Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 29 novembre 2015

Poème d’Ibn Rajab al Hanbali tiré de son épître : "Le blâme de la dureté du cœur" قصيدة لابن رجب من رسالته ذم قسوة القلب

أفِي دَارِ الخَرَابِ تَظلُّ تَبنِي * وتَعمُرُ مَا لِعمرَانٍ خُلِقتَ 
Est-ce dans la maison en ruines que tu continues à bâtir
Et tu y demeures alors que tu n’as pas été créé pour rester 
وَمَا تَركَتْ لَكَ الأَيَّامُ عُذرًا * لَقَد وَعَظَتكَ لَكِنْ مَا اتَّعَظتَ 
Et les jours ne t’ont pas laissé d’excuses
Ils t’ont exhorté mais tu n'en a pas profité 
تُنَادِي للرَّحِيلِ بِكُلِّ حِينٍ * وَتُعلِنُ إنَّمَا المَقصُودُ أنْتَ 
Ils appellent au départ à chaque instant
Et ils annoncent que c’est toi le concerné
وتُسمِعُكَ النِّدَا وأنتَ لاَهٍ * عَنِ الدَّاعِي كأنَّكَ مَا سَمِعتَ
Ils te font entendre l'appel alors que tu es inattentif
À l'annonceur, comme si tu n'avais pas entendu 
وتَعلَمُ أنَّهُ سَفَرٌ بَعِيدٌ* وعَن إِعدَادِ زَادٍ قَد غَفَلتَ 
Et tu sais que c’est un long voyage
Mais tu as négligé la préparation des provisions
تَنَامُ وَطالِبُ الأيَّامِ سَاعٍ * ورَاءكَ لاَ يَنَامُ فَكيفَ نِمتَ 
Tu dors alors que le demandeur des jours court
Derrière toi il ne dort pas comment tu as pu donc dormir
مَعائِبُ هَذِهِ الدُّنيَا كَثِيرٌ * وأنتَ عَلَى محبَّتِهَا طُبِعتَ
Les défauts de cette vie d'ici-bas sont nombreux
Et ton amour pour elle est gravé dans ton cœur
يَضِيعُ العُمرُ فِي لَعِبٍ وَلهوٍ * وَ لَو أُعطِيتَ عَقلاً مَا لَعِبتَ
La vie se perd entre amusement et distraction
Et si tu avais une raison tu n’aurais pas joué
فمَا بَعدَ الممَاتِ سِوَى جَحِيمٍ * لِعاصٍ أو نَعِيمٍ إِن أَطعتَ 
Qui y a-t-il après la mort si ce n’est l’Enfer
Pour un désobéissant ou le Paradis si tu as obéis 
ولست بآمل بَاطِلٌ ردًّا لِدُنيَا * فَتعملُ صَالِحًا فِيمَا تَركتَ 
Tu ne lances de faux espoirs pour revenir à la vie d'ici-bas
Afin que tu fasses du bien dans ce que tu délaissais
وأوَّلُ مَن ألُومُ اليَومَ نفسِي* فَقَد فَعَلتْ نَظَائِرَ مَا فَعلتَ 
Le premier que je blâme aujourd'hui c'est moi-même
Car elle a fait les même choses que toi tu as fait 
أيَا نفسِيَ أَخوضًا فِي المَعاصِي* وَبعدَ الأربَعِينَ وغِبَّ سِتَّة 
Ô mon âme tu t'enfonces toujours dans les péchés
Après la quarantaine et un peu plus de six 
وَأرجُو أَن يَطُولَ العُمرُ حَتَّى * أَرى زَادَ الرَّحِيلِ وقَد تأتَّى
Et j'espère que ma vie dure jusqu'à
Ce que je vois la provision du départ toute prête 
أيَا غُصنَ الشَّذَا تَمِيلُ زَهوًا* كأنَّكَ قَد مَضَى زَمنٌ وعِشتَ 
Ô branche parfumée tu te penches de prétention
Comme si tu avais passé un agréable moment 
عَلِمتَ فَدَعْ سَبِيلَ الجَهلِ واحذَرْ * وَصحِّحْ قَد عَلِمتَ ومَا عَمِلْتَ 
Tu sais donc laisse la voie de l’ignorance et sois prudent
Et corrige car tu sais tout mais tu n’as pas œuvré
وَيَا مَن يَجمعُ الأَمواَلَ قُلْ لِي * أَيَمنَعُكَ الرَّدَى مَا قَد جَمَعتَ
Ô toi qui amasse les biens dit moi
La mort ne t'a-t-elle pas empêché de les amasser
وَيَا مَن يَبتَغِي أَمرًا مُطَاعًا* يُسمَعُ نَافِذٌ مَن قَد أَمَرتَ 
Ô celui qui recherche le commandement
Et que soit exécutoire celui qui reçoit l'ordre 
أَجَجْتَ إلَى الوِلاَيَةِ لاَ تُبَالِي * أَجِرْتَ عَلَى البرِيَّةِ أَم عدَلتَ 
Tu as tout fait pour avoir le pouvoir, sans te soucier
Si tu as été injuste envers la création ou juste 
ألاَ تَدرِي بأنَّكَ يَومَ صَارَتْ * إِلَيكَ بِغَيرِ سِكِّينٍ ذُبِح 
Ne sais-tu pas que le jour où il est venu
À toi tu as été égorgé sans couteau 
ولَيسَ يَقُومُ فَرحةُ قَد تَولَّى * بِتَرحةِ يَومَ تَسمعُ قَد عُزِلتَ 
Et la joie ne peut être alors qu'elle est acquise
Par le biais de la peine/malheur du jour où tu entendras que tu as été mis à l'écart 
وَلاَ تُهمِلْ فَإنَّ الوَقتَ يَسرِي * فإنْ لَم تَغتَنِمهُ فَقَد أَضَعتَ
Et ne soit pas négligent car le temps passe  vite
Car si tu n'en profites pas alors tu auras perdu 
تَرَى الأيَّامَ تُبلِي كُلَّ غُصنٍ * وَتَطوِي مِن سُرُورِكَ مَا نَشَرْتَ 
Tu vois les jours dévoiler toutes les branches
Et ils plient de tes joies ce que tu en as répandu
وَتَعلَمُ إنَّمَا الدُّنيَا مَنامٌ * فَأحلَى مَا تَكُونُ إذَا انتبَهتَ
Et apprends que la vie n'est qu'un rêve
Alors elle sera délicieuse si tu es prudent
فَكَيفَ تصدُّ عَن تَحصِيلِ بَاقٍ * وَبِالفَانِي وزُخرُفِهِ شُغِلتَ
Alors pourquoi repousses-tu l'acquisition de ce qui est éternel
Et par ce qui est éphémère et son ornement tu es préoccupé 
هِيَ الدُّنيَا إذَا سَرَّتكَ يَومًا * تسُوءُكَ ضِعفَ مَا فِيهَا سُرِرتَ 
C'est la vie, si elle t’épanouie un jour
Elle te rend  beaucoup plus triste que ce que  tu fus joyeux en elle 
تَغُرُّكَ كالسَّرابِ فأنتَ تَسرِي * إليهِ ولَيسَ تَشعُرُ إن غُرِرتَ
Elle te séduit comme un mirage, et toi tu vas
Vers lui et tu ne ressens pas  que tu as été séduit
وَأشهدُ كَم أبادَت مِن حَبِيبٍ * كأنَّكَ آمٍنٌ مِمَّنْ شَهِدتَ
Et j'atteste combien de proche/ bien-aimé elle a pris
Comme si tu es à l’abri  de ce dont tu as été témoin
وَتدْفِنُهُم وَترجِعُ ذَا سُرُورٍ * بِمَا قَد نِلتَ مِن إِرثٍ وَحَرثَ
Et tu les enterres et tu es content en rentrant
De ce que tu as obtenu comme héritage et terre
وتَنسَاهُم وأنتَ غَدًا سَتَفنَى * كأنَّكَ مَا خُلِقتَ ولاَ وُجِدتَ 
Et tu les oublies alors que demain tu vas disparaître
Comme si tu n'avais jamais été créé ni existé
تُحدِّثُ عَنهُم وَتقُولُوا كَانُوا * نَعمْ كَانُوا كَماَ واللهِ كُنتَ
Tu parles d'eux et tu dis ils ont été
Oui ils ont été [en vie] comme toi aussi, par Allah, tu le fus
حَدِيثُكَ همُ وأنتَ غدًا حَدِيثٌ * لِغَيرِهِم فَأحسِن مَا استطَعتَ
Tu parles d'eux et demain tu seras un récit
Pour d'autres qu'eux donc fait du bien  comme il t'est possible
يَعُودُ المرءُ بَعدَ الموتِ ذِكرًا * فَكُن حَسَن الحَدِيثِ إذَا ذُكِرتَ 
L’homme redevient après la mort un souvenir
Soit quelqu'un au sujet duquel on dit du bien
سلِ الأيَامَ عَن عَمْرٍ وخالٍ * وَمَالَكَ والسُّؤالُ وقَد عَلِمتَ
Interroges les jours sur 3amr et oncle (maternel)
Et qu'as-tu avec ces questions alors que tu as appris/tu sais
ألَستَ تَرى دِيارهُم خَواءٌ * فَقَد أنكَرت منهَا مَا عرفتَ
Ne vois-tu point leurs maisons vides
Alors que tu rejettes/nies à leur sujet ce que tu as su 

jeudi 26 novembre 2015

"Il est arrivé, ne le hâtez pas." Les semblants de contradictions dans Le noble Coran. Cheikh Achaârawi

Les orientalistes poursuivent leur propos sur le Noble Coran disant : "Le Coran dit dans la sourate intitulée An-Nahl : "L'ordre de Dieu est arrivé. Ne le hâtez donc pas." [11] Comment se fait-il que Dieu - Exalté soit-Il - dise que Son ordre est arrivé, puis qu'Il ajoute "ne le hâtez pas" ? Le verbe arriver est conjugué au passé car l'action a déjà eu lieu, tandis que "ne le hâtez pas" s'inscrit dans le futur. Comment cela se justifie-t-il ?"
Nous leur répondons que lorsque l'on parle de Dieu - Exalté soit-Il -, il faut garder à l'esprit que "Rien ne Lui ressemble". Tu possèdes une force et Dieu possède une force, mais ta force est-elle semblable à celle de Dieu - Exalté soit-Il - ? Tu as une capacité et Dieu a une capacité, mais ta capacité est-elle semblable à celle de Dieu - Exalté soit-Il - ? De même, tu vis dans le temps, tandis que Dieu n'est pas sujet au temps, Il est exempt de l'emprise du temps. Le fait que l'ordre soit arrivé, cela s'inscrit dans la science de Dieu - Exalté soit-Il - c'est un fait accompli. Dès lors que Dieu dit d'une chose qu'elle est arrivée, c'est chose faite. C'est une chose révolue dans la science de Dieu, dans la Science Certaine ("`ilm al-yaqîn"). Toutefois, les choses passent de la science de Dieu - Exalté soit-Il - à la science des hommes grâce à l'injonction "kun" ("Sois"). Lorsque Dieu - Exalté soit-Il - veut transférer une chose du domaine de Sa science - Exalté soit-Il - au domaine de la science des hommes, le verbe "kun" apporte l'ordre de mise en exécution.
Dieu - Exalté soit-Il - détient la science du Jour Dernier. Dès lors que celle-ci est arrêtée, aucune force ici-bas ne peut l'empêcher de survenir. Cela est impossible. Ne Lui réclamez pas l'ordre "kun". Ne le hâtez pas. Pourquoi ? Eh bien, parce que le croyant véritable ne craint qu'une chose, le Jour Dernier, le Jour du Jugement. Il craint la Justice de Dieu - Exalté soit-Il - qui recense tout, les péchés petits et grands : "Et ils trouveront devant eux tout ce qu'ils auront œuvré." Toutes les œuvres, les petites avant les grandes. Si la justice divine ne laisse pas passer les petits péchés, alors qu'est-ce qu'on peut bien faire des péchés majeurs ? Le croyant craint donc le Jour du Jugement et l'appréhende quelle que soit la force de sa foi. En revanche, c'est l'homme incroyant défiant Dieu qui, du fait de son ignorance, ne connaît pas les implications du Jour Dernier, ni ce qu'implique le Jugement.
C'est pourquoi il est pressé. Il a hâte qu'arrive le Jour Dernier. S'il savait ce que cela signifie, s'il savait ce qui l'y attend, il n'oserait jamais en parler.
Lorsque Dieu dit : "L'ordre de Dieu est arrivé." cela signifie que la date du Jour Dernier est fixée, c'est chose faite, ne le hâtez pas. Ne hâtez pas l'échéance du Jugement. Vous ignorez ce que cela renferme comme horreurs. Cette affaire est donc fixée et révolue vis-à-vis de Dieu, même si par rapport à moi cela fait partie de l'avenir. Il n'y a donc pas de contradiction dans l'usage conjoint du passé et du futur. Le passé s'inscrit dans la Science de Dieu - Exalté soit-Il - mais, dans ma science, dans ma perception, et jusqu'à ce que cela advienne dans mon référentiel, cela appartient au futur, jusqu'à ce que Dieu statue par le verbe "kun" et que l'on souffle dans la Trompe. Y a-t-il un être humain capable d'empêcher Dieu - Exalté soit-Il - de mettre l'ordre qu'Il a décidé à exécution ? Il n'existe aucun pouvoir au-dessus du pouvoir de Dieu. Qui peut empêcher l'ordre de Dieu d'arriver dès lors que Dieu a annoncé qu'il est arrivé ? Nul homme n'a une emprise sur le futur. Celui Qui a la main-mise sur l'avenir c'est Dieu - Exalté soit-Il -. Son ordre est donc arrivé, mais un voile m'en sépare. D'où l'injonction : "Ne le hâtez donc pas."
                                
[11] Sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 1. NdT.

mercredi 25 novembre 2015

Liberté spirituelle et liberté de choix. Découvrir un sens à sa vie de Victor Frankl

Après une première approche ou le Dr V.Frankl fait une analyse psychologique des comportements des prisonniers en relation directe avec leur environnement, il se pose la question de «la dimension de la liberté humaine».

Il met peu à peu en relief, de par ses expériences personnelles, le coté de la «liberté spirituelle» propre à l’homme.

L’homme serait-il uniquement le résultat de facteurs biologiques, psychologique et sociologiques?

Le milieu de vie si rigide des camps a-t-il démontré que l’homme n’avait aucun autre choix que celui de subir l’influence de son environnement?

Les nombreux récits de témoignages vécus dans les camps nous prouvent que l’homme peut décider de sa conduite, qu’il détient en lui-même une «vie intérieure» basée sur des valeurs lui permettant de rester dans un état d’esprit favorable à sauvegarder son individualité et sa liberté spirituelle.

Les comportements parfois héroïques de certains ayant pu surmonter leur indifférence et contenir leur colère, tout en venant en aide aux autres, démontrent que quelques soient les circonstances dans lesquelles il se trouve, l’homme peut toujours choisir et décider de sa conduite. 

Cette possibilité de choisir, propre à l’homme, le met devant la responsabilité de tous ses choix de vie, quelques soient les circonstances pénibles qu’il peut être amené a traverser.

Choix basé sur des valeurs morales et spirituelles qui lui permettent de garder sa dignité, même dans un camp de concentration.

V.Frankl se rappelait souvent les paroles de Dostoïevski: «Je ne redoute qu’une chose:ne pas être digne de mes souffrances.»

Il a fait lui-même la connaissance de «ces martyrs dont le comportement, la souffrance et la dignité devant la mort témoignaient du fait qu’on ne peut enlever à un être humain sa liberté intérieure. C’est cette liberté spirituelle - qu’on ne peut nous enlever - qui donne un sens à la vie».

Comme le destin et la mort, la souffrance fait partie de la vie.

Source: http://.unanpourtoutchanger.com/2010/01/14/decouvrir-un-sens-a-sa-vie-dr-viktor-e-frankl/

La souffrance des gens. Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

La souffrance des gens est semblable à celle de celui qui marche dans un désert interminablement vaste, chaque fois que l’Homme résout un problème, d’autres émergent, comme le dit la citation:
« Le sage souffre et se fatigue dans la vie » et celle qui dit « Il y est tranquille ».
La souffrance du sage provient des injustices répandues qu’il voit, de son inaptitude à faire triompher la justice. Sa tranquillité trouve sa source dans son désintérêt de toutes les curiosités de la vie.

Les degrés de la connaissance d’Allah par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Certaines personnes connaissent Allah ta’ala par le biais de Sa générosité, de Sa munificence et de Sa bienfaisance.
D’autres Le connaissent par le biais de Son pardon, de Son absolution et de Son indulgence.
D’aucuns Le connaissent à travers Sa rigueur et Sa vengeance.
Certains autres Le connaissent par le biais de Sa science et Sa sagesse.
D’autres par le biais de Sa puissance et Sa suprématie.
Certains Le connaissent au travers de Sa miséricorde, de Sa bonté, et de Sa douceur.
D’autre Le connaissent par le biais de Sa domination et de Sa possession.
Enfin, certains Le connaissent par le fait qu’Il répond à leurs invocations, les secourt dans la détresse et subvient à leurs besoins.
Cependant ceux qui Le connaissent le mieux sont ceux qui Le connaissent par le biais de Ses paroles. En effet, ils découvriront ainsi un Seigneur présentant tous les attributs de la perfection et les caractéristiques de la magnificence. Rien ne Lui est équivalent et Il est exempt de tout défaut ou vice. Tous les beaux noms Lui reviennent, tous les attributs parfaits sont siens. Il fait ce qu’Il veut .Il est au dessus de tout, tout en étant proche. Il est capable de tout et gère tout. Il ordonne, interdit, et prononce Ses paroles tant religieuses qu’universelles. Il est plus grand que tout, et plus beau que tout. Il est Le plus clément des miséricordieux, Le plus puissant des capables et le plus sage des juges. Le coran a ainsi été révélé pour faire connaître leur Seigneur aux serviteurs, le chemin menant à Lui et le sort réservé, à leur arrivée, à ceux qui cheminent vers Lui.

mardi 24 novembre 2015

La clémence des croyants accomplis


... Ceux qui pardonnent à leurs semblables... (Sourate Al Imran, 134)
L’homme est enclin à commettre des erreurs. Il est sur terre pour être mis à l’épreuve. Il ne peut que mûrir lorsqu’il assimile les valeurs du Coran et se purifie de ses péchés. C’est ainsi qu’il atteint la perfection morale. En effet, les versets qui traitent du repentir dans le Coran indiquent la faiblesse de l’homme. Allah, le Créateur de l’homme, connaît mieux ces faiblesses et déclare qu’Il pardonnera à ceux qui commettent des fautes par ignorance mais se repentent immédiatement et réparent leurs fautes:
Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. (Sourate an-Nisa, 17)
Si un individu est sincèrement guidé par sa propre sagesse et conscience mais ne peut toujours pas s’empêcher de commettre une faute, il peut alors espérer le pardon d’Allah. Dans de nombreux versets, Allah nous dit qu’Il est clément et enclin au pardon. En voici un exemple:
Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. (Sourate al-Hijr, 49)
Comme l’indique le verset, Allah pardonne les erreurs humaines.
Dans ce cas, il ne serait pas convenable que l’homme ne pardonne pas lui aussi les erreurs. D’ailleurs, Allah recommande aux croyants la clémence:
Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. (Sourate al-Araf, 199)
Conformément aux commandements d’Allah les croyants accomplis se montrent cléments envers les autres croyants. C’est sans aucun doute le signe d’une conscience supérieure. C’est qu’en effet, la plupart du temps les gens ont du mal à pardonner les fautes car une faute entraîne souvent un préjudice moral ou matériel. Ils ne peuvent même pas contrôler leur colère et n’hésitent pas à l’exprimer. Mais comme le dit le verset, les croyants sont ceux:
ceux qui dominent leur rage et pardonnent à autrui(Sourate Al Imran, 199)
Fidèles aux ordres d’Allah, les croyants ne suivent pas leur ego, mais préfèrent pardonner. La plus grande faveur qu’ils puissent faire à celui qui commet une erreur et de le presser de s’amender.
Dans un verset Allah dit:
Et rappelle ; car le rappel profite aux croyants. (Sourate ad-Dhariyat, 55)
Dans un autre verset Allah dit, "…Qu'ils pardonnent et absolvent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est pardonneur et miséricordieux". (Sourate an-Nur, 22)
Quand un croyant commet une faute et la regrette sincèrement, il veut qu’Allah et les autres croyants lui pardonnent et il veut gagner leur confiance. Quand il a droit à une attitude clémente, cela lui fait comprendre à quel point la clémence d’Allah est un grand bienfait et un grand réconfort. C’est pourquoi les croyants accomplis pardonnent les autres et souhaitent en être pardonnés. Il est certain que c’est cette attitude qui mérite l’agrément d’Allah: ... Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, très Miséricordieux. (Sourate at-Taghabun, 14) 
 Source: http://www.harunyahya.fr

Allah ne change pas la situation d’un peuple tant qu’ils ne changent pas d’eux mêmes. Fawâ’id Ibn Al-Qayyim

On trouve parmi les fléaux imperceptibles mais répandus , le fait que le serviteur jouisse d’un bienfait qu’Allah ta’ala Lui a octroyé et qu’Il a choisi pour lui, puis celui ci s’en lasse et cherche à passer à autre chose, qu’il pense être, tout ignorant qu’il est, meilleure que le bienfait dont il jouit actuellement. Son Seigneur a pitié de lui et le laisse donc dans son bienfait initial. Il l’excuse pour son ignorance et les mauvais choix qu’il fait pour lui même. Mais lorsque le serviteur est excédé par ce bienfait, s’en irrite, s’en agace et s’en lasse définitivement, Allah ta’ala le lui retire.
Quand le serviteur quitte ce bienfait pour ce qu’il recherchait, et se rend compte de la différence entre ce dont il jouissait et ce qu’il vit désormais, il sera alors pris de tourments, de remords et désirera revenir à son bienfait initial.
Quand Allah ta’ala désire le bien et la droiture pour Son serviteur, Il lui fait de se rendre compte que sa situation actuelle est un bienfait de Sa part. Il fait en sorte qu’il s’en contente et lui inspire de Le remercier pour cela. Si son âme lui insuffle de délaisser ce bienfait pour autre chose, il consultera alors son Seigneur comme le ferait une personne qui ignore ou se trouve l’intérêt, incapable de le cerner, s’en remettant totalement à Allah en Lui demandant de faire le meilleur choix pour lui.
Rien n’est plus néfaste au serviteur que de se lasser du bienfait d’Allah, car il ne le considère
alors plus comme un bienfait, ne remercie plus Allah pour cela ni ne s’en réjouit.
Au contraire, il déteste ce bienfait, s’en plaint, et le considère comme un malheur, alors que c’est
l’un des plus grands bienfaits dont Allah lui ait jamais octroyé. La majorité des gens sont les ennemis des bienfaits dont Allah leur fait don. Ils ne se rendent pas compte du fait qu’Allah déverse Ses bienfaits sur eux, et ils s’efforcent donc de les repousser et les rejeter injustement et par ignorance. Combien de bienfaits se sont acheminés vers l’un d’eux, bienfaits qu’il s’efforce alors de repousser avec violence. Et combien de bienfaits lui sont parvenus, mais qu’il s’efforce de rejeter et de faire disparaître injustement et par ignorance. Allah ta’ala dit : « Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui ci ne change ce qui est en lui-même. » (Sourate Al Anfâl verset 53)
« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les gens le composant ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » (Sourate Ar Ra’d verset 11)
Il n’y a pas de pire ennemi pour les bienfaits que l’âme du serviteur, qui s’associe à son propre ennemi (satan) contre sa propre âme. Satan allume le feu brûlant les bienfaits et le serviteur l’attise.
C’est donc le serviteur qui permet à Satan d’allumer le feu, et l’aide en l’attisant. Lorsque les flammes deviennent envahissantes, il criera : Au feu ! Et il ne trouvera alors rien de mieux à blâmer que le destin : Le serviteur étourdi rate toutes les bonnes occasions .
Lorsque l’une d’elles lui échappe , il blâme le destin .

lundi 23 novembre 2015

Dieu aime les compatissants. Miséricorde de l'islam envers les habitants de ce monde

Une fois, l’une des filles du Prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) lui envoya des nouvelles de son fils qui était souffrant.  Il lui rappela que Dieu est Celui qui donne, qu’Il est Celui qui prend et que chacun a un terme déjà fixé à sa vie. Il lui rappela d’être patiente.  Mais lorsque la nouvelle de la mort de son petit-fils lui fut annoncée, ses yeux s’emplirent de larmes de compassion.  Ses compagnons en furent surpris. Mais le prophète de miséricorde dit :
« C’est là une compassion que Dieu a mise dans le cœur de Ses serviteurs.  Parmi tous Ses serviteurs, Dieu n’accorde Sa miséricorde qu’à ceux qui font preuve de pitié envers autrui et sont capables de s’attendrir sur leur sort. » (Sahih Al-Boukhari)
Bénis soient ceux qui sont compatissants, car la miséricorde divine leur sera accordée, comme l’a dit le prophète Mohammed :
« Dieu ne sera pas miséricordieux avec quelqu’un qui n’est pas compatissant envers les gens. » (Sahih Al-Boukhari)
Il a aussi dit :
« Le Miséricordieux fera preuve de miséricorde envers les gens qui sont compatissants et cléments. Soyez cléments envers ceux qui sont sur terre et Celui qui est au-dessus des cieux vous fera Miséricorde. » (At-Tirmidhi)

Celui qui donne ou retient. Fawâ’id Ibn Al-Qayyim

La source de ce que l’on peut trouver chez le serviteur comme bien ou mal,
 qualités louables ou blâmables, vient des attributs de Celui qui donne ou retient. 
Allah ta’ala dirige Ses serviteurs en fonction de ce qu’impliquent ces deux noms. 
Ce qui revient au serviteur dans la servitude relative à ces deux noms est 
qu’il remercie lorsqu’on lui donne et qu’il reconnaisse son besoin lorsqu’on le prive. 
Allah ta’ala donne afin que Son serviteur le remercie, 
et Il retient afin qu’il reconnaisse son besoin vis à vis de Lui. 
Ainsi il ne cesse d’être reconnaissant et indigent.

dimanche 22 novembre 2015

Découvrir un sens à sa vie par Victor Frankl. Le caractère transitoire de la vie

Chaque individu possède des potentialités qu’il peut ou non amener à la réalité, selon ses choix à tout moment de sa vie. Même si ces qualités potentielles revêtent un caractère transitoire, dès que l’homme les actualisent, elles deviennent non seulement partie de sa réalité mais forment au fur et à mesure « le monument de son existence ». Personne ne peut changer son passé, mais à tout moment l’homme est responsable de ses nouveaux choix. Oui, la vie est éphémère, et la souffrance et la mort semblent parfois lui enlever son sens ; mais le sens ultime et irrévocable sera visible dans l’accomplissement final. V.Frankl souligne : qu’« avoir été » est la forme la plus sure d’être. 
Source: http://.unanpourtoutchanger.com/2010/01/14/decouvrir-un-sens-a-sa-vie-dr-viktor-e-frankl/

Miséricorde envers les habitants de ce monde. Dieu aime la compassion

Dieu aime la compassion.
Les musulmans considèrent l’islam comme une religion de miséricorde et de compassion.
Pour eux, leur prophète est le cadeau de miséricorde de Dieu à toute l’humanité :
« Et Nous ne t’avons envoyé (Ô Muhammad) qu’en miséricorde pour l’univers. » (Coran 21:107)
Tout comme ils croient que Jésus était une miséricorde divine et une miséricorde pour les gens :
« Et Nous ferons de lui un signe pour les gens et une miséricorde émanant de Nous. » (Coran 19:21)

jeudi 19 novembre 2015

Miséricorde de l'Islam envers les habitants de ce monde: La miséricorde se trouve dans la nature humaine



La miséricorde fait partie des qualités d’Allah -qu’il soit exalté- comme il sied à Sa majesté. La miséricorde est une qualité de perfection chez les créatures ; avec la miséricorde, les créatures ressentent de la tendresse les uns envers les autres ; celui qui est fort a pitié de celui qui est faible, il l'aide et le protège contre son mal ; et les fils d'Adam s'aiment mutuellement. La miséricorde se trouve dans la nature humaine créée par Allah, mais cette nature humaine peut être effacée à cause des péchés, ceci provoque la disparition de la miséricorde et rend le cœur dur ne ressentant plus aucune pitié. Et bien que la miséricorde fasse partie de la nature humaine et sois une grande qualité qu'Allah a créée en Ses serviteurs, l'Islam a ordonné aux musulmans d’être miséricordieux car l'Islam est la religion de la miséricorde ; de même que les enseignements de l'Islam sont venues pour la réalisation du bien, de la justice, de la tranquillité, de la vérité, de la paix, de l'adoration d'Allah le Seigneur des mondes, et pour la disparition de ce qui est faux et du mal, Allah a dit à son Prophète:
وَمَآ أَرۡسَلۡنَـٰكَ إِلَّا رَحۡمَةً۬ لِّلۡعَـٰلَمِينَ  
{ Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde aux habitants de ce monde }  [ Sourate 21 - verset 107 ]
Et dans le Hadith, Selon Abdoullah ibn Amr :
 Le messager d'Allah [ paix et bénédiction d’Allah sur lui ] a dit :
"Ceux qui sont miséricordieux, Allah sera miséricordieux envers eux. Soyez  miséricordieux envers les habitants de la terre, Celui qui est dans le ciel sera miséricordieux envers vous"  
[ Rapporté par Abou Daawoud et Tirmidhi ].
Dans un autre Hadith, Selon Jarir ibn Abdillah
 le Messager d’Allah [ paix et bénédiction d’Allah sur lui ]  a dit : "Celui qui n’est pas miséricordieux envers les gens, Allah ne sera pas miséricordieux envers lui" [ Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim ] Et Ahmed l'a rapporté aussi selon le hadith d'Abou Saïd et a ajouté : 
 "Et celui qui ne pardonne pas, on ne lui pardonnera pas".
Et l'Islam exhorta à être miséricordieux envers le petit, la personne âgée et le faible, selon Ibn Abass le Prophète a dit :
"Ne fais pas partie de nous [les musulmans], celui qui ne respecte pas la personne âgée, n'est pas miséricordieux envers le petit, et ne prescrit pas le bien et n'interdit pas le mal"  [ Rapporté par Ahmed et Tirmidhi ]

mercredi 18 novembre 2015

Tuer une vie innocente...? - "Les dix Commandements" dans le Coran الوصايا العشر في القرآن

 
 Allah fait part du commandements suivant :
 بِسۡمِ ٱللهِ ٱلرَّحۡمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ
 قُلۡ تَعَالَوۡاْ أَتۡلُ مَا حَرَّمَ رَبُّڪُمۡ عَلَيۡڪُمۡ‌ۖ أَلَّا تُشۡرِكُواْ بِهِۦ شَيۡـًٔ۬ا‌ۖ وَبِٱلۡوَٲلِدَيۡنِ إِحۡسَـٰنً۬ا‌ۖ وَلَا تَقۡتُلُوٓاْ أَوۡلَـٰدَڪُم مِّنۡ إِمۡلَـٰقٍ۬‌ۖ نَّحۡنُ نَرۡزُقُڪُمۡ وَإِيَّاهُمۡ‌ۖ وَلَا تَقۡرَبُواْ ٱلۡفَوَٲحِشَ مَا ظَهَرَ مِنۡهَا وَمَا بَطَنَ‌ۖ وَلَا تَقۡتُلُواْ ٱلنَّفۡسَ ٱلَّتِى حَرَّمَ ٱللَّهُ إِلَّا بِٱلۡحَقِّ‌ۚ ذَٲلِكُمۡ وَصَّٮٰكُم بِهِۦ لَعَلَّكُمۡ تَعۡقِلُونَ (١٥١)
 وَلَا تَقۡرَبُواْ مَالَ ٱلۡيَتِيمِ إِلَّا بِٱلَّتِى هِىَ أَحۡسَنُ حَتَّىٰ يَبۡلُغَ أَشُدَّهُ ۥ‌ۖ وَأَوۡفُواْ ٱلۡڪَيۡلَ وَٱلۡمِيزَانَ بِٱلۡقِسۡطِ‌ۖ لَا نُكَلِّفُ نَفۡسًا إِلَّا وُسۡعَهَا‌ۖ وَإِذَا قُلۡتُمۡ فَٱعۡدِلُواْ وَلَوۡ ڪَانَ ذَا قُرۡبَىٰ‌ۖ وَبِعَهۡدِ ٱللَّهِ أَوۡفُواْ‌ۚ ذَٲلِڪُمۡ وَصَّٮٰكُم بِهِۦ لَعَلَّكُمۡ تَذَكَّرُونَ (١٥٢)
 (وَأَنَّ هَـٰذَا صِرَٲطِى مُسۡتَقِيمً۬ا فَٱتَّبِعُوهُ‌ۖ وَلَا تَتَّبِعُواْ ٱلسُّبُلَ فَتَفَرَّقَ بِكُمۡ عَن سَبِيلِهِۦ‌ۚ ذَٲلِكُمۡ وَصَّٮٰكُم بِهِۦ لَعَلَّڪُمۡ تَتَّقُونَ (٥٣
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Dis: «Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. 
Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. 
Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée. Voilà ce qu’[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous (151) Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. 
Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. 
Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. 
Peut-être vous rappellerez-vous. (152) «Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.» 
Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. (153) (Sourate al-An’am)

Tout musulman qui croit sincèrement en Allah, qui se conforme scrupuleusement à Ses versets sacrés et craint de souffrir dans l’au-delà, évitera de porter tort ne serait-ce qu’à une seule autre personne.
Il sait que le Seigneur de l’infinie Justice le récompensera justement pour tous ses actes.

Dans l’un des hadiths, notre Prophète [ paix et bénédiction d’Allah sur lui ]
dressa la liste des personnes qui déplaisent à Allah :
"Ceux qui agissent cruellement et injustement sur les terres sacrées, ceux qui aspirent à suivre les ignorants, et ceux qui répandent injustement le sang humain." Sahih Al-Boukhari

jeudi 12 novembre 2015

« Et il n’est rien dont Nous ne possédions les réserves. » / " Fawâ’id " l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Allah ta’ala dit : « Et il n’est rien dont Nous ne possédions les réserves. »
(Sourate Al Hijr verset 21)
Ce verset recèle un véritable trésor, à savoir que l’on ne demande une chose qu’à celui qui
en possède les réserves et qui en détient les clefs.
Demander cette chose à autre que Lui revient à la demander à qui ne la possède pas
et ne peut se la procurer.
Quant à la parole d’Allah ta’ala :
« Et tout aboutit, en vérité, vers ton Seigneur. » (Sourate An Najm verset 42 )
Elle recèle aussi un immense trésor, à savoir que si une chose n’est pas voulue pour Allah et
n’a pas de lien avec Lui, elle tendra alors inexorablement vers la disparition et
l’inachèvement, car elle aura été faite pour ce vers quoi rien n’aboutit.
En effet, l’aboutissement de toute chose ne se fait qu’auprès de Celui vers qui les choses aboutissent.
Elles aboutissent ainsi vers Sa création, Sa volonté, Sa sagesse, Sa science.
Il est le but de toute volonté. Tout amour éprouvé dans un autre but que le Sien n’est que douleur et
châtiment. Tout acte accompli pour autre que Lui est caduc et voué à l’échec. Tout cœur qui
ne Lui est pas lié est malheureux et privé de son bonheur et de sa réussite. Tout ce que l’on
peut espérer se trouve ainsi dans le verset :
« Et il n’est rien dont Nous ne possédions les réserves. » (Sourate Al Hijr verset 21)
Et tout ce qui est voulue pour Lui est résumé dans le verset :
« Et tout aboutit, en vérité, vers ton Seigneur. » (Sourate An Najm verset 42)

mercredi 11 novembre 2015

Tu es mon allié ici bas et dans l’au delà - " Fawâ’id " l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Allah ta’ala mentionne le fait que son prophète Yûsuf paix sur lui a dit :
« Tu es mon allié, ici bas et dans l’au delà. Fais moi mourir en parfaite soumission et fais que je sois du nombre des vertueux. »
(Sourate Yûsuf verset 101).
Cette invocation contient la reconnaissance de l’unicité d’Allah, la soumission au Seigneur, la manifestation du besoin éprouvé à Son égard, le rejet de toute alliance en dehors de la Sienne, le fait que mourir en parfaite soumission est le plus noble des objectifs du serviteur et que cela est du ressort d’Allah et non du serviteur, la reconnaissance de la résurrection tout en demandant d’être en compagnie des bienheureux.

lundi 9 novembre 2015

Découvrir un sens à sa vie par Victor Frankl. La recherche dynamique de sens


Découvrir un sens à sa vie par Victor Frankl. CITATION de victor frankl


Dans les camps de concentration nazis, 
les plus aptes à survivre étaient les prisonniers 
qui avaient une tâche à remplir après leur libération.
victor frankl créateur d'une science " logothérapie "
découvrir un sens à sa vie
    

Les plaisirs de l’au delà sont plus durables par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Les plaisirs, en soi, sont nécessaires à l’être humain, et à toutes créatures vivantes même.
C’est pourquoi on ne doit pas les condamner pour le seul fait qu’il s’agisse de plaisirs.
Ils ne sont condamnables, et leur délaissement n’est préférable au fait d’en jouir, qu’à condition qu’ils impliquent de renoncer à un plaisir plus grand et plus complet.
Ils sont condamnables aussi s’ils engendrent une douleur plus grande encore que celle engendrée par leur délaissement.
 C’est là qu’apparait la différence entre l’être raisonnable et éveillé, et l’être stupide et ignorant. Quand la raison conçoit la différence respective qui existe entre les deux plaisirs et les deux douleurs, et se rend compte qu’il n’y a pas de commune mesure entre eux, il lui est alors plus facile de délaisser un plaisir moindre pour jouir d’un plaisir plus important, et de supporter une douleur bénigne pour éviter une douleur plus intense.
Partant de ce principe, les plaisirs de l’au delà sont plus importants et plus durables que ceux d’ici bas, qui sont de moindre importance et plus courts.
Il en va de même pour la douleur de l’au delà et celle d’ici bas.
Mais tout ceci repose sur la foi et la certitude.
Plus la certitude n’est forte et s’enracine dans le cœur, et plus il lui est facile de délaisser un moindre plaisir pour un plaisir plus intense, et de supporter la moindre douleur pour éviter une douleur plus
intense. Et c’est d’Allah que nous demandons l’aide.

dimanche 8 novembre 2015

Remercier le bienfaiteur-Thérapie de l’âme par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Remercier le bienfaiteur est un devoir et ce, en lui rendant pareil ou meilleur bienfait, en te préoccupant de ses affaires, et en le défendant, en lui étant fidèle durant ta vie et après ta mort ainsi qu’à tous ceux qui lui sont proches, en éprouvant à leur égard de l’affection, en lui portant conseil continuellement, en louant ses qualités en toute honnêteté, en dissimulant ses défauts toute ta vie et en incitant tes héritiers et tes proches à en faire de même. Toutefois, l’aider à commettre des péchés et renoncer à ce qui ne corrompt pas sa foi et sa
vie, n’est guère du remerciement. Car celui qui concoure au mal commis par son bienfaiteur
le trahit, fait preuve d’ingratitude et d’injustice à son égard.
Certes les bienfaits d’Allah – exalté soit-Il – sont plus grands et meilleurs que tout autre
bienfait provenant de bienfaiteurs qui Lui sont inférieurs.
Et ce, dans la mesure où c’est Allah qui nous a donné des yeux, des oreilles, et tout nos sens utiles.
Il nous a pourvu de paroles et de discernement grâce auxquels nous avons été dignes de Sa parole, et nous a assujetti les cieux et ce qu’ils contiennent, la terre et tous ses éléments.
Il ne nous a préféré aucune créature autre que les anges sacrés qui habitent les cieux.
Existe-t-il de bienfaits qui puissent être comparables ?
Celui qui pense remercier un bienfaiteur en l’aidant à commettre un tord ou en le satisfaisant
par ce qui est mal, serait ingrat à l’égard de son plus grand bienfaiteur. Il désavouerait le
bienfait de son plus majestueux Bienfaiteur. Il renoncerait à remercier et à louer Celui à qui
l’on doit toutes les louanges et tous les remerciements qui est Allah – exalté soit-Il.
Et celui qui dissuade son bienfaiteur de commettre du tord et l’oriente vers la bonne voie,
l’aura remercié et accomplit son devoir envers lui.
Et louanges à Allah – exalté soit-Il – de toutes les manières.

La situation du serviteur face à son Seigneur par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Le serviteur est face à son Seigneur dans deux situations :
celle ou il se retrouve face à Lui en prière,
et celle ou il se retrouve face à Lui le jour ou il Le rencontrera.
Celui qui remplit son devoir dans la première situation vivra la seconde plus facilement.
Mais celui qui néglige la première, vivra difficilement la seconde.
Allah ta’ala dit : « Et prosterne toi devant Lui une partie de la nuit, et glorifie Le durant de longues (heures) nocturnes. Ces gens là aiment (la vie) éphémère d’ici bas et laissent derrière eux un jour bien lourd (le jour du jugement). » (sourate al Insân verset 26-24 )

samedi 7 novembre 2015

Les semblants de contradictions dans Le noble Coran par Cheikh Achaârawi: Mohammad a-t-il vu.. ?

Passons maintenant à un autre point. Dieu - Exalté soit-Il - s'adresse à Mohammad - paix et bénédictions sur lui - dans la sourate intitulée Al-Fîl disant : "Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’éléphant ?" [12] Certains orientalistes disent : "L'expression “Ne vois-tu pas” est maladroite. Mohammad - paix et bénédictions sur lui - a-t-il assisté aux événements qui se sont produits l'année de l'éléphant ? En réalité, il est né l'année de l'éléphant, il ne l'a donc point vue. Si Dieu - Exalté soit-Il - avait dit : “Ne sais-tu pas”, nous dirions que quelqu'un l'en aurait informé." En fait, le savoir s'acquiert soit par un effort personnel, soit par une tierce personne qui t'en instruit. Mais lorsque Dieu dit "Ne vois-tu pas", les orientalistes affirment : "Mohammad - paix sur lui - s'est trompé dans le choix de ses mots. Car il n'a pas vu. Cette expression est donc clairement en contradiction avec la réalité tangible."
Mais ce qui échappe à ces gens c'est qu'il s'agit là d'une affaire de foi. Ce dont Dieu - Exalté soit-Il - informe le croyant constitue une vision véridique. Le Coran est la Parole dont la récitation est une œœuvre de culte, il est invariable et immuable. Lorsque Dieu dit "Ne vois-tu pas", Il s'adresse à tous les croyants qui bénéficient alors d'une vision ininterrompue. Car la vision dont il est question ici est une vision miraculeuse majeure. Dieu veut qu'elle se fixe dans nos esprits, tout comme se fixent les choses que nous voyons. Pourquoi ? Eh bien parce que la grande affaire de la foi qui se manifeste ici c'est que Dieu - Exalté soit-Il - transforme la faiblesse en force, ce dont Il est le seul capable.
Je peux aider une personne faible à porter une lourde charge en me substituant à elle. Mais il m'est impossible de faire en sorte que cette personne faible devienne forte de manière à ce qu'elle porte cette lourde charge elle-même. Par contre, Dieu - Exalté soit-Il - peut revêtir cette personne faible d'une force lui permettant de battre les hommes les plus forts au monde malgré sa faiblesse. Il s'agit là d'un miracle de Dieu. Par conséquent, lors de l'année de l'éléphant, des oiseaux transportant de petites pierres dans leurs becs, ont défait une armée d'éléphants, l'armée la plus forte au monde à cette époque. Logiquement, si je dis à quelqu'un qu'une nuée d'oiseaux a battu un éléphant, il se moquerait de moi. Car un éléphant peut faire périr des centaines d'oiseaux sans subir le moindre mal. Les oiseaux se posent même sur le dos de l'éléphant sans qu'il ne s'en aperçoive. Comment est-ce que ces oiseaux seraient-ils capables de décimer une armée gigantesque ? Dieu a mobilisé Ses créatures les plus faibles pour battre Ses créatures les plus puissantes. Ceci est un miracle que seul Dieu - Exalté soit-Il - est capable de produire.
Certains savants se sont mis à douter de cette question, tellement les orientalistes l'ont ressassée. Certains ont avancé que ce sont les maladies et les bactéries envoyées par Dieu qui ont décimé l'armée de Abrahah. Je ne les rejoins pas sur cette interprétation. L'année de l'éléphant coïncide avec la naissance du Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui -. Il fut chargé de sa Mission prophétique à l'âge de quarante ans c'est-à-dire qu'à cette époque il y avait des gens âgés de cinquante, soixante, soixante-dix ans et plus qui ont vécu l'année de l'éléphant et l'ont vue personnellement. Si les oiseaux n'étaient pas intervenus, s'ils n'avaient jeté aucune pierre d'argile, s'ils n'avaient pas rendu cette armée semblable à de la paille mâchée - ce qui nécessite des semaines de décomposition -, ces gens se seraient manifestés et auraient affirmé que les propos de Mohammad sont faux. Ils auraient témoigné avoir vécu cette année-là, que les oiseaux n'étaient pas venus, que nul ne les a vus anéantir une armée à coups de pierres qu'ils transportaient dans leurs becs et que nul n'a vu cette armée devenir semblable à de la paille mâchée. Etant donné que personne parmi les contemporains du Prophète n'a démenti ces événements au moment de la révélation de la sourate, cela prouve que les événements en question se sont produits de la manière décrite dans le Noble Coran et qu'ils ne nécessitent aucune interprétation car Dieu est Tout-Puissant.
Ainsi, dans les affaires de la foi, la Parole de Dieu - Exalté soit-Il - constitue une vision permanente se reproduisant devant nous sans cesse. Nous en voyons de nombreux exemples dans la vie. Combien de fois un faible a-t-il triomphé de l'homme le plus fort de tous ? Combien de fois un homme puissant a-t-il été abandonné par Dieu et destiné à périr par les mains des plus faibles ?
La Parole de Dieu - Exalté soit-Il - constitue une certitude pour le croyant et une vision permanente. C'est pour cette raison que Dieu - Exalté soit-Il - emploie l'inaccompli (le présent) "Ne vois-tu pas" et non pas le passé. C'est aussi pour cette raison qu'Il emploie le verbe voir et non pas savoir. "Ne vois-tu pas" est un présent sans cesse renouvelé et qui continuera à se reproduire au fil des années jusqu'au jour de la résurrection.
Il s'agit d'une question de justice : Dieu accorde la victoire à l'opprimé contre l'oppresseur, quelle que soit la force de l'oppresseur et quelle que soit la faiblesse de l'opprimé. Il s'agit d'une grande affaire de la foi que tu dois voir dans ton cœur si tu es croyant. Il faut que tu la vois comme une certitude. Telle est la foi. Telle est la sagesse justifiant l'usage de l'expression "Ne vois-tu pas". Elle fait que le croyant prend la force de Dieu et Son pouvoir dans tous les événements, concernant le vrai et le faux, jusqu'au jour de la résurrection.