Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

samedi 18 juillet 2015

La Sincérité dans l'intention de se rapprocher de Dieu (Soubhanahou wa Ta’ala)

L'importance de la sincérité dans l'intention
 Se rapprocher de notre créateur est un besoin fondamental pour chaque être-humain. C’est en faisant tout notre possible pour y parvenir que nos âmes tourmentées pourront trouver la paix, ce qui nous ramène à vérifier dans notre intime intérieur et s'assurer que notre intention est sincère et qu'elle est donc uniquement pour Dieu; c'est à ce prix que l'action qui est faite sera réellement comptée par Dieu comme acte d'adoration.

  Qu'est-ce que l'intention ?

"L'intention est l'objectif qu'a l'homme en son cœur et qui le pousse à faire l'action" (d'après Hujjat ullâh il-bâligha 2/222).

L'intention, c'est ce qui constitue en nous le mobile de cette action (donc ce qui nous pousse à cette action, ainsi que ce que nous avons réellement comme objectif en faisant l'action), donc le résultat que nous visons à obtenir par l'action.
 
Les hommes ne peuvent pas savoir ce que notre cœur recèle.
Mais Dieu, Lui, le sait : "Dis [aux hommes, ô Muhammad] : "Que vous dissimuliez ce qu'il y a dans votre cœur ou que vous le montriez, Dieu le sait ; et Il sait ce qui se trouve dans les cieux et la terre. Et Dieu a pouvoir sur toute chose"" (Coran 3/29). "A Dieu appartient ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Et que vous exprimiez ce qu'il y a dans votre cœur ou que vous le dissimuliez, Dieu vous en demandera des comptes ; puis Il pardonnera à qui Il voudra et Il punira qui Il voudra. Et Dieu a pouvoir sur toute chose" (Coran 2/284).

 Le plus célèbre des Hadîths relatifs à ce point: Omar ibn ul-Khattâb relate que le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Les actions ne sont [comptées auprès de Dieu] qu'en fonction de l'intention. Et chacun n'aura [comme récompense auprès de Dieu] que ce qu'il aura fait comme intention. Celui dont l'émigration [vers la Dâr ul-islâm] a été faite vers Dieu et Son Messager, son émigration sera (comptée par Dieu) comme ayant été faite vers Dieu et Son Messager ; et celui dont l'émigration [vers la Dâr ul-islâm] a été faite (en réalité) vers une affaire mondaine qu'il pourra [y] obtenir ou vers une femme avec laquelle il pourra se marier, alors son émigration sera (comptée par Dieu) comme ayant été faite vers ce vers quoi il a (réellement) émigré" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim notamment).

 Ce hadith sublime montre que les oeuvres sont pesées à la balance de l'intention (Niyya); quand celle-ci est pure, l'oeuvre devient bonne et lorsqu'elle est mauvaise l'oeuvre s'en trouve corrompue.
     C'est l'un des hadiths constituant le pivot de l'Islam.  Il résume - selon l'Imam Ach-Châfi'î - le tiers de la religion, et se rapportent à lui soixante-dix chapitres de la jurisprudence.
     Ainsi l'expression du Prophète  - que la Paix et le Salut soient sur lui -   « les actions ne valent que par les intentions », signifie que les oeuvres légales (Char'iyya) pour lesquelles est rétribué le musulman, comme les actes cultuels (Ibâdât) ou d'obéissance, ne sont valables, parfaits, considérables ou acceptables que si les accompagne l'intention pure par laquelle l'on ne recherche que la face d'Allah  - Exalté soit-Il - .  D'ailleurs, certains savants estiment que ce sens englobe tous les actes, que ceux-ci procèdent du religieux ou du temporel ( Dunyawi ).  Tout acte par lequel le musulman vise la proximité de Dieu, peut procurer à celui-ci une récompense.

     S'agissant de l'expression du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - « Chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire », celle-ci signifie que la part et la récompense qui reviennent à l'homme, demeurent tributaires de son intention.  Si celle-ci est bonne et vouée à Dieu exclusivement, l'oeuvre sera agréée et son auteur récompensé.  En revanche, si l'intention est mauvaise ou corrompue, l'oeuvre sera elle-aussi mauvaise et son auteur en supportera le péché.
 Donnons quelques exemples qui illustrent nos propos :
Celui qui tue délibérément un homme est à son tour tué, 
et subit le jour du jugement dernier un châtiment douloureux.
Celui qui, par erreur, tue un homme paye le prix de sang et n'encourt aucun châtiment dans la vie ultime.
Celui qui formule l'intention de faire du bien, mais en est empêché, en sera récompensé.
Celui qui veut faire du mal, mais s'en abstient, par crainte de Dieu, Dieu le rétribue pour cela.
Celui qui veut faire du mal, mais en est empêché, supporte un péché.

    L'intention a été instituée pour distinguer l'acte adoratif ('Ibâda) de la simple habitude ('Âda) ou encore pour différencier les degrés des actes cultuels.
 Exemple du premier cas : s'asseoir dans la mosquée peut avoir pour finalité la recherche du repos ou la retraite spirituelle (l'tikâf).  
Ce qui distingue l'adoration de la simple habitude c'est l'intention.  Il en va de même du lavage du corps qui peut être accompli pour simplement laver le corps ou pour lever l'état d'impureté, à titre adoratif.
     Exemple du second cas : l'intention hiérarchise les actes cultuels;car l'on peut accomplir - par exemple - deux unités de prière pour s'acquitter de la prière canonique du matin (Subh) ou simplement de la prière surérogatoire (Sunna).
     L'intention a été instituée également pour que l'oeuvre soit vouée entièrement à Allah - Exalté soit-Il - .  En effet le croyant se doit de viser par ses oeuvres l'agrément divin. Il doit veiller à ce que ses oeuvres soient à l'abri des passions, de la recherche de la satisfaction de l'égo, c'est ainsi qu'il peut espérer une grande récompense de la part de Dieu.
     En tant que consécration de l'oeuvre à Allah - Exalté soit-Il -, l'intention a été évoquée, dans le Coran, par le biais de la recherche sincère du visage de Dieu. 
 Allah - Exalté soit-Il - dit :
« Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant Sa face »
Sourate 18. La caverne (Al-Kahf) Verset 28
Ailleurs, le Coran utilise le terme « Ibtighâ' » (recherche) pour parler de l'intention pure :
« Ne donnez que poussés par le désir de la face de Dieu »
Sourate 2. La vache (Al-Baqarah) Verset 272
     Ainsi toute oeuvre qui n'est pas exclusivement vouée à Dieu, ne peut être agréée et son auteur récompensé. Abû Mûsâ  - qu'Allah soit satisfait de lui -  a rapporté l'événement suivant : 
« Un homme vint trouver le Messager de Dieu - que la Paix et le Salut soient sur lui - et lui demanda : « Lequel de ces trois combattants combat sur le chemin de Dieu: l'homme qui combat pour le butin, l'homme qui combat pour la réputation ou l'homme qui combat par ostentation ? » 
Le Messager de Dieu - que la Paix et le Salut soient sur lui -  dit: « Celui qui combat pour que la parole de Dieu soit. la plus haute, c est celui-là qui combat sur le chemin de Dieu » (AI-Bukhârl et Muslim).
     Donc, l'intention pure par laquelle n'est recherché que le visage d'Allah - Exalté soit-Il - constitue l'un des aspects de la sincérité envers Dieu et le signe de la validité de la foi et des actes.  C'est ce qu'exige, d'ailleurs, Allah - Exalté soit-Il - de Ses serviteurs :
« On leur avait seulement ordonné d'adorer Dieu comme de vrais croyants qui lui rendent un culte pur »
Sourate 98. La preuve (Al-Bayyinah) Verset 5
     Abandonner l'ostentation dans les actes adoratifs, est un signe de sincérité vis-à-vis de Dieu, l'ostentation étant la recherche à travers I'oeuvre d'une autre finalité que Dieu.  La sincérité dans les actes constitue une règle générale à laquelle si les gens viennent à se conformer, l'état de la communauté, islamique se réformera et les musulmans mèneront dès lors une vie agréable et prospère.
     La sincérité du commerçant, par exemple, envers Son seigneur revient à ce qu'il  montre de la miséricorde envers les gens lorsque ceux-ci sont dans une mauvaise passe, se satisfaisant d'un minimum de profits et se gardant de monopoliser les denrées alimentaires nécessaires. La sincérité de l'ouvrier dans son travail fait accroître la production et généraliser le bien.  La sincérité des détenteurs du pouvoir, envers Dieu, remettrait leurs pays sur la voie de la réforme et ferait le bonheur et le succès de leurs peuples. La sincérité des riches les empêcherait lorsque viennent les temps difficiles, de se montrer ladres alors que leurs concitoyens succombent sous le poids de l'indigence et des maladies.

     La deuxième partie du hadith met en exergue la place de l'intention, laquelle détermine le sort des oeuvres.  Le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -  dit : « Celui qui émigre pour Dieu et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Dieu et Son Messager » Le terme « hijra » (émigration) consistait à l'origine à ce que les musulmans faibles quittent un pays que dominent polythéisme, impiété et oppression pour la terre de I'Islam (Dar-Al-Islâm) ou un pays où ils ne sont pas inquiétés du fait de leurs convictions religieuses.  
C'est ce que les musulmans premiers avaient fait en fuyant la persécution qu'ils subissaient à la Mecque.  Ils ralliaient Médine où l’État islamique premier était en phase de genèse.  Cette émigration renfermait certes une récompense immense, mais le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - montre ici qu'elle dépendant de la nature de l'intention de l'émigrant.  Celui qui émigre à la demeure de l'Islam par amour pour Dieu et Son Envoyé et par désir de s'initier à l'Islam et que la parole de Dieu soit la plus haute, celui-là est en vérité l'homme qui émigre vers Dieu et Son Envoyé.  Et qu'il lui suffise comme honneur et gloire d'obtenir la récompense consécutive à son intention.
     A la fin du hadith, le Messager de Dieu - que la Paix et le Salut soient sur lui - dit :    « Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas-monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré.» C'est-à-dire que celui dont l'émigration a pour seul but d'obtenir un profit matériel, un bien relatif au monde d'ici-bas ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré.  Autrement dit aucune rétribution ne découle de son action. 
 A ce sujet, l'on rapporte l'histoire d'un musulman qui a émigré de la Mecque à Médine; celui-ci quitta la demeure des négateurs dans le seul but d'épouser une femme appelée Umm Qays, c'est pourquoi il fut appelé l'émigrant d'Umm Qays. 
 Il s'ensuit que celui qui accomplit le pèlerinage à la Maison de Dieu par pure ostentation, ne récoltera aucune récompense, contrairement au pèlerin sincère aspirant à la proximité d'Allah - Exalté soit-Il - et à la rémission de ses péchés; à celui-ci, Allah , s'Il le veut, agrée le pèlerinage et l'en rétribue.
     Certains savants estiment que celui qui accomplit ses ablutions pour se rafraîchir ou jeûne dans un but thérapeutique (parce qu'il veut se mettre à la diète), recherchant par la même occasion la proximité d'Allah - Exalté soit-Il -, ni ses ablutions ni son jeûne ne sont valides, car ayant associé à Dieu autre que Lui ; or les actes doivent être consacrés exclusivement à Dieu.
     En somme, en Islam, les oeuvres ne valent pas par leur forme, mais par la bonne intention les générant, celle vouée à Dieu.  Nul doute qu'il s'agit là d'un principe sublime, procédant du comportement idéal, qui confère aux oeuvres éminence et leur fait gravir les degrés de la perfection.  
Ce principe débarrasse les oeuvres, en même temps, des passions, de toute mauvaise envie ainsi que de toute forme d'ostentation.  
C'est dire que lorsque n'est recherché que Dieu, les intentions en deviennent pures, les coeurs unis, le bien se généralise et les musulmans se tournent tous vers la même finalité: oeuvrer en conformité avec ce qu'Allah - Exalté soit-Il - agrée, or Allah n'ordonne à l'homme que ce qui renferme pour lui du bien, Dieu se passant des créatures.s

Enfin avoir toujours une bonne opinion d'Allah (Soubhanahou wa Ta’ala)

Abou Houraira (RA) a rapporté que le Prophète Muhammad  (que la Paix soit sur lui) a dit :
« Dieu Tout-Puissant a dit : « Je suis selon l’opinion que Mon serviteur se fait de Moi et Je suis avec lui lorsqu’il M’invoque. S’il M’invoque en lui-même, Je l’invoque en Moi, et s’il M’invoque dans une assemblée, Je le mentionne dans une assemblée meilleure que la sienne. Et s’il se rapproche de Moi d’un empan, Je me rapproche de lui d’une coudée ; s’il se rapproche de Moi d’une coudée, je Me rapproche de lui d’une brasse. Et s’il vient vers Moi en marchant, je viens vers lui en courant. » (Sahih Muslim).

Se rapprocher de Dieu: Être un allié d’Allah (Soubhanahou wa Ta’ala)

بسم الله الرحمن الرحيم 
Le hadith transcendant qudsî rapporté par Al-Bukhârî, selon Abû Hurayrah (RAA). Le Messager de Allah (PSSL), rapporte qu’Allah (AWJ) dit: "Celui qui fait montre d’hostilité envers un de Mes alliés (walî), Je lui déclare la guerre. 
Mon serviteur ne se rapproche guère de Moi par quelque chose qui M’est plus agréable que l’accomplissement de ce que Je lui ai prescrit. Mon Serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je deviens son ouïe par laquelle il entend, son regard par lequel il voit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche. S’il M’invoque, Je l’exaucerai certainement. S’il cherche refuge auprès de Moi, assurément, Je le lui accorderai. Aucune chose ne Me fait hésiter plus que [de prendre] l'âme de Mon fidèle serviteur : il déteste la mort et Je déteste le blesser."
Les obligations doivent être un minimum vital. Ce que le Prophète a relaté de Allah dans ce Hadîth qudsî rappelle que c'est une fois ce minimum obligatoire accompli parfaitement que le facultatif prend un sens; et conduit vers un rapprochement intime avec Allah.
Ibn rajab a dit à propos de ce hadith: "Ces paroles signifient que celui qui s'efforce de se rapprocher de Allah , en acquittant d'abord ses obligations, puis en se livrant à des pratiques surérogatoires, Allah le rapproche et l'élève du degrés de la foi vers celui de l'excellence (ihsan). C'est alors qu'il L'adore comme s'il Le voyait, et son coeur s'emplit de la connaissance de Allah, de Son amour, de Sa grandeur, et de Sa crainte révérencielle... L’Islam a réparti les alliés de Allah (awliyâ) en catégories, selon leur proximité spirituelle de Allah. Il y a donc des Prophètes, des véridiques, des martyrs et des vertueux. Il y a les devanciers et les gens de la droite. Il y a les rapprochés et les gens de bien. Il y a parmi les gens ceux qui font du tort à eux-mêmes, ceux qui se tiennent sur une voie moyenne, et ceux qui, par la permission de Allah, devancent les autres par leurs oeuvres pie. Les écarts entre leurs degrés de piété.

Comment atteindre le degré de Wilawa ?

Accomplir les Obligations, s’éloigner des interdits, se rapprocher d’Allah en faisant ce qu’il aime (Prière, lecture de coran, invocations, …) «Prosterne toi et rapproche-toi»
La voie est la purification de l’être.
Qui est l’allié d’Allah ? 
Quiconque peut être un bien aimé de Allah.
Le Wali est celui qui connaît bien Allah, ne néglige aucune obligation, ne s’approche d’aucun interdit ni les plaisirs même autorisés, il multiplie les bonnes œuvres, il suit le Prophète (PSSL) dans sa manière d’adorer Allah, sa manière de se comporter avec sa famille et les autres.
La wilaya est cette même finalité que recherche le musulman et pour laquelle il déploie tous ses efforts. C’est son espoir de nuit comme de jour. C’est elle, et rien d’autre, qui le prive de sommeil le soir : il fuie son lits pour invoquer son Seigneur, par crainte et par espoir; la crainte de la privation et l’espoir de se rapprocher d’Allah.
Les faveurs qu’Allah donne à son allié ?
La voie de la piété, dans son élévation et sa noblesse, ne connaît presque pas de fin. Plus l’homme s’élève en piété, plus les faveurs divines envers lui augmentent. Ses faveurs atteignent des degrés qui dépassent même l’imagination de l’homme. Ces degrés sont explicités et exprimés dans ce hadith: "Devenir son ouïe, sa vue, sa main et son pied" cela ne signifie ni une union de nature avec Allah ni une fusion en Lui : ni que l'homme ayant atteint une grande proximité par rapport à Allah devienne divin, ni que Allah s'incarne en cet homme. C’est une volonté commune : le cœur de cet homme se met alors à être attiré essentiellement par ce que Allah agrée. L'homme ayant acquis la grande proximité dont parle ce Hadîth dispose donc d'un cœur proche de Allah, et, en tant que tel, ne ressent plus d'attirance qu'essentiellement pour écouter les paroles qu’Allah agrée, regarder les choses qu’Allah agrée, toucher ce qu’Allah agrée et aller là où Allah agrée.
Décrivant Ses bien aimés dans le Coran, Allah dit: "Assurément les biens -aimés de Allah, aucune crainte à leur sujet et nul chagrin ne les affliges. Ceux qui ont cru et pratiquaient la piété y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime".
Allah peut donner certaines faveurs à ceux qu’Il aime. Ils peuvent par l’aide d’Allah réaliser des chose qu’un homme normal ne peut réalisé, ils ont souvent une issue favorable de chaque difficulté, Allah les avertis souvent par des rêves pieux.
Les alliés d’Allah et les alliés du diable.
«Et lorsque Nous dîmes aux Anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, excepté Iblis [Satan] qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le commandement de son Seigneur. Allez-vous cependant le prendre, ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi, alors qu'ils vous sont ennemis ? Quel mauvais échange pour les injustes !»
Le pouvoir extraordinaire de certains n’en fait automatiquement des alliés d’Allah. Celui qui ne respecte pas les principes de l’islam ne peut pas être un Wali.

Se rapprocher de Dieu, que signifie cette expression ?


  بسم الله الرحمن الرحيم 
Se rapprocher de Dieu signifie éprouver un amour, une dévotion et une crainte grandissants pour Lui. Il n'existe pas de limites pour savoir jusqu'où une personne peut se rapprocher de Dieu. Les hommes dans l'au-delà seront récompensés proportionnellement à leur proximité à Dieu et gagneront en conséquence de leurs actes la vie éternelle au paradis. Le but principal de tout homme dans cette vie serait de faire un véritable effort dans ce sens, comme Dieu l'affirme. Les efforts accomplis par les croyants à ce sujet sont ainsi décrits dans le Coran:
(Tel autre,) parmi les bédouins, croit en Allah et au Jour dernier et prend ce qu'il dépense comme moyen de se rapprocher d'Allah et afin de bénéficier des invocations du Messager. C'est vraiment pour eux (un moyen) de se rapprocher (d'Allah) et Allah les admettra en Sa miséricorde. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. (Coran, 9: 99)
L'amour et la dévotion éprouvés par une personne qui se rapproche de Dieu augmentent sans cesse. Elle craint énormément les agissements condamnés par Dieu et évite ainsi les actes répréhensibles. Sa piété, sa ferveur et sa volonté de servir la religion n'en seront que plus grandes. Plus l'homme se rapproche de Dieu, plus ces vertus s'affirmeront en lui.

- Est-il possible de reconnaître les personnes plus pieuses? Quel type de comportement est un signe de piété?
Il est important de préciser que la piété est la base de tout: en d'autres termes, c'est craindre Dieu et œuvrer pour la religion. En dehors de cela, le désir d'une personne de toujours vouloir plus, son ascendance, le statut social ainsi que les biens matériels, ces éléments n'ont aucune importance au regard de Dieu et des musulmans. Dieu exprime cette vérité dans un verset:
O hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. (Coran, 49: 13)