Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

vendredi 30 octobre 2015

القرآن من أكبر الوسائل في لفت نظر الغرب إلى جمال الإسلام :جمال الدين الأفغاني Jamâl ad-Dîn al-Afghâni:Le Coran est l’un des plus grands moyens attirant le regard des Occidentaux

« Le Coran est l’un des plus grands moyens attirant le regard des Occidentaux 
sur la beauté de l’Islam. Car il les invite à lui-même à travers son propre cadre. 
Mais lorsqu’ils observent la situation déplorable des Musulmans à travers 
le spectre du Coran, ils dédaigneront de le suivre ou d’y croire. » 
 Jamâl ad-Dîn al-Afghâni
 (القرآن من أكبر الوسائل في لفت نظر الغرب  إلى جمال الإسلام ،
 فهو يدعوهم بلسان حاله إليه. لكنهم يرون حالة المسلمين السيئة 
 من خلال القرآن، فيقعدون عن اتباعه والإيمان به.)
جمال الدين الأفغاني

Comment les incrédules interprètent-ils le Coran: Une technique significative consiste à analyser un verset selon son contexte dans le Coran




La signification d'un verset coranique peut souvent être expliquée par le contexte qui l'entoure. 

La manière dont débute un verset et le sens des versets qui le suivent aident à clarifier sa signification. Ce thème est désigné en littérature islamique par le nom de Siyâq ou "tout le contexte du mot". 
C'est la raison pour laquelle plusieurs versets peuvent être mal interprétés s'ils sont pris séparément et traduits à travers la prise en considération des seuls mots qui les composent, c'est-à-dire sans l'observation de leur contexte.

Les mauvaises interprétations des versets coraniques, dues à l'ignorance ou partant d'intentions perverses, eurent, à travers l'histoire, comme conséquence de provoquer des méprises à propos du Coran. 

Certains groupes ayant des arrière-pensées l'ont même décrédité.

•Une autre méthode importante consiste à interpréter les mots qui composent les versets, mais en tenant compte de leur contexte dans chaque verset. Beaucoup de vocabulaire coranique possède en effet des significations spéciales voulues en elles mêmes. La signification d'un terme coranique dérive souvent de la façon dont il est utilisé dans une autre partie du Coran. 

A maintes fois un mot peut avoir plus d'un sens. 
Ainsi, la signification d'un tel mot doit être déduite de la façon avec laquelle il est utilisé dans une autre section du Coran. Si l'on recherche uniquement le mot dans un dictionnaire et qu'on applique la première définition que l'on lui trouve, cela peut avoir comme conséquence une traduction extrêmement imprécise. Parfois, la traduction qui en résulte peut même être à l'opposé de la véritable signification. On peut en conclure que le Coran s'explique par lui-même. L'explication d'un verset peut parfois être cachée dans la signification d'un autre verset ou dans d'autres versets.

Une autre règle essentielle dans l'interprétation du Coran est de saisir entièrement son essence. 

Afin de suivre cette règle, on doit le voir dans son ensemble. 
En outre, il doit être expliqué à la lumière des nombreux versets qui reflètent la miséricorde, la compassion et la justice infinies de Dieu.
Puisque le Coran est un livre divin, il est entièrement différent de tout autre livre et ne doit jamais être comparé aux autres livres. 

Le Coran possède un style unique. 
On doit saisir ce style dans son ensemble, avec l'essence fondamentale du verset évidemment, pour ainsi en donner une explication juste, en particulier pour ce qui est des versets "ambigus". 
 Il est important d'adopter une perspective plus large et de couvrir les aspects spirituels intenses du Coran, pour pouvoir comprendre correctement la Révélation.
  (extrait du livre: Comment les incrédules interprètent-ils le Coran) Harun Yahya

jeudi 29 octobre 2015

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 3 "Al-‘Imran" (La famille de Imran): Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts.

169. Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus ; 170 et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. 171. Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. 172. Ceux qui, quoique atteints de blessure, répondirent à l’appel d’Allah et du Messager, il y aura une énorme récompense pour ceux d’entre eux qui ont agi en bien et pratiqué la piété. 173. certes ceux auxquels l’on disait: "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" - cela accrut leur foi - et ils dirent: "Allah nous suffit; Il est notre meilleur garant".

Commentaire : Allah fait connaître aux hommes que les martyrs, s'ils sont morts dans ce bas monde, leurs âmes sont vivantes dans la demeure de la stabilité Au sujet des hommes que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- avait envoyé aux habitants de « Bir-Ma'ouna » Anas Ibn Malek -qu’Allah l’agrée- raconte: « Je ne connais pas si leur nombre était quarante ou soixante- dix, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- les a envoyés a « Bir-Maouna » (le puits Maouna) qui appartenait à Amer Ben Toufaïl Al- Ja'far. Ces gens-là, qui étaient des compagnons de l'Envoyé d'Allah -qu'Allah le bénisse et le salue-, campèrent dans une grotte qui surplombe le puits. Certains dirent aux autres: « Qui de vous est prêt pour communiquer le message du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- aux habitants de cet endroit? » Abou Milhan AI-Ansari se leva et dit: « Moi. »
Il sortit de la grotte et se dirigea vers les demeures et, arrivé tout près d'elles, il s'écria: « O habitants de Bir Maouna, je suis l'émissaire de l'Envoyé d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- j'atteste qu'il n'y a d'autre divinité que Allah et que Mouhammad est Son serviteur et Son Envoyé. Croyez en Allah et en Son Prophète » Un homme apparut du côté d'une maison et lui jeta une lance qui perça son flanc et sortit de l'autre. Abou Milhan dit alors: « J'ai réussi, je jure par le Seigneur de la Ka'ba ». Les habitants de ce lieu suivirent les traces d'Abou Milhan jusqu'à ce qu'ils arrivèrent à la grotte et Amer Ben AI-Toufa'il tua les compagnons d'Abou Milhan. »

Au sujet de ces fidèles qui ont été massacres Anas Ben Malek a dit que des versets du Coran furent descendus, dont le sens est le suivant: « Faites connaître à nos concitoyens que nous avons rencontré notre Seigneur, II est satisfait de nous et nous sommes satisfaits de Lui. Les fidèles avaient lu et récité longtemps ce verset, puis il fut abrogé et substitué par celui-ci: « Ne croyez pas que ceux qui ont été tués au service d'Allah soient morts. Non, ils sont vivants. Ils sont auprès d'Allah qui pourvoit à tous leurs besoins. » Mouslim a mentionné dans son Sahih que Masrouq demanda à Abdullah -qu'Allah soit satisfait d’eux- de lui interpréter ce verset: « Ne croyez pas que ceux qui ont été tués au service d'Allah... » Il lui répondit: « Nous avons déjà posé la même question à l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- et il nous dit: «Leurs âmes sont dans les gésiers d'oiseaux verts qui ont des abris comme des lanternes suspendues au Trône. Ils parcourent le Paradis à leur gré puis reviennent le soir pour s'abriter dans ces lanternes. Allah les observe et leur demande: «Désirez-vous quelque chose? » Ils lui répondent: «O Seigneur, quelle chose désirons-nous encore alors que nous parcourons dans tous les coins du Paradis?. Mais, voyant que Allah ne les laisse pas sans Lui demander quelque chose, ils Lui disent: «O Seigneur, nous désirons être ramenés à la vie et retournés au bas monde afin d'être tué de nouveau dans Ta voie». Lorsque Allah constate qu'ils n'ont besoin de rien. II les laisse tranquilles» (rapporté par Mouslim)

Jaber -qu'Allah soit satisfait de lui- raconte: « L'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- me dit: «Sais-tu que Allah a ramené ton père à la vie et lui dit: «Demande-moi ce que tu veux» II Lui répondit: «Rends-moi à la vie pour que je sois tué encore une fois dans Ton chemin» Allah lui répondit:«J'ai décrété que-les martyrs- ne reviendront plus au bas monde. »

Jaber -qu'Allah soit satisfait de lui- raconte aussi: « Lorsque mon père fut tué, je le pleurai en découvrant son visage. Les compagnons m'interdisaient mais le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- ne le faisait pas, il me dit: «Ne le pleure pas car les anges ne cessèrent de l'envelopper de leurs ailes jusqu'à ce que son âme fut élevée au ciel. »

Les rapporteurs des hadiths ont relaté plusieurs versions concernant le père de Jaber et les autres martyrs et qui, d'ailleurs, ne diffèrent l'un de l'autre que dans les petits détails. Ce qu'il faut retenir consiste à savoir que Allah honore le martyr et lui accorde un grand mérite. Son âme parcourt le Paradis, se délecte à cueillir de ses fruits, jouit de la plus haute considération divine et voit ce que Allah a préparé aux croyants. Selon un hadith:  « L'âme du croyant prendra la forme d'un oiseau au Paradis. Quant aux âmes des martyrs, elles sont dans des gésiers d'oiseaux verts, et la différence entre les deux, est que ces dernières s'envolent et parcourent là où elles voudront. « Heureux des bienfaits qu'Allah leur a distribués... » Jusqu'à la fin du verset: signifie que les martyrs qui sont tués en combattant dans le sentier d’Allah seront pourvus de toutes sortes de bienfaits et de la grâce magnifique du Seigneur, vivront dans un grand bonheur, se réjouiront parce qu'ils constatent que ceux qui viendront après eux n'éprouveront aucune crainte ni chagrin, et ils ne regretteront rien de ce qu'ils ont laissé dans le bas monde.

« Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et du Prophète, bien que l'adversité les ait frappés ». Ce verset fut révélé à la suite de la bataille de « Hamra AI-Assad », car en ce jour-là, après que les polythéistes avaient accablé les fidèles de quelques pertes (Ohoud), ils retournèrent vers leur pays mais, chemin faisant ils regrettèrent de n'avoir pas conquis Médine pour mettre fin à la propagation de l'Islam. Ayant eu vent de cet événement, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- demanda aux musulmans de s'élancer à leur poursuite pour les effrayer et leur montrer qu'ils sont encore très forts. Parmi les fidèles qui n’ont pas pris part à la bataille de Ouhod, seul Jaber Ben Abdullah était autorisé à joindre les hommes qui poursuivaient les polythéistes, comme nous allons le relater plus loin.

Ikrima -qu’Allah l’agrée-, de sa part, raconte « Après la bataille de Ouhod et le retour des polythéistes à leur pays, leurs concitoyens leur dirent: «Vous avez mal agi car vous n'avez pas tué Mouhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam-ni avez fait des captives parmi les musulmanes. Retournez » Ayant eu vent de ces propos, l'Envoyé d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, envoya les fidèles à la poursuite des polythéistes. Arrivés à Hamra AI-Assad, ils ne trouvèrent personne car les infidèles avaient dit: «Nous reviendrons l'année prochaine pour attaquer les musulmans». A la suite de cet événement qui a été compté en tant qu'expédition, Allah révéla ce verset : « Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et du Prophète... »

Ibn Ishaq rapporte que Abou As-Saëb l'affranchi de 'Aicha Bent Othman a raconté: « Parmi ceux qui ont pris part à la bataille de Ouhod avec l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- un homme a dit: «Mon frère et moi prîmes part à la bataille de Ouhod et fûmes tous deux blessés. Entendant l'appel du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- pour aller à la poursuite des impies, je dis à mon frère: « Allons-nous rater une expédition que nous devons accomplir en compagnie de l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, non par Allah,» à savoir que nous n'avions aucune monture pour la monter; et chacun de nous éprouvait la douleur de ses blessures. Comme les miennes étaient moins graves, je dus porter mon frère sur mon dos à chaque fois que je pouvais le faire jusqu'à notre arrivée à l'endroit désigné.

AI-Hassan AI-Basri -qu’Allah lui fasse miséricorde-, en commentant ce verset: « Les fidèles qui ont répondu à l'appel d'Allah et de Son Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- » a dit: «Après qu'Abou Soufian et ses compagnons avaient infligé aux musulmans de certaines pertes et retournèrent à leur pays, l'Envoyé d'Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dit aux fidèles: « Abou Soufian s'est retourné et Allah a jeté la frayeur dans son cœur. Qui se porte volontaire pour l'attaquer ? » Lui, Abou Bakr, Omar, Othman, Ali et une foule des compagnons se mirent alors à la poursuite d'Abou Soufian. Etant informé de cette contre attaque, Abou Soufian rencontra une caravane et dit aux commerçants:

« Repoussez Mouhammad et vous recevrez telle et telle chose, dites-lui que j'ai préparé une grande armée et j'irai à leur rencontre  ». Les commerçants transmirent le message à l'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam- qui leur répondit: « Allah nous suffit, c'est le meilleur protecteur » et c'est à cette occasion que ce verset fut révélé.

Ibn Abbas -qu’Allah l’agrée- a dit que lorsque Abraham fut jeté au feu, il s'écria: « Allah nous surfit, c'est le meilleur protecteur », ainsi Mouhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- l'a déclaré quand on lui dit « les gens ont sûrement réuni leurs forces contre vous, craignez-les » Alors la foi des croyants augmentait et ils ne mettaient leur confiance qu'en Allah.

Il a été rapporté dans un hadith: «Lorsque vous vous trouvez dans une situation difficile et dans la gêne, dites: «Allah nous suffit, c'est le meilleur protecteur».

« Ces mauvaises nouvelles, c'est l’œuvre de Satan, qui toujours fait entrevoir ses dangers à ses adeptes» c'est à dire que le démon effraye les gens par ses suppôts et qu'ils sont si puissants et peuvent leur nuire mais Allah dit aux croyants, en répondant aux agissements de Satan:

« Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. » Donc les fidèles ne doivent se fier qu’à Allah et ne rechercher un refuge qu'auprès de Lui car c'est Lui qui leur suffit et leur accorde la victoire, comme II le montre dans un autre verset: « Allah ne suffit-Il pas à Son esclave [comme soutien]? Et ils te font peur avec ce qui est en dehors de Lui. Et quiconque Allah égare n’à point de guide. » Allah rassure Ses serviteurs croyants et les exhorte à ne prendre aucun protecteur en dehors de Lui, en mettant toute leur confiance en Lui, II leur accordera la réussite et la victoire. Plusieurs versets affirment cela dont nous citons à titre d'exemples ces quelques-versets.

Homme qui a peur de la lumière رجل خاءف من النور

 

من الأكثر حماقة ؟ طفل خاءف من الظلام ام
 رجل خاءف من النور ؟
موريس فريهل
Qui est le plus fou ? Un enfant qui a peur de l'obscurité ou 
un homme qui a peur de la lumière ?
Maurice Fréhel

La propagande الدعاية المغرضة

La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.
 Noam Chomsky
الدعاية المغرضة هي الى الديمقراطية ما هو العنف إلى الديكتاتوريات.
نعمان شومسكي

mercredi 28 octobre 2015

Ne fais pas confiance à l’ami avant de l’avoir éprouvéلا تَثِقْ بِالصَّديقِ قَبْلَ الخِبْرَةِ

Ne fais pas confiance à l’ami avant de l’avoir éprouvé, 
ni ne t’attaque à l’ennemi avant d’en avoir le pouvoir.

لا تَثِقْ بِالصَّديقِ قَبْلَ الخِبْرَةِ , وَ لا تُوقِعْ بِالعَدُوِّ قَبْلَ القُدْرَةِ.

mardi 27 octobre 2015

La beauté d’Allah ta’ala : Fawâ’id l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Connaître Allah ta’ala par Sa beauté est une des connaissances les plus précieuses et c’est par
elle que l’élite des créatures connaît Allah. Toutes les créatures Le connaissent par le biais de
l’un de Ses attributs. Mais ceux qui Le connaissent le mieux sont ceux qui Le connaissent à
travers Sa perfection, Sa magnificence, et Sa beauté. Rien ne Lui ressemble, à tout point de
vue. Et à supposer que toutes les créatures soient aussi belles que la plus belles des créatures,
et que l’on compare leur beauté interne et externe à la beauté du Seigneur, cette comparaison
serait aussi faible que le rapport existant entre la lueur fragile d’une lampe et la lumière
éclatante du soleil. Pour se figurer Sa beauté, il suffit de savoir que s’Il dévoilait Son visage,
les lumières s’en dégageant brûleraient toutes les créatures que Son regard atteindrait. Pour se
faire une idée de Sa beauté, il suffit de se rappeler que toute beauté interne et externe, dans ce
bas monde ou dans l’au delà est une conséquence de Sa création.
Que penser donc de Celui dont émane cette beauté créée ?
Pour saisir l’ampleur de sa beauté, il suffit de savoir que toute la puissance, la force, la générosité, la bienfaisance, la science, et la bonté Lui appartiennent. C’est par la lumière de Son visage que l’obscurité se dissipe, comme l’a dit le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam dans l’invocation qu’il a faite à Tâ’if : « Je me réfugie auprès de la lumière de Ton visage par laquelle l’obscurité se dissipe, et grâce à laquelle les affaires de ce bas monde et de l’au delà s’équilibrent. »
‘Abd Allah ibn Mas’ûd -qu’Allah l’agrée- a dit : « Il n’y a ni nuit ni jour auprès de votre
Seigneur. La lumière des cieux et de la terre émane de la lumière de Son visage. »
Allah est donc la lumière des cieux et de la terre. Lorsqu’il viendra au jour de la résurrection pour juger les créatures, la terre resplendira de Sa lumière. Un des noms magnifiques d’Allah est Al Jamîl (Le beau). Il a d’ailleurs authentiquement été rapporté du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam qu’il a dit : « Allah est beau et aime la beauté ».
La beauté d’Allah ta’ala se décline en quatre variantes : La beauté de Son être, la beauté de Ses attributs, la beauté de Ses actes et la beauté de Ses noms. Ainsi, tous Ses noms sont magnifiques, Ses attributs sont tous parfaits, Ses actes se caractérisent tous par la sagesse, leur intérêt, leur équité et leur clémence. Quant à la beauté de Son être et de Son essence, Il est Le seul à la cerner et à la connaitre réellement. Les créatures n’en connaissent que certain aspect, connaissances dont Il a honoré certains de Ses serviteurs. En effet, cette beauté est préservée de toute altération, et cachée par la couverture du manteau et du pagne comme l’a rapporté le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam au sujet d’Allah qui aurait dit : « La grandeur est Mon manteau et la magnificence est Mon pagne. ».
 La grandeur étant plus importante et plus immense, elle est plus à même d’être comparée à un manteau. Allah est en effet le Grand, l’Elevé, et Il est le Très Haut, l’Immense.
Ibn ‘Abbâs -qu’Allah l’agrée- a dit : « La beauté de l’essence d’Allah est dissimulée par
Ses attributs, et la beauté des attributs est dissimulé par les actes d’Allah. »
Hadîth faible, voir As Silsilah Ad Da’îfah d’al Albanî 2933. Rapporté par Muslim 91.
Rapporté par Muslim 2620.
Que penser alors d’une beauté dissimulé par les attributs de la perfection et cachée par les
caractéristiques de l’immensité et de la magnificence ?
C’est à partir de là que l’on peut partiellement comprendre le sens de la beauté de l’essence d’Allah. Ainsi, le serviteur se hisse de la connaissance de Ses actes vers celle de Ses attributs, pour se hisser vers la connaissance de Son être. Quand il prend connaissance d’une partie de la beauté de Ses actes, il en déduit la beauté de Ses attributs, pour en déduire ensuite la beauté de Son être.
C’est selon ce principe qu’il apparait clairement que toute la louange revient à Allah ta’ala, et qu’aucune créature ne peut lui faire suffisamment d’éloges, car Il correspond aux éloges qu’Il
s’est faits Lui même. Il mérite d’être adoré pour ce qu’Il est, d’être aimé pour ce qu’Il est, d’être remercié pour ce qu’Il est. Allah ta’ala S’aime, fait Ses propres éloges et louanges.
L’amour qu’Il a pour Lui même, les louanges et les éloges qu’Il S’adresse, et l’unicité qu’Il proclame pour Lui même représentent les louanges, les éloges qu’Il s’est Lui même adressés et Il est mieux encore que les éloges que Lui adressent Ses créatures. Et de la même manière qu’Allah S’aime Lui même, Il aime aussi Ses attributs et Ses actes. Tous Ses actes sont donc bons et aimables, même si leurs conséquences Lui sont parfois détestables et exécrable.
Aucun de Ses actes ne Lui est détestable et haïssable, et aucun être ne mérite d’être aimé et
loué pour ce qu’il est si ce n’est Lui.
Concernant ce qui est aimé en dehors de Lui, si cet amour découle de l’amour que l’on a pour Allah, en ce sens que l’on aime pour Allah, alors c’est un amour valide. Sinon, c’est un amour invalide. Voilà la réalité du caractère d’Allah.
En effet, le Dieu véritable est Celui qui est aimé et loué pour ce qu’Il est. Mais qu’en est-il si en plus de cela ce Dieu est Bienfaisant, Bienfaiteur, Indulgent, Magnanime, Clément, Bon et Miséricordieux ??
Le serviteur doit donc savoir qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Il doit
L’aimer et Le louer pour ce qu’Il est et pour sa perfection. Il doit savoir Qu’Il n’y a de
véritable bienfaiteur, déversant toutes sortes de bienfaits tant apparents que cachés, si ce n’est
Lui. Il L’aimera donc pour Sa bienfaisance et Sa bonté, et Le louera pour cela. Il L’aimera
ainsi pour ces deux aspects. Et de même que rien ne Lui est semblable, aucun amour n’est
comparable au Sien. Or l’amour associé à l’humilité est la définition même de l’adoration
pour laquelle les créatures ont été créées. L’adoration est l’amour le plus total couplé à
l’humilité la plus totale. Or cela ne peut être voué qu’à Allah ta’ala, et Lui associer qui que ce
soit en cela est la forme de polythéisme qu’Allah ne pardonne pas, et pour laquelle Il
n’accepte pas les actes des polythéistes.
La louange d’Allah inclut deux choses : l’évocation de Ses mérites et de Ses attributs parfaits,
et l’amour d’Allah qui en découle. Quiconque évoque les splendeurs d’Allah sans l’aimer ne
l’aura pas loué. Et quiconque L’aime sans évoquer Ses splendeurs ne L’aura pas loué. Les
deux notions doivent donc être présentes. Allah loue Son être par Lui même, et par le biais
des louanges qu’Il inspire à Ses anges, Ses prophètes, Ses messagers et Ses serviteurs
croyants. Allah Se loue donc par ces deux moyens. En effet, les éloges émanant de Ses
créatures le sont par Sa volonté, Sa permission et Son décret, car c’est Lui qui a fait que le
louangeur Le loue, que le soumis se soumette, que le prieur prie et que le repentant se repente.
C’est de Lui que viennent les bienfaits et vers Lui qu’ils reviennent. Ses bienfaits émanent de
Lui par Sa louange et Lui reviennent par Sa louange .C’est Lui qui inspire à Son serviteur de
se repentir et Il s’en réjouit pourtant de la meilleur des façons, bien que ce repentir soit le
résultat de Sa grâce et de Sa bonté. Il inspire à Son serviteur de Lui obéir, Il l’aide en cela puis
l’en récompense, alors que cet acte d’obéissance est le résultat de Sa grâce et de Sa
générosité. Allah ta’ala Se passe de tout le monde de tout point de vue, alors que les créatures
ne peuvent se passer de Lui, serait ce pour la moindre des choses. Le serviteur a besoin
d’Allah par essence, tant dans les causes que dans les objectifs. Car ce qui se fait sans l’aide
d’Allah ne peut aboutir, et ce qui ne se fait pas pour Lui est inutile.

lundi 26 octobre 2015

(Exégèse du Coran)-Tafsir Ibn kathir: Sourate 3 La famille d'Imran [Ali 'Imran]

Mérites du Sourate "Al-‘Imran" (La famille de Imran)

Abou ‘Oumâma Al-Bahilî a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire:
 
" Lisez le Coran car, au Jour de la Résurrection, il intercèdera en faveur des siens (ses lecteurs assidus).
Lisez "Az-zahrawayn" (les deux sourates pleines de lumière) :  
"Al-Baqara" (La vache) et "Al-‘Imran" (La famille de Imran) car, au Jour de la Résurrection, elles viendront sous la forme de deux nuages ou de deux bandes d’oiseaux étalant leurs ailes pour plaider (la cause) de celui qui les lisait Lisez la sourate "Al-Baqara" (La vache) car sa récitation est une bénédiction et son abandon est regrettable; et elle a le pouvoir de réduire à l’impuissance tout ensorcellement "
(Hadith rapporté par Mouslim)
 
1. Alif, Lam, Mim. 2. Allah ! Pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même “al-Qayyum” .

Commentaire : Nous avons déjà traité du sujet du Alîf Lâm Mîm (cf. S.II, v.1) et aussi du nom de Dieu dans le verset du Siège (v.255). La suite des versets

3. Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité,

Commentaire : Ô Muhammad, dit Dieu, Nous avons fait descendre sur toi le Coran, sans le moindre atome de doute. C'est Nous qui l'avons fait descendre selon Notre connaissance, les anges étant des témoins. D'ailleurs, Mon témoignage est suffisant.

3. confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'évangile

Commentaire : Le Coran descendu sur le Prophète  est venu pour confirmer toutes les Ecritures antérieures qui ont dans leur unanimité fait l'annonce du dernier Prophète, celui de l'Islam. Comme Dieu a fait descendre le Coran sur Muhammad, Il a auparavant fait descendre la Torah sur Moïse fils de 'Imrân et l'Evangile sur Jésus fils de Marie

4. auparavant, en tant que guide pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement.

Commentaire : Il avait révélé ces deux Ecritures en leurs époques, en tant que guidance pour les hommes. Il avait également révélé le Discernement qui discerne le Vrai du faux, la rectitude de l'errance, au moyen de preuves incontestables et de signes éclatants.

Qatâda et ar-Rabî' -qu’Allah les agrée- disent : « Le Discernement » c'est le Coran » ; D’autre disent c'est la Torah.

Ibn Jarîr penche pour l'avis disant que le Discernement est la source, puisque le Coran comme la Torah sont nommément cités dans ce verset.

4... Ceux qui ne croient pas aux Révélations d'Allah auront, certes, un dur châtiment ! Et, Allah est Puissant, Détenteur du pouvoir de punir.

Commentaire : La fin du v.4 promet un châtiment sévère eux qui n'accordent pas créance aux signes de Dieu, d'autant que Sa puissance et Sa royauté sont sans bornes. Sa vengeance sera dirigée sur ceux-même qui ont opposé dernies signes, contredit Ses envoyés.

[...]

139. Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. 140. "Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs - et Allah n’aime pas les injustes ; 141. et afin qu’Allah purifie ceux qui ont cru, et anéantisse les mécréants. ! 142. Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants? 143. (Bien sûr, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Or vous l’avez vue, certes, tandis que vous regardiez

Commentaire : Après les tristes événements qui eurent lieu à la bataille de Ouhod et la mort de soixante-dix musulmans. Allah s'adresse aux fidèles rappelant que de pareilles épreuves avaient touché des peuples avant eux qui, cependant, avaient suivi honnêtement leurs Prophètes, mais à la fin ils avaient emporté la victoire sur les incrédules qui traitaient les signes d’Allah de mensonge.

« C'est un avertissement pour les hommes ». Il s'agit du Coran qui contient les enseignements clairs, la bonne Direction et des exhortations pour ceux qui ont la foi et appliquent la loi divine.

Puis, pour réconforter les fidèles après cette défaite, Allah leur dit : « Ne vous laissez pas abattre ». Ne perdez pas courage ! « Ne vous lamentez pas, et vous aurez le dessus si vous avez la foi ». Vous serez certes victorieux à la fin si vous êtes des croyants.

« Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi ».

Car des blessures et des morts ont accablés vos ennemis non loin de vous dans d'autres combats : « Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens ». C’est à dire que la guerre a des alternatives et cela dépend toujours de la sagesse d’Allah afin qu'Il reconnaisse ceux qui croient, qui sont constants, et qui sont martyrs dans Sa voie rien que pour obtenir Sa satisfaction, car II n'aime pas les injustes.

« ... et d'anéantir les incrédules ». Qui, une fois victorieux, ne tarderont pas à opprimer et semer la corruption, un tel comportement ne provoquera que leur perte et leur anéantissement.
Puis Allah fait connaître aux hommes par Sa sagesse qu'Il les mettra à l'épreuve pour distinguer ceux qui sont fidèles et constants :

« Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants? »

Il affirme cela dans d'autres versets quand II a dit: « Espérez-vous entrer au Paradis sans passer par les épreuves qu'ont subies vos prédécesseurs? La privation et les maladies ne les épargnèrent pas. Et ils furent ébranlés... » Et :

« Les hommes pensent-ils qu'on les laissera dire: «Nous croyons» sans les éprouver? »

Il rappelle aux fidèles leurs souhaits : « Vous souhaitiez la mort avant de la voir face à face. Maintenant vous l'avez vue. Vous l'avez bien vue »
C’est à dire avant ce jour-là -le jour de Ouhod-vous souhaitiez rencontrer l'ennemi avec empressement désirant l'affronter afin de manifester votre constance, voilà maintenant ce que vous aviez tant souhaité, allez-y et combattez.

L'Envoyé d'Allah -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit dans un hadith authentique: « Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi, plutôt demandez à Allah de vous accorder le pardon et la bonne santé. Mais si vous le rencontrez, soyez constants et sachez que le Paradis est sous l'ombre des sabres. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

[...]

Les lois sont semblables aux toiles d'araignéesالقوانين متل بيوت العنكبوت


Il vaut mieux être détesté pour ce que vous croyez que...من الأفضل أن يكرهوك بسبب ما تؤمن به على


من الأفضل أن يكرهوك بسبب ما تؤمن به على أن يحبوك لأجل مالا تؤمن به ". أندري جيد"
" Il vaut mieux être détesté pour ce que vous croyez
que d'être aimé pour ce que vous ne croyez pas ". Andé Gide

jeudi 22 octobre 2015

Les différents types de bienfaits par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Les bienfaits sont au nombre de trois :
Un bienfait qui s’est réaliser et dont le serviteur est conscient
Un bienfait attendu dont il espère la réalisation
Un bienfait dont il profite sans en être conscient
Si Allah ta’ala décide de parfaire son bienfait pour Son serviteur, Il lui fait prendre conscience du bienfait présent et donne à qui est reconnaissant une chaine pour attacher ce bienfait afin qu’il ne s’enfuit pas. En effet, les bienfaits s’enfuient en présence des péchés, mais sont retenus par le fait d’être reconnaissant envers Allah. Allah ensuite l’aidera à accomplir des œuvres qui lui permettent de parvenir au bienfait attendu, et lui fera prendre conscience des obstacles empêchant sa réalisation et enrayant sa bonne marche, tout en lui permettant de les éviter, et c’est alors que le bienfait lui parviendra dans sa forme la plus complète.
Enfin, Allah lui fera connaître des bienfaits qu’il ignore mais dont il jouit pourtant inconsciemment.
On rapporte qu’un bédouin se présenta devant le calife Ar Rashîd -qu’Allah lui fasse Miséricorde- et lui dit : « Commandeur des croyants ! Qu’Allah fasse durer par ta reconnaissance continuelle envers Lui les bienfaits dont tu jouis. Qu’Allah fasse par la bonne opinion que tu as de Lui et ton obéissance perpétuelle que les bienfaits que tu espères se réalisent. Qu’Allah te fasse prendre conscience des bienfaits dont tu jouis déjà sans le savoir, afin que tu Lui en sois reconnaissant. »
Ar Rashîd fut charmé par de tels propos et exclama : « Quelle belle subdivision ! »

mardi 20 octobre 2015

Il reste le plus grand homme de tous les tempsويبقى انه لاعظم رجل في كل زمان

Certainement, même aujourd’hui on aurait du mal 
à trouver quelqu'un qui vous dirait,  
" j’eus si peur que j’accourus à mon épouse. " .
Pourtant Mohammad l'a fait..le jour ou il a vu l'ange Gabriel.
 En fait, elle doit avoir été une Grande Femme.
يصعب العثور على من يقول
‎"لقد كنت خائفاً لدرجة أنني أسرعت إلى زوجتي"
‎محمد فعل ذلك.. يوم جاءه جبريل
‎لابد أنها كانت إمرأة عظيمة.

La présomption par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

De la présomption peuvent provenir l’orgueil, la vanité, l’arrogance, la fierté et la condescendance.
Ce sont là des significations analogues difficiles à différencier.
La présomption peut être une qualité manifeste chez le présomptueux.
Il est tel que les gens qui admirent leurs actes et en deviennent arrogants, ceux qui admirent leur savoir et se montrent hautains, ceux qui admirent leurs opinions et s’en vantent devant les autres, et ceux qui
admirent leur noblesse ou leur rang et en demeurent orgueilleux et condescendants.
Le moindre rang de présomption est de s’abstenir de rire quand on rit, de parler et de se
mouvoir pour accomplir les affaires nécessaires de la vie.
Ce qui est moindre que le défaut des autres, et si on n’agissait ainsi que dans le but de se contenter des obligations louables.
Mais si on le fait par arrogance et par vanité, cela mérite critique.
« Certes, les intentions font les actes, et chacun est rétribué en fonction de son intention »
(al Bukhari, 1/9).
En outre, si on n’a ni compréhension, ni une bonne conscience qui permettent d’éviter la présomption, cela se manifeste par des paroles et des comportements arrogants à l’égard des gens.
De plus, en cas de faiblesse d’esprit et de discernement, cela se révèle par la cruauté envers les gens par les actes et les paroles, par la tyrannie, l’injustice et le despotisme, par la recherche de l’obéissance et la soumission des autres quand cela est accessible, sinon par la calomnie et la moquerie des autres.
La présomption peut être sans raison, ni présence de vertu chez le présomptueux, c’est ce que l’on appelle communément at Tamatruq, ce que l’on observe chez les femmes et certains hommes.
C’est la présomption de celui qui n’a aucune qualité, ni connaissance, ni courage, ni pouvoir,
ni noblesse, ni richesse et malgré sa conscience qu’il n’en a rien, il peut s’imaginer – s’il est
faible d’esprit – qu’il en a une grande part.
Comme celui qui a acquis quelques connaissances et croit être un parfait savant.
Ou comme celui qui se vante de ses parents ou de ses ancêtres malgré leur injustice, on peut alors être le fils de Fir’awn dhi al Awtad (cf Ibn Kathir 4/508) et continuer de s’en vanter.
Ou comme celui qui croit être un chevalier capable de vaincre, d’emprisonner et de tuer, ou
qui occupe un rang qu’il croit meilleur que celui d’al Iskandar (Alexandre le Grand).
Ou celui qui se croit fort au point que plus rien ne puisse encore le fortifier.
Mais ceux-là ne sont pas les plus présomptueux, car ce sont ceux qui n’ont aucun savoir, aucune noblesse, aucune richesse, aucun rang ni aucune bravoure, qui sont dépendants des autres et leur sont
soumis, qui savent qu’ils n’ont aucun attribut mais qui persistent dans leur arrogance et leur orgueil.
J’ai demandé aimablement à des gens comme eux la raison de leur arrogance et leur dédain,
alors l’un d’eux m’a dit : « Je suis libre et non un esclave », j’ai répondu : « Nombreux sont
les gens libres qui partagent cette vertu avec toi hormis les esclaves, et qui ont du pouvoir sur
tout même et sur beaucoup de gens libres ».
J’ai ensuite observé leurs états pendant des années afin de trouver une raison qui puisse
justifier leur présomption.
J’ai donc examiné leurs pensées secrètes à travers leurs états apparents et leurs paroles.
J’ai donc constaté qu’ils croient se distinguer par leur esprit, leur lucidité et leurs avis originaux qui peuvent leur permettre de gouverner les grands royaumes, de couvrir les gens de leurs bienfaits, et de gérer les richesses.
C’est donc ainsi qu’ils ont acquis la vanité et la présomption.
Cela est sujet à controverse et ce, parce que la sagesse et le discernement sont les seules
qualités pour lesquels moins on en a, plus on croit les maîtriser.
Ainsi on trouve que le fou et l’ivrogne plaisantent en disant la vérité.
Que l’ignorant se moque des sages et des vertueux savants.
Que les enfants rient des adultes. Que les insolents ironisent contre les sages honorables.
Et que certaines femmes médisent des grands hommes et de leurs avis.
Généralement, moins on a du discernement, plus on croit être sage et lucide.
Contrairement à toutes les autres qualités car on est toujours conscient de ce qu’on ne possède pas. Mais celui qui n’a que peu de sagesse et qui manque de discernement, pense qu’il est un sage.
Le meilleur remède à ce qu’on a évoqué est la pauvreté et la paresse. Sinon les présomptueux
peuvent causer de grands préjudices car ils calomnient les gens, portent atteinte à leur
honneur, se moquent d’eux, déforment les vérités, se mêlent des affaires des autres, insultent
et injurient voire ils se battent avec les autres pour un moindre motif.
La présomption peut être un vice occulte chez l’individu, qui émerge avec la fortune ou le
haut rang, sans qu’il puisse le réprimer ou le cacher.
Et parmi les choses curieuses que j’ai constatées chez les gens faibles, c’est l’attribution de la
sagesse à leurs enfants et leurs femmes par amour pour eux, en disant : « Elle est plus sage
que moi et je cherche conseil auprès d’elle ».
Quand à celui qui loue la beauté et la splendeur de sa femme plus que s’il était sur le point
de la demander en mariage, il ne peut être qu’un faible d’esprit qui n’a aucun amour propre.
Méfie-toi des éloges que tu fais car tous ceux qui les entendraient, ne te croiraient pas même
si tu étais honnête. Mais ils considèreraient cela comme le premier de tes défauts.
Ne loue jamais personne en sa présence car seuls les adulateurs et les serviles le font.
Et ne critique jamais personne en sa présence ni en son absence, occupe toi plutôt de t’assainir toi-même.
Ne prétends pas à la pauvreté car cela ne t’apporterait que le discrédit et le mépris de ceux
qui t’entendraient.
Et cela ne peut être bénéfique dans la mesure où tu dénierais ainsi les bienfaits d’Allah – exalté soit-Il – et tu te plaindrais à quelqu’un qui ne peut te faire grâce.
Ne t’attribue pas la richesse car tu risques de tenter les cupides par ce que tu as, mais
contente toi de remercier Allah – exalté soit-Il.
Déclare que tu peux renoncer à tout sauf à lui car cela t’apporte de la grandeur et te protège de la cupidité. Le raisonné est celui qui ne manque pas de discerner.

lundi 19 octobre 2015

Sublime Coran – Dr. Gary Miller* : Introduction



Dr. Gary Miller*:
Il a été actif dans le travail missionnaire chrétien à un point particulier de sa vie, mais bientôt il a commencé à découvrir de nombreuses incohérences dans la Bible.
En 1978, il s'est passé à lire le Coran, il s'attend à ce que, aussi, un mélange de vérité et de mensonge.
Il a découvert que le message du Coran est la même que la Bible.
Il est devenu un musulman et, depuis lors, a été actif en offrant des présentations publiques sur l'Islam, y compris la radio et la télévision.

Introduction 
Les musulmans,pour qui le Coran occupe une place privilégiée, ne sont pas les seuls à qualifier le Coran de sublime. Cette qualité lui a aussi été reconnue par les non musulmans.
En fait, même des personnes qui détestent l'Islam ont exprimé leur émerveillement face au Coran. 
Une chose qui étonne les non musulmans qui examinent le Livre de près est que le Coran ne correspond pas à ce qu'ils s’attendent. 
Ils partent avec l’idée qu'ils ont un livre ancien qui tire son origine du désert arabe il y’a plus de quatorze siècles; et ils s’attendent à ce qu’il ressemble à quelque chose comme ça-un livre ancien centré sur le désert. 
Mais ils admettent qu’ils sont surpris de découvrir un tout autre genre. 
De plus, une des premières idées préconçues est que parce que c'est un livre ancien provenant du milieu du désert, il devrait parler du désert. 
En effet, le Coran parle du désert- une partie de son imagerie décrit le désert; mais il parle également de la mer- description par exemple d’un orage en pleine mer. 
 Source : http://missus. ifrance.com/ sublime1. htm  

Le cheminement vers Allah et les obstacles se dressant sur le chemin par L’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Lorsque le serviteur décide de voyager vers Allah ta’ala et fait de Lui son objectif, des mirages trompeurs et des obstacles se dressent sur son chemin. Il est d’abord trompé par le mirage des désirs, de la soif de pouvoir, des plaisirs, du sexe et de la tenue vestimentaire.
S’il s’y arrête, son cheminement aura pris fin. S’il rejette tout cela, ne s’y arrête pas et continue sincèrement sa route, il sera éprouvé par le fait que les gens le suivront, embrasseront sa main,
s’écarteront sur son passage, lui demanderont d’invoquer Allah en leur faveur, et espèreront
profiter de sa bénédiction, etc .
S’il s’arrête à cela, son cheminement aura pris fin et c’est tout ce qu’il aura gagné. S’il n’accorde pas d’importance à ces choses ni ne s’y arrête, il sera éprouvé par les miracles et les prodiges.
S’il s’arrête à cela, son cheminement aura pris fin et c’est tout ce qu’il aura gagné.
S’il ne s’y arrête pas, il sera éprouvé par la solitude, la retraite, la fierté de l’isolement et du
délaissement de ce bas monde. S’il s’y arrête, son cheminement aura pris fin.
S’il ne s’y arrête pas, et continue à cheminer en n’ayant pour but que ce qu’Allah attend de lui et aimerait qu’il accomplisse, comme un esclave qui ne cherche qu’à atteindre ce qui peut satisfaire et faire plaisir à son maître, ou que ce soit et quelle qu’en soit la manière d’y parvenir, que ce soit fatigant ou reposant, plaisant ou éprouvant, que cela le fasse côtoyer les hommes ou s’isoler d’eux, il ne choisit ainsi pour lui même que ce que décide pour lui son maître et propriétaire, se conformant à ses ordres autant que faire se peut, et tout en réalisant que son âme est bien trop vile pour lui préférer le repos et les plaisirs plutôt que satisfaire son maître et lui obéir : Le voilà le serviteur qui a cheminé jusqu’à parvenir à son but, sans qu’aucun obstacle ne l’empêche de parvenir à son maître.
Et c’est d’Allah que provient l’assistance.

Paroles et citations de Muhammad Al-ghazali:Droits et libertésمن أقوال الشيخ محمد الغزالي:الحريات والحقوق

Notre religion est celle qui a inventé les droits et libertés que les regards 
des opprimés  et Les damnés de la Terre attendent,
Mais en dirai comme si les musulmans sont spécialisés dans la distorsion de leur religion et salissent son image par leurs paroles et leurs comportements.
إن ديننا هو الذي اخترع الحريات والحقوق التي يتطلع إليها العانون والمعذبون في الأرض،
 .ولكن المسلمين كأنما تخصصوا في تشويه دينهم، وطمس معالمه بأقوالهم وأفعالهم

dimanche 18 octobre 2015

Ô Touba pour le Cham...يا طوبَى للشَّامِ

D'après Zayd Ibn Thabit (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Touba pour le Cham (*), 
Ô Touba pour le Cham, Ô Touba pour le Cham !
Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! Pourquoi cela ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : 
« Voici les anges du Miséricordieux qui étendent leurs ailes sur le Cham ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3954 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)
(*) Le mot Touba utilisé ici est un mot qui signifie le bien abondant.
Le cham est une région qui comprend aujourd'hui la Palestine, la Syrie, la Jordanie...
عن زيد بن ثابت رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :
 يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ
قالوا : يا رسولَ ! وبم ذلك ؟
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : تلك ملائكةُ الرحمن باسطوا أجنحتِها على الشَّامِ.
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٩٥٤ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

Fès (veille ville) au petit-matin

Mosquee Al-Qarawiyyine مسجد القرويين

L'Unicité Divine- Des Conditions du Cheminement Spirituel-(Spiritualité Musulmane)




Des Conditions du Cheminement Spirituel



 L'Unicité Divine 

La ilâha illâ llâh point de divinité si ce n'est Allah est le fondement doctrinal sur lequel tout repose en Islam.
L'Unicité d'Allah , dont la seule affirmation constitue la profession de foi (shahâda), témoignage par lequel l'individu devient musulman, signifie d'abord 
{ Et votre Dieu est un Dieu Unique }[ Sourate 16 - Verset 22 ]

la négation de toute forme de polythéisme : Un de par Son Essence et Unique quant à Ses Attributs :
{ Allah ! Point de divinité à part lui [...] }
[ Sourate 2 - Verset 255 ]
 
{ Et votre Dieu est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui,
le Tout-Miséricordieux, le Très miséricordieux. }
[ Sourate 2 - Verset 163 ]
 
Étant donné qu'Allah est Un, sans aucun associé, dans Son Essence et Ses Attributs, sans aucun remplaçant, sans aucun partenaire dans Ses Actions. Et étant donné que ceux qui proclament l'Unicité divine (muwahidîn) ont reconnu qu'Il était tel, leur connaissance est appelée l'Unicité.
L'Unicité d'Allah  est la pierre angulaire de la foi. Tout musulman qui ne la parfait pas n'est pas à l'abri de l'associationnisme (shirk). C'est pour cela que les savants et maîtres des sciences et disciplines musulmanes insistent sur une compréhension claire et parfaite de l'Unicité, car, sans cela, toute action est vaine ou inconsidérée. De ce qui précède, nous avons jugé important de citer quelques caractéristiques de l'Unicité.
      
Lorsqu'un homme connaît Allah , il déclare Son Unicité (tawhîd) et proclame qu'Il est Un. Il n'est uni à rien, car cette chose à laquelle Il serait uni, devrait être une partie de Lui-même. Il est dépourvu de toutes les imperfections et exalté au-delà de tous les défauts, et Il n'a pas de semblable, de sorte que Lui et Ses créatures sont différents, et Il n'a pas d'enfant. Son Essence et Ses attributs sont immuables, Il a des attributs de perfection (sifâtul-kamâl) qu'Il s'est décrit Lui-même comme les possédant. Il est le Vivant (hayy), l'Omniscient ('alîm), le Pardonnant (ghafûr), le Miséricordieux (rahîm), le Puissant (qawiy), l'Entendant(samî'), le Subsistant (qayyûm)...

De telles affirmations ne peuvent être déclarées sans connaissance. Les Savants de l'Islam insistent sur une compréhension du tawhîd; voyant une oeuvre subtile et un acte unique d'une perfection insoupçonnable, ils ont reconnu qu'il n'était pas possible que cela existe de soi-même. Ils ont perçu qu'il y avait un Dieu qui a amené l'univers à l'existence, la terre et le ciel, le soleil et la lune, les plaines et les mers, et tout ce qui se meut et se repose, leurs connaissances, leurs paroles, leurs vies et morts. Pour tout cela, un Createur est indispensable.

Le Prophète a dit :
 « La foi (îmân) est composée de plus de soixante-dix degrés ; le plus haut est d'attester "lâ ilâha illâ-llâh" et le plus bas est le fait d'écarter un écueil de la voie publique. » [ Rapporté et authentifié par Tirmidhi, Boukhari et Mouslim  ]
Le plus haut degré désigné par le hadîth ne consiste pas seulement à attester l'Unicité par la langue, mais surtout à la réaliser au plus profond de l'âme. Ceci commençe par une connaissance théorique des Noms et Attributs divins, qui se développe jusqu'à ressentir et contempler le Majestueux dans toute chose de la vie, et de là, L'aimer et chercher à se faire aimer de Lui ; c'est ce qu'on appelle la connaissance authentique. C'est le sens de la réponse du Prophète à l'Archange Jibril  quand il lui a demandé ce que veut dire l'Excellence dans la foi (al-ihsân), il a répondu:
« Cela consiste à adorer Allah  comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit. »[Rapporté par Mouslim]

La réalité de l'Essence Divine échappe à toute catégorie et tout classement de la raison. Nous avons vu que l'attestation de foi (shahâda) comporte une négation :
« Il n'y a pas de divinité », digne de cette réalité à laquelle fait équilibre une affirmation : « Si ce n'est Allah. » Car nulle définition ne peut être donnée de ce qu'on n'a jamais vu ni connu, si ce n'est par celle qu'Il s'est donnée Lui-même, par Ses Noms et Ses Attributs.

Retenons cette sagesse qui nous rappelle :
« Quelques idées que vous vous fassiez d'Allah  en votre esprit, Il est différent d'elles. »