Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

vendredi 30 octobre 2015

القرآن من أكبر الوسائل في لفت نظر الغرب إلى جمال الإسلام :جمال الدين الأفغاني Jamâl ad-Dîn al-Afghâni:Le Coran est l’un des plus grands moyens attirant le regard des Occidentaux

« Le Coran est l’un des plus grands moyens attirant le regard des Occidentaux 
sur la beauté de l’Islam. Car il les invite à lui-même à travers son propre cadre. 
Mais lorsqu’ils observent la situation déplorable des Musulmans à travers 
le spectre du Coran, ils dédaigneront de le suivre ou d’y croire. » 
 Jamâl ad-Dîn al-Afghâni
 (القرآن من أكبر الوسائل في لفت نظر الغرب  إلى جمال الإسلام ،
 فهو يدعوهم بلسان حاله إليه. لكنهم يرون حالة المسلمين السيئة 
 من خلال القرآن، فيقعدون عن اتباعه والإيمان به.)
جمال الدين الأفغاني

Comment les incrédules interprètent-ils le Coran: Une technique significative consiste à analyser un verset selon son contexte dans le Coran




La signification d'un verset coranique peut souvent être expliquée par le contexte qui l'entoure. 

La manière dont débute un verset et le sens des versets qui le suivent aident à clarifier sa signification. Ce thème est désigné en littérature islamique par le nom de Siyâq ou "tout le contexte du mot". 
C'est la raison pour laquelle plusieurs versets peuvent être mal interprétés s'ils sont pris séparément et traduits à travers la prise en considération des seuls mots qui les composent, c'est-à-dire sans l'observation de leur contexte.

Les mauvaises interprétations des versets coraniques, dues à l'ignorance ou partant d'intentions perverses, eurent, à travers l'histoire, comme conséquence de provoquer des méprises à propos du Coran. 

Certains groupes ayant des arrière-pensées l'ont même décrédité.

•Une autre méthode importante consiste à interpréter les mots qui composent les versets, mais en tenant compte de leur contexte dans chaque verset. Beaucoup de vocabulaire coranique possède en effet des significations spéciales voulues en elles mêmes. La signification d'un terme coranique dérive souvent de la façon dont il est utilisé dans une autre partie du Coran. 

A maintes fois un mot peut avoir plus d'un sens. 
Ainsi, la signification d'un tel mot doit être déduite de la façon avec laquelle il est utilisé dans une autre section du Coran. Si l'on recherche uniquement le mot dans un dictionnaire et qu'on applique la première définition que l'on lui trouve, cela peut avoir comme conséquence une traduction extrêmement imprécise. Parfois, la traduction qui en résulte peut même être à l'opposé de la véritable signification. On peut en conclure que le Coran s'explique par lui-même. L'explication d'un verset peut parfois être cachée dans la signification d'un autre verset ou dans d'autres versets.

Une autre règle essentielle dans l'interprétation du Coran est de saisir entièrement son essence. 

Afin de suivre cette règle, on doit le voir dans son ensemble. 
En outre, il doit être expliqué à la lumière des nombreux versets qui reflètent la miséricorde, la compassion et la justice infinies de Dieu.
Puisque le Coran est un livre divin, il est entièrement différent de tout autre livre et ne doit jamais être comparé aux autres livres. 

Le Coran possède un style unique. 
On doit saisir ce style dans son ensemble, avec l'essence fondamentale du verset évidemment, pour ainsi en donner une explication juste, en particulier pour ce qui est des versets "ambigus". 
 Il est important d'adopter une perspective plus large et de couvrir les aspects spirituels intenses du Coran, pour pouvoir comprendre correctement la Révélation.
  (extrait du livre: Comment les incrédules interprètent-ils le Coran) Harun Yahya

jeudi 29 octobre 2015

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 3 "Al-‘Imran" (La famille de Imran): Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts.

169. Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus ; 170 et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. 171. Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. 172. Ceux qui, quoique atteints de blessure, répondirent à l’appel d’Allah et du Messager, il y aura une énorme récompense pour ceux d’entre eux qui ont agi en bien et pratiqué la piété. 173. certes ceux auxquels l’on disait: "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" - cela accrut leur foi - et ils dirent: "Allah nous suffit; Il est notre meilleur garant".

Commentaire : Allah fait connaître aux hommes que les martyrs, s'ils sont morts dans ce bas monde, leurs âmes sont vivantes dans la demeure de la stabilité Au sujet des hommes que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- avait envoyé aux habitants de « Bir-Ma'ouna » Anas Ibn Malek -qu’Allah l’agrée- raconte: « Je ne connais pas si leur nombre était quarante ou soixante- dix, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- les a envoyés a « Bir-Maouna » (le puits Maouna) qui appartenait à Amer Ben Toufaïl Al- Ja'far. Ces gens-là, qui étaient des compagnons de l'Envoyé d'Allah -qu'Allah le bénisse et le salue-, campèrent dans une grotte qui surplombe le puits. Certains dirent aux autres: « Qui de vous est prêt pour communiquer le message du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- aux habitants de cet endroit? » Abou Milhan AI-Ansari se leva et dit: « Moi. »
Il sortit de la grotte et se dirigea vers les demeures et, arrivé tout près d'elles, il s'écria: « O habitants de Bir Maouna, je suis l'émissaire de l'Envoyé d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- j'atteste qu'il n'y a d'autre divinité que Allah et que Mouhammad est Son serviteur et Son Envoyé. Croyez en Allah et en Son Prophète » Un homme apparut du côté d'une maison et lui jeta une lance qui perça son flanc et sortit de l'autre. Abou Milhan dit alors: « J'ai réussi, je jure par le Seigneur de la Ka'ba ». Les habitants de ce lieu suivirent les traces d'Abou Milhan jusqu'à ce qu'ils arrivèrent à la grotte et Amer Ben AI-Toufa'il tua les compagnons d'Abou Milhan. »

Au sujet de ces fidèles qui ont été massacres Anas Ben Malek a dit que des versets du Coran furent descendus, dont le sens est le suivant: « Faites connaître à nos concitoyens que nous avons rencontré notre Seigneur, II est satisfait de nous et nous sommes satisfaits de Lui. Les fidèles avaient lu et récité longtemps ce verset, puis il fut abrogé et substitué par celui-ci: « Ne croyez pas que ceux qui ont été tués au service d'Allah soient morts. Non, ils sont vivants. Ils sont auprès d'Allah qui pourvoit à tous leurs besoins. » Mouslim a mentionné dans son Sahih que Masrouq demanda à Abdullah -qu'Allah soit satisfait d’eux- de lui interpréter ce verset: « Ne croyez pas que ceux qui ont été tués au service d'Allah... » Il lui répondit: « Nous avons déjà posé la même question à l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- et il nous dit: «Leurs âmes sont dans les gésiers d'oiseaux verts qui ont des abris comme des lanternes suspendues au Trône. Ils parcourent le Paradis à leur gré puis reviennent le soir pour s'abriter dans ces lanternes. Allah les observe et leur demande: «Désirez-vous quelque chose? » Ils lui répondent: «O Seigneur, quelle chose désirons-nous encore alors que nous parcourons dans tous les coins du Paradis?. Mais, voyant que Allah ne les laisse pas sans Lui demander quelque chose, ils Lui disent: «O Seigneur, nous désirons être ramenés à la vie et retournés au bas monde afin d'être tué de nouveau dans Ta voie». Lorsque Allah constate qu'ils n'ont besoin de rien. II les laisse tranquilles» (rapporté par Mouslim)

Jaber -qu'Allah soit satisfait de lui- raconte: « L'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- me dit: «Sais-tu que Allah a ramené ton père à la vie et lui dit: «Demande-moi ce que tu veux» II Lui répondit: «Rends-moi à la vie pour que je sois tué encore une fois dans Ton chemin» Allah lui répondit:«J'ai décrété que-les martyrs- ne reviendront plus au bas monde. »

Jaber -qu'Allah soit satisfait de lui- raconte aussi: « Lorsque mon père fut tué, je le pleurai en découvrant son visage. Les compagnons m'interdisaient mais le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- ne le faisait pas, il me dit: «Ne le pleure pas car les anges ne cessèrent de l'envelopper de leurs ailes jusqu'à ce que son âme fut élevée au ciel. »

Les rapporteurs des hadiths ont relaté plusieurs versions concernant le père de Jaber et les autres martyrs et qui, d'ailleurs, ne diffèrent l'un de l'autre que dans les petits détails. Ce qu'il faut retenir consiste à savoir que Allah honore le martyr et lui accorde un grand mérite. Son âme parcourt le Paradis, se délecte à cueillir de ses fruits, jouit de la plus haute considération divine et voit ce que Allah a préparé aux croyants. Selon un hadith:  « L'âme du croyant prendra la forme d'un oiseau au Paradis. Quant aux âmes des martyrs, elles sont dans des gésiers d'oiseaux verts, et la différence entre les deux, est que ces dernières s'envolent et parcourent là où elles voudront. « Heureux des bienfaits qu'Allah leur a distribués... » Jusqu'à la fin du verset: signifie que les martyrs qui sont tués en combattant dans le sentier d’Allah seront pourvus de toutes sortes de bienfaits et de la grâce magnifique du Seigneur, vivront dans un grand bonheur, se réjouiront parce qu'ils constatent que ceux qui viendront après eux n'éprouveront aucune crainte ni chagrin, et ils ne regretteront rien de ce qu'ils ont laissé dans le bas monde.

« Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et du Prophète, bien que l'adversité les ait frappés ». Ce verset fut révélé à la suite de la bataille de « Hamra AI-Assad », car en ce jour-là, après que les polythéistes avaient accablé les fidèles de quelques pertes (Ohoud), ils retournèrent vers leur pays mais, chemin faisant ils regrettèrent de n'avoir pas conquis Médine pour mettre fin à la propagation de l'Islam. Ayant eu vent de cet événement, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- demanda aux musulmans de s'élancer à leur poursuite pour les effrayer et leur montrer qu'ils sont encore très forts. Parmi les fidèles qui n’ont pas pris part à la bataille de Ouhod, seul Jaber Ben Abdullah était autorisé à joindre les hommes qui poursuivaient les polythéistes, comme nous allons le relater plus loin.

Ikrima -qu’Allah l’agrée-, de sa part, raconte « Après la bataille de Ouhod et le retour des polythéistes à leur pays, leurs concitoyens leur dirent: «Vous avez mal agi car vous n'avez pas tué Mouhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam-ni avez fait des captives parmi les musulmanes. Retournez » Ayant eu vent de ces propos, l'Envoyé d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, envoya les fidèles à la poursuite des polythéistes. Arrivés à Hamra AI-Assad, ils ne trouvèrent personne car les infidèles avaient dit: «Nous reviendrons l'année prochaine pour attaquer les musulmans». A la suite de cet événement qui a été compté en tant qu'expédition, Allah révéla ce verset : « Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et du Prophète... »

Ibn Ishaq rapporte que Abou As-Saëb l'affranchi de 'Aicha Bent Othman a raconté: « Parmi ceux qui ont pris part à la bataille de Ouhod avec l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- un homme a dit: «Mon frère et moi prîmes part à la bataille de Ouhod et fûmes tous deux blessés. Entendant l'appel du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- pour aller à la poursuite des impies, je dis à mon frère: « Allons-nous rater une expédition que nous devons accomplir en compagnie de l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, non par Allah,» à savoir que nous n'avions aucune monture pour la monter; et chacun de nous éprouvait la douleur de ses blessures. Comme les miennes étaient moins graves, je dus porter mon frère sur mon dos à chaque fois que je pouvais le faire jusqu'à notre arrivée à l'endroit désigné.

AI-Hassan AI-Basri -qu’Allah lui fasse miséricorde-, en commentant ce verset: « Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et de Son Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- » a dit: «Après qu'Abou Soufian et ses compagnons avaient infligé aux musulmans de certaines pertes et retournèrent à leur pays, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dit aux fidèles: « Abou Soufian s'est retourné et Allah a jeté la frayeur dans son cœur. Qui se porte volontaire pour l'attaquer ? » Lui, Abou Bakr, Omar, Othman, Ali et une foule des compagnons se mirent alors à la poursuite d'Abou Soufian. Etant informé de cette contre attaque, Abou Soufian rencontra une caravane et dit aux commerçants:

« Repoussez Mouhammad et vous recevrez telle et telle chose, dites-lui que j'ai préparé une grande armée et j'irai à leur rencontre  ». Les commerçants transmirent le message à l'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam- qui leur répondit: « Allah nous suffit, c'est le meilleur protecteur » et c'est à cette occasion que ce verset fut révélé.

Ibn Abbas -qu’Allah l’agrée- a dit que lorsque Abraham fut jeté au feu, il s'écria: « Allah nous surfit, c'est le meilleur protecteur », ainsi Mouhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- l'a déclaré quand on lui dit « les gens ont sûrement réuni leurs forces contre vous, craignez-les » Alors la foi des croyants augmentait et ils ne mettaient leur confiance qu'en Allah.

Il a été rapporté dans un hadith: «Lorsque vous vous trouvez dans une situation difficile et dans la gêne, dites: «Allah nous suffit, c'est le meilleur protecteur».

« Ces mauvaises nouvelles, c'est l’œuvre de Satan, qui toujours fait entrevoir ses dangers à ses adeptes» c'est à dire que le démon effraye les gens par ses suppôts et qu'ils sont si puissants et peuvent leur nuire mais Allah dit aux croyants, en répondant aux agissements de Satan:

« Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. » Donc les fidèles ne doivent se fier qu’à Allah et ne rechercher un refuge qu'auprès de Lui car c'est Lui qui leur suffit et leur accorde la victoire, comme II le montre dans un autre verset: « Allah ne suffit-Il pas à Son esclave [comme soutien]? Et ils te font peur avec ce qui est en dehors de Lui. Et quiconque Allah égare n’à point de guide. » Allah rassure Ses serviteurs croyants et les exhorte à ne prendre aucun protecteur en dehors de Lui, en mettant toute leur confiance en Lui, II leur accordera la réussite et la victoire. Plusieurs versets affirment cela dont nous citons à titre d'exemples ces quelques-versets.

La propagande الدعاية المغرضة

La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.
 Noam Chomsky
الدعاية المغرضة هي الى الديمقراطية ما هو العنف إلى الديكتاتوريات.
نعمان شومسكي

mercredi 28 octobre 2015

Ne fais pas confiance à l’ami avant de l’avoir éprouvéلا تَثِقْ بِالصَّديقِ قَبْلَ الخِبْرَةِ

Ne fais pas confiance à l’ami avant de l’avoir éprouvé, 
ni ne t’attaque à l’ennemi avant d’en avoir le pouvoir.

لا تَثِقْ بِالصَّديقِ قَبْلَ الخِبْرَةِ , وَ لا تُوقِعْ بِالعَدُوِّ قَبْلَ القُدْرَةِ.

lundi 26 octobre 2015

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 3 La famille d'Imran [Ali 'Imran]

Mérites du Sourate "Al-‘Imran" (La famille de Imran)

Abou ‘Oumâma Al-Bahilî a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire:
 
" Lisez le Coran car, au Jour de la Résurrection, il intercèdera en faveur des siens (ses lecteurs assidus).
Lisez "Az-zahrawayn" (les deux sourates pleines de lumière) :  
"Al-Baqara" (La vache) et "Al-‘Imran" (La famille de Imran) car, au Jour de la Résurrection, elles viendront sous la forme de deux nuages ou de deux bandes d’oiseaux étalant leurs ailes pour plaider (la cause) de celui qui les lisait Lisez la sourate "Al-Baqara" (La vache) car sa récitation est une bénédiction et son abandon est regrettable; et elle a le pouvoir de réduire à l’impuissance tout ensorcellement "
(Hadith rapporté par Mouslim)
 
1. Alif, Lam, Mim. 2. Allah ! Pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même “al-Qayyum” .

Commentaire : Nous avons déjà traité du sujet du Alîf Lâm Mîm (cf. S.II, v.1) et aussi du nom de Dieu dans le verset du Siège (v.255). La suite des versets

3. Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité,

Commentaire : Ô Muhammad, dit Dieu, Nous avons fait descendre sur toi le Coran, sans le moindre atome de doute. C'est Nous qui l'avons fait descendre selon Notre connaissance, les anges étant des témoins. D'ailleurs, Mon témoignage est suffisant.

3. confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'évangile

Commentaire : Le Coran descendu sur le Prophète  est venu pour confirmer toutes les Ecritures antérieures qui ont dans leur unanimité fait l'annonce du dernier Prophète, celui de l'Islam. Comme Dieu a fait descendre le Coran sur Muhammad, Il a auparavant fait descendre la Torah sur Moïse fils de 'Imrân et l'Evangile sur Jésus fils de Marie

4. auparavant, en tant que guide pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement.

Commentaire : Il avait révélé ces deux Ecritures en leurs époques, en tant que guidance pour les hommes. Il avait également révélé le Discernement qui discerne le Vrai du faux, la rectitude de l'errance, au moyen de preuves incontestables et de signes éclatants.

Qatâda et ar-Rabî' -qu’Allah les agrée- disent : « Le Discernement » c'est le Coran » ; D’autre disent c'est la Torah.

Ibn Jarîr penche pour l'avis disant que le Discernement est la source, puisque le Coran comme la Torah sont nommément cités dans ce verset.

4... Ceux qui ne croient pas aux Révélations d'Allah auront, certes, un dur châtiment ! Et, Allah est Puissant, Détenteur du pouvoir de punir.

Commentaire : La fin du v.4 promet un châtiment sévère eux qui n'accordent pas créance aux signes de Dieu, d'autant que Sa puissance et Sa royauté sont sans bornes. Sa vengeance sera dirigée sur ceux-même qui ont opposé dernies signes, contredit Ses envoyés.

[...]

139. Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. 140. "Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs - et Allah n’aime pas les injustes ; 141. et afin qu’Allah purifie ceux qui ont cru, et anéantisse les mécréants. ! 142. Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants? 143. (Bien sûr, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Or vous l’avez vue, certes, tandis que vous regardiez

Commentaire : Après les tristes événements qui eurent lieu à la bataille de Ouhod et la mort de soixante-dix musulmans. Allah s'adresse aux fidèles rappelant que de pareilles épreuves avaient touché des peuples avant eux qui, cependant, avaient suivi honnêtement leurs Prophètes, mais à la fin ils avaient emporté la victoire sur les incrédules qui traitaient les signes d’Allah de mensonge.

« C'est un avertissement pour les hommes ». Il s'agit du Coran qui contient les enseignements clairs, la bonne Direction et des exhortations pour ceux qui ont la foi et appliquent la loi divine.

Puis, pour réconforter les fidèles après cette défaite, Allah leur dit : « Ne vous laissez pas abattre ». Ne perdez pas courage ! « Ne vous lamentez pas, et vous aurez le dessus si vous avez la foi ». Vous serez certes victorieux à la fin si vous êtes des croyants.

« Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi ».

Car des blessures et des morts ont accablés vos ennemis non loin de vous dans d'autres combats : « Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens ». C’est à dire que la guerre a des alternatives et cela dépend toujours de la sagesse d’Allah afin qu'Il reconnaisse ceux qui croient, qui sont constants, et qui sont martyrs dans Sa voie rien que pour obtenir Sa satisfaction, car II n'aime pas les injustes.

« ... et d'anéantir les incrédules ». Qui, une fois victorieux, ne tarderont pas à opprimer et semer la corruption, un tel comportement ne provoquera que leur perte et leur anéantissement.
Puis Allah fait connaître aux hommes par Sa sagesse qu'Il les mettra à l'épreuve pour distinguer ceux qui sont fidèles et constants :

« Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants? »

Il affirme cela dans d'autres versets quand II a dit: « Espérez-vous entrer au Paradis sans passer par les épreuves qu'ont subies vos prédécesseurs? La privation et les maladies ne les épargnèrent pas. Et ils furent ébranlés... » Et :

« Les hommes pensent-ils qu'on les laissera dire: «Nous croyons» sans les éprouver? »

Il rappelle aux fidèles leurs souhaits : « Vous souhaitiez la mort avant de la voir face à face. Maintenant vous l'avez vue. Vous l'avez bien vue »
C’est à dire avant ce jour-là -le jour de Ouhod-vous souhaitiez rencontrer l'ennemi avec empressement désirant l'affronter afin de manifester votre constance, voilà maintenant ce que vous aviez tant souhaité, allez-y et combattez.

L'Envoyé d'Allah -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit dans un hadith authentique: « Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi, plutôt demandez à Allah de vous accorder le pardon et la bonne santé. Mais si vous le rencontrez, soyez constants et sachez que le Paradis est sous l'ombre des sabres. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

[...]

Il vaut mieux être détesté pour ce que vous croyez que...من الأفضل أن يكرهوك بسبب ما تؤمن به على


من الأفضل أن يكرهوك بسبب ما تؤمن به على أن يحبوك لأجل مالا تؤمن به ". أندري جيد"
" Il vaut mieux être détesté pour ce que vous croyez
que d'être aimé pour ce que vous ne croyez pas ". Andé Gide

mardi 20 octobre 2015

Il reste le plus grand homme de tous les tempsويبقى انه لاعظم رجل في كل زمان

Certainement, même aujourd’hui on aurait du mal 
à trouver quelqu'un qui vous dirait,  
" j’eus si peur que j’accourus à mon épouse. " .
Pourtant Mohammad l'a fait..le jour ou il a vu l'ange Gabriel.
 En fait, elle doit avoir été une Grande Femme.
يصعب العثور على من يقول
‎"لقد كنت خائفاً لدرجة أنني أسرعت إلى زوجتي"
‎محمد فعل ذلك.. يوم جاءه جبريل
‎لابد أنها كانت إمرأة عظيمة.

La présomption par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

De la présomption peuvent provenir l’orgueil, la vanité, l’arrogance, la fierté et la condescendance.
Ce sont là des significations analogues difficiles à différencier.
La présomption peut être une qualité manifeste chez le présomptueux.
Il est tel que les gens qui admirent leurs actes et en deviennent arrogants, ceux qui admirent leur savoir et se montrent hautains, ceux qui admirent leurs opinions et s’en vantent devant les autres, et ceux qui
admirent leur noblesse ou leur rang et en demeurent orgueilleux et condescendants.
Le moindre rang de présomption est de s’abstenir de rire quand on rit, de parler et de se
mouvoir pour accomplir les affaires nécessaires de la vie.
Ce qui est moindre que le défaut des autres, et si on n’agissait ainsi que dans le but de se contenter des obligations louables.
Mais si on le fait par arrogance et par vanité, cela mérite critique.
« Certes, les intentions font les actes, et chacun est rétribué en fonction de son intention »
(al Bukhari, 1/9).
En outre, si on n’a ni compréhension, ni une bonne conscience qui permettent d’éviter la présomption, cela se manifeste par des paroles et des comportements arrogants à l’égard des gens.
De plus, en cas de faiblesse d’esprit et de discernement, cela se révèle par la cruauté envers les gens par les actes et les paroles, par la tyrannie, l’injustice et le despotisme, par la recherche de l’obéissance et la soumission des autres quand cela est accessible, sinon par la calomnie et la moquerie des autres.
La présomption peut être sans raison, ni présence de vertu chez le présomptueux, c’est ce que l’on appelle communément at Tamatruq, ce que l’on observe chez les femmes et certains hommes.
C’est la présomption de celui qui n’a aucune qualité, ni connaissance, ni courage, ni pouvoir,
ni noblesse, ni richesse et malgré sa conscience qu’il n’en a rien, il peut s’imaginer – s’il est
faible d’esprit – qu’il en a une grande part.
Comme celui qui a acquis quelques connaissances et croit être un parfait savant.
Ou comme celui qui se vante de ses parents ou de ses ancêtres malgré leur injustice, on peut alors être le fils de Fir’awn dhi al Awtad (cf Ibn Kathir 4/508) et continuer de s’en vanter.
Ou comme celui qui croit être un chevalier capable de vaincre, d’emprisonner et de tuer, ou
qui occupe un rang qu’il croit meilleur que celui d’al Iskandar (Alexandre le Grand).
Ou celui qui se croit fort au point que plus rien ne puisse encore le fortifier.
Mais ceux-là ne sont pas les plus présomptueux, car ce sont ceux qui n’ont aucun savoir, aucune noblesse, aucune richesse, aucun rang ni aucune bravoure, qui sont dépendants des autres et leur sont
soumis, qui savent qu’ils n’ont aucun attribut mais qui persistent dans leur arrogance et leur orgueil.
J’ai demandé aimablement à des gens comme eux la raison de leur arrogance et leur dédain,
alors l’un d’eux m’a dit : « Je suis libre et non un esclave », j’ai répondu : « Nombreux sont
les gens libres qui partagent cette vertu avec toi hormis les esclaves, et qui ont du pouvoir sur
tout même et sur beaucoup de gens libres ».
J’ai ensuite observé leurs états pendant des années afin de trouver une raison qui puisse
justifier leur présomption.
J’ai donc examiné leurs pensées secrètes à travers leurs états apparents et leurs paroles.
J’ai donc constaté qu’ils croient se distinguer par leur esprit, leur lucidité et leurs avis originaux qui peuvent leur permettre de gouverner les grands royaumes, de couvrir les gens de leurs bienfaits, et de gérer les richesses.
C’est donc ainsi qu’ils ont acquis la vanité et la présomption.
Cela est sujet à controverse et ce, parce que la sagesse et le discernement sont les seules
qualités pour lesquels moins on en a, plus on croit les maîtriser.
Ainsi on trouve que le fou et l’ivrogne plaisantent en disant la vérité.
Que l’ignorant se moque des sages et des vertueux savants.
Que les enfants rient des adultes. Que les insolents ironisent contre les sages honorables.
Et que certaines femmes médisent des grands hommes et de leurs avis.
Généralement, moins on a du discernement, plus on croit être sage et lucide.
Contrairement à toutes les autres qualités car on est toujours conscient de ce qu’on ne possède pas. Mais celui qui n’a que peu de sagesse et qui manque de discernement, pense qu’il est un sage.
Le meilleur remède à ce qu’on a évoqué est la pauvreté et la paresse. Sinon les présomptueux
peuvent causer de grands préjudices car ils calomnient les gens, portent atteinte à leur
honneur, se moquent d’eux, déforment les vérités, se mêlent des affaires des autres, insultent
et injurient voire ils se battent avec les autres pour un moindre motif.
La présomption peut être un vice occulte chez l’individu, qui émerge avec la fortune ou le
haut rang, sans qu’il puisse le réprimer ou le cacher.
Et parmi les choses curieuses que j’ai constatées chez les gens faibles, c’est l’attribution de la
sagesse à leurs enfants et leurs femmes par amour pour eux, en disant : « Elle est plus sage
que moi et je cherche conseil auprès d’elle ».
Quand à celui qui loue la beauté et la splendeur de sa femme plus que s’il était sur le point
de la demander en mariage, il ne peut être qu’un faible d’esprit qui n’a aucun amour propre.
Méfie-toi des éloges que tu fais car tous ceux qui les entendraient, ne te croiraient pas même
si tu étais honnête. Mais ils considèreraient cela comme le premier de tes défauts.
Ne loue jamais personne en sa présence car seuls les adulateurs et les serviles le font.
Et ne critique jamais personne en sa présence ni en son absence, occupe toi plutôt de t’assainir toi-même.
Ne prétends pas à la pauvreté car cela ne t’apporterait que le discrédit et le mépris de ceux
qui t’entendraient.
Et cela ne peut être bénéfique dans la mesure où tu dénierais ainsi les bienfaits d’Allah – exalté soit-Il – et tu te plaindrais à quelqu’un qui ne peut te faire grâce.
Ne t’attribue pas la richesse car tu risques de tenter les cupides par ce que tu as, mais
contente toi de remercier Allah – exalté soit-Il.
Déclare que tu peux renoncer à tout sauf à lui car cela t’apporte de la grandeur et te protège de la cupidité. Le raisonné est celui qui ne manque pas de discerner.

lundi 19 octobre 2015

Sublime Coran – Dr. Gary Miller* : Introduction



Dr. Gary Miller*:
Il a été actif dans le travail missionnaire chrétien à un point particulier de sa vie, mais bientôt il a commencé à découvrir de nombreuses incohérences dans la Bible.
En 1978, il s'est passé à lire le Coran, il s'attend à ce que, aussi, un mélange de vérité et de mensonge.
Il a découvert que le message du Coran est la même que la Bible.
Il est devenu un musulman et, depuis lors, a été actif en offrant des présentations publiques sur l'Islam, y compris la radio et la télévision.

Introduction 
Les musulmans,pour qui le Coran occupe une place privilégiée, ne sont pas les seuls à qualifier le Coran de sublime. Cette qualité lui a aussi été reconnue par les non musulmans.
En fait, même des personnes qui détestent l'Islam ont exprimé leur émerveillement face au Coran. 
Une chose qui étonne les non musulmans qui examinent le Livre de près est que le Coran ne correspond pas à ce qu'ils s’attendent. 
Ils partent avec l’idée qu'ils ont un livre ancien qui tire son origine du désert arabe il y’a plus de quatorze siècles; et ils s’attendent à ce qu’il ressemble à quelque chose comme ça-un livre ancien centré sur le désert. 
Mais ils admettent qu’ils sont surpris de découvrir un tout autre genre. 
De plus, une des premières idées préconçues est que parce que c'est un livre ancien provenant du milieu du désert, il devrait parler du désert. 
En effet, le Coran parle du désert- une partie de son imagerie décrit le désert; mais il parle également de la mer- description par exemple d’un orage en pleine mer. 
 Source : http://missus. ifrance.com/ sublime1. htm  

Le cheminement vers Allah et les obstacles se dressant sur le chemin par L’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Lorsque le serviteur décide de voyager vers Allah ta’ala et fait de Lui son objectif, des mirages trompeurs et des obstacles se dressent sur son chemin. Il est d’abord trompé par le mirage des désirs, de la soif de pouvoir, des plaisirs, du sexe et de la tenue vestimentaire.
S’il s’y arrête, son cheminement aura pris fin. S’il rejette tout cela, ne s’y arrête pas et continue sincèrement sa route, il sera éprouvé par le fait que les gens le suivront, embrasseront sa main,
s’écarteront sur son passage, lui demanderont d’invoquer Allah en leur faveur, et espèreront
profiter de sa bénédiction, etc .
S’il s’arrête à cela, son cheminement aura pris fin et c’est tout ce qu’il aura gagné. S’il n’accorde pas d’importance à ces choses ni ne s’y arrête, il sera éprouvé par les miracles et les prodiges.
S’il s’arrête à cela, son cheminement aura pris fin et c’est tout ce qu’il aura gagné.
S’il ne s’y arrête pas, il sera éprouvé par la solitude, la retraite, la fierté de l’isolement et du
délaissement de ce bas monde. S’il s’y arrête, son cheminement aura pris fin.
S’il ne s’y arrête pas, et continue à cheminer en n’ayant pour but que ce qu’Allah attend de lui et aimerait qu’il accomplisse, comme un esclave qui ne cherche qu’à atteindre ce qui peut satisfaire et faire plaisir à son maître, ou que ce soit et quelle qu’en soit la manière d’y parvenir, que ce soit fatigant ou reposant, plaisant ou éprouvant, que cela le fasse côtoyer les hommes ou s’isoler d’eux, il ne choisit ainsi pour lui même que ce que décide pour lui son maître et propriétaire, se conformant à ses ordres autant que faire se peut, et tout en réalisant que son âme est bien trop vile pour lui préférer le repos et les plaisirs plutôt que satisfaire son maître et lui obéir : Le voilà le serviteur qui a cheminé jusqu’à parvenir à son but, sans qu’aucun obstacle ne l’empêche de parvenir à son maître.
Et c’est d’Allah que provient l’assistance.

Paroles et citations de Muhammad Al-ghazali:Droits et libertésمن أقوال الشيخ محمد الغزالي:الحريات والحقوق

Notre religion est celle qui a inventé les droits et libertés que les regards 
des opprimés  et Les damnés de la Terre attendent,
Mais en dirai comme si les musulmans sont spécialisés dans la distorsion de leur religion et salissent son image par leurs paroles et leurs comportements.
إن ديننا هو الذي اخترع الحريات والحقوق التي يتطلع إليها العانون والمعذبون في الأرض،
 .ولكن المسلمين كأنما تخصصوا في تشويه دينهم، وطمس معالمه بأقوالهم وأفعالهم

dimanche 18 octobre 2015

Ô Touba pour le Cham...يا طوبَى للشَّامِ

D'après Zayd Ibn Thabit (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Touba pour le Cham (*), 
Ô Touba pour le Cham, Ô Touba pour le Cham !
Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! Pourquoi cela ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : 
« Voici les anges du Miséricordieux qui étendent leurs ailes sur le Cham ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3954 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)
(*) Le mot Touba utilisé ici est un mot qui signifie le bien abondant.
Le cham est une région qui comprend aujourd'hui la Palestine, la Syrie, la Jordanie...
عن زيد بن ثابت رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :
 يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ
قالوا : يا رسولَ ! وبم ذلك ؟
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : تلك ملائكةُ الرحمن باسطوا أجنحتِها على الشَّامِ.
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٩٥٤ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

Fès (veille ville) au petit-matin

Mosquee Al-Qarawiyyine مسجد القرويين

samedi 17 octobre 2015

La solidarité envers les croyants par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

La solidarité envers les croyants se manifeste à plusieurs niveaux : On peut être solidaires
envers eux en les aidant par ses biens, par son influence, par l’effort physique et en se mettant
à leur service. La solidarité se manifeste aussi par le fait de les conseiller, de les orienter,

d’invoquer Allah en leur faveur, de Lui demander de leur pardonner et d’éprouver de la peine
pour eux.
La solidarité envers les croyants est proportionnelle à la foi. Plus la foi est faible, plus le
sentiment de solidarité est faible. Et plus la foi est forte, et plus le sentiment de solidarité se
renforce. Le prophète(صلَّى الله عليه وسلّم) était le plus solidaire des hommes envers
ses compagnons à tous les niveaux, et la solidarité de ses adeptes sera fonction de leur
conformité aux enseignements du prophète(صلَّى الله عليه وسلّم).
Certaines personnes se rendirent auprès de Bishr Al Hâfî -qu’Allah lui fasse Miséricorde- un
jour de grand froid. Ils le virent habillé très légèrement et tremblant de froid.
« Ils lui demandèrent : Que se passe t’il o Abû Nasr ?
Il répondit : J’ai pensé aux pauvres et au froid qu’ils devaient endurer. Comme je
n’avais rien à leur offrir pour leur prouver ma solidarité, j’ai décidé de leur être
solidaire en partageant leur souffrance. »

Si tu admires la force de ton corps par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Si tu admires la force de ton corps, pense au fait que la mule, l’âne et le taureau sont plus
forts et plus endurants que tu ne l’es.
Et si tu admires ta légèreté, sache que le chien et le lièvre te surpassent. Il n’est donc point
logique de se vanter d’un attribut au niveau duquel un animal est meilleur.
Et sache que celui qui s’admire ou prétend être meilleur que les gens, doit regarder l’état de son endurance lors d’un drame, une peine, un mal ou une catastrophe. S’il voit qu’il est peu endurant, qu’il sache que tous les gens en peine tels que les lépreux et autres gens endurants sont meilleurs que lui malgré leur indistinction. Mais s’il constate qu’il est endurant, qu’il sache qu’il ne peut l’être plus qu’eux. Puis qu’il considère sa réputation et la vérité de son équité au sujet des bienfaits qu’Allah –
exalté soit-Il – lui a donnés tels que l’argent, les serviteurs, les partisans, la santé et la renommée.
S’il se rend compte de son manquement au remerciement d’Allah – exalté soit-Il – qui lui a tout donné et de son injustice. Qu’il sache que les gens justes, reconnaissants, et aux bonnes réputations sont meilleurs que lui. S’il voit que son âme est juste, l’Homme juste s’éloigne de la présomption dans la mesure où il sait bien juger les choses, connaît les critères des moeurs et respecte la modération qui
consiste à être au juste milieu des deux mauvaises extrémités. S’il fait preuve de présomption,
il aurait penché vers la mauvaise extrémité.
Sache aussi que la tyrannie et la cruauté envers ceux dont Allah – exalté soit-Il – t’as confiés la charge, tels que les serviteurs ou les sujets sont preuve de vilenie, de bassesse et de faiblesse d’esprit, car le sage qui a de la grandeur d’âme ne vainc ses adversaires et ses égaux que par sa force et puissance.
Quant à l’hostilité envers les faibles impuissants, elle relève de la bassesse, de la déchéance
des moeurs, de la faiblesse et de la valeté. Celui qui en use ressemble à celui qui se vante d’avoir tué un rat, une puce ou une punaise. Et il n’y a rien d’aussi vil. Sache aussi que dompter les âmes est plus difficile que de dompter les lions. Car les lions peuvent être emprisonnés par les rois afin de les empêcher de nuire, alors que l’âme peut nuire même si elle est emprisonnée.

vendredi 16 octobre 2015

Le jeûne du jour de 'achouraصوم يوم عاشوراء


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Moussa Al Ach'ari (qu'Allah l'agrée), le jour de 'achoura était un jour de fête chez les juifs ainsi le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Jeûnez-le vous ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2005 et Mouslim dans son Sahih n°1131)
عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه كان يوم عاشوراء تعده اليهود عيدا ، قال النبي صلى الله عليه وسلم : فصوموه أنتم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٠٥ و مسلم في صحيحه رقم ١١٣١)




D'après Abou Qatada (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a été interrogé concernant le jeûne du jour de 'achoura. Il a dit: « Il efface l'année précédente ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1162)
عن أبي قتادة رضي الله عنه سئل رسول الله صلى الله عليه و سلم عن صوم يوم عاشوراء فقال: يكفر السنة الماضية
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٦٢


D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) ne recherchait pas le mérite d'un jour sur un autre jour après le ramadan sauf 'achoura.
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1020)
عن ابن عباس رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم لم يكن يتوخى فضل يوم على يوم بعد رمضان إلا عاشوراء
(رواه الطبراني و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠٢٠)



D'après Abou Said Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne 'arafat, il lui est pardonné une année devant lui et une année derrière lui et celui qui jeûne 'achoura il lui est pardonné une année ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1013)
عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من صام يوم عرفة غفر له سنة أمامه وسنة خلفه ومن صام عاشوراء غفر له سنة
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠١٣

Précision n°1: Comment jeûner 'achoura ?

D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a jeûné le jour de 'achoura et a ordonné de le jeûner, ils ont dit: Ô Messager d'Allah! Certes c'est un jour auquel les juifs et les chrétiens donnent de l'importance. Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « L'année prochaine, si Allah le veut, nous jeûnerons le neuvième jour ». Ibn Abbas (qu'Allah les agrée) a dit: L'année suivante n'est pas venue avant que le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) ne décède.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1134)
عن بن عباس رضي الله عنهما حين صام رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم عاشوراء وأمر بصيامه ، قالوا : يا رسول الله ! إنه يوم تعظمه اليهود والنصارى . فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : فإذا كان العام المقبل إن شاء الله ، صمنا اليوم التاسع . قال : فلم يأت العام المقبل ، حتى توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٣٤


D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« Si Allah veut que je vive jusqu'à l'année prochaine, je vais jeûner le neuvième jour de peur de manquer le jour de 'achoura ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°350)
عن بن عباس رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه وسلم : إن عشت إن شاء الله إلى قابل صمت التاسع مخافة أن يفوتني يوم عاشوراء
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٣٥٠


D'après Chou'ba, Ibn Abbas (qu'Allah les agrée) jeûnait le jour de 'achoura et faisait suivre deux jours de peur de le rater.
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°9480 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 2 p 675)
عن شعبة عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه كان يصوم يوم عاشوراء و يوالي بين اليومين فرقا أن يفوته
(رواه بن أبي شيبة في مصنفه رقم ٩٤٨٠ و حسنه الشيخ زكريا الباكستاني في كتابه ما صح من آثر الصحابة في الفقه ج ٢ ص ٦٧٥)



D'après Ata, Ibn Abbas (qu'Allah les agrée) jeûnait un jour avant 'achoura et un jour après.
(Rapporté par Tabari, Al Bayhaqi et Tahawi et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sahih Ibn Khouzeima vol 3 p 290)
عن عطاء عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه كان يصوم يوما قبل عاشوراء و يوما بعده
(رواه الطبري و البيهقي و الطحاوي و صححه الشيخ الألباني في تحقيق صحيح بن خزيمة ج ٣ ص ٢٩٠)






jeudi 15 octobre 2015

Connaître autrui n'est que science ; se connaître soi-même, c'est intelligence.

Connaître autrui n'est que science ; 
se connaître soi-même, c'est intelligence.

Celui qui pose une question est bête cinq minute, celui qui n'en pose pas l'est toute sa vie.

Celui qui pose une question est bête cinq minute, 
celui qui n'en pose pas l'est toute sa vie.
Proverbe Chinois 

Les origines de toutes les vertus et les vices par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Les origines de toutes les vertus sont au nombre de quatre, d’elles se composent toute vertu :
la justice, la compréhension, la bravoure et la charité.
Les origines de tous les vices sont également au nombre de quatre, les opposés des origines,
des vertus qu’on a mentionnées : l’injustice, l’ignorance, la lâcheté et l’avarice.
La loyauté et la chasteté sont deux types de justice et de charité.
L’intégrité de l’âme est une vertu composée de bravoure, de charité et de patience.
La clémence est un genre unique de bravoure.
Et le contentement est une vertu qui comporte la générosité et la justice.
La voracité provient de la cupidité.
Cette dernière provient de l’envie, issue du désir.
Et le désir provient de l’injustice, l’avarice et l’ignorance.
L’avidité est à l’origine de plusieurs vices : la servilité, l’usurpation, la fornication, l’homicide,
la passion, le tourment causé par la pauvreté, et la convoitise.
Ces vices se situent entre l’avidité et la cupidité.
Toutefois, l’avidité est la manifestation de la cupidité de l’âme.
La modération est une vertu qui comporte la clémence et la patience.
L’honnêteté comporte la justice et la bravoure.
Ainsi tu fournis ce qui est juste à celui qui vient à toi avec ce qui est injuste.

La confusion entre les versets ambigus (Mutashâbih) et les versets péremptoires (Muhkam)




Les commandements coraniques ont été expliqués de manière claire et simple pour que les gens ayant la foi puissent facilement les respecter. Ils sont appelés les versets "péremptoires" (Muhkam) et constituent, selon les termes mêmes du Coran, le "noyau" ou la "partie-mère du Livre". 

Ils composent ainsi la base du Coran. 
Il existe également un autre type de versets coraniques qui sont les versets "ambigus" (Mutashâbih). 
Ce genre de versets contient diverses comparaisons et métaphores. 
Les gens sans connaissance coranique, mais avec des arrière-pensées, peuvent mal interpréter "les versets ambigus". 
Ceci est expliqué dans le Coran comme suit:
C'est Lui qui t'a révélé le Livre contenant des versets parachevés - qui en sont la base - et des versets ambigus. 

Les sceptiques s'attachent à ce qui est équivoque par esprit de contradiction ou en quête d'interprétation [tendancieuse], alors que son interprétation relève uniquement du savoir divin. 
Ceux qui ont approfondi la science diront : " Nous y ajoutons foi ! Tout [les versets de ce livre] émanent de Dieu ", car seuls ceux qui sont doués d'intelligence sont enclins à se remémorer(Coran, Âl 'Imrân - 3/7)

En effet, seul Dieu connaît la signification des "versets ambigus". Aucune interprétation en dehors de significations qu'Il nous donne ne reflète la vérité au sujet de ces versets. 

A travers l'histoire il y eut des personnes, des sectes et des mouvements pervers qui ont interprété les versets coraniques "ambigus", afin de servir leurs propres objectifs et espérances. Le verset ci-dessus affirme que c'est de la sédition et que seuls les gens au cœur mal orienté, plus spécifiquement ceux qui ont dévié du droit chemin, recourraient à de telles méthodes.

Le fait que seul Dieu connaisse le véritable sens de ces versets ambigus est bien indiqué dans le verset mentionné ci-dessus. 

Dieu peut révéler l'information nécessaire à l'interprétation de ces versets à qui Il veut. 
Pourtant, les gens ayant la foi acceptent tous ces versets ambigus, même si leur signification ne leur a pas été révélée. Ils ne s'abaisseraient jamais à faire des traductions perverses comme ceux qui souhaitent provoquer des conflits et dont les cœurs sont malsains.
 (extrait du livre: Comment les incrédules interprètent-ils le Coran) Harun Yahya

mercredi 14 octobre 2015

La fidélité par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

La fidélité est un mélange de justice, de charité et de bravoure, car le fidèle trouve qu’il est inéquitable de ne pas rendre la pareille à celui qui lui fait confiance et qui le couvre de bienfait. Alors il fait preuve de justice ; il renonce aux prompts avantages de l’infidélité et se montre ainsi charitable.
Il s’apprête aux séquelles prévisibles de la fidélité et en acquiert de la bravoure.

mardi 13 octobre 2015

Les raisons de la mauvaise interprétation du Coran-Comment les incrédules interprètent-ils le Coran


Dieu, Seigneur de tous les univers, qui a le savoir parfait et la puissance indéfectible, fit descendre le Coran en source de miséricorde pour toute l'humanité. Il accorda ainsi Sa bienveillance à toutes les nations du monde. Partant, ceux qui acceptent cette gratification divine avec sincérité et gratitude en tireront avantage. 
A travers leur foi en ce Livre, ils pourront le comprendre, donc le suivre, et ainsi recevoir la miséricorde qu'Il vient diffuser. Bien plus, ils seront hautement récompensés dans ce monde et dans celui de l'au-delà.
Inversement, ceux qui s'approchent du Coran avec hypocrisie et animosité subiront les conséquences de leur action. Ils ne comprendront jamais le Coran, ne bénéficieront point de sa sagesse et perdront dans ce monde et dans l'au-delà. D'autant plus que leur résolution à nuire par tous les moyens à son rayonnement ne pourra qu'échouer, puisqu'ils ne pourront pas nuire au Coran et ne nuiront donc point à l'Islam.

L'approche, voire la compréhension de ce Livre révélé, est donc à la portée de celui qui s'y dispose. Dieu - Exalté soit-Il - dit dans l'un des versets du Coran : Ô hommes ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur, ainsi qu'un remède pour les maux de vos cœurs, une bonne direction est une miséricorde pour les croyants. (Coran, Yûnus - 10/57) 

Comme illustré dans ce verset, ceux qui ont la foi en Dieu et qui obéissent à leur conscience peuvent tirer bénéfice du Coran, le comprendre facilement et ainsi suivre ses commandements.
Cependant, ceux-là qui suivent leur égo, qui n'admettent pas absolument la puissance de Dieu et qui ont des doutes au sujet du monde de l'au-delà, ils utiliseront leur logique tordue pour mal interpréter les versets du Coran. Dans le verset suivant, Dieu nous fait part de la nature de ces hommes qui ne cherchent pas à être guidés par le Coran :

Dans ce Coran, Nous avons exposé aux hommes une [doctrine] leur permettant de réfléchir. Mais cela ne fait qu'augmenter leur aversion [de la vérité] (Coran, Al-Isrâ' - 17/41)
Ce que nous avons dit jusqu'ici indique clairement que seuls ceux qui sont sincères dans leur foi comprendront le Coran correctement. Certes, le Coran a été révélé par Dieu en tant que livre clair, mais seuls ceux des serviteurs de Dieu qui en ont la foi, qui mettent à profit leur raison et qui cherchent à être guidés par le Coran, peuvent facilement le comprendre.
En fait, à mesure que la foi de l'homme augmente, sa sagesse, sa sincérité et sa crainte de Dieu augmentent à la même cadence et ainsi les points et les mystères les plus fins du Coran lui deviennent bien compréhensibles. Quand, en effet, une personne qui n'a pas la foi lit le Coran sincèrement et sans arrière-pensée, elle se rend compte que c'est un livre saint et accède ainsi à la foi. Comme les versets de Dieu sont clairs, ils peuvent avoir un effet immédiat sur l'homme. Après qu'un individu accède à la foi, la profondeur de sa foi et de sa prière, ainsi que le niveau de sa connaissance deviendront les facteurs qui lui accorderont l'accès aux complexités et aux mystères du Coran.

Par ailleurs, ceux qui n'ont pas la foi, ou qui ne craignent pas Dieu, ne peuvent pas comprendre le Coran correctement, puisqu'ils ne peuvent que mal interpréter les sujets les plus évidents qu'ils prétendent connaître. Les expressions les plus explicites leur sembleront alors contradictoires. Quelle que soit leur intelligence, leur culture ou leur connaissance du Coran, ils sont en réalité incapables de comprendre son contenu et ce en raison de leur manque de foi en Dieu.

Quand on étudie les allégations faites par les personnes qui s'opposent au Coran, les malentendus et les lacunes de la logique sur laquelle elles se sont basées apparaissent évidents. Ces gens égoïstes prétendent que les versets du Coran, qui sont très clairs, sont contradictoires et embrouillant. Dans nombre de ses passages, le Coran mentionne, à travers des exemples, la confusion affichée par ceux qui le récusent lorsqu'ils se demandent :...Qu'a voulu dire Allah par un tel exemple ? ". (Coran.Al-Baqara 2/26)(Le Moustique : un autre miracle du Coran )
En effet, exactement comme le Coran nous le dit, à chaque époque les dénégateurs ont admis, directement ou autrement, qu'ils n'ont pas été capables de comprendre ces exemples.(ALLAH, Le Seigneur des levants et des couchants )
C'est un miracle du Coran. Un verset qui est très facile à comprendre pour un homme de foi rend perplexe un non-croyant.
Ceci nous montre que la compréhension du Coran dépend de la sincérité et des intentions de la personne et que c'est Dieu Qui décide si la personne devait recevoir cette compréhension ou non. Ledit aspect est clarifié dans le verset suivant :
Qui donc est plus coupable que celui qui, malgré le rappel qui lui a été fait des signes de Dieu, ne s'en écarte pas moins, oubliant ce que ses mains ont commis ? Nous avons enveloppé leurs cœurs de voiles pour qu'ils ne comprennent pas ? Nous les avons rendus durs d'oreille, si bien que si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne l'emprunteront [pour autant]. (Coran, Al-Kahf - 18/57)

L'homme de foi, sincère et consciencieux peut comprendre et appliquer avec facilité les sujets et les commandements spirituels de base qui sont indiqués dans le Coran.
Cependant, le non-croyant, qui n'est pas sincère et qui a des préjugés, même s'il connaît l'arabe et a d'immenses connaissances techniques, voire même s'il est considéré comme expert dans son domaine, il ne pourra pas comprendre correctement le Coran, puisqu'il suit son égo. C'est pourquoi il lui manque la capacité de raisonner et, comme il ne peut pas raisonner, il ne pourra émettre que des hypothèses déformées et irréfléchies en interprétant les versets coraniques.

Ce livre discute des raisons pour lesquelles de telles personnes interprètent mal le Coran. Il étudie divers exemples de leurs commentaires illogiques et de leurs objections aux versets coraniques et leur apporte la réponse. En outre, l'insouciance, les préjugés et la logique déficiente de certaines personnes qui sont pourtant considérées par le public comme des scientifiques honorables, ou des intellectuels respectables, sont également révélés à travers leurs propres objections aux versets du Coran.

 Les raisons de la mauvaise interprétation du Coran:· 

•Les préjugés, les arrière-pensées et le manque de sincérité
Il est impossible de comprendre le Coran si on l'approche avec des arrière-pensées et des préjugés. C'est une loi de Dieu. Quelles que soient l'intelligence et la culture de la personne, si elle n'approche pas le Coran avec des intentions sincères, elle ne pourra pas être en mesure de le comprendre ou de l'interpréter correctement. Aussi, elle n'en tirera que de fausses conclusions. C'est pourquoi, selon les termes mêmes du Coran, un rideau couvrant ou un "voile obscur" se formera entre quiconque a des préjugés et une approche calculée d'un côté et le Coran de l'autre côté.
Ce fait est mentionné dans un verset :

Lorsque tu récites le Coran, Nous plaçons un voile invisible entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future. Nous voilons leurs cœurs pour qu'ils ne comprennent pas et frappons leurs oreilles de surdité. Quand, dans le Coran, tu évoques ton Seigneur dans son unicité, ils [te] tournent le dos par répulsion. (Coran, Al-Isrâ' - 17/45-46)

Le Coran est une invitation au droit chemin destinée à toute l'humanité, mais c'est seulement à ceux qui ont foi en Lui que Dieu s'adresse directement. C'est pourquoi le Coran a été révélé en tant que livre que seuls comprennent correctement ceux qui en ont foi. Les qualités les plus importantes des gens de foi, qui leur permettent de comprendre
le Coran, sont leur bonne conscience et leur sincérité. Il est normal, pour ce qui est des personnes éloignées de la foi et dont l'état et les caractères spirituels sont loin de ceux d'un homme de foi, qu'ils interprètent mal le Coran.

Le Coran est consigné d'une manière très claire, simple et avec un langage compréhensible, mais comme nous l'avons déjà énoncé, c'est un livre qui est seulement clair aux croyants possédant une bonne conscience. Si une personne qui n'a pas encore été introduite à l'Islam, ou, en d'autres termes, qui n'a toujours pas la foi, approche le Coran de tout cœur, sincèrement et sans préjugés, à savoir avec les particularités qui font les traits de l'homme de foi, elle pourra se rendre compte, à travers sa conscience, qu'il s'agit du verbe de Dieu. Toute personne possédant une bonne conscience ne peut que se rendre à l'évidence que le Coran ne véhicule pas les mots d'un être humain, mais que c'est un livre saint, tant par son style magnifique, que sa perfection et sa clarté, ou encore par ses contenus scientifiques et sa sagesse supérieure. Si une personne consciencieuse exprime sa foi et essaie de comprendre le Coran, la sagesse exprimée par le Coran lui apparaîtra de manière évidente. Le messager de Dieu, le Prophète Muhammad (sallallahu 3alliyhi wa sallam), évoque ceci dans un hadîth :Abû 'Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakrah rapporte que le Prophète (sallallahu 3alliyhi wa sallam) dit : "Quiconque Allah lui veut du bien Il lui donne l'intelligence de la religion.3 Le savoir s'acquiert, certes, par la quête du savoir." (Sahîh Al-Bukhârî, 1/45) (SAHIH D'EL BOKHARI - SOMMAIRE )

Le Coran guidera l'homme au cœur humble vers le salut, tandis qu'Il égarera ceux qui sont hostiles à Lui et qui entretiennent des arrière-pensées. Autant dire, quiconque se réfère à des informations, des traductions, des mensonges malavisés et des préjugés circulant autour de lui, de même qu'à ses propres principes, sa vision du monde et sa philosophie de la vie comme seuls critères, ne peut ni comprendre le Coran, ni en bénéficier. En fait, c'est le contraire qui se produit dans ce cas, dans ce sens que le Coran augmentera simplement la perversion et la confusion d'une telle personne. Comme elle ne peut pas comprendre le Coran, elle formulera des objections idiotes, illogiques et confuses et des traductions absurdes. Comme indiqué dans le verset, "... Mais il (le Coran) ne donne aux iniques que plus de perdition" (Coran, Al-Isrâ' - 17/82), cette personne se verra éloignée du Coran et de la foi.


(extrait du livre: Comment les incrédules interprètent-ils le Coran) Harun Yahya