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lundi 13 avril 2015

LA POUSSIÈRE : L'énigme de la mort - 10 - Moustafa MAHMOUD

Un atome de poussière n’est pas insignifiant. 

Il y a en lui une activité, une pulsation.



La matière est-elle réellement inerte ?Est-elle un amas immobile, figé, mort, sans activité aucune ?
Non !
C’est même un non-sens de qualifier certains corps de « solides » car, en réalité, ils ne le sont pas, même s’ils n’atteignent pas l’état liquide. Ils recèlent une activité interne et se composent d’ensembles impressionnants d’atomes et de molécules se mouvant dans le vide.
La molécule est un tout constitué d’atomes.
L’atome est à son tour un tout merveilleux constitué d’un noyau de particules autour duquel gravitent des électrons infiniment petits et répartis sur différentes orbites.
Les atomes, comme les molécules, sont reliés entre eux selon des lois d’attraction-répulsion en vertu desquelles ils sont attirés les uns vers les autres sans pour autant s’entrechoquer ou se fondre en un amalgame où ils perdraient leurs caractéristiques propres.
Il en est des atomes comme de l’immense système solaire où satellites et planètes sont reliés entre eux par la force de gravitation. Celle-ci toutefois n’atteint pas un degré tel que planètes et satellites se rapprocheraient pour ne plus former finalement qu’un amas confus. L’attraction est modérée par une force de répulsion conservant aux corps célestes leurs propriétés respectives.
Ces corps sont pris dans un mouvement de rotation, comme les électrons en tout être vivant, ainsi qu’en tout corps inanimé, liquide ou gazeux.
La seule différence entre les solides, les liquides et les gaz tient à la vitesse de rotation des atomes. Comparativement aux solides, cette vitesse est supérieure dans les liquides. Elle est encore bien plus grande dans les gaz où les atomes se dispersent en toutes directions pour devenir ce que l’on appelle communément de l’ »air ».
Sous son aspect extérieur, la poussière ne fait aucunement penser à un ordre quelconque. Elle semble être un indéfinissable fatras de matière. Mais les apparences sont trompeuses, car le moindre grain de poussière renferme une structure, une forme, un agencement minutieux, un mouvement imprimé à ses atomes.
Et ainsi de tout ce contient l’univers. En toute chose existe une pulsation.
À ce point, bien ténue apparaît la différence entre les vivants et les êtres inanimés. Elle s’amenuise au fur et à mesure que nous scrutons en profondeur la nature de la matière.
Il est insuffisant de dire qu’une activité existe dans la matière. Cette activité est en outre orientée vers un but.
Les atomes de carbone non rassasiés se meuvent pour parvenir à un état de saturation et d’équilibre. C’est la raison pour laquelle ils se lient à d’autres corps, donnant naissance à des composés et à des réactions chimiques.
Cela revient à dire que la composition de la matière traduit une structure, une activité, une finalité.
Il faut ajouter que les éléments constitutifs de la matière possèdent parfois une spécificité et des caractéristiques propres qu’ils conservent en permanence. Le sulfate de cuivre, par exemple, forme automatiquement un ensemble de cristaux ayant un aspect bien défini. Immergée dans des solutions, cette substance se multiplie et se propage en conservant toujours la même forme cristalline. Lorsqu’un cristal est séparé en deux, les deux parties croissent en conservant des particularités identiques.
Le fer, le nickel, la silice, les roches (de quelque nature qu’elles soient), la plupart des substances organiques et inorganiques forment des cristaux spécifiques permettant de les reconnaître, de même que l’on identifie les personnes grâce à leurs empreintes digitales.
Examinés au microscope, ces cristaux révèlent une harmonie géométrique qui retient longuement l’attention.
Cela signifie que la matière inanimée possède une activité par laquelle elle tend vers l’équilibre, l’ordre, la beauté, la singularité, la cristallisation.
De telles propriétés détruisent la barrière séparant la vie de la mort. Elles dévoilent les aptitudes à la vie que renferme la matière solide et inerte.
Cette matière n’est pas agitée par d’inutiles remous. Elle est organisée selon une configuration précise.
Entre la vie et la mort, il n’y a donc qu’une différence de degré, dans la liaison, la composition et la disposition des éléments selon des formes particulières.
Dans les êtres vivants, les éléments sont organisés avec un maximum de complexité et de spécificité. Mais c’est au sein même de la matière que sont présentes les virtualités de cette vie grandiose dans ses différentes ramifications.
Certes, une différence sépare les êtres vivants des êtres inanimés, mais le lien entre matière vivante et matière inerte est ininterrompu. Le monde est un. Il n’a qu’une seule origine et sa nature est unique. L’esprit le pénètre de toutes parts. De l’intérieur, la raison informe ce tout pour donner naissance à des ensembles, des types et des modèles qui dénotent un ordre, une loi, une harmonie. Aussi distincts que soient les types de vivants et ceux des êtres inanimés, une étude approfondie les ramène tous à leur commune origine, au tronc commun dont ils dérivent, révélant par là leur universelle ressemblance et l’unité de leur substance.
Un lien de parenté unit l’univers entier.
Le soleil, la lune, le serpent, le microbe et nous-mêmes sommes cousins germains.
Lorsque Darwin, dans sa théorie de l’évolution, découvrit la loi de l’origine des espèces, on se moqua de lui. Comment l’homme et l’animal pouvaient-ils bien être cousins ?
Mais le savant prouva par l’étude anatomique qu’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie. Il démontra comment les animaux, les plantes et tous les vivants sont unis, de par leur anatomie et leur comportement fonctionnel, par un même lien de famille.
Darwin était loin de penser que, lorsqu’il serait mort et enterré, d’autres arguments, plus probants encore que les siens, viendraient corroborer sa théorie sur l’origine des espèces.
C’est pourtant ce qui se produisit. En chimie, il fut établi que tous les vivants ont des tissus organiques de constitution identique, à base de carbone.
Il fut aussi prouvé que les vivants offrent une ressemblance de détail plus importante encore : tous se composent de molécules lévogyres.
Pénétrant finalement au cœur de l’atome, l’analyse a révélé des ressemblances plus profondes à l’échelle de l’univers entier, qu’il s’agisse des vivants ou des êtres inanimés. L’univers représente un tout organisé qui palpite et est orienté vers un but, un tout régi par une loi, où règnent la beauté et un rythme merveilleux.
De cette façon, le lien de parenté que Darwin a découvert entre les vivants s’étend pour englober aussi les morts. Qui plus est, il englobe l’univers entier dans un tout unique relié par une unité intrinsèque.
Entre Shakespeare créant ses poèmes, l’huître fabriquant sa perle et la matière inerte créant des cristaux aux formes géométriques, il n’y a qu’une différence de degré.
L’univers est une pyramide au sommet de laquelle trône l’homme, couronnement final de ce merveilleux édifice où chaque pierre représente une étape supplémentaire.
Mais ce couronnement est momentané, car l’être ne cesse de faire preuve d’ingéniosité. Dans son évolution ascendante, il se manifestera en un Être supérieur à l’homme, un Être dans lequel l’ordre et l’esprit seront encore plus manifestes.
Où que je tourne mon regard dans l’univers, du plus petit atome à l’astre le plus grand, du plus minuscule microbe à la créature la plus élevée, de la poussière à l’or, aux diamants et aux perles, je rencontre l’ordre et la beauté.
Dieu transparaît dans l’univers entier.
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