Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

dimanche 10 mai 2015

La spéculation au sujet du Déluge LE PARACLET ET L’ANNONCE DE MOHAMMED(sallalahu 'alliyhi wa sallam)



Le sujet du Déluge et de Nouh (Noé) est l'un des sujets que les dénégateurs ne peuvent rationaliser et c'est pourquoi ils s'y opposent. Les gens qui contestent l'idée que le Déluge avait eu lieu arguent du fait qu'il est techniquement impossible qu'une inondation mondiale ait pu se produire. Par conséquent, disent-ils, comme le Coran mentionne pareil événement, il est improbable qu'il incarne la parole de Dieu.

En réalité, de telles allégations sont incorrectes lorsqu'il s'agit du saint Coran, étant donné que c'est le seul Livre révélé par Dieu qui est resté inchangé. D'ailleurs, la mention du Déluge dans le Coran est racontée d'une manière très différente si on la compare à la version de la Torah et d'autres cultures.

Dans la Torah modifiée, le Déluge est énoncé comme ayant été universel et ayant couvert le monde entier. Le Coran, de son côté, ne fait aucune référence à une inondation universelle. Il soutient, au contraire, l'opposé, car ses versets expliquent que l'inondation n'était pas mondiale mais plutôt régionale et que seule la nation qui contestait la prophétie de Nûh (psl) avait été punie.

Le Prophète Nûh avait été envoyé à sa propre nation seulement, juste comme le Prophète Hûd avait été envoyé au peuple de 'Âd (Sourate Hûd - 11/50) et le Prophète Sâlih aux Thamûd (Sourate Hûd - 11/61), et l'inondation n'a donc détruit que son peuple:

Nous avons envoyé Nûh à son peuple: "Je suis pour vous un donneur d'alarme explicite. Que vous n'adoriez qu'Allâh, je crains pour vous le châtiment d'un jour douloureux". (Coran, Hûd - 11/25-26)

Ceux qui furent détruits étaient ceux qui avaient dénié le message et persisté dans l'opposition aux révélations que transmettait le Prophète Nûh. Les versets coraniques qui traitent de ce sujet ne laissent planer aucun doute:

Mais ils le démentirent, et alors Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui, dans l'arche et Nous engloutîmes ceux qui avaient démenti Nos signes. C'était un peuple aveugle. (Coran, Al-A'râf - 7/64)

Aussi, Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous exterminâmes ceux qui avaient démenti Nos signes et qui n'avaient pas la foi. (Coran, Al-A'râf - 7/72)

Le Coran déclare, nous ne pouvons que le constater, que le peuple du Prophète Nûh avait été détruit, certes, mais pas le monde entier. Quand les versets coraniques sont si évidents, arguer du fait que l'inondation du peuple de Nûh mentionnée dans le Coran était universelle, ne peut avoir aucun autre but, sinon de confondre et de duper les gens mal informés.

Le fait que les erreurs et les superstitions qui existent dans les versions courantes de la Torah et de l'Evangile n'existent pas dans le Coran, mais y sont au contraire corrigées, ne peut être qu'une autre preuve que ce Livre avait été révélé par Dieu.

Par ailleurs, il n'est pas possible que le Coran parle du Déluge comme un événement universel pour une autre raison: Dieu déclare qu'une nation ne peut être anéantie tant qu'un message ne lui avait été envoyé. Autant dire, la destruction aura lieu si le peuple en question a reçu un messager venant l'avertir et le guider mais il l'a rejeté. C'est ce qui est énoncé dans la sourate Al-Qasas:

Ton Seigneur n'aura point anéanti les cités avant d'avoir envoyé dans leur cité mère un messager qui récite aux hommes Nos versets. Nous n'aurons anéanti les cités que lorsque leur peuple eut fait preuve d'iniquité. (Coran, Al-Qasas - 28/59)

Un autre verset énonce également:

Quiconque suit la bonne voie, il la suit pour son propre intérêt; quiconque s'égare, il s'égare à son propre dam. Nulle (âme) pécheresse ne portera la charge d'une autre. Nous n'aurons point châtié tant que Nous n'eûmes envoyé un messager. (Coran, Al-Isrâ' - 17/15)

Comme on peut l'avérer à travers les versets ci-dessus mentionnés, la destruction d'un peuple auquel aucun messager n'avait été envoyé ne concorde pas avec les normes établies par Dieu. Or le Prophète Nûh n'avait été envoyé qu'à son peuple pour lui rappeler la parole de Dieu. C'est pourquoi Dieu a détruit le peuple du Prophète Nûh

L'autre sujet prêtant à débat concernant le Déluge est de savoir si la montée des eaux fut assez haute pour couvrir toutes les crêtes et les montagnes de la région. Le Coran affirme qu'après l'inondation le bateau de Nûh s'est posé sur le Mont de "Jûdîyy". Le terme "Jûdîyy" indique une montagne particulière, mais, en arabe, il signifie en réalité "un point élevé ou un endroit". Ainsi nous pouvons conclure à partir du Coran que le Déluge n'a pas envahi le monde entier et toutes les montagnes, comme l'indique la Torah falsifiée, mais il a plutôt couvert une région particulière.

D'ailleurs, les excavations archéologiques effectuées dans les régions dont on pense qu'elles avaient été affectées par l'inondation indiquent que ce n'était pas un événement universel couvrant le monde entier, mais en fait une catastrophe régionale ayant couvert une grande partie de la Mésopotamie. (Pour plus d'informations, voir Les nations disparues de Harun Yahya)

CONCLUSION

Les raisons principales du fait que certains ne peuvent pas comprendre le Coran ont été analysées dans ce livre. Quelques exemples de traductions et d'objections infondées faites par des gens n'ayant pas la foi y ont été traités. La véritable intention de ce livre est de démontrer comment ceux qui manquent de sincérité et de foi sont incapables de comprendre le plus simple des versets du Coran, mais également de répondre à leurs objections injustifiées.

Si, en effet, les confusions et les incohérences qu'un incrédule ayant une capacité limitée peut fabriquer à propos du Coran et de l'Islam n'ont pas de limite, c'est parce que le Coran a un style qui ne peut être saisi qu'avec la raison et ne peut être compris qu'avec de la sincérité. Autrement dit, les facteurs qui peuvent bien orienter la compréhension du Coran par quelqu'un sont la sincérité et la raison. C'est pourquoi il ne faut point s'étonner de l'absurdité des traductions et des objections qu'un incrédule peut faire.



Comme un vrai homme de foi s'attend à ce que les autres traitent avec la même logique que lui, il trouve naturellement inconcevable le non-sens de certaines objections et l'illogisme de certaines traductions. C'est ce que soutient le Coran lorsqu'il déclare que ceux qui n'ont pas la foi tournent le dos à la raison. Si, en fait, nous devions, sous une perspective coranique, visualiser les interprétations imprudentes des gens n'ayant pas la foi, nous ne pourrions que considérer cette mention comme un signe et un avertissement.

Le Coran est le vrai Livre de Dieu et il est clair. A moins que l'on n'ose spéculer, il est impossible d'émettre des doutes sur ce Livre. Lorsqu'ils tentent, à travers leur sophisme, de supprimer la voix de leur conscience, ceux qui n'ont pas la foi ne peuvent duper qu'eux-mêmes et des gens comme eux.

En outre, les vrais hommes de foi n'ont pas le temps de répondre à chaque fabulation. Ils n'en ont pas non plus besoin.

Le vrai homme de foi a par contre la responsabilité de faire part aux autres des mandements du Coran et de ses miracles. Car, comme nous l'indique le verset suivant, la fausseté est vouée à disparaître lorsque la vérité apparaît:

Non! Nous assénons au faux le vrai, qui l'annihile, et voilà le (faux) qui s'évanouit. Malheur à vous pour ce que vous racontez. (Coran, Al-Anbiyâ' - 21/18)

La fausseté, on ne peut se lasser de le dire, est toujours condamnée à disparaître:

Dis: "Le vrai est venu et le faux s'est évanoui. Le faux est propre à s'évanouir." Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour ceux qui ont la foi; mais il ne donne aux iniques que plus de perdition. (Coran, Al-Isrâ' - 17/81-82)
 (Extrait du livre: Comment les incrédules interprètent-ils le Coran) Harun Yahya

Aucun commentaire: