Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 13 juillet 2015

Citations de Djalāl ad-Dīn Rūmī:Lumière du cœurمقولات لجلال الدين الرومي: نور القلب

Si votre lumière émane du cœur ..
  Vous ne serez jamais perdu.
ـ إن كان نورك ينبع من القلب..
 فإنك لن تضل الطريق أبدا.

Emouvant récit d'une conversion à l'islam ᴴᴰ

Sur la participation aux réunions de science par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Si tu assiste à une réunion de science, veille à ce que ton but soit d’acquérir plus de
connaissances et d’avoir une plus grande rétribution.
Et non de rechercher une faute à critiquer ou un fait étrange à diffuser.
Ce sont là des actes de gens vils qui ne réussissent jamais dans le domaine de la science.
Si tu y assistes en ayant une telle intention, tu feras un bien de toutes les manières.
Si tu n’y assistes pas, le fait de rester chez toi est plus confortable pour ton corps,
plus généreux pour tes mœurs, et plus sain pour ta foi.
Alors si tu y participes, efforce-toi d’agir de trois façons possibles : Soit tu gardes
le silence tels les ignorants et tu auras la rétribution de l’intention de voir, le mérite
de ton manque de curiosité, la générosité de la compagnie et l’amabilité de tes compagnons.
Si tu ne le fais pas, pose des questions tel un élève et tu auras quatre qualités en plus d’une
cinquième qui est celle de la quête de la connaissance.
Tes questions doivent être sur ce que tu ne sais pas.
Car poser des questions sur ce que l’on sait relève de la stupidité, de la faiblesse d’esprit,
de la vaine parole et de la perte de temps.
Cela pourrait même t’attirer des ennemis car c’est de la pure et simple curiosité.
Évite donc d’être curieux car il s’agit d’un mauvais attribut, si l’on te répond par ce qui
te suffit alors arrête de parler, mais si la réponse est insuffisante ou incompréhensible
n’hésite pas à dire : « Je n’ai pas compris », et demande plus d’explication.
Si on ne t’explique pas ou si on garde le silence alors laisse ton interlocuteur, autrement
tu t’attireras mal et hostilité, au lieu d’explications.
Ne contredis pas l’avis d’un savant de façon à ce que ton avis soit tout à fait l’inverse
de ce qu’il a dit, ou en présentant une donnée imperceptible pour ton adversaire.
Abstiens-toi de cela, car ça ne te permettrais d’obtenir aucune rétribution, ni aucun apprentissage mais uniquement ton ressentiment et celui de ton adversaire, ce qui peut être source de préjudice.
Méfie-toi de poser des questions à celui qui vise à t’embarrasser ou à un arrogant qui prétend à la connaissance. Ce sont là deux mauvaises moeurs qui recèlent, une fois corrompue, un excès de curiosité et une grande stupidité.
 – Exalté soit-Il – nous suffit. Il est notre meilleur garant.
Si tu fais l’objet d’un blâme ou d’une critique écrite, n’y réagit pas par un excès de colère
avant de t’en assurer.
Et ne l’approuve pas non plus avant d’en vérifier la pertinence car tu ferais ainsi preuve d’injustice envers toi-même en te privant de la vérité.
Mais sois paisible et abstiens toi de tout conflit.
Cherche à comprendre ces propos et à les admettre s’ils s’avèrent justes,
ou bien rejette les s’ils sont faux.
Tu auras ainsi une bonne rétribution, une grande louange et un immense bienfait.
Celui qui préfère le peu qu’il a, à ta richesse est aussi riche que toi-même si tu es aussi riche
que Qârun (Crésus). Néanmoins, s’il se garde d’obtenir ce que tu es avide de gagner alors il
est plus riche que tu ne l’es.
Et celui qui dédaigne les choses de la vie auxquelles tu es soumis est plus noble que tu ne l’es.
Il est du devoir de tous d’apprendre le bien et de l’appliquer.
Si on accomplit ces deux faits, on satisfait aux deux vertus.
Mais si on l’apprend sans l’appliquer on acquiert la vertu de l’apprentissage et le vice du
manquement à son application.
Cette dernière solution est toujours mieux que celle de renoncer aux deux faits : apprendre et appliquer.
Toutefois,ce dernier est moins blâmable que celui qui dissuade les gens d’apprendre et de faire le bien.
Abû Muhammad a dit : « Ces propos sont faux, ce qui est pire encore est le cas de celui qui s’abstient d’appeler au bien et d’interdire le mal et qui en outre, ne fait pas de bien et commet le mal ».
Abû Muhammad a aussi dit : « Abû al Aswad ad Duwaly a dit :
« N’interdis pas un vice dont tu es l’auteur, Cela est un grand déshonneur.
Commences donc par te l’interdire, Car sage tu serais, si tu peux le bannir.
Alors ton conseil on suivrait, Et de ta connaissance on jouirait. »
Il a dit aussi : « Abû al Aswad entendait par là qu’il est vil de commettre ce qui est interdit.
Et ce qui est encore plus avilissant est de l’interdire aux autres, et il a certainement raison
dans la mesure où Allah a dit :
« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire »
(Sourate al Baqarah, la Vache, verset 44).
Quant au fait de dissuader les gens d’interdire les moeurs blâmables, cela est un acte que seul
un individu dépourvu de toute bonté peut commettre.
On a rapporté de al Hassan qu’il avait entendu quelqu’un dire : « Seul un individu qui ne commet pas le mal doit l’interdire », alors al Hassan dit : « Le diable souhaiterait que l’on se décide à cela afin que la personne n’interdise le mal ni n’appelle au bien ».
Abû Muhammad a dit : « Les propos d’al Hassan sont bien justes comme on a dit précédemment, qu’Allah nous aide à réussir à faire le bien et à l’appliquer, à prendre conscience de l’état de nos âmes car nul homme n’est exempt de défauts.»
Qu’Allah fasse que l’on meure en suivant la Sunnah de Muhammad, que les bénédictions et
la paix soient sur lui, Amîn Ô Seigneur de l’Univers.

Un être raisonnable ne peut s’attacher à la vie d’ici bas par Ibn Al-Qayyim

Lorsque tu vois que les âmes vaines, vides de toute volonté et désir de satisfaire Allah,
s’attachent à ce bas monde et que le bas monde s’attache à elles, alors abandonnent les à leur
sort car c’est tout ce qu’elles méritent, corrompues qu’elles sont .Ne les envient pas pour cela,
car les biens de ce bas monde sont éphémères et se dissipent rapidement. Les âmes y restent
donc attachées bien que le bas monde se détache d’elles, ce qui est une torture aussi
douloureuse que l’attache est fort. Seuls restent les désirs et la volonté de profiter du monde
matériel, bien que l’âme sache pertinemment qu’elle est dans l’impossibilité d’assouvir ses
désirs et plaisirs.
Si les êtres raisonnables se figuraient la douleur et la détresse que cela pouvait engendrer, ils
s’empresseraient de couper ces attaches comme ils le feraient pour des substances néfastes
pour le corps humain. Malgré tout, tout être humain doit faire face à ces épreuves, même si
son cœur et sa volonté sont liés à l’objectif ultime la satisfaction d’Allah. Et c’est d’Allah que
nous implorons l’aide.