Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mercredi 30 décembre 2015

Paroles et citations de `Omar Ibn Al Khattab:Si tu as une religionمن اقوال وحِكَم عمر بن الخطاب:إن كان لك دين



'Omar : " Si tu as une religion, tu as une noblesse. 
Si tu as une raison, tu as une fondation. 
Si tu as un comportement [louable], tu as une virilité. 
En dehors de cela, tu as plus mauvais qu'un âne."
. إن كان لك دين فإن لك حسباً 
.وإن كان لك عقل ، فإن لك أصلاً
.وإن كان لك خلق ، فلك مروءة
.وإلا ، فأنت شر من الحمار

mardi 29 décembre 2015

Paroles et citations de `Omar Ibn Al Khattab:Au matin من اقوال وحِكَم عمر بن الخطاب رضي الله:أصبحت


'Omar ibn al-Khattâb a dit: 
" Je me soucie peu de la situation dans laquelle je suis au matin, 
que je l'aime ou que je la répugne, peu m'importe 
car je ne sais pas ou se trouve le bien.
Est-ce dans ce que j'aime ou dans ce que je répugne."
:قال عمر رضي الله عنه
  ,لا أبالي أصبحت غنياً أو فقيراً
 .فإني لا أدري أيهما خير لي 

Indications dans l’histoire d’Adam. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

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Le monothéisme d’Adam étant resté intact, le péché qu’il commit n’eut
pas d’influence sur sa servitude. Allah ta’ala dit : « O fils d’Adam ! Si tu Me rencontre en ayant commis autant de péchés que la terre puisse en contenir, mais que tu Me rencontre en ne M’ayant rien associé, Je te rencontrerais avec autant de pardon. »  . Lorsque le Maître vit que le péché de Son serviteur ne visait pas à s’opposer à Lui sciemment ou à dénigrer Sa sagesse, Il lui apprit comment s’excuser auprès de Lui :  Allusion est faite au hadith rapporté par al Bukhârî 6477.   « Puis Adam reçut de son seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car Il est celui qui accueille le repentir, le Miséricordieux. » (Sourate Al Baqarah verset 37). En désobéissant à son Maître, le serviteur ne cherche pas à s’opposer à Lui ni à s’enhardir face à Ses interdits. Mais il est dominé par sa nature, l’embellissement de l’âme, Satan, et les passions. Il est trompé par la confiance en l’indulgence d’Allah et l’espoir en Son pardon. Ceci, du côté du serviteur. Du côté du seigneur, le péché montre l’accomplissement de la prédestination la puissance de la Seigneurie, l’humiliation de la servitude, et le besoin complet du serviteur vis à vis de son Seigneur. C’est également la concrétisation du sens des Noms Magnifiques d’Allah comme l’Indulgent, le Pardonneur , Celui qui accepte le repentir par excellence , et le Clément pour quiconque revient vers Lui repentant et pénitent . Il est également Celui qui se venge, le Juste, le Détenteur de la force suprême contre celui qui persiste et s’obstine dans le péché. Allah ta’ala veut montrer à Son serviteur qu’Il détient Seul la perfection, et que le serviteur est imparfait et éprouve un grand besoin vis à vis de Lui. Il lui montre la perfection de Son Pouvoir, Sa Puissance, Son Pardon, Son indulgence, Sa Miséricorde, Sa Bonté, Sa protection, Sa mansuétude, Sa tolérance et Sa clémence. Il lui montre que Sa Miséricorde envers lui n’est que bonté et qu’Il n’attend aucune compensation, et que s’Il ne l’enveloppe pas de Sa miséricorde et Sa grâce, il sera nécessairement voué à la perdition. Par Allah ! Combien sont nombreuses les sagesses dans la prédestination du péché ! Et combien de bienfaits et de miséricorde le péché amène t’il s’il est suivi du repentir ! Se repentir d’un péché est comme l’absorption par le malade d’un remède, et il se peut qu’une maladie amène finalement la santé. Ta réprimande peut avoir une bonne issue. Tout comme les corps peuvent atteindre la santé par la maladie. Si le péché n’avait pas été prédestiné, le fils d’Adam aurait péri de suffisance. Un péché par lequel le serviteur s’humilie est plus aimé d’Allah qu’un acte d’obéissance par lequel il s’enorgueillit. La bougie de la victoire ne se consume que dans le bougeoir de l’humilité.

lundi 28 décembre 2015

CITATIONS ET PAROLES de L’Imam Ash-Châfi’î: Débat من كلام الإمام الشافعي:مناظرة


L’Imâm Ash-Châfi’î ( رحمه الله )  a dit:
« Je n’ai jamais tenu un débat avec quelqu’un sans que j’aime qu’il soit assisté et bien guidé [par Allah]. 
Et je n’ai jamais polémiqué avec une personne sans que je sois indifférent 
au fait qu’Allah révèle la vérité sur ma langue ou sur la sienne. »
يقول الإمام الشافعي  رحمه الله: 
 " ما ناظرتُ أحدًا قطُّ إلاَّ أحببتُ أن يُوفَّقَ ويُسدَّدَ ويُعانَ،
 ويكون عليه رعاية من الله وحفظ، 
وما ناظرت أحدًا إلاَّ ولم أُبَالِ بَيَّنَ اللهُ الحقَّ على لساني أو لسانِهِ." 

samedi 26 décembre 2015

Est-ce que les gens pensent qu´on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver ?. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Shaykh Al Islam, l’océan de sciences, le Mufti de tous les musulmans quelle que soit leur
tendance, Abu Al ‘Abbâs Ahmad ibn Taymiyyah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :
Allah ta’ala dit :
« 1. Alif, Lam, Mim.
2. Est-ce que les gens pensent qu´on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver ?
3. Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux
qui disent la vérité et ceux qui mentent.
4. Ou bien ceux qui commettent des méfaits, comptent-ils pouvoir Nous échapper?
Comme leur jugement est mauvais !
5. Celui qui espère rencontrer Allah, le terme fixé par Allah va certainement venir.
Et c´est Lui l´Audient, l´Omniscient.
6. Et quiconque lutte, ne lutte que pour lui-même, car Allah peut Se passer de tout l´univers.
7. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous leur effacerons leurs
méfaits, et Nous le rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu´ils auront accompli.
8. Et Nous avons enjoint à l´homme de bien traiter ses père et mère, et "si ceux-ci te forcent à M´associer, ce dont tu n´as aucun savoir, alors ne leur obéis pas". Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.
9. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien.
10. Parmi les gens il en est qui disent: "Nous croyons en Allah"; puis, si on les fait souffrir pour la cause d´Allah, ils considèrent l´épreuve de la part des hommes comme un châtiment d´Allah. Or, s´il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes: "Nous étions avec vous!" Allah n´est-Il pas le meilleur à savoir ce qu´il y a dans les poitrines de tout le monde?
11. Allah connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites. »
(Sourate Al Ankabût)
« Pensez-vous entrer au paradis alors que vous n’avez pas encore subi d’épreuves semblables à celles que subirent ceux avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés, et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager et avec lui, ceux qui avaient cru se fussent écriés : Quand viendra le secoure d’Allah ? Or le secours d’Allah est très proche. » (Sourate Al Baqarah verset 214)
Après avoir mentionné le cas de celui qui apostasie volontairement et de celui qui le fait sous la contrainte en ces termes : « Quiconque a renié Allah après avoir cru … sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi, mais ceux qui ouvrent délibérément leur
cœur à la mécréance, ceux là verront la colère d’Allah s’abattre sur eux et ils auront un terrible châtiment. » (Sourate An Nahl verset 106)
Allah ta’ala dit ensuite : « Quant à ceux qui ont émigré après avoir subi des persécutions, puis ont lutté et ont enduré, ton Seigneur après cela, est certes Pardonneur et Miséricordieux. »
(Sourate An Nahl verset 110)
Ainsi, lorsque des prophètes leur sont envoyés, les gens adoptent deux attitudes : Soit ils
disent « Nous croyons », soit ils ne le disent pas et continuent à commettre leurs méfaits.
Ceux qui disent « Nous croyons » sont alors éprouvés et testés par Allah de façon continuelle
afin de distinguer le véridique du menteur. Quant à ceux qui ne disent pas « Nous croyons »,
qu’ils ne pensent pas échapper au Seigneur en se prévalant de leur expérience, car personne
ne peut réduire Allah ta’ala à l’impuissance. Voilà la règle imposée par Allah ta’ala : Il
envoie des messagers aux créatures, mais les hommes les traitent de menteurs et les persécutent.
Allah ta’ala dit : « Ainsi, à chaque prophète avons Nous assigné un ennemi : des diables d’entre les
hommes et les djinns. » (Sourate Al An’âm verset 112)
« Ainsi aucun messager n’est venu à leurs prédécesseurs sans qu’ils n’aient dit : C’est un
magicien ou un possédé. » (Sourate Adh Dhâriât verset 52)
« Il ne t’est dit que ce qui a été dit aux messagers avant toi. » (Qourate Fussilat verset 43)
Et quiconque croit aux prophètes et leur obéit sera pris à parti et persécuté. Il sera donc
éprouvé par ce qui le fera souffrir. Mais s’il ne croit pas en eux, il sera châtié dans l’au delà
plus intensément et plus durablement. Toute personne souffrira donc nécessairement, qu’elle
croit ou non. Cependant, le croyant subit les souffrances de ce bas monde dans un premier
temps, puis l’issue lui est favorable dans ce bas monde et dans l’au delà. Quant au mécréant, il
jouit de bienfaits dans un premier temps, mais il est ensuite voué aux souffrances.
L’avis de Ash Shâfi’î -qu’Allah lui fasse Miséricorde- concernant les épreuves et la domination :
« Un homme questionna Ash Shâfi’î en ces termes :O Abu ‘Abd Allah ! Quelle est la meilleure des deux situations pour un homme, se voir accorder la domination ou être éprouvé ?
Ash Shâfi’î répondit : Il ne pourra dominer sans être éprouvé. En effet, Allah a éprouvé Noé, Abraham, Moise, Isâ et Muhammad (‘aleyhim salam). Comme ils patientèrent, Il leur accorda la domination sur terre. Que personne ne croit donc pouvoir échapper à toute souffrance. »

jeudi 24 décembre 2015

Certains commentaires sur l'excellence littéraire et l'inimitabilité du Coran par différents savants. Paul Casanova

Chaque fois qu'on lui demandait un miracle, prouvant l'authenticité de sa mission, le Prophète Mohammad (pbsl) leur mentionnait la composition du Coran et son excellence comme preuve de son origine divine. Et en réalité, même pour les non-musulmans, il n'y a rien de plus merveilleux que son langage à la plénitude et au rythme saisissants… L'amplitude de ses syllabes à la cadence grandiose et au rythme remarquable a joué un grand rôle dans la conversion des plus hostiles et des plus sceptiques.262  
(De l'article écrit par Paul Casanova, L'Enseignement de I'Arabe au College de France)
262. Paul Casanova, "L'Enseignement de I'Arabe au College de France", Leçon d'ouverture, 26 avril 1909.
 Source: http://www.harunyahya.com/fr
 

Sagesses (Le gibier chassé licite et illicite). "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Le gibier chassé par le chien non dressé ou le gibier qu’il a tué de sa propre initiative n’est pas licite  . Alors que penser de l’ignorant qui n’œuvre que pour assouvir ses passions ? Allah ta’ala a réuni en toi la raison de l’ange, les désirs de l’animal, les passions de Satan, et ta situation est liée à ces trois choses : si tu domines tes désirs et tes passions, tu dépasses le degré de l’ange, mais si tes désirs et tes passions te dominent, tu t’abaisses plus bas que le chien. 

 Voir à ce sujet les hadith 5476 et 5478 dans sahih al Boukhârî. 
Lorsque le chien chasse pour son maître, ce qu’il saisit lui est licite, et lorsqu’il chasse de sa propre initiative, ce qu’il saisit lui est illicite.

mardi 22 décembre 2015

La demeure spirituelle de l’humanité par Ibn Al-Qayyîm Jawziyyah




Parmi les demeures qu’inclut la parole d’Allah : "C’est Toi que nous adorons et c’est à Toi que nous demandons aide" , il y a la demeure de l’humanité -al-murû’a-.

C’est l’adoption des qualités humaines par lesquelles l’homme se distingue de l’animal et du diable le damné. Dans l’âme il y a trois « hérauts » qui s’arrachent [l’individu] :

  • un « héraut » qui l’invite à adopter les qualités du diable, comme l’orgueil, l’envie, la hauteur, l’insolence, le mal, l’agression, la corruption et la tromperie.
  • un « héraut » qui l’invite à préférer les qualités des animaux telle la concupiscence.
  • un « héraut » qui l’appelle aux qualités des anges, comme la bienfaisance, le conseil, la piété, la science et l’obéissance.
La réalité de l’humanité consiste à détester les deux premiers « hérauts » et à répondre au troisième. Le manque d’humanité, voire son inexistence, consiste à se laisser happer par les deux premiers « hérauts » et à se tourner vers leur appel là où ils se trouvent.

L’humanité réside donc dans la désobéissance à ces deux « hérauts » et l’obéissance au troisième, comme a dit un des pieux prédécesseurs : « Allah a créé les anges : des êtres dotés de raison et sans concupiscence, Il a créé les bêtes avec la concupiscence, sans la raison, et Il a créé la descendance d’Adam en mettant en eux la raison et la concupiscence. Celui dont la raison prédomine sur la concupiscence rejoint les anges et celui dont la concupiscence prédomine sur la raison rejoint les bêtes. » C’est pourquoi on a défini l’humanité comme étant la prédominance de la raison sur la concupiscence.

Les jurisconsultes la définissent comme étant l’utilisation par le serviteur de ce qui l’embellit et le pare et son abandon de ce qui le souille et l’enlaidit.

Certains savants disent que c’est l’utilisation de toute vertu bonne et l’éloignement de toute vertu mauvaise.

La réalité de l’humanité consiste en fait en l’éloignement des paroles, des mœurs et des œuvres viles et infâmes.

L’humanité de la langue c’est son éloquence, sa bonté, sa douceur, bref une langue comparable à un arbre fruitier dont on cueille facilement les fruits.

L’humanité du caractère c’est sa largeur et son ouverture à l’ami comme à l’ennemi.

L’humanité relative à l’argent c’est de parvenir par sa dépense à des suites louables, sur le plan de la raison, de l’usage commun et de la Loi.

L’humanité de la dignité c’est son octroi à celui qui en a besoin.

L’humanité de la charité c’est de s’empresser de la faire, de la faciliter, de l’assurer avec abondance, de ne pas s’en enorgueillir lors de son octroi et de l’oublier après l’avoir accordée.

Quant à l’humanité qui réside dans l’abandon, c’est le renoncement à la dispute, à la reproche, à la revendication et à la polémique.

Les actes sont une construction dont la foi est la fondation. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Quiconque désire élever sa construction doit en fortifier les fondations, les renforcer et s’en préoccuper en premier lieu. En effet, la hauteur d’une construction dépend de la fortification des fondements et de leur renforcement. Les actes et les degrés sont cette construction dont la
foi est le fondement. Plus le fondement est ferme, plus il supportera la construction qui pourra alors s’élever. Si une partie de la construction s’écroule, on pourra alors facilement la reconstruire. Si en revanche le fondement n’est pas inébranlable, la construction ne pourra s’élever, ni même être stable. Et si une partie des fondations s’effondre, toute la construction s’écroulera ou presque.
Le sage aura donc pour ambition de fortifier et de renforcer les fondations.
Quand a l’ignorant,il tente d’élever sa construction sans fondements:très vite,son bâtiment s’effondrera.
Allah dit:« Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l'agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d'une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l'Enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes. »
[Sourate 9 verset 109]
Les fondations sont aux œuvres ce que les forces sont au corps humain.
Si les forces sont vigoureuses, elles supporteront le corps et empêcheront que beaucoup de maux ne
l’atteignent.
Si les forces sont faibles, elles auront du mal à supporter le corps et les maladies frapperont ce dernier de plein fouet.
Fais donc en sorte que ta construction repose sur les fondations de la foi.
Si les parties supérieures de ta construction ou son plafond tombent en décrépitude, il te sera plus facile de les rénover que d’avoir à faire l’effritement des fondations.
Ces fondations sont constituées de deux choses :
La première : Connaitre avec précision Allah, ses ordres, ses noms et attributs.
La seconde : Obéir exclusivement et avec soumission a Allah et son messager
en dehors de tout autre être.
Ces fondations sont tout ce qu’il y a de plus solide pour qui veut élever sa construction.
C’est en fonction de ces fondations que la construction peut s’ériger aussi haut qu’ont le désire.
Affermis donc tes fondations, préserve tes forces, pratique régulièrement la diète, pratique la purge si tu ressens en toi un surplus d’humeurs, chemine avec modération et tu atteindras ton but.
Si en revanche tes forces sont faibles, les substances néfastes toujours présentes et que tu ne pratique pas la purge, Tu peux dire adieu à la vie ,Car elle vient t’annoncer son départ imminent Lorsque ta construction sera érigée, blanchis-en les murs par le bon comportement et la bienfaisance a l’égard des gens. Puis entoure-la d’un rempart de vigilance pour qu’aucun ennemi n’y pénètre, ni qu’aucune faille n’apparaisse. Dresse des voiles sur les portes et ferme le plus grand portique en te taisant si tu crains les conséquences de tes propos. Conçoit une clé pour cette porte dont la matière sera la mention d’Allah, grâce a laquelle tu ouvriras et fermeras cette porte. C’est avec cette clé que tu ouvriras la porte et avec elle que tu la fermeras. Tu te seras ainsi construit une citadelle qui te protégera de tes ennemis. Elle sera tellement imprenable que même si l’ennemi [Satan] rodait en y cherchant une faille, il se  découragerait. Pense à inspecter ta construction régulièrement, car même si ton ennemi.
Le Prophète salla Allah ‘aleyhi wa salam a dit : « La foi est composée de plus de soixante dix ou plus de soixante branche, et la meilleure d'entre elles, c'est la prononciation de la formule : « il n'y a point de divinité en dehors d'Allah », la moindre d'entre elle est d'ôter le détritus qui se trouve sur le chemin, et la pudeur est une branches de la foi. » [Sahih Boukhari n°52 et Sahih Mouslim n°1599]
An-Nawawi -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Le Prophète, salla Allah 'aleyhi wa salam, attire ici l'attention sur le fait que la meilleur de ces branches est l'unicité d'Allah, branche qui incombe a tout le monde de mettre en pratique et avec laquelle aucune branche n'est acceptée tant que celle-ci n'est pas valable. » [Charh Sahih Mouslim 1/280 éditions Dar Abi Hayane]
La purge désigne le repentir et le surplus d’humeur les péchés désespère d’y pénétrer par le grand portique, il tentera d’en endommager les murs à l’aide des pioches que sont les péchés. Si tu négliges cet aspect, les murs du rempart seront tellement entamés qu’ils finiront par donner sur la construction. C’est alors que l’ennemi se trouvera a tes cotés dans la citadelle, et tu auras bien du mal à l’en faire sortir. Tu devras alors faire face à l’une des trois situations suivantes : Soit l’ennemi te vaincra et s’emparera de la citadelle. Soit il t’imposera d’y résider avec toi. Soit la lutte engagée contre lui te distraira d’intérêts plus importants encore, car tu seras occupé à obturer les fissures du rempart et à réorganiser la défense de la citadelle. Si l’ennemi parvient à s’introduire dans la citadelle par les fissures qu’il a pratiquées dans le rempart, trois fléaux s’abattront sur toi : La corruption se répandra dans la citadelle, les biens et les ressources s’y trouvant seront dévalisés, et l’ennemi dévoilera les points faibles du rempart à ses acolytes. Tu ne cesseras alors de repousser attaque sur attaque jusqu'à ce que tes forces te trahissent et que ta volonté te fasse défauts. Tu abandonneras alors la citadelle à tes ennemis. C’est la, la situation vécue par beaucoup d’individus face a Satan leur ennemi.
C’est pour cela qu’on les voit prêt a courroucé leur seigneur dans le but de satisfaire leur âmes, voire satisfaire une créature pareille à eux, qui ne peut leur causer préjudice ni leur être d’un quelconque intérêt. Il ils sont prêts à négliger les bénéfices de la religion pour engranger des bénéfices matériels. Ils s’épuisent pour obtenir ce qui ne durera pas pour eux. Ils sont avides de ce bas monde alors qu’il leur a tourné le dos. Ils délaissent négligemment l’au-delà alors qu’il vient à eux a grands pas. Ils désobéissent à leur seigneur en suivant leurs passions. Ils ne comptent que sur ce bas monde et s’attristent lorsque leur part leur échappe, mais ne s’attristent pas à l’idée que le paradis et ce qu’il contient risque de leur échapper. La joie que leur foi leur cause n’est que peu de chose comparée a la joie causée par l’or et l’argent. Ils corrompent la vérité par la fausseté, la droiture par l’égarement, le bien par le mal. Ils troublent leur foi par des conjectures et mélangent le licite et l’illicite. Ils sont perplexes face a l’incohérence de leurs pensées et de leurs réflexions et délaissent la droiture dont Allah leur a fait présent. Et ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que l’ennemi utilise le propriétaire de la citadelle pour la détruire de ses propres mains. Et c’est auprès d’Allah que recherchons l’aide.

lundi 21 décembre 2015

L’aide d’Allah et Son abandon. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

J’ai ensuite réfléchi à la question suivante : existe-t-il des facteurs qui font que l’on est aidé ou
abandonné par Allah ? Ou bien Son aide et Son abandon découlent ils de Sa simple volonté
sans être motivés par une raison particulière ?
J’en suis alors arrivé à la conclusion que la cause première réside dans le caractère approprié
ou inapproprié de l’être en question. Allah ta’ala a créé les êtres de telle façon qu’ils se
distinguent les uns des autres en terme d’adéquation et d’acceptation et ce de façon notoire.
Ainsi, les êtres inanimés ne peuvent accepter ce qu’acceptent les êtres vivants, et dans les
deux cas, ils se distinguent les uns des autres dans leur aptitude à accepter certaines choses.
Ainsi, les êtres vivants parlants (les êtres humains) acceptent ce que ne peuvent accepter les
êtres vivants muets (les animaux).
D’ailleurs, les premiers se distinguent les uns des autres en terme d’acceptation de façon
 notoire, de même que les seconds se distinguent les uns les autres dans le même registre,
sans pour autant que la différence soit aussi marquée que celle distinguant les être humains.
Si donc l’être en question accepte le bienfait, c’est qu’il le reconnaît, se rend compte de sa
valeur et de son importance, remercie le Bienfaiteur, Lui adresse les éloges appropriés et Le
vénère en conséquence. Il saura que ce bienfait découle de Sa plus pure générosité et de Sa
grâce la plus naturelle, tout en sachant qu’il ne le mérite pas le moins du monde, qu’il ne lui
revient pas de droit, et qu’il n’y est pour rien dans sa réalisation. Il reconnaîtra que ce bienfait
est l’œuvre d’Allah Seul et qu’Il en est le Seul Auteur. Il vouera à Allah un culte exclusif
concernant ce bienfait, l’utilisera dans ce qui suscite Son amour dans le but de Le remercier et
reconnaîtra que ce bienfait est le fruit de Sa générosité la plus absolue. Il reconnaîtra aussi sa
faiblesse, sa négligence, son impuissance, et son incapacité à L’en remercier pleinement, et
saura que si Allah fait durer ce bienfait, ce n’est que par pure aumône, grâce et bienfaisance.
Si en revanche Il le lui retire, c’est que le serviteur ne mérite rien d’autre que cela.
Plus Allah déverse Ses bienfaits sur Son serviteur et plus ce dernier fait preuve d’humilité, de
déférence et de soumission à Son égard. Il le remerciera plus encore, et craindra qu’Allah
ta’ala ne lui retire ce bienfait en raison de son manque de reconnaissance, comme Il a retiré
Ses bienfaits à ceux qui ne les ont pas reconnus et ne les ont pas gérés comme il se doit.
En effet, quiconque ne remercie pas Allah pour Ses bienfaits et se comporte de façon contraire à l’attitude qu’il convient d’adopter, verra ces bienfaits disparaitre inévitablement.
Allah ta’ala dit : « Ainsi, éprouvons Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu’ils disent :
Est ce là ceux qu’Allah a favorisés parmi nous ? Allah n’est Il pas plus à même de connaître ceux
qui sont reconnaissants ? » (Sourate Al An’âm verset 53)
Ceux qui sont reconnaissants sont ceux qui connaissent la valeur du bienfait, l’acceptent,
l’aiment, font l’éloge du bienfaiteur, aiment ce dernier et lui sont reconnaissants.
Allah ta’ala a dit : « Et lorsqu’une preuve leur vient, ils disent : Jamais nous ne croirons tant
que nous n’aurons pas reçu un don semblable à celui qui a été donné aux messagers d’Allah.
Allah sait mieux où placer son message. » (Sourate Al An’âm verset 124)
Les causes de l’abandon :
Allah ta’ala abandonne Son serviteur dès lors que celui ci est un réceptacle inapproprié
et inadapté pour Ses bienfaits, et qu’il ne les accepte pas, en ce sens que lorsque un bienfait
 l’atteint, il dit : ce bienfait est mien, et il m’a été octroyé car je le mérite et qu’il me
 revient de droit.
Allah ta’ala dit : « Il dit : C’est par une science que je possède que ceci m’est venu. »
(Sourate Al Qasas verset 78)
C’est à dire que c’est par une science qu’Allah sait que je possède que je suis digne de cela,
que je le mérite, et qu’il me revient de droit. Al Farrâ’ a dit au sujet de ce verset : C’est à dire,
c’est parce que je présente des mérites, que je peux y prétendre et être digne de ce qui m’est
octroyé (que cela m’est venu).
Muqâtil -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « C’est à dire, c’est une raison d’un bien
que je possède et qu’Allah connaît (que cela m’est venu). »
Abd Allah ibn Al Hârith ibn Nawfal -qu’Allah l’agrée-, après avoir mentionné le Prophète
Sulaymân fils de Dâwûd (que la paix soit sur eux) et le royaume qu’Allah lui avait octroyé,
cita la parole d’Allah ta’ala : « Ceci est une des grâces de mon Seigneur pour éprouver ma reconnaissance ou mon ingratitude. » (Sourate An Naml verset 40)
Et Sulaymân paix sur lui n’a pas dit : Ceci est digne du haut rang que j’occupe.
Puis ‘Abd Allah ibn Al Hârith -qu’Allah l’agrée- mentionna le cas de Qârûn et la parole
d’Allah ta’ala : « Il dit : C’est par une science que je possède que ceci m’est venu. »
(Sourate Al Qasas verset 78)
C’est à dire que Sulaymân que la paix soit sur lui considérait que ce qui lui avait été octroyé
découlait de la grâce d’Allah et de Sa faveur et que c’était là une épreuve.
Alors que Qârûn considérait qu’il s’agissait là d’un bien émanant de lui et qu’il le méritait.
Il en est de même concernant la parole d’Allah ta’ala : « Et si Nous lui faisons goûter une
miséricorde de Notre part, après qu’une détresse l’a touché, il dira certainement :
Cela m’est dû ! ». (Sourate Fussilat verset 50)
C’est à dire que je le mérite, que j’en suis digne, et que cela me revient de droit, tout comme
le royaume d’un roi lui revient de droit.                                                       
Le croyant quand à lui considère que ces bienfaits sont la propriété de son Seigneur. Ils sont
une faveur de sa part qu’Il a gracieusement octroyée à Son serviteur sans que ce dernier ne la
mérite. C’est donc une aumône qu’Il verse à Son serviteur. S’Il voulait, Il pourrait ne pas la
verser, et s’Il en privait Son seigneur, Il ne le priverait pas d’une chose qui est son dû mérité
.Si le serviteur ne prend pas conscience de cette réalité, il croira que ce bienfait lui est octroyé
car il le mérite et en est digne. Il s’enflera d’orgueil, transgressera par ce bienfait les limites
qui lui sont assignées, et se croira supérieur aux autres qu’il méprisera. Tout ce que son âme
aura gagné sera donc cette allégresse et cette vanité, comme le dit Allah ta’ala :
« Et si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de ²Notre part, et qu’ensuite Nous la lui
arrachons, le voilà désespéré et ingrat. Et si Nous lui faisons goûter le bonheur, après
qu’un malheur l’a touché, il dira : Les maux se sont éloignés de moi, et le voilà qui exulte,
plein de gloriole. » (Sourate Hûd verset 9)
Allah réprouve ici l’être humain en raison du fait qu’il désespère et fait preuve d’ingratitude
lorsqu’il est éprouvé par quelque malheur, et du fait qu’il exulte et s’enorgueillit lorsqu’il est
éprouvé par les bienfaits. Et au lieu de louer Allah, Le remercier, et Lui adresser des éloges
pour avoir éloigné de lui le malheur, l’être humain dit : Les maux se sont éloignés de moi. Et
s’il avait dit : Allah a éloigné de moi les maux par Sa miséricorde et Sa grâce, il n’aurait pas
été blâmé, et cela aurait même été un acte louable de sa part. Cependant, l’être humain oublie
le véritable Bienfaiteur, croit que les maux disparaissent d’eux mêmes, exulte et s’enorgueillît.
Si le cœur du serviteur recèle ces fléaux, et qu’Allah ta’ala sait cela de lui, ce sera là une des
plus importantes causes d’abandon et de délaissement du serviteur par Allah. En effet, le
serviteur sera alors considéré comme un réceptacle inapproprié aux bienfaits absolus et
complets, comme le dit Allah ta’ala :
« Les pires des bêtes auprès d’Allah, sont, (en vérité), les sourds muets qui ne raisonnent
pas. Et si Allah avait reconnu en eux quelque bien, Il aurait fait qu’ils entendent. Mais
même s’Il les faisait entendre, ils se détourneraient en s’éloignant. »
(Sourate Al Anfâl verset 22-23)
Allah nous informe dans ce verset que ces gens sont impropres à accepter Son bienfait. En
plus de cela, il est un autre obstacle empêchant que ce bienfait leur parvienne, à savoir qu’ils
se détournent dès lors qu’ils le reconnaissent et en prennent conscience.
Il convient aussi de savoir que les causes de l’abandon résident dans le fait de laisser l’âme
dans son état originel, en la négligeant et sans s’occuper d’elle. Les causes de l’abandon
émanent donc d’elle et sont en elle. Quant aux facteurs suscitant l’aide d’Allah, c’est le fait
qu’Allah permette à l’âme d’être un réceptacle susceptible d’accepter les bienfaits. Les
facteurs suscitant l’aide d’Allah viennent donc de Lui et émanent de Sa grâce. Allah reste tout
de même le Créateur des causes de l’abandon et des facteurs suscitant Son aide. C’est en tout
point comparable au fait qu’Il a créé la terre, en faisant en sorte que certaines terres soient
fertiles et d’autres stériles. Il a aussi créé les arbres : certains sont susceptibles de donner des
fruits et d’autres non. Il a aussi créé les abeilles de telle façon qu’elle puisse sortir de leur
jabot un liquide aux couleurs variées, alors que les guêpes ne peuvent en faire autant. Ainsi, Il
a créé les âmes bonnes de telle façon qu’elles sont susceptibles de Le mentionner, de Le
remercier, d’accepter Ses preuves, de Le vénérer, de Le révérer, de l’adorer sans Lui associer
quoi que ce soit, et de porter conseil sincère à Ses serviteurs. En parallèle, Il a créé des âmes
mauvaises qui ne peuvent accepter tout cela, et qui acceptent même le contraire.
Et Allah est Sage et Savant.

dimanche 20 décembre 2015

Tous les bienfaits viennent d’Allah. " Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

J’ai réfléchi à cette question, et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il faut avoir la certitude que
tous les bienfaits viennent d’Allah Seul, qu’il s’agisse des bienfaits issus des actes d’obéissance ou ceux issus des plaisirs assouvis.
On doit donc espérer d’Allah qu’Il nous inspire de mentionner ces bienfaits et de Lui en être reconnaissant. Allah ta’ala dit : « Tous les bienfaits dont vous jouissez proviennent d’Allah.
Puis, quand le malheur vous touche, c’est Lui que vous implorez à haute voix. »
(Sourate An Nahl verset 53)
« Rappelez-vous les bienfaits d’Allah afin que vous réussissiez. »
(Sourate Al A’râf verset 69)
« Soyez reconnaissants pour les bienfaits d’Allah, si c’est Lui que vous adorez. »
(Sourate An Nahl verset 114)
Ces bienfaits venant de Lui seul et découlant uniquement de Sa grâce, il va de soi que les
mentionner et Lui être reconnaissant ne peut se faire que par Son aide.
Lorsque le serviteur commet des péchés, c’est qu’Allah l’a délaissé, l’a quitté et l’a
abandonné à son sort. Si Allah ne sauve pas Son serviteur de cette situation, ce dernier ne
pourra s’en sortir seul. Il éprouvera donc le besoin impérieux de l’invoquer avec humilité et
de le prier pour qu’Il éloigne de lui les causes menant aux péchés afin de ne pas y sombrer.
Si malgré tout le serviteur par la force des choses et du fait qu’il est avant tout un être humain,
commet un péché, il éprouvera le besoin impérieux d’invoquer Allah avec humilité pour qu’il
éloigne de lui les conséquences du péché et la punition correspondante.
Le serviteur ne peut donc se dissocier du besoin éprouvé à l’égard de ces trois principes fondamentaux, et il ne peut espérer atteindre le succès sans eux.
Ces trois principes sont : être reconnaissant envers Allah, Lui demander d’être épargné et
se repentir sincèrement.
J’ai ensuite médité sur ce dernier point, et je suis arrivé à la conclusion que ces trois principes
s’articulaient autour de l’espoir et de la crainte.
Or ces deux sentiments ne dépendent pas de la volonté du serviteur mais de celle de Celui qui peut retourner les cœurs et les renverser comme Il veut.
S’Il aide Son serviteur, ce dernier s’orientera vers Lui de tout son cœur qui
sera rempli de crainte et d’espoir. S’il le délaisse, Il l’abandonnera alors à son sort, ne
permettra pas à son cœur de s’orienter vers Lui, et le serviteur n’en formulera même pas la demande. Or, ce qu’Allah veut se produit, et ce qu’Il ne veut pas n’arrivera jamais.

samedi 19 décembre 2015

Le remède du cœur pour une Prière exaucée Par l’imâm Abû Hâmid Al Ghazâlî

Croire en Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) n'a de sens que si le désir de glorifier [Allâh] et que les sentiments de crainte et d'espérance, de révérence et d'humiliation face à une telle Grandeur, devant tant d'imperfections humaines, sont présents. Il suffit d'éprouver une seule fois de tels sentiments, que chaque croyant ressente aussi fortement que ses convictions le sont, pour qu'ils restent à jamais dans le cœur, sauf de temps à autre, à l'occasion d'une prière
par exemple, où le cœur et le désir de se confier à Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) sont absents, et l'attention retenue par des idées impromptues. Le croyant ne peut être détourné de sa prière autrement. Seules des idées impromptues réussissant à fixer son esprit y parviennent.
Aussi, l'absence du cœur ne peut être guérie qu'en éliminant de telles pensées. Ce qui nécessite d'en étudier les causes, toutes origines confondues, quelles soient de nature intérieure ou extérieure.
Les causes extérieures se rapportent à ce qui attire les sens et l'attention au point que des pensées naissent l'une après l'autre jusqu'à accaparer ainsi l'esprit. Ces causes n'agissent pas sur tout le monde. Ceux qui éprouvent un grand désir de prier et qui accordent une grande importance à la prière échappent à leur emprise.
Pour les autres, le remède est de baisser le regard, de prier dans des pièces obscures, de garder les mains libres, de se rapprocher des murs avoisinants pour réduire le champ de vision, et d'éviter de prier dans les rues ou dans les endroits dont les décors sont susceptibles de retenir l'attention. 
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle des dévots adoraient Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) dans des petites pièces obscures juste assez grandes pour se prosterner, tandis que d'autres, plus forts, se rendaient à la mosquée le regard baissé, où ils priaient sans rien voir d'autre que l'endroit où ils se prosternaient, car la plénitude de la prière nécessitait selon eux de ne pas savoir qui se trouvait à leur gauche ou à leur droite. 
Dans le même ordre d'idées, Ibn 'Umar (qu'Allâh les agrée) enlevait toute épée, tout livre, et tout écrit du lieu où il voulait prier.
Quant aux causes internes, il est plus difficile de les circonscrire. 
L'homme emporté par l'enchevêtrement des préoccupations de ce monde à l'esprit qui virevolte sans arrêt d'un sujet à l'autre. 
Baisser le regard ne lui permettra pas de se consacrer à sa seule prière. 
Les pensées qui foisonnent en lui suffisent pour que son esprit s'envole. 
Il n'a qu'un seul moyen pour figer le mouvement de sa pensée, celui de s'appliquer pour comprendre les paroles récitées lors de la prière. 
Il occupera ainsi son esprit, et l'empêchera ce faisant de songer à autre chose que la prière.
Penser à La Vie Future, à la prière en tant qu'échange secret entre le serviteur et son Bien Aimé (qu'Il soit glorifié et exalté), à la gravité du moment où la créature s'apprêtera à se présenter face à son Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté), avec une peur terrible du Jour de la Résurrection qui se rapproche, l'aidera aussi à éloigner son cœur de tout ce qui ne relève pas du but. 
Il se doit aussi de vider son cœur de tout ce qui n'est pas Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) comme il se doit pareillement de ne laisser que la prière accaparer son esprit. C'est de la sorte que l'on remédie à l'agitation de la pensée. 
Le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit une fois à 'Uthmân Ibn Shaybah (qu'Allâh l'agrée) : « J'ai oublié de te dire de recouvrir la marmite qui est dans la maison, car il ne doit rien rester qui puisse laisser les gens penser à autre chose qu'à la prière. »
Si malgré tout cela, l'orant n'y parvient pas, il ne lui restera d'autre remède que l'éradication du mal à sa racine, en considérant ce qui, de façon récurrente, l'empêche de prier avec l'esprit présent. 
Il se rendra compte alors que ses tentations en sont la cause. Il renoncera alors à celles-ci et rompra avec tout ce qui les évoque, en signe de repentir. 
Ce qui détourne de la prière est ennemi de la religion comme toute force satanique est ennemi du croyant. 
Mieux vaut donc se séparer des tentations et ne pas les retenir.
« Rendez-là à Abû Jahm », a dit une fois Le Prophète en parlant de la tunique brodée offerte par Abû Jahm, un habit dans lequel Il venait de prier, « et dites-lui de m'offrir à la place un simple vêtement à lui, car le fait de porter cette tunique m'a empêché de prier avec toute mon attention. »
Une autre fois, il avait demandé de remettre d'anciennes sangles à ses sandales après en avoir fait posées de nouvelles. 
Il s'était surpris à admirer la beauté de celles-ci alors qu'il était en pleine prière.
Un jour, juste après s'être rendu compte que la vue de belles sandales toutes neuves qu'il venait de mettre l'avait absorbé, Il s'était prosterné en disant : « J'ai fait le vœu d'être humble devant Allâh afin de ne pas être l'objet de Sa colère. » Il était ensuite sorti, les avait offertes au premier nécessiteux rencontré, et avait demandé à 'Alî Ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée) d'aller lui acheter une paire toute simple. En une autre occasion, de la chaire, Le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) jeta une bague en or qu'il portait au doigt (c'était à l'époque où l'interdiction de porter de l'or n'avait pas encore été instituée), en expliquant : « Sa vue me captivait en vous regardant. »
Abû Talha (qu'Allâh l'agrée) priait dans un enclos lui appartenant lorsqu'un oiseau sautant d'un arbre à un autre captiva son esprit. Il en oublia le nombre d'inclinaisons. Après avoir relaté cet incident au Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui), il fit don de l'enclos à la Communauté, en signe de pénitence, à charge pour Le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) de l'attribuer à qui Il voulait.
Un homme priait dans un enclos lui appartenant où des palmiers chargés de dattes faisait tellement plaisir à voir qu'il en avait oublié le nombre d'inclinaisons. Après avoir consulté 'Uthmân (qu'Allâh l'agrée), Il fit don de l'enclos à la Communauté, à charge pour 'Uthmân d'en user en vue d'Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté). 'Uthmân le céda pour 50 000 dirhams.
Que plus aucune pensée ne vienne les déranger dans leur prière et que leurs négligences passés leur soient pardonnées, tel est ce qu'ils recherchaient en agissant de la sorte. Il n'est de remède radical que de s'attaquer à la racine du mal. Calmer l'effervescence de la pensée en s'appliquant à comprendre les formules remémorant le souvenir d'Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) n'agit que sur ce qui touche légèrement le cœur et non sur les tentations fortes, qui elles, continueront à attirer leur sujet et vice-versa jusqu'à ce qu'elles le gagnent entièrement. Un tel orant sera alors comme l'homme qui veut réfléchir
tranquillement sous un arbre où sifflent des oiseaux et qui sans cesse les chasse sans jamais parvenir à les empêcher de revenir, dans un mouvement aussi incessant qu'inutile. La seule solution s'il veut la paix est d'abattre l'arbre des tentations aux branches si ramifiées et enchevêtrées que les pensées voguent vers elles aussi vite que des oiseaux vers des arbres et des mouches vers des immondices.
Les pensées impromptues sont aussi difficiles à chasser que les mouches (adh dhuhâb), appelées ainsi vu qu'à chaque fois qu'elles sont repoussées elles reviennent. Les tentations, qui sont aussi nombreuses que le nombre de gens qu'elles épargnent est réduit, ont toutes comme origine l'amour de la vie profane. C'est là la racine de tout péché, le fondement de tout manquement, et la cause de toute dépravation. Succomber à l'amour de ce monde jusqu'à
oublier les dévotions et le viatique de la Vie Future prive à jamais du bonheur de dialoguer avec Le Bien-Aimé (qu'Il soit glorifié et exalté). L'attention de l'homme suit la prunelle de ses yeux. 
Se trouverait-elle dans le monde terrestre, l'attention s'y trouvera, infailliblement. Pour autant, ce n'est pas une raison pour renoncer à la lutte spirituelle (mujâhadah), aux efforts pour rendre le cœur à la prière, en le détournant de ce qui le captive ailleurs.
Certes, le remède est amère, si amère que les hommes y répugnent. 
Le mal s'est répandu. Il est devenu chronique. Même les meilleurs ne peuvent plus accomplir plus de deux inclinaisons sans se soustraire aux pensées de ce monde. Que dire donc des pauvres et simples mortels que nous sommes ! Il est vain de se faire des illusions là-dessus. Au mieux, il nous sera donné
guère mieux qu'une moitié, voire un tiers de prière sans pensées lancinantes. Nous faisons partie de ceux qui mêlent leurs œuvres utiles à des actes vains. Ce qui n'est déjà pas si mal. En un mot, les centres d'intérêt de la vie terrestre et ceux de la Vie Future sont antinomiques. Le développement des uns ne peut se faire qu'au détriment des autres. »
Source:Al Ihyâ 'Ulûm Ud Dîn – Revivification des Sciences de la Religion de l'Imâm Abû Hâmid Al Ghazâlî At Tûsî

jeudi 17 décembre 2015

Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî : bataille du sens

Un appeleur à Allah doit être sincère dans sa mission qui doit constamment occuper son esprit et sa pensée. Il doit traiter les gens avec un cœur ouvert, sans égoïsme ou jalousie. Il ne doit pas être animé par des désirs immédiats ou intérêts personnels. [...] Il doit trouver des excuses pour ceux qui font des erreurs et ne pas les blâmer. Il est là pour tendre la main aux autres lorsqu’ils trébuchent.
À notre époque, les ennemis de l’islam ont multiplié leurs activités. Ils augmentent les obstacles qu’ils érigent sur le chemin de ceux qui appellent à l’islam. Ils ont pu utiliser leurs développements pour empêcher l’islam de se répandre dans de nombreux pays. En outre, ils employèrent leur richesse et puissance pour égarer les masses musulmanes en Afrique, Asie et Europe. C’est pourquoi il n’est pas suffisant de fonder des organisations prêchant l’islam. Elles doivent nécessairement être appuyées par divers services sociaux, éducationnels, culturels et liés à la santé.

Appeler à Allah ne peut être l’affaire d’un seul homme. Le Dâ`i (appeleur à Allah) à notre époque doit avoir une connaissance des sciences humaines. En plus de la connaissance du Coran, de la Sunnah, du Fiqh et de la civilisation islamique, il (ou elle) doit apprendre l’Histoire du monde, les sciences naturelles, la biologie, ainsi que toutes les branches contemporaines de savoir liées à la pensée et la philosophie.

Un appeleur à Allah doit être sincère dans sa mission qui doit constamment occuper son esprit et sa pensée. Il doit traiter les gens avec un cœur ouvert, sans égoïsme ou jalousie. Il ne doit pas être animé par des désirs immédiats ou intérêts personnels. [...] Il doit trouver des excuses pour ceux qui font des erreurs et ne pas les blâmer. Il est là pour tendre la main aux autres lorsqu’ils trébuchent.

En outre, l’appeleur à l’islam doit, à notre époque, être au courant des différences entre les divers groupes d’ennemis de l’islam, qu’ils soient des athées qui renient l’Existence de Dieu ou des Gens du Livre qui renient l’Islam.

J’ai constaté que de nombreuses personnes, travaillant dans le champ de la Da`wah, font du tort à l’islam. Certains concentrent leurs efforts en permanence sur l’interdiction des choses. On entend d’eux que le fait que la religion interdit ceci ou cela. Ils ne se soucient même pas de donner une alternative dont les gens auraient besoin. Ils sont tels des gens qui bloquent une route sans en ouvrir une autre.

D’autres prédicateurs vivent encore dans le passé et non dans le présent ou le futur, comme si l’Islam était une religion historique. C’est un spectacle saisissant que de le voir débattre avec, par exemple, les Mu`tazélites ou les Jahmites. Il peut avoir raison dans ce qu’il dit, mais il ignore complètement que les ennemis de l’islam porte aujourd’hui d’autres noms et emploient d’autres méthodes et arguments.

D’autres également ne font point de distinction entre les problèmes périphériques et les problèmes centraux, ni entre les sujets fondamentaux et les branches secondaires, ni entre les problèmes majeurs et ceux qui sont mineurs. Ils dépenseraient toute leur énergie pour combattre les problèmes secondaires. Ainsi, il est probable qu’ils attaquent par la mauvaise direction, là où le véritable ennemi attaque par une autre direction. Il leur arrive parfois d’attaquer même des ennemis imaginaires.

Tous ces prêcheurs sont un pénible fardeau pour la Prédication Islamique. Ceux-là doivent être corrigés, tout comme ceux qui prêchent pour leurs profits personnels et non pour des principes islamiques sincères. Travailler pour les valeurs islamiques est bien différent du travail pour des désirs personnels.

Après quarante ans de travail dans la prédication islamique, je réalise que le plus dangereux des défis ce sont les pratiques religieuses corrompues. Cela englobe le travail pour les caprices et les illusions, ainsi que le travail pour les désirs et bénéfices personnels.

La foi est une conscience intellectuelle, mais ces gens sont intellectuellement et continuellement inconscients. La foi mène à un cœur pur, mais ces gens ont des cœurs malades. Leurs cœurs sont terriblement malades. Dévoiler des pratiques religieuses altérées nécessite une étude détaillée afin de cerner les raisons mentales et psychologiques les sous-tendant. Abû Hâmid Al-Ghazâli a dédié une grande partie de son livre, La  Revivification, pour donner le remède à ses maladies et en avertir les gens. Ibn Al-Jawzî écrivit la Déception d’Iblis pour dévoiler les différentes formes de pratiques religieuses altérées et pour prévenir les gens.

J’ai rédigé quelques-uns de mes ouvrages, préoccupé par le combat de telles pratiques. J’ai d’abord fait cela dans mes livres : Réflexions sur la Religion et la Vie, Pratiques non-islamiques, Fondements de la Foi entre le Cœur et la Raison, et la Prédication Islamique au 15e siècle higérien.

Certes, ces mauvaises pratiques greffées sur la religion conduisent à une image erronée de l’islam dans l’esprit de nombreuses personnes douées de sens. Ces gens découvrent l’Islam à travers le comportement et attitudes de ses adeptes. En effet, quelques musulmans — que ce soient dans les époques passées ou contemporaine — sont une disgrâce pour leur religion elle-même.

J’ai commencé à écrire depuis ma tendre enfance. C’était mon passe-temps favori et j’y prenais beaucoup de plaisir. Je n’ai écrit sur la religion qu’après avoir commencé mon activité dans la prédication. Mon écriture mélange le style technique et poétique. J’essaie d’introduire le savoir islamique à travers les problèmes contemporains. Je dirais que les deux thèmes majeurs des trente-cinq livres que j’ai rédigés pendant ces quarante années sont, d’une part, la Foi, la raison et le Cœur, et d’autre part, l’Islam et les énergies inexploitées et inertes.

Source : extraits autobiographie


mercredi 16 décembre 2015

La purification et ses secrets par Abou Hamed Al-Ghazâli





Sache que la purification (at-tahâra) comporte quatre degrés : Le premier : il consiste à purifier l'extérieur des souillures, des déchets du corps et des cas de rupture de la pureté.
Le deuxième : il consiste à purifier les membres des péchés et des fautes.
Le troisième : il consiste à purifier le cœur des mauvais caractères et des vices méprisables.
Le quatrième : il consiste à purifier le secret intime (as-sirr) de tout ce qui n'est pas Allah
- تعال -.
Ce dernier degré constitue le but extrême. Ainsi celui qui possède un puissant discernement aspire à cette finalité. Quant à celui dont le discernement intérieur est frappé de cécité, il ne saisit des degrés de la purification que le premier. Tu le vois passer le meilleur de son temps à exagérer le lavage après avoir été à la selle et au nettoyage des habits, croyant, du fait de l'emprise de l'obsession et de l'ignorance, que la purification exigée se limite à cela et ignorant les comportements des anciens qui passaient leur vie dans la purification des cœurs (tat-hîr al-qulûb) et qui se montraient moins exigeants pour ce qui étaient de l'extérieur. Ainsi on rapporte que 'Umar ibn al-Khattâb - رضى الله عنه - a fait ses ablutions mineures avec l'eau d'une jarre chrétienne. De même les Anciens n'insistaient pas trop pour ce qui est du lavage des mains, ils priaient à même le sol, marchaient pieds nus et se contentaient des petits cailloux pour l’istijmâr (le fait d'essuyer les parties intimes).
Finalement, l'affaire a abouti à des gens qui appellent l'idiotie de la propreté. Ils passent leur temps à orner leurs extérieurs tandis que leurs intérieurs sont des ruines remplies des vices de l'orgueil (al-kibr), de la fatuité (al-'ujb), de l'ignorance (al-jahl), de la duplicité (ar-riyâ) et de l'hypocrisie (an-nifâq). S'ils avaient vu un fidèle se contenter de petits cailloux pour istijmâr, marcher pieds nus, ou prier à même le sol ou faire ses ablutions mineures dans un petit récipient, ils le fustigeraient, lui appliqueraient le sobriquet d'homme sale et répugneraient à manger avec lui.
Ils ont fait de cette attitude vestimentaire modeste, qui relève de la bonne foi, une saleté et de leur obsession une propreté. Ils ont renversé les rôles et les fonctions en façant du mal un bien et du bien un mal. Néanmoins, celui qui vise par cette purification la propreté, sans exagérer dans l'utilisation de l'eau, en considérant que le recours à une petite quantité d'eau est recommandé par les principes de la religion, son attitude n'est nullement répréhensible et son acte est bon.
Cela dit, pour connaître les questions se rapportant aux souillures et aux cas de rupture de l'état de pureté, on peut se référer aux ouvrages de fiqh, car notre propos dans ce livre vise surtout les règles de convenance. S'agissant de l'enlèvement des déchets, ils sont de deux sortes.
- Le premier : il s'agit des saletés à enlever comme celles qui s'accumulent dans les cheveux. Il est recommandé (yastahibu) de les nettoyer en les lavant, en les coiffant et en les parfumant. Il convient également de nettoyer les saletés qui s'accumulent à l'intérieur du nez et des oreilles. Il est recommandé aussi d'utiliser le siwâk et de se rincer la bouche pour enlever les saletés qui s'accumulent sur les dents ainsi que celles qui se trouvent dans les plis des doigts et sur tout le corps du fait de la transpiration et de la poussière. Tout ceci s'enlève par le lavage avec de l'eau. Pour ce faire, il n'y a pas de mal à aller au Hammam car c'est le meilleur moyen pour enlever les saletés. D'autant plus qu'un certain nombre de compagnons du Prophète - صلى الله عليه وآله وسلم - y sont allés.
Toutefois celui qui veut y aller doit protéger sa nudité des regards et du toucher. Il doit également se rappeler la chaleur de l'Enfer en sortant du Hammam. Car la pensée du croyant ne cesse d'embrasser toute chose du bas-monde pour qu'elle lui rappelle celle de la vie future. Ceci parce que le croyant est toujours préoccupé par la question de la vie future. C'est que chaque récipient suinte selon le produit qu'il contient. Ne vois-tu pas que lorsqu'un marchand d'étoffes, un menuisier, un maçon et un tisserand pénètrent dans une maison meublée, chacun d'eux s'intéresse à sa spécialité : le marchand d'étoffes regarde les tapis pour les évaluer, le tisserand regarde la confection des vêtements, le menuisier regarde le plafond de la maison et le maçon regarde les murs. Il en va de même du croyant : lorsqu'il voit des ténèbres, il se souvient des ténèbres de la tombe, lorsqu'il entend un bruit effrayant, il se rappelle le son de la trompette pour la Résurrection ; lorsqu'il voit du bonheur, il se souvient des béatitudes du Paradis et lorsqu'il voit du châtiment, il se souvient de l'Enfer. Cela dit, il est mauvais de pénétrer dans le Hammam à l'approche du coucher du soleil et entre le Maghrib et le 'ishâ car c'est le moment du redéploiement des démons.
- Le deuxième : il s'agit de parties dont on se débarrasse comme la coupure des moustaches, l'épilation des aisselles, le rasage du pubis et la coupure des ongles. Il est répréhensible (yakrahu) d'enlever les cheveux blancs et il est recommandé (yastahibu) de les teindre.
Cela dit, ce qui reste des degrés de la purification sera traité dans le quart du livre consacré à ce qui est périlleux et à ce qui procure le salut, - إن شاء الله تعالى -.

Celui qui ne vise que l’au delà. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Celui qui ne vise que l’au delà Allah ta’ala lui suffit
Si le serviteur se couche et se lève en ne visant qu’Allah ta’ala, Celui ci se chargera alors de pourvoir à tous ses besoins, portera pour lui tout ce qui le préoccupe, réservera son cœur à Son amour, sa langue à Son rappel, et ses membres à Son obéissance.
Mais s’il se couche et se lève en ne pensant qu’à la vie d’ici bas, Allah ta’ala le chargera de tout le souci, angoisses et malheurs de cette vie. Il le confiera à lui même, occupera son cœur par l’amour des gens au lieu de Son amour, sa langue par le rappel des gens au lieu de Son rappel, ses membres par les affaires des gens au lieu de Son obéissance.
Cet homme travaillera donc comme une bête pour autre qu’Allah, comme le soufflet de forge qui se  gonfle puis expire tout ce qui se trouve en lui pour servir autrui. Ainsi, toute personne qui s’écarte de la servitude d’Allah, de Son obéissance et de Son amour, sera soumise à la servitude des créatures, leur amour et leur service. Allah ta’ala dit : « Et quiconque s’écarte du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. » (sourate Az Zukhrûf verset 36) . Sufyân ibn ‘Uyaynah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Vous ne citerez aucun proverbe connu des arabes, sans que je ne vous cite un exemple dans le Coran. Un homme lui dit : Et ou est dans le Coran le proverbe : Donne à ton frère une datte, et s’il refuse, donne lui une braise ?? Il répondit : Dans sa parole : « Et quiconque s’écarte du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui assignons un diable qui devient son compagnon inséparable. »

mardi 15 décembre 2015

La meilleure formule de demande de pardon. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit dans un hadith authentique : « La meilleure
formule de demande de pardon consiste à ce que le serviteur dise : O Allah ! Tu es mon
Seigneur. Point de divinité digne d’adoration que Toi. Tu m’as créé et je suis Ton
serviteur. Je me conforme autant que je peux à mon engagement et à ma promesse vis à
vis de Toi. Je me réfugie auprès de Toi contre le mal que j’ai commis. Je reconnais tous
Tes bienfaits à mon égard et je reconnais mes péchés. Pardonne moi donc, car personne
ne pardonne les péchés si ce n’est Toi.
" Allâhumma anta Rabbî lâ ilâha illâh anta khalaqtanî wa anâ ‘abduka wa anâ ‘alâ ‘ahdika wa wa’dika ma-stata’tu a’ûdhu bika min charri mâ sana’tu abû‘u laka bini’matika ‘alayya wa abû‘u bidhanbî fa-ghfir lî fa- inahu lâ yaghfiru dhunûba illâ anta ".
Quiconque prononce cette invocation avec certitude le matin, puis meurt dans la journée, entrera au paradis. Et quiconque la prononce avec certitude le soir, puis meurt dans la nuit, entrera au paradis.»
Abû Hurayrah et Abd Allah ibn Umar -qu’Allah les agrée- rapportent que le Prophète
sallallahu ‘alayhi wa salam a enseigné à Abu Bakr As Siddiq -qu’Allah l’agrée- l’invocation
suivante, à répéter chaque matin, chaque soir et avant de se coucher : « O Allah ! Créateur
des cieux et de la terre ! Connaisseur de l’invisible et du visible ! Seigneur et Possesseur
de toute chose ! J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi. Je cherche
refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme, le mal de Satan et son polythéisme et
contre le fait de nuire à ma propre personne ou nuire à un musulman.
"Allâhumma ‘âlima l-ghaybi wa ch-chahâdati fâtira s-samâwâti wa l-ardi rabba kulli chay‘in wa
malîkahu achhadu an lâ ilâha illâ anta a’udhu bika min charri nafsî wa min charri chchaytâni wa chirkihi wa an aqtarifa ‘alâ nafsî sû’an aw ajurrahu ilâ muslimin".
Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ajouta : Récite cette invocation chaque matin, chaque soir et avant de te coucher. »
Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam avait l’habitude de dire durant ses sermons :
« Louange à Allah, nous implorons Son aide et Son pardon. Nous nous réfugions auprès
de Lui contre les maux de nos âmes et contre nos mauvaises actions. »
Il sallallahu ‘alayhi wa sallam a aussi dit :
« Je suis semblable à une personne qui vous retiendrait par la ceinture, vous empêchant ainsi de vous jeter dans le feu, mais le feu vous attire comme il attire les papillons. »
Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a comparé les membres de sa communauté à des papillons du fait que ces insectes sont ignorants et insaisissables. De même les hommes dont l’âme est petite sont ignorants et instables.Dans un autre hadith, le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam dit : « Le cœur est comparable à une plume jetée sur une terre désertique. »
Le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam dit aussi : « Le cœur est plus instable encore qu’un chaudron rempli d’eau portée à ébullition. »
Or l’instabilité de la plume et du chaudron est bien connue. Il en est de même pour le cœur surtout s’il est entaché d’ignorance. On dit d’ailleurs d’une personne qui pousse une autre à l’égarement qu’elle l’a ébranlée. Allah ta’ala a dit au sujet de Pharaon qu’il a ébranlé son peuple qui lui a obéit.
Allah ta’ala a aussi dit : « Sois donc patient, car la promesse d’Allah est vérité. Et que ceux qui ne croient pas fermement ne t’ébranlent pas ! » (Sourate Ar Rûm verset 60)
Une personne à la foi ébranlable ne connaît pas la stabilité. Bien au contraire, elle est
aisément déstabilisée, alors qu’une personne à la foi ferme est stable.
D’ailleurs le verbe « être certain » (ayqama) en arabe est utilisé aussi pour désigner une chose stable. La certitude (yaqîn) désigne la foi durablement installée dans le cœur, tant en terme de science  religieuse que de pratique. En effet, une personne peut détenir une bonne science religieuse sans pour autant que son âme ne patiente face aux malheurs, situation face à laquelle elle est vite ébranlée.

lundi 14 décembre 2015

Miséricorde de l'islam envers les habitants de ce monde: La miséricorde de Dieu est vaste

La miséricorde de Dieu est vaste :
« Dis : « Votre Seigneur est le Seigneur de l’immense miséricorde… »
(Coran 6:147)
Elle s’étend à toute chose :
« …et Ma miséricorde embrasse toute chose…» (Coran 7:156)
La création elle-même est une expression de la grâce, de la miséricorde et de l’amour divins. Dieu nous invite à observer les effets de Sa grâce tout autour de nous :« Regarde donc les effets (visibles) de la miséricorde de Dieu (sur la création) ; vois comment Il redonne vie à la terre après qu’elle ait été morte… » (Coran 30:50)

 Le prophète a dit :
 « Dieu est bienveillant et il aime la bienveillance. Il accorde par bonté ce qu’il n’accorde pas par sévérité. » (Sahih Mouslim)
Et l'Islam a aussi enveloppé de sa miséricorde les animaux car c'est la religion de la miséricorde, de la justice et de la paix ; et il a ordonné aux musulmans d'être miséricordieux, Ach-Charide a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire :  "Quiconque tue un oiseau sans raison valable, celui-ci se plaindra à Allah le jour du jugement en disant : “O mon Seigneur ! Untel m’a tué sans raison valable, et il ne m'a pas tué pour un profit » [ Rapporté par An-Nissaa’i et Ibn Hibbane ]


Sagesses Ibn âta-Allah Al askandari:Les œuvresحكم ابن عطاء الله الأسكندري:الأعمال

.تنوعت أجناس الأعمال، لتنوع واردات الأحوال
Les œuvres se différencient selon la diversité des états qui se présentent.

.الأعمال: صور قائمة، وأرواحها: وجود سر الإخلاص فيها
Les œuvres sont des silhouettes dressées dont l'âme est la pureté d'intention.
 

samedi 12 décembre 2015

LE PARDON SELON LA MORALE DE L'ISLAM ET SES BIENFAITS SUR LA SANTE


L'un des traits moraux recommandés par le Coran est le pardon :
Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants. (Coran, 7 : 199)
Qu'ils pardonnent et absolvent ! N'aimez-vous pas que Dieu vous pardonne ? Et Dieu est pardonneur et très miséricordieux ! (Coran, 24 : 22)
Ceux qui ne vivent pas selon les valeurs morales du Coran trouvent qu'il est très difficile de pardonner aux autres. Ceci parce qu'ils se mettent facilement en colère à cause d'une faute commise. Cependant, Dieu a conseillé aux croyants le pardon car c'est plus correct :
La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action (une peine) identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu… (Coran, 42 : 40)
… Mais si vous [les] excusez, passez sur [leurs] fautes et [leur] pardonnez, sachez que Dieu est pardonneur, très miséricordieux. (Coran, 64 : 14)
Il a aussi été révélé dans le Coran, que le pardon occupe une position morale supérieure : "Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution des affaires." (Coran, 42 : 43) Pour cette raison, les croyants sont des gens qui pardonnent, compatissants et tolérants, comme le révèle le Coran, "qui dominent leur rage et pardonnent à autrui" (Coran 42 : 43).
La notion de pardon des croyants est très différente de la notion de pardon de ceux qui ne vivent pas selon la morale du Coran. Bien que beaucoup de gens disent avoir pardonné à ceux qui les ont offensés, néanmoins une longue période est nécessaire pour se libérer de la haine et de la colère que leur coeur renferme. Leur comportement tend à trahir leur colère. Par contre, le pardon des croyants est sincère, car les croyants savent que les êtres humains sont éprouvés dans ce monde, et qu'ils apprennent de leurs erreurs, ils sont, par conséquent, tolérants et compatissants. De plus, les croyants sont capables de pardonner même lorsqu'ils ont raison, et que les autres ont tort. Lorsqu'ils pardonnent, ils ne font aucune distinction entre les grandes fautes et les fautes d'importance moindre. Quelqu'un peut leur causer d'énormes torts par erreur, alors ceux qui ont la foi savent que tout a lieu selon la volonté de Dieu et selon une destinée déterminée, donc ils acceptent les événements sans jamais laisser de place à la colère.
Selon de récentes recherches, des scientifiques américains ont établi que ceux qui sont capables de pardonner sont en meilleure santé mentale et physique que les autres. Le Dr Frederic Luskin, qui a un doctorat en Conseil et Santé Psychologique à l'Université de Stanford, et son équipe, ont effectué une étude sur 259 personnes vivant à San Francisco. Les scientifiques ont invité les sujets à assister à six cours d'une heure et demi chacun, ayant pour thème l'enseignement du pardon dans leurs discussions.
Les sujets de cette expérimentation ont affirmé qu'ils souffraient moins après avoir pardonné à ceux qui ont été injustes envers eux. La recherche a montré que ceux qui avaient appris à pardonner se sentaient beaucoup mieux, non seulement sur le plan émotionnel mais aussi sur le plan physique. Par exemple, il a été établi qu'à l'issue de cette expérience, des symptômes psychologiques et physiques tels que le mal de dos lié au stress, l'insomnie et les douleurs abdominales, avaient été réduites d'une manière significative chez ces individus.
Dans son livre, Forgive for Good, le Dr Frédéric Luskin, décrit le pardon comme étant une matrice pour la santé et le bonheur. Le livre décrit comment le pardon développe un état d'esprit positif qui génère l'espoir, la patience et la confiance en soi, en réduisant la colère, la souffrance, la dépression et le stress. Selon le Dr Luskin, entretenir la colère a des effets physiques visibles sur l'individu. Il continua ainsi :
Le problème à propos des colères qui remontent à longtemps ou celles restées irrésolues, est, comme nous l'avons vu, qu'elles remettent le thermostat interne à zéro. Quand vous êtes habitué à un faible degré de colère, vous ne pouvez discerner entre l'état normal et l'état anormal. Cela produit une sorte de poussée d'adrénaline à laquelle les gens s'habituent. Cela fait "bouillonner" l'organisme de colère et rend difficile toute pensée claire - empirant ainsi la situation.73
De plus, le Dr Luskin déclare que, lorsque le corps libère certaines enzymes durant une phase de colère ou de stress, le niveau de cholestérol et celui de la tension artérielle grimpent - ce qui n'est pas une bonne situation pour conserver le corps en bon état.74
Un article intitulé "le pardon", publié dans le numéro de septembre-octobre 1996 de Healing Currents Magazine, a affirmé que la colère ressentie à l'encontre d'un individu ou d'un événement entraîne l'apparition d'émotions négatives, et met à mal l'équilibre émotionnel et même la santé physique.75 L'article déclare également que peu après, les personnes concernées réalisent que la colère leur est néfaste et souhaitent réparer les torts faits à autrui. Alors, ils font la démarche pour pardonner. Il est aussi dit que malgré ce que les gens endurent, ils ne veulent pas perdre les précieux moments de leur vie dans la colère et l'anxiété, et préfèrent pardonner pour eux-mêmes et pour les autres.76
Dans une autre étude, impliquant 1.500 sujets, on nota que les dépressions, le stress et les maladies mentales, étaient moins fréquents chez les personnes ayant la foi. Le Dr Herbert Benson, qui mena cette recherche, lia cela à la façon avec laquelle la religion encourage le pardon et déclare :
Il existe une physiologie du pardon… lorsque vous ne pardonnez pas, ça vous mine.77
Selon un article, intitulé "La colère est hostile à votre coeur", publiée par Harvard Gazette, la colère est extrêmement néfaste pour le coeur. Ichiro Kawachi, un assistant professeur en médecine, et son équipe scientifique, ont démontré cela par le biais de nombreux tests et mesures. De cette recherche, il ressort qu'un vieillard grincheux présente trois fois plus de risque de développer une maladie cardiaque que quelqu'un de caractère plus tempéré. "Le triplement du risque", déclare Kawachi, "implique des degrés de colère élevés, une colère explosive qui incite à vouloir casser des choses ou à blesser quelqu'un, par exemple lors d'une bagarre".78
Les chercheurs pensent que la libération d'hormones de stress augmente la demande en oxygène par les cellules du muscle cardiaque, et accroît la viscosité des plaquettes sanguines conduisant ainsi à la formation de caillots de sang. Cette séquence d'événements déclenchée par la colère augmenterait les risques d'avoir une crise cardiaque.79 De plus, durant les crises de colère, le pouls bat plus fort, et entraîne une augmentation de la pression artérielle, et par conséquent celle d'un risque d'attaque cardiaque.
Selon des chercheurs, la colère et l'animosité peuvent aussi déclencher la production de protéines liées à une inflammation dans le sang. Le journal Psychosomatic Medicine suggéra que cette émotion déclenche la production de protéines inflammatoires, qui en retour provoqueraient le durcissement des artères, et ensuite une maladie cardio-vasculaire et une attaque.80 Selon le Professeur Associé Edward Suarez, du Centre Médical de l'Université Duke, en Caroline du Nord, la protéine interleukine 6 (ou IL-6) est présente à une concentration plus élevée chez les hommes colériques et déprimés. Les concentrations sanguines élevées d'IL-6 provoquent l'athérosclérose, l'apparition de dépôts de graisses au niveau des parois artérielles.81 Selon Suarez, les états psychologiques tels la dépression, la colère et l'hostilité sont autant de facteurs liés aux maladies cardiaques que la cigarette, une tension artérielle élevée, l'obésité et le taux trop élevé de cholestérol.82
Un autre article intitulé "La colère augmente les risques d'une attaque cardiaque", publié dans The Times, déclare qu'avoir un caractère emporté est un raccourci vers la crise cardiaque, et que les jeunes gens qui ne savent gérer le stress que par la colère, ont trois fois plus de risque de développer une maladie cardiaque de manière prématurée, et que la survenue d'une attaque cardiaque est 5 fois plus probable.83 Des scientifiques, de l'Université de Baltimore dans le Maryland, ont noté que les hommes irascibles risquent d'avoir une crise cardiaque même en l'absence de terrain familial favorable.84
Toutes les recherches disponibles montrent que la colère est un état d'esprit qui peut nuire sérieusement à la santé humaine. Par ailleurs, le pardon, même s'il est difficilement acceptable par les gens, est agréable et dénote d'une moralité supérieure, en éradiquant tous les effets nocifs de la colère, et aide l'individu à apprécier une vie saine, sur le plan psychologique autant que sur le plan physique. Le pardon, bien entendu, est une forme de comportement grâce auquel une personne peut vivre en bonne santé, et une vertu que tout le monde devrait adopter. Cependant, l'objectif véritable dans le pardon - tout comme dans toutes choses - est de plaire à Dieu. Le fait que les caractéristiques de cette sorte de moralité, dont les bienfaits ont été identifiés par la science, aient été révélées par le Coran, constitue seulement l'une des nombreuses sources de sagesse du Coran.

73. Jennifer Desai, "Stanford Forgiveness Project's Dr Frederic Luskin studies why learning to forgive might be good for the body as well as the soul", Almanac, du 9 juin 1999;,www.almanacnews.com/morgue/1999/1999_06_09.forgive.html
74. Ibid.
75. Frederic Luskin, Ph.D., "Forgiveness", Healing Currents Magazine, septembre-octobre 1996, www.stanford.edu/~alexsox/4_steps_to_forgiveness.htm
76. Ibid.
77. Claudia Kalb, "Faith & Healing", Newsweek, du 10 novembre 2003, http://msnbc.msn.com/id/3339654/site/newsweek
78. William J. Cromie, "Anger is Hostile to Your Heart", Harvard Gazette, www.news.harvard.edu/gazette/1996/11.07/AngerisHostileT.html
79. Ibid.
80. Peter Lavelle, "Anger trigger to heart disease found?", ABC Science Online, du 5 août 2003, www.abc.net.au/science/news/stories/s915243.htm
81. Ibid.
82. Ibid.
83. Mark Henderson, "Anger Raises Risk of Heart Attack", The Times, Londres, du 24 avril 2002, www.rense.com/general24/anger.htm
84. Ibid.