car elles sont incompatibles avec la vie terrestre limitée dans tous ses aspects, l'acquisition des qualités spirituelles, et donc de l'obtention du Paradis.
          En fait ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est que la créature animale se contente de vivre momentanément pour satisfaire ses désirs. Elle vit dans le temps présent et n’a donc pas le sentiment d’une éternité qu‘elle pourrait rencontrer. Tandis qu’à l’être humain au contraire, il est demandé de faire un effort pour comprendre que derrière les choses, il y a quelque chose, que cette vie est brève et que l’existence a une finalité. Mais il ne prendra pas conscience de cette finalité si la croyance en Dieu, qui est son Créateur, et la croyance en l’au-delà, qui est sa destination finale, n’habitent pas vraiment son cœur. Par contre s'il en prend conscience, contrairement à l’animal, il se détache de la matérialité et retrouve sa dignité spirituelle d’être humain. 
Ainsi en réalité, il ne peut y avoir de conception de la morale sans la foi en Dieu, en l'au-delà et en un jour de jugement universel. Un peuple qui perd sa foi ou sa religion se condamne donc par-là même à perdre ses valeurs morales. Dans le coran, on lit :
(S19v59) « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, »

En effet, à partir du moment ou un peuple délaisse l’activité principale de son adoration qui est de se soumettre à Dieu dans la prière pour se nourrir de Sa sagesse, il se fait alors entraîner par sa passion.
A partir du moment où un peuple ou un être humain se coupe de sa relation à Dieu, donc d’une relation transcendante qui l'élève vers la recherche de la noblesse, il s’enlise dans la recherche des plaisirs en oubliant toute limite et toute valeur morale, familiale et sociale.
A partir du moment où il est coupé du ciel et de la conception de l'au-delà, il se met à vivre dans le temps présent en se comportant comme un animal vers un assouvissement sans limite de son âme bestiale, 
synonymes d'excès en tout causant la ruine de l'homme, et cette loi pour qui connaît l’histoire des peuples et des civilisations est aussi universelle que la loi de la gravitation.Ainsi il apparaît clairement que l'ennoblissement spirituel dans la piété élève l'homme en l'embellissant alors que l'abandon dans les plaisirs physiques sans cadre légal le rabaisse en le dégradant.De plus, il faut noter que lorsque l'homme se consacre particulièrement au spirituel dans sa vie, les forces physiques agissant sur le corporel s'atténuent, et l'âme ressent comme un apaisement allégeant l'élevant vers un joyeux flottement, puisque notre âme spirituelle a été crée au ciel.Par conséquent il faut comprendre le sens véritable de la foi pour pouvoir s'élever vers notre logique condition véritable pour laquelle Dieu nous a créé : c'est à dire L'adorer corps et âme en Lui soumettant tout légitimement comme le montre la piété permanente du Prophète (SBDSL), afin de suivre le meilleur des chemins, pour atteindre la suprême des hauteurs et y découvrir la souveraine des positions que les êtres conscients puissent obtenir : la dignité, amenant l'amour du Seigneur envers Ses créatures : (S4v58) « Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait (vers la dignité) ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout. »Cependant la satisfaction divine étant la meilleure des récompenses, elle devient un meilleur bienfait que la dignité, car la valeur du Bienfaiteur a légitimement plus de valeur que Ses bienfaits.
Or pour rester dans la plus belle grandeur, tous les efforts vers la sagesse doivent être dédiés à Dieu afin de reconnaître qu'on agit en Lui, par Lui et donc pour Lui. En effet nos bonnes oeuvres n'étant possibles que par Sa création et n'étant par conséquent valables que par leur intention d'agir justement en Son nom, le but ultime est de Lui dévouer tous nos bons actes jusqu'à mourir
 soumis à Lui. C'est pourquoi en rappelant que la vie du Prophète permet d’être constamment en adoration puisqu'il suffit de toujours évoquer Dieu au début de nos occupations, lorsque l'homme suit son exemple, il sera à l’abri du châtiment divin au moment de sa mort prédestinée par Dieu, car son dernier acte sera forcément pendant l’adoration et récompensé par le plus haut niveau de Paradis :(S3v102) « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit d’être craint. Et ne mourrez qu’en pleine soumission. »          Tout ce qui arrive à l'homme doit aussi lui servir à acquérir les diverses qualités. Or l'homme étant une créature qui oublie à cause des soucis de la vie et de son sommeil réparateur, il doit souvent se souvenir de son Seigneur par les pratiques religieuses pour obtenir la clairvoyante sagesse dans ses actions et ressentir profondément les meilleurs sentiments. D'ailleurs il faut rappeler que dans la langue arabe le mot « homme » se dit « insan » ce qui signifie « celui qui oublie » et que l'effort du rappel du divin appartient donc à sa nature.
          Ainsi il faut également rappeler que le coeur
(organe roi de l'homme) se nourrit des ambiances et des habitudes en commandant au cerveau (organe ministre de l'homme) de faire exécuter des actes aux parties du corps (les sujets de l'organe roi). Par conséquent si l'homme reste dans les ambiances de foi, ses actions seront très souvent bonnes car il ressentira la présence divine : (S18v28) « Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant(le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. »
(S7v201) « Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du Diable les touche se rappellent [du châtiment d'Allah]: et les voilà devenus clairvoyants. »
Selon Abou Darda (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque trois hommes qui se trouvent en ville ou dans le désert n'accomplissent pas la prière en commun, Satan prend le dessus sur eux. Astreignez-vous donc à la prière en commun car le loup ne dévore du troupeau que la bête isolée. » (Abou Dawud)Il apparaît donc que s'il n'existe pas d'ambiance de foi autour de nous, il faut noblement essayer d'en créer en construisant des mosquées et en instituant des cercles d'enseignement religieux, social, scientifiques et de glorification d'Allah. En effet, le nombre de bonnes actions sociales et religieuses est logiquement fonction du temps passé dedans, puisque cela participe à la création de la foi.          Pour tenter d'expliquer ces remarques sur les ambiances, il faut comprendre que les souvenirs des moments vécus au cours d'une journée provoquent des échos dans notre esprit tel une musique dans la tête. Or la meilleure mélodie que nous puissions avoir dans notre esprit est celle du pieux rappel car cela permet de profiter de la sagesse divine.A ce sujet il faut aussi rappeler que les savants ont découvert que l'intelligence consciente et le centre de décision conscient, situés dans la zone frontale du cerveau, ne sont pas les seules à déterminer nos actions. En effet, une autre forme d'intelligence, située en dessous du cortex cérébral, existe dans notre cerveau. Il s'agit de l'hippocampe qui stocke toutes nos expériences. Or ce dont nous nous souvenons détermine ce que nous faisons et plusieurs centres de coordination jouent aussi un rôle décisif avant l'action : le centre de la peur et de la panique situé dans le noyau amygdalien et ses adversaires les centres du plaisirs et de la récompense. Tous échappent à notre contrôle conscient et ils analysent tous les signes extérieurs avant que nous en ayons conscience en traduisant le résultat par un sentiment. Avant même que nous commencions à réfléchir à quelque chose, l'inconscient a donc déjà décidé ce qui est bon pour nous. Alors ceux qui vont à l'encontre de cette sagesse choisissent évidemment le mauvais chemin et deviennent vraiment injuste envers eux-mêmes :
(S16v
28) « Ceux à qui les Anges ôtent la vie, alors qu'ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront) : “Nous ne faisions pas de mal ! ” - “Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez. »
(S10v44) « En vérité, Allah n'est point injuste à l'égard des gens, mais ce sont les gens qui font du tord à eux-mêmes. » 
          Enfin Dieu explique que le rappel de Sa présence est la meilleure occupation que nous puissions avoir, car même si l'on comprend la grandeur de la morale, nous ne sommes que ce que nous faisons :(ExtS29v45) « Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. » 

En effet, la morale ne peut que confirmer que dans notre courte vie régit par l'omniprésence du Saint Créateur, le meilleur comportement est de fréquemment se Le rappeler en L'honorant, en L'adorant et en évoquant Ses qualités, Ses attributs et Ses bienfaits, pour que nous puissions logiquement nous ennoblir par l'adoration. De plus, en comparaison aux plaisirs éternels du Paradis qui ne détiennent aucun effort de piété, on ne peut aussi qu'admettre que notre monde éphémère, où la vénération est donc la meilleure occupation, doit évidemment être mis à profit pour passer le plus de temps possible dans ce légitime et méritant rappel d'Allah pouvant mener à la plus grande dignité. 
L'histoire d'Adam et Eve
          Les djinns adorèrent Allah le Très Haut pendant des siècles, mais le mal apparut entre eux et les domina : le sang jaillit et la terre fut dévastée. Ils étaient devenus infâmes et cruels. Ils tuaient et détruisaient tout sur leur passage : les oiseaux, les arbres, les plantes, les maisons… Voyant tout cela, Allah (Glorifié soit-Il) envoya des anges et des djinns qui étaient restés fidèles à Lui pour rétablir la justice sur la terre. Lorsque tout rentra dans l’ordre, les oiseaux se remirent à chanter la paix, les arbres recommencèrent à se prosterner, les fleurs renaquirent et le soleil darda à nouveaux ses rayons. Plus tard, Iblis, c'est à dire Satan, le chef des djinns ayant rétablit la justice, grâce à son culte, à sa grande science et à son imitation des anges dans l'obéissance, devint le chef de la terre et eut l'autorisation de pouvoir se déplacer dans toute la création.
       Un vendredi, Allah (Glorifié soit-Il) déclara
:
(ExtS2v30) “Je vais établir sur la terre un vicaire “Khalifat”. Ils (les anges) dirent : “Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ? ” - Il dit : “En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! ”. » (En effet Dieu savait qu'il y aurait parmi les hommes, des Prophètes, des Messagers, des loyaux, des justes, des martyrs et des vertueux)
          
 Allah le Très Haut ordonna alors à l’ange de la mort de ramasser une poignée de chaque sorte d’argile dans toutes les contrées. Il y en avait de la noire, de la blanche, de la rouge et de la jaune. Allah le Très Grand rassembla alors les quatre argiles dans le Paradis, les mouilla et créa une forme longiligne. La statue d’argile sécha au point de devenir noire. Ainsi fut la forme originelle d’Adam, le premier homme, père de l’humanité. Personne n’avait jamais vu un visage comme le sien. Il était impressionnant car son corps faisait soixante coudées de long sur quatorze coudées de large. Adam resta ainsi sans que personne ne se soucie de Lui pendant quarante jour (ou années). En passant près de lui les anges étaient effrayés. C’est alors qu’Iblis, également effrayé, vint vers lui et l’observa. Il n’avait jamais rien vu d’aussi étrange. Par curiosité, il le poussa légèrement mais ne sentit aucun mouvement et n'entendit qu'une sonorité semblable à la résonance de l'argile. Il frappa même Adam à coup de pied, mais il ne réagissait toujours pas. Au bout d'un certain temps, Iblis déclara : « il y a un but derrière ta création.» Ensuite, il s'envola vers son visage et vit un trou à l’endroit de la bouche. Il décida alors d'y entrer mais n'y trouva rien. Ce corps était complètement vide. Iblis alla aussitôt prévenir les anges : « j’ai visité l’intérieur du corps argileux, sachez qu'il est vide et que toute chose dont l’intérieur est vide peut être cassée. Donc n'ayez pas peur de lui, car il est creux tandis que votre Seigneur est l'Impénétrable. Si l'on me rendait maître de lui, je l'anéantirais. » Allah lui donnera l’empire du monde terrestre mais vous les combattrez et les chasserez comme vous avez fait pour les djinns. « O Iblis, nous l’avons fait parce qu’Allah nous l’avait ordonné et nous avons l’ordre de nous soumettre à cette créature», lui répondirent les anges.
          Quelques temps plus tard, l
a lumière du Seigneur (Glorifié soit-Il) apparut et Sa voix retentit à travers toutes les galaxies. Iblis guettait … Toute la création s’impatientait de connaître son nouveau maître. Le Roi de l’univers (Glorifié soit-Il) proclama : « lorsque J'aurais terminé de le former harmonieusement (de Mes mains) et j'aurai soufflé en lui (simultanément) de Mon esprit et de Mon souffle de vie, prosternez-vous vers lui. » Allah le Très Haut insuffla donc en Adam de Son esprit et de Son souffle de vie.
C’est ainsi que l’esprit et le souffle de vie s’engouffrèrent dans sa bouche, déployèrent ses poumons et descendirent jusque dans ses viscères. Partout où ils passaient, ils transformaient l’argile en os, en veines, en organes, en muscles, en chaire et en peau.
          Lorsque l’esprit et le souffle de vie arrivèrent à la tête d’Adam, il éternua et ses premiers mots furent de répéter ce que les anges lui dire de prononcer : « Al Amdoulilah, Louange à Dieu » et Allah le Tout Puissant lui répondit « Rahimak Allah Rabouk, Que la miséricorde de Dieu soit sur toi ». Ces premiers mots du Seigneur à Sa nouvelle créature démontrent encore clairement qu'Il ne veut que le mieux pour elle, c'est à dire lui faire découvrir plus tard la valeur suprême de la sagesse.
          Adam se mit alors à respirer et sentit la fraîcheur du Jardin d'Eden (probablement une partie particulière du plus bas niveau de Paradis, comme il sera expliqué ci-après) : ce fut sa première bouffée d’air. Quand ensuite l'esprit pénétra ses yeux, il regarda les fruits du Paradis, et quand il atteignit son estomac, il sentit l'envie de manger et bondit avant même que l'esprit n'atteignent ses pieds dans son élan vers les fruits du Paradis. Dieu dit à ce propos dans le Coran : (S21v37) « L'homme a été créé prompt (impatient) dans sa nature. » 
Ainsi en retenant dignement cette éprouvante force impatiente liée à son âme bestiale, l'homme développe noblement la qualité de la patience dans son âme spirituelle et donc une des plus représentatives qualités de la sagesse.        
  Adam regarda alors autour de lui : tout était beau et resplendissant. Sur l'ordre d’Allah le Très Grand, les anges étendirent leurs ailes en laissant passer des filaments de lumière derrière leurs dos. Ils se courbèrent devant Adam les uns après les autres avec respect.
          Tous se prosternèrent sauf Iblis, car ce dernier gonflé d’orgueil, choisit de désobéir au Seigneur. Soudain un flux de lumière intense éblouit Iblis et une voix profonde résonna : « Pourquoi ne t’es-tu pas prosterné alors que Je te l’avais imposé !» Iblis, tête baissée, sentit la chaleur d’Allah traverser tout son corps et ses membres se crispèrent. Il releva doucement la tête, jeta un regard venimeux vers Adam et lança sèchement : « Je suis meilleur que lui,Tu m’as créé de feu alors que lui Tu l’as créé d’argile ! » Allah le Très-Haut reprit : « Descends de mon Jardin d'Eden (et retourne au ciel inférieur, celui de la terre) ! Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil dans ce lieu ! Sors ! Te voilà parmi les méprisés ! » « Accorde moi un délai jusqu’au jour ou les descendants d’Adam seront ressuscités ! » demanda Iblis. « Tu es de ceux à qui le délai est accordé ! » répondit Allah le Très Haut. « Puisque Tu m’as induit en erreur, répondit Satan, je m’opposerai à eux pour qu’ils délaissent le droit chemin, puis je les attaquerai de tous les côtés. » « Sors de là ! Banni et rejeté ! Quiconque te suit parmi eux… de vous tous J’emplirai l’Enfer ! » dit Allah le Très Haut.
...
          Ensuite, Allah le Très-Haut prit Adam et fit sortir de ses reins toutes les âmes de la race humaines afin qu’elles témoignent sur elles-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Elles répondirent : « Mais si, nous en témoignons… » afin que les hommes ne puissent dire au jour du jugement : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention. » A ce moment-là, Il éleva leur père Adam qui les regarda et vit parmi eux le riche et le pauvre, l'aveugle et le sourd, le beau et le laid puis dit : « Ô Seigneur,... si tu les traitais sur un pied d'égalité ? »  Dieu répondit : « J'aurai préféré être remercié »
(pour que les hommes ne soient pas inattentifs à Mes bienfaits et qu'ils augmentent leur dignité par cette gratitude et leur entraide).

          Allah le Très-Grand voulut ensuite montrer la supériorité d’Adam sur les anges dont certains n'avaient pas compris les raisons de cette création de l'homme pouvant faire le mal alors qu'eux sanctifier le Seigneur continuellement. Il enseigna à Adam le nom de l’ensemble des créatures, des animaux qui volent, qui marchent, qui rampent et de tout ce qui existe. Puis, Il appela les anges pour leur demander de nommer toutes ces choses mais les anges ne surent pas. Alors Il interrogea Adam qui lui sut répondre. Voilà comment les anges avouèrent finalement leur infériorité en déclarant :
(S2v32) « Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage (d'avoir choisit la miséricorde et l'enseignement du meilleur chemin)
». Ainsi il faut noter que Dieu eu quatre marques de haute considération à l'égard d'Adam. Il l'a créé de Ses mains, lui a insufflé de Son Esprit, a ordonné aux anges de se prosterner devant lui et lui a appris le noms de toutes les créatures.          
 Ensuite, Allah (Glorifié soit-Il) lui inspira des mots qui deviendront les paroles des croyants : « Avance vers ces anges et transmets leur le salut. » Adam s’avança vers eux et s’adressa sans difficulté dans leur langage : la langue arabe (qui sera celle du Paradis). Celle-ci fut donc la première parlée par l'humanité jusqu'à ce que Dieu attribut plusieurs langages aux êtres humains afin qu'ils s'entre-connaissent noblement : (S49v13) « O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »Adam salua donc les anges du salut qui deviendrait celui des croyants : « As salam alaykoum, Que le salut soit sur vous». Les anges lui répondirent : « Wa alaykoum salam wa ramatoullah, et que la salut soit sur toi ainsi que la miséricorde de Dieu». Allah le Très-Haut dit alors à Adam : « Ceci sera ton salut ainsi que celui de ta descendance. Libre à toi maintenant de goûter aux plaisirs du Jardin d'Eden du Paradis...»        
  Dans le Jardin d'Eden, Adam était émerveillé ! Il observait les plantes et les animaux, dès qu’il voyait une chose qu’il ne connaissait pas, il courait vers elle tel un enfant. Il sentait les fleurs aux parfums exquis qui embaumaient les lieux. Les arbres portaient des fruits aux mille saveurs. Adam les prenait délicatement et les dégustait…        
  Un jour, Dieu proposa le dépôt de foi à la création et Adam voulut s'en charger :
(S33v72) « Nous avions proposé aux cieux , à la terre et aux montagnes la responsabilité (le dépôt de foi qui permet de choisir personnellement entre le bien et le mal pour en être rétribué au Paradis ou en Enfer). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste envers lui-même et très ignorant.
» En effet la curiosité toute nouvelle d'Adam et son innocence le prédestinèrent logiquement à accepter cette proposition dont il n'avait pas réalisé clairement l'énorme portée dangereuse de ses conséquences incertaines.
         Adam s'endormit pour la première fois…     
      Lorsqu’il ouvrit les yeux, il vit une créature allongée à ses côtés qui lui ressemblait. Il fut étonné et se redressa en demandant : « Qui es-tu ? ». « Je suis ton épouse. Allah m’a créé de toi et pour toi afin que ton cœur trouve le repos auprès du mien. »          Adam se trouva alors comblé et se prit d’amour pour cette femme qui s’appelait Eve. 
Allah le Très-Grand. Il leur avait accordé le jardin d'Eden avec tous les fruits et les délices qu’il produisait à l’exception d’un seul arbre qu’Adam et son épouse ne pouvait approcher.
          Allah le Tout-Puissant les avait mis aussi en garde contre les ruses d’Iblis. En effet ce dernier agonisait de rage et ne cessait de réfléchir aux stratégies qui pourraient mettre fin au bonheur des deux premiers humains. Il ne supportait plus de voir les grâces divines se répandre sur Adam et Eve alors que lui en avait été exclu. 

 Alors Iblis se mit à errer autour du Paradis pour voir s’il n’y avait pas une autre issue… Un jour, il trouva enfin une ruse démoniaque qui lui permit de s’infiltrer au Paradis en prenant une autre forme, car Allah le Très-Haut a donné la possibilité aux djinns de se transformer en ce qu’ils veulent puisqu'ils sont faits de feu. Iblis était méconnaissable…Il courut aussitôt à la rencontre d’Adam et Eve, les regarda avec un air d’innocence, puis s’avança vers eux délicatement pour questionner Adam :  
-Comment trouves-tu cette vie qu’Allah t’a accordé ? -Je la trouve merveilleuse, Allah me comble de Ses bienfaits, je suis la plus heureuse des créatures ! s’exclama Adam. -Pourtant un jour, Allah vous chassera du Paradis, toi et ton épouse ! Quelle triste fin… -Que me racontes-tu ? Allah n’aime point l’injustice !-Allah est Tout-Puissant, Il fait ce qu’Il veut ! D’ailleurs, je suppose qu’il vous a ordonné de vous tenir à l’écart de cet arbre ? Interrogea malicieusement Iblis.-Oui c’est vrai, répondit Adam.Il s’adressa cette fois-ci au couple et leur demanda :-Et savez-vous pourquoi ?
Adam et Eve se regardèrent en restant silencieux.
Iblis reprit aussitôt :
-L’arbre qui vous est interdit n’est autre que l’arbre de vie que l’on nomme aussi l’arbre de l’éternité. Allah ne pourra chasser du Paradis quiconque mangera de son fruit. Croyez-moi ! J’ai entendu parler de vos douces vertus et de vos bons caractères, ainsi j’ai pitié de vous et je veux vous aider. Suivez mon conseil et mangez de son fruit.
-Je ne cesserai jamais de faire ce qu’Allah m’a ordonné, je ne veux pas de ce fruit ! Répondit Adam.
-Je jure que je suis de ceux qui vous veulent du bien et qui vous donnent de bons conseils ! Insista Iblis...
          
Adam sentit la tentation l’envahir, ...
 Adam lutta mais la peur de perdre le Paradis fut plus forte et il leva ainsi la main vers l’arbre car il ne connaissait pas la malfaisance et par conséquent le mal du mensonge et des mauvaises intentions. Il cueillit le fruit, le porta à sa bouche et y goûta. Eve en fit de même et à peine eurent-ils avalé un morceau qu’ils se sentirent emprisonnés par une force incroyable.
          Leurs vêtements de lumière cachant leur parties intimes se détachèrent de leurs corps (ou la lumière spirituelle qui cachait le mal de leur nudité disparut), les laissant nus l’un en face de l’autre. Ils coururent donc se cacher pour couvrir leurs parties génitales avec des feuilles du Paradis, car un sentiment de honte inspiré par Dieu les avait envahis pour les guider vers la valeur suprême de la sagesse
. Certains savants disent que ce fruit fut digéré et transformé pour la première fois dans leur corps en excréments impurs, les faisant donc devenir incompatibles avec le Paradis pur. Cet arbre correspondant donc au savoir du bien et du mal, la comparaison avec la digestion est justifiée pour comprendre qu'il faut se servir sagement de l'utilité des choses et de la connaissance des sentiments tout en rejetant leur mal, comme notre dépendance à la subsistance nous explique la dépendance permanente de toute la création à la puissance divine.       
   La colère d’Allah Le Tout-Puissant fit trembler la Paradis, Adam et Eve étaient tétanisés de peur par la prise de conscience de leur péché. Alors la voix d’Allah le Très-Haut résonna dans l’immensité des cieux : « Ne vous ai-Je pas averti de prendre le Diable pour ennemi ! » et il les fit quitter le Paradis.         Par cette erreur instructive, Dieu décida donc de sagement continuer à les éprouver en les envoyant sur la terre de l'impureté, du regret, de la fatigue et de l'effort, où seule la piété religieuse apaise et purifie l'être humain face à ces maux tout en l'anoblissant dignement :(S20v114/115) « Que soit exalté Allah, le Vrai Souverain ! Ne te hâte pas [de réciter] le Coran avant que ne te soit achevée sa révélation . Et dis : "Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances ! ” En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia; et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. »(S20v123) « Allah dit : « Descendez d’ici, (Adam et Eve), [vous serez] tous (avec vos descendants ennemis les uns des autres (hommes et progénitures d'Iblis). Puis si jamais un guide vient de Ma part, quiconque (hommes ou djinns) suit Mon guide ne s’égarera, ni ne sera malheureux. » (S7v35) « ô enfants d'Adam ! Si des Messagers [choisis] parmi vous viennent pour vous exposer Mes signes, alors ceux qui acquièrent la piété et se réforment, n'auront aucune crainte et ne seront point affligés. »Il apparaît donc que les jardins d'Eden du Paradis pourraient être une façon d'exprimer la vie d'Adam avec l'émotion du Paradis mais les sensations et besoins de la vie terrestre. En effet, comme le précise Dieu au futur dans le verset suivant, il avertit Adam et Eve de ne pas se faire sortir du Paradis par la tentation d'Iblis pour qu'ils connaissent plus tard les conditions complètes de la vie paradisiaque : (S20v117-119) « Alors Nous dîmes : “ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu'il vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux. Car tu n'y auras pas faim ni ne seras nu, tu n'y auras pas soif ni ne seras frappé par l'ardeur du soleil”. »C'est à dire qu'Adam et Eve pouvaient sentir la faim et l'ardeur du soleil mais sans connaître la réelle valeur de leur aspect difficile puisque leur coeur était constamment dans l'émotion de bonheur du Paradis. Le jardin d'Eden serait donc l'antichambre procurant inévitablement le Paradis par la pureté liée à l'innocence méconnaisant le mal, alors que le monde terrestre serait l'antichambre procurant le Paradis par la pieuse sagesse purificatrice liée à l'anoblissement vers le choix du bon chemin et ainsi du meilleur des bienfaits : la dignité.
           Il pleura longtemps et fini par humblement implorer le pardon d'Allah à l'aide d'une inspiration divine jusqu'à ce que le soleil se lève à l'horizon… : 
(S2v37) « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. » Allah le Miséricordieux agréa alors son repentir...

 
(S2v23) « Tous deux dirent : "Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants”. » 
          
     Allah le Très-Haut raconte l’histoire d’Adam vingt-cinq fois dans le Coran, sans préciser ni de date, ni de lieu. Ceci nous montre que ces derniers n’ont pas une grande importance et nous incitent plutôt à retenir la morale. L’Imam Qortobi a dit : « Le nom d’Adam est tiré du terme arabe « Adim » qui signifie la terre.  C'est pour ça que l'homme mange ce qui provient de la terre et qu'il y retournera après sa mort puisque c'est de là qu'il vient. De plus en arabe, l’homme se dit « insane » : il est tiré du mot « nissiane » qui veut dire l’oubli. C’est ainsi qu’Adam fut le premier homme qui oublia l’ordre d’Allah et que l'effort de se rappeler son Seigneur Créateur de tout en permanence apporte à l'homme sa dignité principale.       
   Or cette histoire explique aussi que l’homme est composé de deux éléments :-un corps physique venant de la Terre,-une âme venant de l'Esprit d’Allah le Très-Haut.        
  Allah (Glorifié soit-Il) a voulu que chaque élément se nourrisse de son origine :-le corps se nourrit de la terre (fruits, légumes, eau, viande…)
-l’âme spirituelle se nourrit de l’adoration d’Allah (évocations, prières, Coran, méditations…)
         
 Ainsi l’homme a sagement besoin de se nourrir d’une façon équitable pour s'anoblir :-s’il ne nourrit que son corps, son âme s’affaiblira et il s’éloignera d’Allah.-s’il nourrit que son âme, son corps s’affaiblira et il mourra.         
 Mais la mort étant destinée à toutes les créatures pour établir leur valeur, lorsque l’homme mourra chaque élément retrouvera son origine :-l’âme retournera vers son Seigneur (si elle s'est imprégnée de la foi).
-le corps se décomposera en un amas de terre afin de retrouver sa forme originelle (sauf si c'est un martyr car le corps est préservé par Dieu)
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Certains savants voient des ressemblances dans les caractéristiques de la Terre et dans le caractère de l’homme :-l’homme de caractère dur est semblable à un rocher de même caractéristique.-l’homme généreux ressemble à la terre généreuse qui donne d’abondantes récoltes.-l’homme doux est semblable à une terre fine, pure et agréable.-l’homme radin ressemble à une terre stérile qui ne donne aucune récolte quoiqu’il advienne.-l’homme au mauvais caractère est comparable à une terre qui ne fait pousser que des plantes épineuses.         
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