Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 30 juin 2015

[Ep10] Guidé Par Le Coran : Notre Frère Mickaël de France Part_1 [VOstFR]

Guidé par le Coran | Saison 01 : Episode 05 | Barbara de France

Si tu admires ta bienfaisance par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Si tu admires ta bienfaisance, pense à tes péchés, ton manquement et tes différentes formes de défauts.
Je jure par Allah – exalté soit-Il – que tu réaliseras que tout cela dépasse tes bienfaits et efface tes bonnes actions, tu en seras attristé et tu remplaceras ta présomption par de l’humilité.
Si tu admires ta connaissance, sache donc que tu n’en as pas le mérite et qu’il s’agit d’un don d’Allah – exalté soit-Il – ne provoque donc pas Son mécontentement car Il pourrait te faire oublier ce que tu as appris et retenu afin de te mettre en épreuve.
Abd al Malik ibn Tarif (Assila Li Ibn Bishikiwal, 1/340), un homme de connaissance, d’intelligence, d’équilibre et aux recherches pertinentes m’a informé qu’il avait une grande faculté à retenir.
Il apprenait presque tout ce qu’il entendait mais un jour, il a eu une grande frayeur : alors qu’il voyageait en mer, il a oublié tous ce qu’il avait appris et n’a pu récupérer sa faculté altérée.
J’ai, moi-même, été atteint d’une maladie qui m’a fait oublier presque tout ce que je retenais.
Je l’ai donc réappris après quelques années.
Et sache que beaucoup de chercheurs de connaissances se concentrent sur la lecture, l’étude, la discipline et la recherche mais en vain.
On doit donc savoir que s’il s’agissait uniquement de discipline,les savants auraient été très nombreux. Il est alors évident que c’est un don d’Allah – exalté soit-Il – pourquoi donc la présomption ?
C’est une occasion de se montrer modeste, de remercier Allah –exalté soit-Il – et d’implorer afin d’obtenir plus de ses bienfaits et d’être préservé de leur perte.
Observe également que les types de science que tu méconnais, que tu ignores, et ceux que tu maîtrises, tu constateras que tu admires ta connaissance plus que tu n’en es conscient.
Il est donc meilleur de remplacer ta présomption par de l’humilité.
Regarde ceux qui possèdent plus de savoir et tu te sous estimeras.
Pense à tes lacunes, alors que tu connais tes obligations, ta connaissance servira de preuve contre toi-même, alors qu’il aurait été plus assuré pour toi de ne pas être savant.
Et sache que l’ignorant à ce moment là, est plus sage que toi et se trouve en meilleure situation car il dispose d’excuses. Renonces donc, complètement à ta présomption.
Ta connaissance que tu admires sera peut-être dépassée et insuffisante,
regarde alors ceux qui ont plus de savoir et qui occupent les plus hauts rangs ici bas et dans l’au-delà et tu deviendras alors plus humble.

lundi 29 juin 2015

Manifester sa désolation en cas de malheurs est blâmable par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Certes, manifester sa désolation en cas de malheurs est blâmable
car il recèle l’incapacité de se maîtriser.
Ainsi on exhibe ce qui est inutile voir blâmable par la loi divine, et on omet de prendre les mesures préventives et de s’apprêter à ce qui peut arriver de plus grave.
Si le fait de manifester la désolation est blâmable, manifester son contraire est donc un acte louable.
Cela consiste à manifester son endurance.
Et cela relève de la maîtrise de soi, de l’abandon de ce qui est inutile et du recours à ce qui est bénéfique dans l’immédiat et le futur.
Si le fait de manifester la désolation est blâmable, manifester son contraire est donc un acte louable.
Cela consiste à manifester son endurance.
Et cela relève de la maîtrise de soi, de l’abandon de ce qui est inutile et du recours à ce qui est bénéfique dans l’immédiat et le futur.
Toutefois, occulter son endurance est un acte blâmable car il relève de l’insensibilité, la dureté de l’âme, et l’absence de pitié.
Ce sont là des mœurs de gens ignobles et d’une grande méchanceté.
Par voie de déduction, l’on constate que le contraire de ce qu’on a évoqué est donc louable.
Occulter sa désolation, relève de la sensibilité, de la compassion, et de la compréhension de la prédestination des malheurs.
On parvient donc, à la modération en étant désolé de son âme et endurant de son corps, de telle façon à ce qu’on ne montre physiquement aucun signe de désolation.
Enfin, si l’on connaissait le tord qu’a causé l’inobservation de ces défaits dans le passé, on y renoncerait dans le futur. Et qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide. Amîn

خطبة حول : الإرادة وقدرة العقل الباطن

samedi 27 juin 2015

Sagesses Ibn âta-Allah Al askandari:Manque de sincéritéحكم ابن عطاء الله الأسكندري:عدم الصدق

Si toutes les fois que tu reçois, ton cœur s'épanouit,
et que, lorsque tu essuies un refus,
 il se serre, vois-y la preuve de ton immaturité 
et de ton manque de sincérité dans ton service envers Dieu.
  ,متى كنت إذا أعطيت بسطك العطاء،
 وإذا منعت قبضك المنع،
 فاستدل بذلك على ثبوت طفوليتك
 .وعدم صدقك في عبوديتك

La mégarde par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Parmi les singularités des mœurs la mégarde est détestable mais en user est louable.
Et ce, parce que celui qui est empreint de mégarde en use maladroitement quand la méfiance est
de rigueur, alors qu’il n’est pas conscient de la vérité, ce qui relève de l’ignorance blâmable.
L’averti pour sa part, use de mégarde au bon moment, où la recherche et l’investigation s’avèrent
 être condamnées. L’indulgence est louée en comprenant sans étourdissement, dans un but de
clémence afin d’éviter tout préjudice, c’est pour cette raison que l’on loue l’indulgence et que
l’on méprise la mégarde.
Cela est comparable au fait de manifester sa désolation ou de l’occulter.


jeudi 25 juin 2015

La science et sa mise en pratique par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

La science : C’est la transmission, venant de l’extérieur, de la conception que l’on a d’une
chose et sa confirmation dans l’âme. L’acte est la transmission, venant de l’âme, d’une forme
de savoir et sa confirmation à l’extérieur.
Si ce qui est fixé dans l’âme est conforme à la vérité de cette chose, alors il s’agit d’une
science authentique. Mais souvent ce qui est confirmé et entrevu dans l’âme n’a pas d’existence         réelle .Celui qui l’a fixé en son âme pense que c’est une science, alors que ce n’est qu’une possibilité qui n’a pas d’existence réelle. L’essentiel de la science des gens est de cette forme.
Quant à la science conforme à la vérité de cette chose à l’extérieur, elle est de deux types :
Premier type : Une science à travers l’apprentissage de laquelle l’âme va se perfectionner, et
il s’agit de la connaissance d’Allah ta’ala, de Ses noms, de Ses attributs, de Ses actes, de Ses
livres, de Ses commandements et de Ses interdictions.
Deuxième type : Une science qui ne parfait pas l’âme, et il s’agit de toute science qu’il n’est
pas nuisible d’ignorer et dont la connaissance ne profite pas. Et le prophète sallallahu ‘alayhi
wa sallam cherchait protection auprès d’Allah contre une science qui ne profite pas. C’est le
cas de l’essentiel des sciences conformes à la réalité des choses, dont l’ignorance ne nuit
aucunement, comme les détails de l’astronomie, le nombre et la mesure des étoiles, la connaissance du nombre et des types de montagnes et de leur surface, et d’autres sciences semblables.
La valeur d’une science dépend de l’intérêt de sa connaissance et du besoin qu’on en a , et
cela n’appartient qu’à la connaissance d’Allah et de ce qui en découle .
Quant au piège de la science, il est de ne pas la mettre en pratique selon la volonté religieuse
d’Allah ta’ala qu’Il aime et agrée. Ceci peut se produire soit en raison d’une science
corrompue, soit à cause d’une volonté corrompue.
La corruption de la science consiste à penser que cela est légiférée aimé d’Allah ta’ala, alors
qu’il n’en est rien. Ou penser que cela rapproche d’Allah, même si ce n’est pas légiféré. Celui
qui la pratique pense donc se rapprocher d’Allah ta’ala à travers cet acte, même s’il ne sait
pas si cela est légiféré.
Quant à la corruption du but et de la volonté, elle consiste à ne pas viser la face d’Allah et l’au
delà, mais au contraire la vie d’ici bas et l’agrément des créatures.
On ne peut être préservé de ces deux pièges de la science et de sa mise en pratique qu’en
connaissant la teneur du message du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam concernant la
science et la connaissance, et le fait de ne viser que la face d’Allah et l’au delà en ce qui
concerne la volonté et le but. Celui qui est dépouillé de cette science et de cette volonté, verra
sa science et sa volonté se corrompre.
La foi et la certitude engendrent une connaissance authentique et une volonté saine, qui à leur
tour augmente la foi et la développe. Ainsi, on voit de quelle façon la plupart des gens se sont
écartés de la foi en s’éloignant de la connaissance authentique et de la volonté saine.
La foi ne peut être complète que si la connaissance est prise à la source prophétique, et que la
volonté n’est pas entachée par les passions et la volonté de satisfaire les gens. Sa connaissance
est ainsi issue de la source de la révélation et sa volonté vise Allah ta’ala et l’au delà : Voilà celui dont la foi et les actes sont les plus authentiques, et il est parmi les imams qui guident par l’ordre d’Allah, et parmi les successeurs du prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam dans sa communauté.

mercredi 24 juin 2015

Celui qui ne vise que l’au delà, Allah ta’ala lui suffit. par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Si le serviteur se couche et se lève en ne visant qu’Allah ta’ala, Celui ci se chargera alors de
pourvoir à tous ses besoins, portera pour lui tout ce qui le préoccupe, réservera son cœur à
Son amour, sa langue à Son rappel, et ses membres à Son obéissance.
Mais s’il se couche et se lève en ne pensant qu’à la vie d’ici bas, Allah ta’ala le chargera de
tout le souci, angoisses et malheurs de cette vie. Il le confiera à lui même, occupera son cœur
par l’amour des gens au lieu de Son amour, sa langue par le rappel des gens au lieu de Son
rappel, ses membres par les affaires des gens au lieu de Son obéissance. Cet homme
travaillera donc comme une bête pour autre qu’Allah, comme le soufflet de forge qui se
gonfle puis expire tout ce qui se trouve en lui pour servir autrui. Ainsi, toute personne qui
s’écarte de la servitude d’Allah, de Son obéissance et de Son amour, sera soumise à la
servitude des créatures, leur amour et leur service...
Allah ta’ala dit :
« Et quiconque s’écarte du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable
qui devient son compagnon inséparable. » (sourate Az Zukhrûf verset 36) .
Sufyân ibn ‘Uyaynah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Vous ne citerez aucun
proverbe connu des arabes, sans que je ne vous cite un exemple dans le Coran. Un
homme lui dit : Et ou est dans le Coran le proverbe : Donne à ton frère une datte, et s’il
refuse, donne lui une braise ?? Il répondit : Dans sa parole : « Et quiconque s’écarte du
rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui assignons un diable qui devient son compagnon
inséparable. » »

lundi 22 juin 2015

Méfie toi de deux ennemis:Paroles de Sagesses Par l’imam Ibn Al-Qayyim

Éloigne-toi de celui qui prend comme ennemis les gens du Coran et de la Sunna afin que tu ne sois pas touché par sa perdition.
Méfie toi de deux ennemis qui ont mené à la perdition la plupart des créatures : Celui qui obstrue le sentier d’Allah par ses ambiguïtés et ses belles paroles, et celui qui est trompé par sa vie d’ici bas et son pouvoir.

Domines tes désirs et tes passions par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Tu as éduqué ton chien qui délaisse son désir de dévorer ce qu’il a chassé, ceci par
respect pour tes bienfaits et par peur de ton autorité. Et combien de fois, le législateur
t’a t’il éduqué, et toi tu t’obstines à refuser.
Le gibier chassé par le chien non dressé ou le gibier qu’il a tué de sa propre initiative
n’est pas licite.
 Alors que penser de l’ignorant qui n’œuvre que pour assouvir ses passions ?
Allah ta’ala a réuni en toi la raison de l’ange, les désires de l’animal, les passions de
Satan, et ta situation est liée à ces trois choses : si tu domines tes désirs et tes passions,
tu dépasse le degré de l’ange, mais si tes désires et tes passions te dominent, tu
t’abaisse plus bas que le chien.                                                 
Voir à ce sujet les hadith 5476 et 5478 dans sahih al Boukhârî
Lorsque le chien chasse pour son maître, ce qu’il saisit lui est licite, et lorsqu’il chasse
de sa propre initiative, ce qu’il saisit lui est illicite.
La source de ce que l’on peut trouver chez le serviteur comme bien ou mal, qualités
louables ou blâmables, vient des attributs de Celui qui donne ou retient. Allah ta’ala
dirige Ses serviteurs en fonction de ce qu’impliquent ces deux noms. Ce qui revient
au serviteur dans la servitude relative à ces deux noms est qu’il remercie lorsqu’on lui
donne et qu’il reconnaisse son besoin lorsqu’on le prive. Allah ta’ala donne afin que
Son serviteur le remercie, et Il retient afin qu’il reconnaisse son besoin vis à vis de
Lui. Ainsi il ne cesse d’être reconnaissant et indigent.

dimanche 21 juin 2015

Le sage ne doit pas se contenter d’une amitié bâtie au moment de son succès par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Le sage ne doit pas se contenter d’une amitié bâtie au moment
de son succès car tous les gens sont ses amis dans ce cas.
Veille à avoir l’aide de ceux qui sont aussi intéressés que toi par tes affaires
et non de ceux qui ont autant de gain avec les autres qu’avec toi.
Ne réponds pas à des paroles qui t’ont été transmises jusqu’à ce que tu t’assures de leur auteur,
car celui qui te transmet des mensonges,emporte tes justes paroles.

La vie et la subsistance sont liées par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Libère tes pensées pour réfléchir à ce qu’on t’a ordonné et ne les occupe pas par la subsistance
qui t’a été assurée, car la vie et la subsistance sont liées et assurées par Allah ta’ala. Tant que
la vie perdure, la subsistance te parviendra, et si par Sa sagesse Allah t’obstrue une des voies
menant à la subsistance, Il t’ouvrira, par Sa miséricorde, une voie plus profitable encore.
Médite sur la manière dont la nourriture, véhiculée par le sang, parvient au fœtus par son
nombril. Lorsque l’enfant sort du ventre de sa mère, cette voie se rompt, et Allah lui ouvre
deux autres voies, les seins de sa mère dans lesquelles il trouve une subsistance plus douce et
plus délicieuse encore que la première : Un lait pur et exquis. Lorsque prend fin l’allaitement,
ces deux voies sont coupées par le sevrage, et on lui ouvre quatre voies meilleures encore :
deux aliments et deux boissons. Les deux aliments ne sont autres que les animaux et les
plantes, et les deux boissons l’eau et le lait, et tout ce qu’on peut y ajouter comme bienfaits et
délices. Et lorsqu’il meurt ces quatre voies cessent, mais Allah ta’ala lui ouvre s’il fait partie
des bienheureux, huit autres voies qui sont les huit portes du paradis, et il y entre par celle
qu’il veut.
Ainsi, le Seigneur Gloire et Pureté à Lui ne prive pas Son serviteur croyant d’une chose de ce
monde sans lui accorder quelque chose de meilleur et de plus profitable. Et ce privilège est
réservé exclusivement au croyant. Allah ta’ala le prive ainsi de parts viles et insignifiantes de
ce monde qu’Il n’agrée pas pour lui, et lui accorde des parts meilleures et plus précieuses dans
l’au delà.
Le serviteur parce qu’il ignore ce qui lui est profitable et ignore la générosité, la sagesse et la
douceur de son Seigneur ne sait pas faire la différence entre ce dont il a été privé et ce qui lui
a été réservé. Plus encore, il s’éprend des biens de ce monde, même s’ils sont vils, et éprouve
peu de désirs pour les biens de l’au delà, même s’ils sont de plus grande valeur.
Si le serviteur était juste avec son Seigneur, et comment pourrait il l’être, il saurait que Sa
grâce en le privant des délices et bienfaits de ce monde et plus grande encore que Sa grâce
pour les lui avoir accordés. Il ne l’a privé que pour lui donner, ne l’a éprouvé que pour le
préserver, ne l’a tenté que pour lui faire mériter Son amour, ne l’a fait mourir que pour le
revivifier, ne l’a fait parvenir à cette demeure, ce bas monde, que pour qu’il se prépare à la
quitter afin de se diriger vers Lui et emprunter le chemin menant à Lui.
« C’est Lui qui a établi une succession entre la nuit et le jour pour quiconque veut y
réfléchir et se montrer reconnaissant. » Sourate Al Furqân verset 62).
« Mais les injustes s’obstinent dans leur mécréance. » (Sourate Al Isrâ’ verset 99).

samedi 20 juin 2015

L’Homme raisonné par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi


L’Homme raisonné ne devrait pas juger selon les apparences, telles que les larmes et les
plaintes d’un demandeur de grâce, victime d’injustice.
Car j’ai réalisé quelques fois que celui là est bien l’injuste transgresseur.
J’ai vu quelques calmes victimes d’injustice qui ne se plaignent guère au point que l’on peut
croire à première vue que ce sont des transgresseurs.
Il faut donc se raffermir et tâcher d’éviter toute partialité, afin d’éviter de pencher ni pour ou
contre ce qu’on a évoqué, et d’être équitable tel que la justice le requiert.
                           

Le serviteur appartient entièrement à Allah par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya

Que possède pour lui même, celui dont le toupet et l’âme sont dans la Main d’Allah, dont le
cœur est entre deux de Ses doigts et qu’Il tourne comme Il veut, et dont la vie, la mort, le
succès et la perte sont dans Sa Main ? Celui dont les mouvements, l’immobilité, les paroles et
les actes dépendent de Sa permission et Sa volonté ? Ainsi il ne bouge qu’avec Sa permission
et n’œuvre que par Sa volonté.
Si Allah l’abandonne à son sort, Il l’abandonne à l’impuissance, la faiblesse, la négligence, le
péché et l’erreur. Et s’Il le confie à un autre, Il le confie à qui ne détient pour lui même ni
nuisance, ni profit, no mort ni vie, ni résurrection. S’Il l’abandonne totalement, Il le soumet à
ses ennemis et en fait son prisonnier.
Le serviteur ne peut donc se passer de Lui, serait ce le temps d’un clin d’œil, mais il éprouve
le plus grand besoin à Son égard à chaque inspiration, pour chaque parcelle de son corps,
intérieurement et extérieurement. Il est dans le besoin le plus complet vis à vis de Lui. Malgré
tout, il s’oppose à Lui, s’en détourne, suscite Son inimité en Lui désobéissant, et ce malgré le
grand besoin qu’il éprouve à Son égard de tout point de vue. Il a oublié Son rappel et lui a
tourné le dos alors que c’est vers Lui qu’il reviendra et devant Lui qu’il se tiendra !

mardi 16 juin 2015

La foi et le bon exemple par Sheikh Kichk

Il me vient à l’esprit un spectacle grandiose, à savoir cette noble attitude de taqiyyullâh Al-Hasan Al-Basrî, l’Imâm des prédicateurs, qu’Allâh soit Satisfait de lui, vis-à-vis des esclaves de Bassora.
Un jour, ils se dirigèrent vers lui et dirent : ô pieux de la religion ! nos maîtres nous maltraitent, leurs cœurs ont durci envers nous et nous sommes venus à toi pour que tu incites à l’affranchissement des esclaves dans ton prochain sermon du vendredi. Il accepta leur demande et promit de donner suite à leur souhait. Des vendredis se succédèrent sans qu’Al-Hasan évoque le souhait des esclaves. Un vendredi, Al-Hasan monta sur la chaire et donna un sermon sur l’affranchissement des esclaves. Chaque orant ayant entendu le sermon dans la mosquée libéra son esclave après la prière.
Une fois affranchis, ils se réunirent chez Al-Hasan et lui parlèrent en ses termes : "ô pieux de la religion, nous avons un reproche à te faire". "A quel sujet ?" répondit-il. Ils dirent : "Pourquoi as-tu attendu toutes ces semaines [sans parler de notre affranchissement] alors que tu savais à quel point nous en avions besoin ?".
Al-Hasan leur répondit en des termes qui méritent d’être écrits en lettres d’or sur des feuilles de lumière. Il répondit avec la certitude de la foi et de la vérité manifeste : "Ce qui m’a retardé, c’est que je n’avais pas d’esclaves ni de quoi en acheter un. Lorsqu’Allah m’a accordé un peu d’argent, j’ai acheté un esclave et je l’ai affranchi. Ainsi, lorsque j’ai appelé les gens à affranchir leurs esclaves dans mon sermon, leurs cœurs étaient ouverts à ma parole, car j’avais appliqué en premier lieu ce que je demandais à autrui.

lundi 15 juin 2015

La force de la certitude d'Abû Bakr par Sheikh Kichk


As-tu vu l’attitude d’As-Siddîq (le très véridique) lorsqu’il reçut le Califat, après le retour du bien-aimé vers Dieu et lorsque des gens ont déclaré la rébellion, en voulant faire de la religion une affaire de chantage, sujette aux petits calculs, ou une négociation dans les bas marchés… Qu’a fait As-Siddîq ? Il s’est comporté comme un brave lion, défendant la tanière de l’Islam, avec tout ce qu’il possède comme force et fermeté.
Il ne défendait pas sa propre personne ; la foi est bien plus chère que soi-même. Il ne tenait pas non plus à son poste, car les postes, tôt ou tard, seront perdus. Mais la foi ne périt guère et les principes sont invariants.
Témoignons ici de ce magnifique spectacle où le dialogue se déroule entre As-Siddîq et Al-Fârûq :
Abû Hurayrah a rapporté que lorsque le Messager d’Allah, paix et bénédiction de Dieu sur lui, fut mort, qu’Abû Bakr lui eut succédé et qu’un certain nombre d’Arabes eurent renié leur foi, `Umar dit à ’Abû Bakr : "Comment vas-tu combattre les gens alors que le Messager d’Allah a dit : "J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah. Celui qui a dit qu’il n’y avait d’autre divinité qu’Allah a rendu pour moi sa vie et sa fortune inviolables, sauf le cas où il est responsable d’après la loi. C’est à Allah qu’il appartiendra de régler son compte". ’Abû Bakr répondit : "Par Dieu, je ne cesserai de combattre ceux qui font une distinction entre la prière et l’aumône légale (déclarant que la prière est imposée aux musulmans par Dieu, et non l’aumône légale) ; car l’aumône légale est une obligation pour les biens (c.-à-d. le droit d’Allah sur nos biens comme la prière et le jeûne sont le droit d’Allah sur notre corps). Par Dieu, s’ils me refusaient un licou qu’ils livraient en impôt au Messager d’Allah, paix et bénédiction de Dieu sur lui, je les combattrais à cause de ce refus". `Umar Ibn Al-Khattâb dit : "par Allâh, dès que j’ai vu que Dieu Exalté Soit-Il a apaisé le cœur d’Abû Bakr par l’idée de combattre, j’ai su que telle était la vérité".
L’aumône (zakâh) est la sœur de la prière (salâh), elle ne peut s’en séparer. Toutes les deux sont des parties de l’Islam et sont du nombre de ses piliers. La prière, qui est une œuvre cultuelle pour le corps, est liée à l’aumône laquelle est une œuvre cultuelle relative à l’argent. Prière et Aumône constituent un pilier au sujet duquel l’Islam ne tolère la négligence.
Tu t’étonneras avec moi en admirant le style du Coran et sa grande majesté lorsqu’il les lie, en variant les styles à divers passages du Coran :
Tantôt, l’expression est au passé : " Ne peupleront les mosquées d’Allah que ceux qui ont cru en Allah et au Jour dernier, ont accompli la prière, ont payé l’aumône … " (9 :18), tantôt elle est au présent : " Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la prière, payent l’aumône et obéissent à Allah et à Son messager… " (9.71).
Dans un autre passage encore, l’impératif est employé : " Accomplissez la Prière, acquittez l’aumône et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde " (24 :56).
Une autre fois, ça sera par une tournure nominative : "… Le glorifient en elles matin et après- midi, * des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’invocation d’Allah, de l’accomplissement de la prière et de l’acquittement de l’aumône… " (24 : 36-37)
Dans d’autres versets encore, il s’agit d’un procédé descriptif : " Mais ceux d’entre eux qui sont enracinés dans la connaissance, ainsi que les croyants, (tous) ont foi à ce qu’on a fait descendre sur toi et à ce qu’on a fait descendre avant toi. Et quant à ceux qui accomplissent la prière, paient l’aumône et croient en Allah et au Jour dernier, ceux-là Nous leur donnerons une énorme récompense " (3 : 7).
O noble lecteur, ramène ton regard vers ces étoiles coraniques et contemple-les, puis retourne ton regard par deux fois, tu verras que la vérité de la foi constitue une unité indivisible. Commander le convenable et interdire la blâmable est intimement lié à l’accomplissement de la prière, l’acquittement de l’aumône et l’obéissance à Dieu et à Son Messager. Sache que cette religion constitue un " tout " dont les membres ne peuvent aucunement être séparés les uns des autres. C’est une entité qui n’admet aucun marchandage sur ses piliers. C’est un tout dont on ne peut amputer le moindre membre.

dimanche 14 juin 2015

Des mérites de la piété par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

‘Abd Allah ibn ‘Awn-qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit à un homme en lui faisant ses
adieux : « Crains Allah, car celui qui craint Allah ne se sent jamais seul. »
Zayd ibn Aslam-qu’Allah lui fasse Miséricorde- aimait à dire :
« Celui qui craint Allah, les gens l’aimeront, même à contrecœur. »...
Sufyân At Thawrî dit à ibn Abî Dhi’b-qu’Allah leur fasse Miséricorde- :
« Si tu crainsAllah, Il te protègera des gens, et si tu crains les gens, ils ne pourront rien pour toi face à
Allah. » Le Prophète Sulaymân ibn Dâwud ‘aleyhi sallam a dit : « On nous a accordé de ce que l’on
donne aux gens et de ce qu’on ne leur donne pas. Il nous a été enseigné ce que savent les
gens et ce qu’ils ne savent pas. Et nous n’avons rien trouvé de meilleur que la crainte
d’Allah en privé ou en public, l’équité dans la colère et l’agrément, et la mesure dans la
pauvreté et la richesse. » Et dans Az Zuhd de l’imam Ahmad -qu’Allah lui fasse Miséricorde- est rapporté un récit divin (Qudsî) : « Toute créature qui s’attache à une autre créature et non à Moi, Je la
priverai des richesses des cieux et de la terre. Si elle Me demande quoi que ce soit, Je ne
lui accorderai pas, si elle M’invoque, Je ne lui répondrai pas, et si elle Me demande
pardon, Je ne lui pardonnerai pas. Et toutes créatures qui s’attachent à Moi et non à Ma
création, Je ferais des cieux et de la terre sa subsistance. Si elle Me demande quelque
chose, Je lui accorderai, si elle M’invoque, Je lui répondrai, et si elle Me demande
pardon, Je lui pardonnerai. »

samedi 13 juin 2015

La perfection n’est atteinte que par la science et l’amour. par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Le plaisir est une conséquence de l’amour.
 La force et la faiblesse du premier dépendent de celles du second.
Ainsi, plus l’espoir et le désir de rencontrer l’Etre aimés sont forts,
et plus le plaisir de parvenir à Lui n’est complet.
De même, l’amour et le désir dépendent de la connaissance et de la science qu’on aura de Lui.
Plus cette connaissance sera complète, plus l’amour sera parfait.
Puisque le caractère complet des bienfaits et de la délectation dans l’au delà dépendent de la science et de l’amour, plus l’individu connaîtra Allah, Ses noms et attributs et Sa religion, plus il L’aimera, et plus le plaisir de parvenir à Lui, d’être à Ses côtés, de contempler Son visage et d’écouter Ses paroles, sera complet. Ainsi, tout plaisir, bienfait, joie et ravissement de ce monde comparé aux plaisirs de l’au delà est semblable à une goutte d’eau comparée à la mer.
Comment l’homme doué de raison peut il préférer une délectation insignifiante, temporaire et troublée par les souffrances à une délectation immense et éternelle ?
La perfection du serviteur dépend de ces deux forces : la science et l’amour.
La meilleure des sciences est la connaissance d’Allah et le plus haut degré de l’amour est celui qu’on Lui voue, et la délectation la plus parfaite dépend de ces deux choses.
Et c’est auprès d’Allah que nous cherchons l’aide.

mercredi 10 juin 2015

La crainte et l’espoir ne sont voués qu’à Allah ta’ala par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Il n’y a, dans le domaine du possible, aucune cause produisant un effet indépendamment de toute autre cause .
Une cause ne peut avoir d’effet que si elle est associée à une autre cause et qu’elle est exempte de tout obstacle qui empêche sa réalisation.
Ceci est valable pour les causes visibles à l’œil nu.
Quant aux effets des causes invisibles ou immatérielles, comme l’effet du soleil sur les animaux et les plantes, ils nécessitent l’existence d’un réceptacle adéquat et d’autres causes associées encore.
De même, avoir un enfant dépend de nombreuses causes, autres que la copulation, et il en est ainsi pour toute cause liée à ce qui la provoque.
Ainsi, l’espoir que l’on nourrit envers une créature ou la crainte qu’elle nous inspire n’est, dans le meilleur des cas, qu’une partie d’une cause qui ne peut avoir d’effet par elle même.
Rien ne peut avoir d’incidence de par lui même sans que cet effet ne soit lié à d’autres, si ce n’est Allah, l’Unique, le Dominateur Suprême.
Il ne convient donc pas d’espérer ou de craindre autre que Lui.
Ceci est une preuve claire qu’il est faux de lier son espoir ou sa crainte à autre que Lui.
Et même si l’on admettait que cette autre cause peut avoir un effet seule, cette causalité proviendrait d’autre qu’elle et non de la cause elle même.
L’individu ne détient donc pour lui même aucune force par laquelle il peut agir, car il n’y a de force et puissance qu’en Allah ta’ala. Il est Celui qui détient toute la puissance et la force.
Ainsi, la force et la puissance en laquelle on peut espérer ou que l’on peut craindre des créatures ne viennent que d’Allah qui les possède en vérité.
Comment peut-on donc espérer ou craindre ce qui n’a ni puissance ni force ! Au contraire, placer son espoir en une créature ou la craindre est une cause de privation et de mal pour celui qui la craint ou nourrit un espoir envers elle.
Car plus tu crains une créature, et plus Allah lui donne emprise sur toi, et plus tu places ton espoir en elle, et plus Allah te prive de bien.
C’est là l’état de toutes les créatures, même si la plupart d’entre elles l’ignorent.
Ainsi, ce qu’Allah veut se réalise nécessairement, et ce qu’Il ne veut pas ne se réalise pas, même si
toute la création se réunissait pour la réaliser.

mardi 9 juin 2015

Qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur ? - "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Une des choses les plus étonnantes est : Que tu Le connais sans pour autant L’aimer.
Que tu entend l’appel de Son Messager et que tu tarde à lui répondre.
Que tu connais la valeur du gain en commerçant avec Lui puis que tu commerce avec autre que Lui.
Que tu connais le degré de Sa colère puis que tu t’y expose.
Que tu goûte à Son éloignement lorsque tu Lui désobéis sans chercher Sa compagnie en Lui obéissant. Que tu goûte à l’oppression du cœur lorsque tu mentionne autre que Ses paroles et tu parle d’autre que Lui, sans chercher à épanouir ta poitrine en L’évoquant et en t’adressant à Lui.
Que tu goûte au supplice lorsque le cœur s’attache à autre que Lui sans fuir vers le bienfait du retour et du repentir vers Lui !
Mais le plus étonnant de tout cela est que tu sais ne pas pouvoir te passer de Lui, et tu sais être la créature qui a le plus besoin de Lui, mais tu te détournes de Lui et aspires à atteindre ce qui pourtant t’éloignera de Lui.

lundi 8 juin 2015

Sagesses Ibn âta-Allah Al askandari:annonciateur du succèsحكم ابن عطاء الله الأسكندري: علامات النَّجاح

C'est signe annonciateur du succès dans les dernières étapes que 
de s'en remettre à Dieu dès les premières.
.من علامات النَّجاح في النهايات
 الرجوع إلى الله في البدايات

dimanche 7 juin 2015

Paroles et citations de Muhammad Al-ghazali: Mon écoleمن أقوال الشيخ محمد الغزالي:مدرستي

L'école que je me considère un pionnier et  ouvrant pour sa cause; Fondée sur la pleine utilisation de toutes les tendances intellectuelles et les écoles de jurisprudence islamique dans l'histoire islamique, comme je vois qu'il faut bénéficier de la philosophie humaine dans la psychologie, la sociologie, l'économie politique et de l'histoire des sciences et mélanger tout cela avec la jurisprudence droite du Coran et de la Sunna.
المدرسة التي أعتبر نفسي رائداً فيها أو ممهداً لها
 تقوم على الاستفادة التامة من جميع الاتجاهات الفكرية
 والمذاهب الفقهية في التاريخ الإسلامي،
 كما ترى الاستفادة من كشوف الفلسفة الإنسانية في علوم النفس
 والاجتماع والسياسية والاقتصاد والتاريخ 
ومزج هذا كله بالفقه الصحيح للكتاب والسنة.

Si tu admires ta sagesse. par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Si tu admires ta sagesse, pense aux mauvaises idées qui te traversent l’esprit et les
vœux aberrants qui t’effleurent la pensée, tu connaîtras alors l’imperfection de ton esprit.
Et si tu admires tes options, pense à tes erreurs et garde les en tête pour ne pas les oublier.
De même médite au sujet de tous les avis que tu as crus être vrais
mais qui ne l’étaient pas car les autres avaient raison.
Le moindre résultat que tu trouveras est que tes erreurs égalent tes avis pertinents et tu auras ainsi autant de bienfaits que de tords, mais le plus souvent, tes erreurs dépasseraient tes avis pertinents, ce qui est le cas de tous les gens autres que les Prophètes, que les bénédictions et la paix soient sur eux.
 

Œuvrer avant qu’il ne soit trop tard. par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya


Lorsque les gens voient les demeures de leurs biens aimés partir en ruine, ils invoquent la miséricorde d’Allah à leur égard
De la même manière, lorsque le serviteur aimant Allah est enterré et que son corps se décompose par l’effet du temps, son Seigneur est alors reconnaissant pour l’obéissance et l’affection qu’il Lui vouait sur terre, et la miséricorde d’Allah ne cessera de se renouveler pour celui qui habitait ce corps aujourd’hui décomposé.
L’état le plus honorable face à Allah ta’ala Celui qui perd sa proximité avec Allah ta’ala en public pour la retrouver dans la solitude, est un homme sincère mais faible.
Celui qui la trouve en public et la perd dans la solitude a le cœur malade.
Celui qui perd en public et dans la solitude a le cœur mort, privé de la miséricorde d’Allah.
Et quant à celui qui la trouve en public et dans la solitude, c’est un homme qui aime vraiment Allah ta’ala d’un amour sincère et fort.
Celui dont la proximité avec Allah vient dans la solitude ne l’augmentera que de cette manière.
Celui qui trouve la proximité d’Allah parmi les hommes, en les aidant et en les conseillant ne l’augmentera que de cette manière.
Celui dont la proximité avec Allah vient dans le fait de se conformer à ce qu’Allah lui demande ou qu’il soit et quelle que soit la situation, l’augmentera plus encore que ce soit en public ou dans la solitude.
L’état le plus honorable est donc de ne choisir pour ta propre personne que la situation qu’Allah a choisie pour toi et dans laquelle Il t’a mis. Reste du côté de ce qu’Il attend de toi et non de ce que toi tu t’attends de Lui.

samedi 6 juin 2015

Accorder trop d’importance à un habit par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

Accorder trop d’importance à un habit, le renfrognement et la
complication sont les voiles des ignorants ayant du succès,
malgré leur ignorance.

La jalousie. par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

La jalousie est de deux types : La jalousie pour quelqu’un et la jalousie envers quelqu’un. La jalousie que l’on éprouve pour un être aimé est en fait le désir ardent qu’on lui porte, et la jalousie envers ce qui est détestable consiste à vouloir que personne ne rivalise avec soi dans l’amour de cet être aimé. La jalousie pour un être aimé n’est complète qu’avec cette jalousie envers les rivaux.
C’est une jalousie louable quand l’amour éprouvé pour l’être aimé ne peut être partagé, comme c’est le cas pour les créatures.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’un amour qu’il est conseillé de partager, comme l’amour éprouvé pour le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ou un savant, ou même pour le bien Aimé, le proche d’Allah, on ne peut concevoir d’éprouver de la jalousie envers un rival qui éprouverait le même amour, car ce serait considéré comme de l’envie blâmable.
La jalousie louée concernant Allah consiste à ce que le serviteur soit jaloux de l’amour qu’il Lui porte en ne le vouant à aucun autre que Lui, et ne laisse personne le découvrir au risque de le corrompre.
Il doit être jaloux pour ses actes afin de n’en vouer aucun à d’autre que Celui qu’il aime, ou que ses actes soient mélangés à des choses que son Bien aimés déteste, comme l’ostentation, la suffisance, le désir de faire connaître ses œuvres, ou le manque de reconnaissance de la grâce qu’Allah lui accorde à travers ces actes.
En résumé, la jalousie du serviteur implique que les situations dans lesquelles il se trouve, ses œuvres et ses actes soient tous voués à Allah ta’ala. Il doit être également jaloux concernant son temps afin qu’il n’en perde rien dans autre chose que les œuvres qui satisfont son Bien aimé.
Ceci est la jalousie du point de vue du serviteur, qui doit être jaloux de tout rival et de tout ce qui pourrait lui faire obstacle et l’empêcher d’arriver à l’agrément de son Bien aimé.
Quant à la jalousie de son Bien aimé envers lui, elle consiste en ce qu’Il déteste que son cœur se détourne de Son amour pour l’amour d’un autre, de sorte que cet autre soit associé dans Son amour. C’est pour cela que la jalousie d’Allah consiste en ce qu’Il déteste que Son serviteur commette ce qu’Il lui a interdit.
C’est en raison de Sa jalousie qu’Il a interdit la turpitude apparente et cachée, car les créatures ne sont que Ses serviteurs et servantes.
Il est jaloux pour Ses servantes, comme le maître est jaloux pour ses esclaves et à Allah ta’ala appartiennent les attributs de perfection. Il est jaloux que l’amour de Ses serviteurs puisse être voués à autre que Lui, si bien que cet amour les amène à s’attacher aux seuls apparences physiques et à commettre la turpitude (la fornication).

mercredi 3 juin 2015

Celui qui se laisse approcher par ses ennemis par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

 Celui qui se laisse approcher par ses ennemis se tue lui-même, car à
force de voir les personnes, cela rend les choses de moins en moins grave.

L’équité d’Allah ta’ala. par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

Bienheureux est celui qui est équitable envers son Seigneur,  reconnaît l’ignorance qui entache sa connaissance, les erreurs qui entachent ses œuvres, les défauts qui entachent son âme, ses négligences vis à vis de Ses droits et son injustice dans son attitude envers Lui.
Si Allah le châtie pour ses péchés, il y voit Sa justice, et s’Il ne le châtie pas, il y voit Son bienfait. S’il accomplit une bonne action, il y voit la grâce d’Allah et une aumône qu’Il lui fait. S’il accepte cette œuvre c’est une fois encore une grâce et une aumône de Sa part. Et s’Il la rejette, c’est parce que cette œuvre ne saurait Lui être présentées comme telle. S’il commet une mauvaise action, il y voit l’abandon et le délaissement d’Allah et le fait qu’Il l’a privé de Sa protection. Or cela découle de Sa justice. Le serviteur y voit donc sa pauvreté
vis à vis de son Seigneur et son injustice envers sa propre personne. Et si Allah ta’ala lui pardonne, c’est par Sa seule bienfaisance, Sa bonté et Sa générosité.
L’essence et le secret de cette question consiste à ne considérer son Seigneur que Bienfaisant, et ne considérer sa personne que malfaisante, outrancière ou négligente. Le serviteur doit considérer tout ce qui le réjouit comme une grâce et une bienfaisance de son Seigneur, et tout ce qui lui déplait comme venant de ses péchés et de la justice d’Allah.

mardi 2 juin 2015

La perspicacité du sage peut faire son malheur par l’Imam Ibn Hazm al Andalusi

On n’a jamais vu quelque chose de corrompue se réformer qu’après un grand effort.
Qu’en est-il donc d’un cerveau corrompu par l’ivresse toutes les nuits ?
Certes, un esprit que le maître se hâte de détruire chaque nuit doit être accusé.
On se lasse des chemins, on honore les coins, la richesse
stimule les désirs et la pauvreté apprend l’austérité.
La perspicacité du sage peut faire son malheur, et il ne serait
pas logique qu’elle fasse le bonheur du fou.
Il n’y a rien de plus dangereux pour le sultan
que la multitude de gens oisifs autour de lui. 
L’Homme ferme les occupe par ce qui est équitable
car sinon ils l’occuperont par ce qui ne l’est pas.

Le trône et le cœur par Ibn Al-Qayyim Al Jawziya

La créature la plus pure, éminente, lumineuse, noble, élevée
tant en essence qu’en importance et la plus vaste d’entre
toutes les créatures est le Trône du Tout Miséricordieux.
Et c’est parce qu’il présente toutes ces caractéristiques
qu’Allah ta’ala S’est établi dessus.
Plus une chose est proche du Trône, plus elle est
lumineuse, pure et noble, et inversement.
C’est pour cela que les jardins du Firdaws sont les jardins
les plus élevés du paradis. Ils sont les plus nobles,
les plus lumineux et les plus majestueux, en raison de
leur proximité avec le Trône qui en est le plafond.
Plus une chose est éloignée du Trône, plus elle est sombre et étroite.
C’est pour cela que le plus bas degré de l’enfer (Asfal as Sâfilîn)
est le pire des lieux, le plus étroit et le plus éloigné de tout bien.
Allah ta’ala a créé les cœurs et en a fait le lieu de Sa connaissance,
de Son amour et de Sa volonté.
Ils sont donc le Trône des attributs de perfection que sont Sa
connaissance, Son amour et Sa volonté.
Allah ta’ala dit :« A ceux qui ne croient pas en l’au delà
reviennent les attributs d’imperfection qu’ils attribuent à Allah.
Tandis qu’à Allah Seul reviennent les attributs de perfection.
Et c’est Lui le Tout Puissant, le Sage. » (Sourate An Nahl verset 60).
Et c’est Lui qui forme la création une première fois, puis la refait, et cela
est plus facile encore pour Lui. Il possède tous les attributs de perfection
dans les cieux et sur la terre.« C’est Lui le Tout Puissant, le Sage »
 (Sourate Ar Rûm verset 27).
« Il n’y a rien qui Lui ressemble, et c’est Lui qui entend et voit tout »
(Sourate As Shûra’ verset 11). Cela fait partie des attributs de perfection,
perfection qui est établie sur le cœur du croyant et dont ce cœur est le trône.
Si le cœur n’est pas la plus saine des choses, la plus pure et la plus éloignée
de toute souillure et impureté, il ne convient pas aux attributs de perfection
que sont la science, l’amour et la volonté de s’y établir.
Ce sont plutôt les considérations bassement matérielles qui s’y établissent.
Elles seront aimées par le serviteur, désirées et il s’y attachera.
Son cœur sera alors à l’étroit, s’assombrira, et s’éloignera
de la perfection et de la réussite.
Ainsi, les cœurs sont de deux types :
Un cœur qui est le trône du Tout Miséricordieux, empli de lumière,
de vie, de joie, de gaieté, de bonheur et de trésors de bien.
Un cœur qui est le trône du diable, étroit, empli de ténèbres, de mort,
de tristesse,de soucis, et d’angoisses. Il s’attriste ainsi pour le passé,
s’angoisse pour le futur et se fait du souci pour le présent.
At Tirmidhî et d’autres rapportent que le Prophète sallallahu
‘alayhi wa sallam a dit :« Lorsque la lumière pénètre le cœur,
celui ci s’élargit et s’épanouit. Les compagnons demandèrent :
Quels en sont les signes ?? Il dit : Revenir vers la demeure éternelle
(l’au delà),s’éloigner de la demeure d’illusions (la vie d’ici bas),
et se préparer pour la mort avant qu’elle n’arrive. »
La lumière qui pénètre le cœur vient des attributs de perfection,
c’est pourquoi le cœur s’élargit et s’épanouit.
 Mais si ce cœur ne contient ni connaissance ni amour d’Allah,
il n’obtient que ténèbres et étroitesse.

lundi 1 juin 2015

Paroles et citations de Muhammad Al-ghazali:Chercher la véritéمن أقوال الشيخ محمد الغزالي:الأولوية للحق

إن أحترامي لك, لا يعني بتاتاً ان أسلم بكل ما تقول
 وتخطئتي لإنسان ما, لا تعني ابدا أني أفضل منه.  
الأولوية للحق وحده : يجب ألا نأخذ رأينا كقضية مسلمة
 ولا أن نقبل كلام غيرنا دون مناقشة وتدبر ,
 بل يجب ان نبحث عن الحق , ونجتهد في الوصول اليه
 فإذا عرفناه عرفنا الرجال على ضوئه ,
 وصادقناهم او خاصمناهم على أساسهِ . 
Mon respect pour vous, ne signifie pas que
   je suis d'accord sur tous ce vous dites et
   ne pas être d'accord avec vous, ça veux
  pas dire que je suis mieux que vous.
                   
La priorité est seulement pour la vérité:
On doit pas prendre pour acquis notre avis,
et de ne pas accepter les idées des autres,
sans discussion et sans réfléchir,
mais on doit chercher la vérité, 
et nous nous efforçons de l'atteindre. 
Si nous savions la vérité après ça nous saurant qui 
sont les hommes de la vérité, et on ne peux être d'accord 
ou pas d'accord  que  seulement sur cet base-là.

La plénitude et le succès du serviteur à la lumière de la sourate Al Fâtihah par Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya

L’homme a deux forces : une force cognitive et théorique et une force pratique et
intentionnelle. La plénitude de son succès dépend de la perfection de ses deux forces cognitive et intentionnelle. La perfection de la force cognitive est atteinte par la connaissance de son créateur (Khâliq) et Initiateur (Bârî) , Ses noms et attributs , du chemin menant à Lui , mais également par la connaissance des obstacles jonchant ce chemin , de sa propre personne et de ses défauts .
C’est par ces cinq formes de connaissances que l’on parvient à la perfection de la force cognitive. L’homme le plus savant sera celui qui aura le plus de connaissance et la meilleure compréhension à ce sujet.La perfection de la force pratique et intentionnelle n’est atteinte que par la préservation des droits qu’Allah ta’ala a sur Son serviteur et leur pratique en Lui vouant un culte exclusif, avec véracité, sincérité, bienfaisance, assiduité, en reconnaissant les bienfaits dont Allah ta’ala le comble et ses manquements dans l’acquittement de Ses droits.
Le serviteur est gêné de présenter de tels actes, car il sait qu’ils sont bien en deçà de ce qu’Il mérite et qu’il ne peut atteindre la perfection de ces deux forces que par Son aide. Il éprouve le plus grand besoin qu’Allah ta’ala le mène au chemin droit, vers lequel Il a guidés Ses alliés et Ses élites.
Il a aussi besoin qu’Il lui évite de sortir de ce chemin par une perversion de sa force cognitive
qui le ferait tomber dans l’égarement, ou une perversion de sa force pratique qui lui ferait
encourir la colère d’Allah.
L’homme ne peut atteindre la perfection et le succès que par la combinaison de ces choses qui sont comprises dans la sourate Al Fâtihah et organisés de la manière la plus parfaite :Sa parole :
« Louange à Allah, Seigneur de l’univers.
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du jour de la rétribution. » (Sourate al Fâtihah verset 2-4)Comprend le premier fondement qu’est la connaissance du Seigneur, de Ses attributs et de Ses actes. Les noms d’Allah cités dans cette sourate sont la base des noms magnifiques d’Allah :
Allah le Seigneur (Ar Rabb) et le Tout Miséricordieux (Ar Rahmân).
Allah comprend l’attribut de divinité.
Le Seigneur comprend l’attribut de seigneurie.
Le Tout Miséricordieux comprend les attributs de bienfaisance, générosité et bonté.
Et les sens de tous les noms d’Allah gravitent autour de cela.
Sa parole :Le terme cognitif désigne tout ce qui a rapport à la connaissance, à la science.
« C’est Toi Seul que nous adorons, et c’est Toi Seul dont nous implorons le secoure » (Sourate al Fâtihah verset 5).
Comprend la connaissance du chemin menant à Lui, et cette connaissance n’est autre que l’adoration qu’il faut Lui vouer Seul à travers les œuvres qu’Il aime et agrée, et la demande de Son aide pour pouvoir L’adorer .
Sa parole : « Guide-nous vers la voie droite » (Sourate al Fâtihah verset 6)
Comprend la clarification du fait que l’homme ne peut atteindre le succès qu’en restant sur cette voie droite, et qu’il ne peut rester sur cette voie que par la droiture que lui accorde son Seigneur, de la même façon qu’il ne peut L’adorer sans Son aide.
On ne peut rester sur la voie droite qu’en étant guidé par Allah ta’ala. Sa parole : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »
(Sourate al Fâtihah verset 7) Comprend l’exposition des deux cas
extrêmes de déviation de la voie droite.
Tendre vers l’une de ces extrémités est soit une déviation vers l’égarement qui est une perversion de la science et de la croyance, soit une déviation vers l’autre extrémité qui est la colère d’Allah causée par la perversion de l’objectif et de l’œuvre.
Le début de la sourate est une miséricorde, son milieu une rectitude et sa fin un bienfait.
Le serviteur obtient une part de bienfaits proportionnelle à sa part de droiture, elle même proportionnelle à sa part de miséricorde. Tout revient donc au bienfait d’Allah et à sa miséricorde qui sont une conséquence de Sa seigneurie. Ainsi, Il ne peut être que Miséricordieux et Bienfaisant.
C’est également une conséquence de Sa divinité, car Il est la vraie divinité, même si certains Le renient et que les polythéistes Lui attribuent des égaux.
Celui qui applique ce que contient la sourate Al Fâtihah tant en terme de science, de connaissance, d’œuvre que des situations vécues, aura accédé à une grande part de la perfection à laquelle il aspire, et son adoration sera celle de l’élite dont le rang s’est surélevé par rapport au commun des adorateurs. Et c’est auprès d’Allah que recherchons l’aide.