Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mercredi 30 décembre 2015

Paroles et citations de `Omar Ibn Al Khattab:Si tu as une religionمن اقوال وحِكَم عمر بن الخطاب:إن كان لك دين



'Omar : " Si tu as une religion, tu as une noblesse. 
Si tu as une raison, tu as une fondation. 
Si tu as un comportement [louable], tu as une virilité. 
En dehors de cela, tu as plus mauvais qu'un âne."
. إن كان لك دين فإن لك حسباً 
.وإن كان لك عقل ، فإن لك أصلاً
.وإن كان لك خلق ، فلك مروءة
.وإلا ، فأنت شر من الحمار

mardi 29 décembre 2015

Paroles et citations de `Omar Ibn Al Khattab:Au matin من اقوال وحِكَم عمر بن الخطاب رضي الله:أصبحت


'Omar ibn al-Khattâb a dit: 
" Je me soucie peu de la situation dans laquelle je suis au matin, 
que je l'aime ou que je la répugne, peu m'importe 
car je ne sais pas ou se trouve le bien.
Est-ce dans ce que j'aime ou dans ce que je répugne."
:قال عمر رضي الله عنه
  ,لا أبالي أصبحت غنياً أو فقيراً
 .فإني لا أدري أيهما خير لي 

Indications dans l’histoire d’Adam. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

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Le monothéisme d’Adam étant resté intact, le péché qu’il commit n’eut
pas d’influence sur sa servitude. Allah ta’ala dit : « O fils d’Adam ! Si tu Me rencontre en ayant commis autant de péchés que la terre puisse en contenir, mais que tu Me rencontre en ne M’ayant rien associé, Je te rencontrerais avec autant de pardon. »  . Lorsque le Maître vit que le péché de Son serviteur ne visait pas à s’opposer à Lui sciemment ou à dénigrer Sa sagesse, Il lui apprit comment s’excuser auprès de Lui :  Allusion est faite au hadith rapporté par al Bukhârî 6477.   « Puis Adam reçut de son seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car Il est celui qui accueille le repentir, le Miséricordieux. » (Sourate Al Baqarah verset 37). En désobéissant à son Maître, le serviteur ne cherche pas à s’opposer à Lui ni à s’enhardir face à Ses interdits. Mais il est dominé par sa nature, l’embellissement de l’âme, Satan, et les passions. Il est trompé par la confiance en l’indulgence d’Allah et l’espoir en Son pardon. Ceci, du côté du serviteur. Du côté du seigneur, le péché montre l’accomplissement de la prédestination la puissance de la Seigneurie, l’humiliation de la servitude, et le besoin complet du serviteur vis à vis de son Seigneur. C’est également la concrétisation du sens des Noms Magnifiques d’Allah comme l’Indulgent, le Pardonneur , Celui qui accepte le repentir par excellence , et le Clément pour quiconque revient vers Lui repentant et pénitent . Il est également Celui qui se venge, le Juste, le Détenteur de la force suprême contre celui qui persiste et s’obstine dans le péché. Allah ta’ala veut montrer à Son serviteur qu’Il détient Seul la perfection, et que le serviteur est imparfait et éprouve un grand besoin vis à vis de Lui. Il lui montre la perfection de Son Pouvoir, Sa Puissance, Son Pardon, Son indulgence, Sa Miséricorde, Sa Bonté, Sa protection, Sa mansuétude, Sa tolérance et Sa clémence. Il lui montre que Sa Miséricorde envers lui n’est que bonté et qu’Il n’attend aucune compensation, et que s’Il ne l’enveloppe pas de Sa miséricorde et Sa grâce, il sera nécessairement voué à la perdition. Par Allah ! Combien sont nombreuses les sagesses dans la prédestination du péché ! Et combien de bienfaits et de miséricorde le péché amène t’il s’il est suivi du repentir ! Se repentir d’un péché est comme l’absorption par le malade d’un remède, et il se peut qu’une maladie amène finalement la santé. Ta réprimande peut avoir une bonne issue. Tout comme les corps peuvent atteindre la santé par la maladie. Si le péché n’avait pas été prédestiné, le fils d’Adam aurait péri de suffisance. Un péché par lequel le serviteur s’humilie est plus aimé d’Allah qu’un acte d’obéissance par lequel il s’enorgueillit. La bougie de la victoire ne se consume que dans le bougeoir de l’humilité.

lundi 28 décembre 2015

CITATIONS ET PAROLES de L’Imam Ash-Châfi’î: Débat من كلام الإمام الشافعي:مناظرة


L’Imâm Ash-Châfi’î ( رحمه الله )  a dit:
« Je n’ai jamais tenu un débat avec quelqu’un sans que j’aime qu’il soit assisté et bien guidé [par Allah]. 
Et je n’ai jamais polémiqué avec une personne sans que je sois indifférent 
au fait qu’Allah révèle la vérité sur ma langue ou sur la sienne. »
يقول الإمام الشافعي  رحمه الله: 
 " ما ناظرتُ أحدًا قطُّ إلاَّ أحببتُ أن يُوفَّقَ ويُسدَّدَ ويُعانَ،
 ويكون عليه رعاية من الله وحفظ، 
وما ناظرت أحدًا إلاَّ ولم أُبَالِ بَيَّنَ اللهُ الحقَّ على لساني أو لسانِهِ." 

samedi 26 décembre 2015

Est-ce que les gens pensent qu´on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver ?. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Shaykh Al Islam, l’océan de sciences, le Mufti de tous les musulmans quelle que soit leur
tendance, Abu Al ‘Abbâs Ahmad ibn Taymiyyah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :
Allah ta’ala dit :
« 1. Alif, Lam, Mim.
2. Est-ce que les gens pensent qu´on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver ?
3. Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux
qui disent la vérité et ceux qui mentent.
4. Ou bien ceux qui commettent des méfaits, comptent-ils pouvoir Nous échapper?
Comme leur jugement est mauvais !
5. Celui qui espère rencontrer Allah, le terme fixé par Allah va certainement venir.
Et c´est Lui l´Audient, l´Omniscient.
6. Et quiconque lutte, ne lutte que pour lui-même, car Allah peut Se passer de tout l´univers.
7. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous leur effacerons leurs
méfaits, et Nous le rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu´ils auront accompli.
8. Et Nous avons enjoint à l´homme de bien traiter ses père et mère, et "si ceux-ci te forcent à M´associer, ce dont tu n´as aucun savoir, alors ne leur obéis pas". Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.
9. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien.
10. Parmi les gens il en est qui disent: "Nous croyons en Allah"; puis, si on les fait souffrir pour la cause d´Allah, ils considèrent l´épreuve de la part des hommes comme un châtiment d´Allah. Or, s´il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes: "Nous étions avec vous!" Allah n´est-Il pas le meilleur à savoir ce qu´il y a dans les poitrines de tout le monde?
11. Allah connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites. »
(Sourate Al Ankabût)
« Pensez-vous entrer au paradis alors que vous n’avez pas encore subi d’épreuves semblables à celles que subirent ceux avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés, et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager et avec lui, ceux qui avaient cru se fussent écriés : Quand viendra le secoure d’Allah ? Or le secours d’Allah est très proche. » (Sourate Al Baqarah verset 214)
Après avoir mentionné le cas de celui qui apostasie volontairement et de celui qui le fait sous la contrainte en ces termes : « Quiconque a renié Allah après avoir cru … sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi, mais ceux qui ouvrent délibérément leur
cœur à la mécréance, ceux là verront la colère d’Allah s’abattre sur eux et ils auront un terrible châtiment. » (Sourate An Nahl verset 106)
Allah ta’ala dit ensuite : « Quant à ceux qui ont émigré après avoir subi des persécutions, puis ont lutté et ont enduré, ton Seigneur après cela, est certes Pardonneur et Miséricordieux. »
(Sourate An Nahl verset 110)
Ainsi, lorsque des prophètes leur sont envoyés, les gens adoptent deux attitudes : Soit ils
disent « Nous croyons », soit ils ne le disent pas et continuent à commettre leurs méfaits.
Ceux qui disent « Nous croyons » sont alors éprouvés et testés par Allah de façon continuelle
afin de distinguer le véridique du menteur. Quant à ceux qui ne disent pas « Nous croyons »,
qu’ils ne pensent pas échapper au Seigneur en se prévalant de leur expérience, car personne
ne peut réduire Allah ta’ala à l’impuissance. Voilà la règle imposée par Allah ta’ala : Il
envoie des messagers aux créatures, mais les hommes les traitent de menteurs et les persécutent.
Allah ta’ala dit : « Ainsi, à chaque prophète avons Nous assigné un ennemi : des diables d’entre les
hommes et les djinns. » (Sourate Al An’âm verset 112)
« Ainsi aucun messager n’est venu à leurs prédécesseurs sans qu’ils n’aient dit : C’est un
magicien ou un possédé. » (Sourate Adh Dhâriât verset 52)
« Il ne t’est dit que ce qui a été dit aux messagers avant toi. » (Qourate Fussilat verset 43)
Et quiconque croit aux prophètes et leur obéit sera pris à parti et persécuté. Il sera donc
éprouvé par ce qui le fera souffrir. Mais s’il ne croit pas en eux, il sera châtié dans l’au delà
plus intensément et plus durablement. Toute personne souffrira donc nécessairement, qu’elle
croit ou non. Cependant, le croyant subit les souffrances de ce bas monde dans un premier
temps, puis l’issue lui est favorable dans ce bas monde et dans l’au delà. Quant au mécréant, il
jouit de bienfaits dans un premier temps, mais il est ensuite voué aux souffrances.
L’avis de Ash Shâfi’î -qu’Allah lui fasse Miséricorde- concernant les épreuves et la domination :
« Un homme questionna Ash Shâfi’î en ces termes :O Abu ‘Abd Allah ! Quelle est la meilleure des deux situations pour un homme, se voir accorder la domination ou être éprouvé ?
Ash Shâfi’î répondit : Il ne pourra dominer sans être éprouvé. En effet, Allah a éprouvé Noé, Abraham, Moise, Isâ et Muhammad (‘aleyhim salam). Comme ils patientèrent, Il leur accorda la domination sur terre. Que personne ne croit donc pouvoir échapper à toute souffrance. »

jeudi 24 décembre 2015

La contemplation (Spiritualité Musulmane)



Le Prophète a dit :

" Adore Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui Il te voit " [ Rapporté par Boukhari ]
Ce hadîth montre qu'il y a un degré ; l'excellence (al ihsân), dans lequel le dévot adore Allah comme s'il Le voyait : c'est la contemplation par le tréfonds du coeur (as-sirr) et c'est le plus haut degré de l'adoration.  Le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - a mis en évidence, dans ce hadîth, le fait que ce degré est formé de deux stations (maqâm).
La première, c'est d'adorer Allah en ayant la certitude qu'Il te voit et scrute le moindre sentiment au fond du coeur.  Il est dit dans le Coran :
{ Il (Allah) connait la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent. }
[ Sourate 40 - Verset 19]
C'est le résultat d'une foi parfaite qui mène à la certitude (al-yaqîn) qu'Allah  est avec nous et sait tout.
- La deuxième, c'est la station la plus avancée du degré de l'ihsân.  Elle consiste à adorer Allah  comme si tu Le voyais.  C'est le résultat d'un amour (hubb) enivré, car le ravissement (wajd) de l'amour chez un homme parvient à un tel degré que son être entier est absorbé par la pensée de son Bien-Aimé, j'usqu'à ce qu'il ne voit rien d'autre que Lui.  Ces deux états sont illustrés dans les dires de deux grands mystiques :
Muhammad ibn Wâsi' qui disait: « Je n'ai jamais rien vu sans y voir Allah. » Ceci est possible grâce à une foi parfaite et une certitude ferme, c'est la station de la certitude (al-yaqîn).
Chiblî qui disait: « Je n'ai jamais rien vu sauf Allah. » C'est l'enivrement de l'amour divin et la ferveur de la contemplation (al-muchâhada).
Le premier contemple l'acte (fi'l) avec son oeil corporel, et, tandis qu'il regarde, il contemple le Créateur de l'acte(musabbib) avec son oeil spirituel.  Le deuxième est ravi par l'amour, loin de tout le reste, de sorte qu'il ne voit que le Créateur de l'acte Seul.  Dans la première méthode, une preuve manifeste est tirée des signes d'Allah , c'est la méthode démonstrative (istidlâl).  Dans la deuxième méthode, le voyant est ravi et transporté par le désir ('ishq) deson Bien-Aimé.  Les preuves et les vérités deviennent un voile pour lui, car celui qui connaît Allah  ne regarde rien d'autre que Lui et renonce à discuter Ses actes et Ses décrets.  Allah , en décrivant le Prophète lors de Son ascension, a dit :
{ Son regard n'a nullement dévié ni outrepassé la mesure. }
[ Sourate 53 - Verset 17 ]
Mais le degré de la contemplation ne s'obtient, par la grâce divine, qu'après une ascèse (zuhd) sincère, car la contemplation intérieure est liée à l'ascèse extérieure.  Il appartient au serviteur de faire ses efforts pour exécuter tout d'abord ce qu'Allah  a imposé et ensuite ce qu'Il a recommandé.   C'est après l'acquittement de ces devoirs et de ces recommandations que se réaliseront les contemplations (muchâhadât), conformément à ce qui est rapporté dans la Tradition prophétique par l'imam Ahmad: « Celui qui agit en fonction de ce qu'il sait, Allah  lui léguera la connaissance de ce qu'il ne savait pas. »
Lorsqu'on demanda à Abû Yazîd al-Bistâmî quel était son âge, il répondit :
« Quatre ans » On lui demanda: « Comment est-ce possible ? » Il répondit : « J'ai été voilé d'Allah par ce monde pendant 70 ans.  Mais je L'ai contemplé durant les dernières quatre années ; la période pendant laquelle j'étais voilé n'appartient pas à ma vie. »
Certaines personnes sont tombées dans l'erreur de supposer que la vision spirituelle et la contemplation représentent une image d'Allah, telle qu'elle peut se former dans l'esprit par l'imagination, soit à l'aide de la mémoire, soit par l'intermédiaire de la raison.  C'est là un anthropomorphisme (tashbîh) total et une erreur manifeste qui mènent à la mécréance (kufr).  On ne peut donc contempler que Ses Attributs et Ses Noms dont on sent les signes dans la création.
{ Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, l'Omniscient. }
[ Sourate 42 - Verset 11 ]

Certains commentaires sur l'excellence littéraire et l'inimitabilité du Coran par différents savants. Paul Casanova

Chaque fois qu'on lui demandait un miracle, prouvant l'authenticité de sa mission, le Prophète Mohammad (pbsl) leur mentionnait la composition du Coran et son excellence comme preuve de son origine divine. Et en réalité, même pour les non-musulmans, il n'y a rien de plus merveilleux que son langage à la plénitude et au rythme saisissants… L'amplitude de ses syllabes à la cadence grandiose et au rythme remarquable a joué un grand rôle dans la conversion des plus hostiles et des plus sceptiques.262  
(De l'article écrit par Paul Casanova, L'Enseignement de I'Arabe au College de France)
262. Paul Casanova, "L'Enseignement de I'Arabe au College de France", Leçon d'ouverture, 26 avril 1909.
 Source: http://www.harunyahya.com/fr
 

Sagesses (Le gibier chassé licite et illicite). "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"


Le gibier chassé par le chien non dressé ou le gibier qu’il a tué de sa propre initiative n’est pas licite  . Alors que penser de l’ignorant qui n’œuvre que pour assouvir ses passions ? Allah ta’ala a réuni en toi la raison de l’ange, les désirs de l’animal, les passions de Satan, et ta situation est liée à ces trois choses : si tu domines tes désirs et tes passions, tu dépasses le degré de l’ange, mais si tes désirs et tes passions te dominent, tu t’abaisses plus bas que le chien. 

 Voir à ce sujet les hadith 5476 et 5478 dans sahih al Boukhârî. 
Lorsque le chien chasse pour son maître, ce qu’il saisit lui est licite, et lorsqu’il chasse de sa propre initiative, ce qu’il saisit lui est illicite.

mardi 22 décembre 2015

La demeure spirituelle de l’humanité par Ibn Al-Qayyîm Jawziyyah




Parmi les demeures qu’inclut la parole d’Allah : "C’est Toi que nous adorons et c’est à Toi que nous demandons aide" , il y a la demeure de l’humanité -al-murû’a-.

C’est l’adoption des qualités humaines par lesquelles l’homme se distingue de l’animal et du diable le damné. Dans l’âme il y a trois « hérauts » qui s’arrachent [l’individu] :

  • un « héraut » qui l’invite à adopter les qualités du diable, comme l’orgueil, l’envie, la hauteur, l’insolence, le mal, l’agression, la corruption et la tromperie.
  • un « héraut » qui l’invite à préférer les qualités des animaux telle la concupiscence.
  • un « héraut » qui l’appelle aux qualités des anges, comme la bienfaisance, le conseil, la piété, la science et l’obéissance.
La réalité de l’humanité consiste à détester les deux premiers « hérauts » et à répondre au troisième. Le manque d’humanité, voire son inexistence, consiste à se laisser happer par les deux premiers « hérauts » et à se tourner vers leur appel là où ils se trouvent.

L’humanité réside donc dans la désobéissance à ces deux « hérauts » et l’obéissance au troisième, comme a dit un des pieux prédécesseurs : « Allah a créé les anges : des êtres dotés de raison et sans concupiscence, Il a créé les bêtes avec la concupiscence, sans la raison, et Il a créé la descendance d’Adam en mettant en eux la raison et la concupiscence. Celui dont la raison prédomine sur la concupiscence rejoint les anges et celui dont la concupiscence prédomine sur la raison rejoint les bêtes. » C’est pourquoi on a défini l’humanité comme étant la prédominance de la raison sur la concupiscence.

Les jurisconsultes la définissent comme étant l’utilisation par le serviteur de ce qui l’embellit et le pare et son abandon de ce qui le souille et l’enlaidit.

Certains savants disent que c’est l’utilisation de toute vertu bonne et l’éloignement de toute vertu mauvaise.

La réalité de l’humanité consiste en fait en l’éloignement des paroles, des mœurs et des œuvres viles et infâmes.

L’humanité de la langue c’est son éloquence, sa bonté, sa douceur, bref une langue comparable à un arbre fruitier dont on cueille facilement les fruits.

L’humanité du caractère c’est sa largeur et son ouverture à l’ami comme à l’ennemi.

L’humanité relative à l’argent c’est de parvenir par sa dépense à des suites louables, sur le plan de la raison, de l’usage commun et de la Loi.

L’humanité de la dignité c’est son octroi à celui qui en a besoin.

L’humanité de la charité c’est de s’empresser de la faire, de la faciliter, de l’assurer avec abondance, de ne pas s’en enorgueillir lors de son octroi et de l’oublier après l’avoir accordée.

Quant à l’humanité qui réside dans l’abandon, c’est le renoncement à la dispute, à la reproche, à la revendication et à la polémique.

Les actes sont une construction dont la foi est la fondation. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

Quiconque désire élever sa construction doit en fortifier les fondations, les renforcer et s’en préoccuper en premier lieu. En effet, la hauteur d’une construction dépend de la fortification des fondements et de leur renforcement. Les actes et les degrés sont cette construction dont la
foi est le fondement. Plus le fondement est ferme, plus il supportera la construction qui pourra alors s’élever. Si une partie de la construction s’écroule, on pourra alors facilement la reconstruire. Si en revanche le fondement n’est pas inébranlable, la construction ne pourra s’élever, ni même être stable. Et si une partie des fondations s’effondre, toute la construction s’écroulera ou presque.
Le sage aura donc pour ambition de fortifier et de renforcer les fondations.
Quand a l’ignorant,il tente d’élever sa construction sans fondements:très vite,son bâtiment s’effondrera.
Allah dit:« Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l'agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d'une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l'Enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes. »
[Sourate 9 verset 109]
Les fondations sont aux œuvres ce que les forces sont au corps humain.
Si les forces sont vigoureuses, elles supporteront le corps et empêcheront que beaucoup de maux ne
l’atteignent.
Si les forces sont faibles, elles auront du mal à supporter le corps et les maladies frapperont ce dernier de plein fouet.
Fais donc en sorte que ta construction repose sur les fondations de la foi.
Si les parties supérieures de ta construction ou son plafond tombent en décrépitude, il te sera plus facile de les rénover que d’avoir à faire l’effritement des fondations.
Ces fondations sont constituées de deux choses :
La première : Connaitre avec précision Allah, ses ordres, ses noms et attributs.
La seconde : Obéir exclusivement et avec soumission a Allah et son messager
en dehors de tout autre être.
Ces fondations sont tout ce qu’il y a de plus solide pour qui veut élever sa construction.
C’est en fonction de ces fondations que la construction peut s’ériger aussi haut qu’ont le désire.
Affermis donc tes fondations, préserve tes forces, pratique régulièrement la diète, pratique la purge si tu ressens en toi un surplus d’humeurs, chemine avec modération et tu atteindras ton but.
Si en revanche tes forces sont faibles, les substances néfastes toujours présentes et que tu ne pratique pas la purge, Tu peux dire adieu à la vie ,Car elle vient t’annoncer son départ imminent Lorsque ta construction sera érigée, blanchis-en les murs par le bon comportement et la bienfaisance a l’égard des gens. Puis entoure-la d’un rempart de vigilance pour qu’aucun ennemi n’y pénètre, ni qu’aucune faille n’apparaisse. Dresse des voiles sur les portes et ferme le plus grand portique en te taisant si tu crains les conséquences de tes propos. Conçoit une clé pour cette porte dont la matière sera la mention d’Allah, grâce a laquelle tu ouvriras et fermeras cette porte. C’est avec cette clé que tu ouvriras la porte et avec elle que tu la fermeras. Tu te seras ainsi construit une citadelle qui te protégera de tes ennemis. Elle sera tellement imprenable que même si l’ennemi [Satan] rodait en y cherchant une faille, il se  découragerait. Pense à inspecter ta construction régulièrement, car même si ton ennemi.
Le Prophète salla Allah ‘aleyhi wa salam a dit : « La foi est composée de plus de soixante dix ou plus de soixante branche, et la meilleure d'entre elles, c'est la prononciation de la formule : « il n'y a point de divinité en dehors d'Allah », la moindre d'entre elle est d'ôter le détritus qui se trouve sur le chemin, et la pudeur est une branches de la foi. » [Sahih Boukhari n°52 et Sahih Mouslim n°1599]
An-Nawawi -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Le Prophète, salla Allah 'aleyhi wa salam, attire ici l'attention sur le fait que la meilleur de ces branches est l'unicité d'Allah, branche qui incombe a tout le monde de mettre en pratique et avec laquelle aucune branche n'est acceptée tant que celle-ci n'est pas valable. » [Charh Sahih Mouslim 1/280 éditions Dar Abi Hayane]
La purge désigne le repentir et le surplus d’humeur les péchés désespère d’y pénétrer par le grand portique, il tentera d’en endommager les murs à l’aide des pioches que sont les péchés. Si tu négliges cet aspect, les murs du rempart seront tellement entamés qu’ils finiront par donner sur la construction. C’est alors que l’ennemi se trouvera a tes cotés dans la citadelle, et tu auras bien du mal à l’en faire sortir. Tu devras alors faire face à l’une des trois situations suivantes : Soit l’ennemi te vaincra et s’emparera de la citadelle. Soit il t’imposera d’y résider avec toi. Soit la lutte engagée contre lui te distraira d’intérêts plus importants encore, car tu seras occupé à obturer les fissures du rempart et à réorganiser la défense de la citadelle. Si l’ennemi parvient à s’introduire dans la citadelle par les fissures qu’il a pratiquées dans le rempart, trois fléaux s’abattront sur toi : La corruption se répandra dans la citadelle, les biens et les ressources s’y trouvant seront dévalisés, et l’ennemi dévoilera les points faibles du rempart à ses acolytes. Tu ne cesseras alors de repousser attaque sur attaque jusqu'à ce que tes forces te trahissent et que ta volonté te fasse défauts. Tu abandonneras alors la citadelle à tes ennemis. C’est la, la situation vécue par beaucoup d’individus face a Satan leur ennemi.
C’est pour cela qu’on les voit prêt a courroucé leur seigneur dans le but de satisfaire leur âmes, voire satisfaire une créature pareille à eux, qui ne peut leur causer préjudice ni leur être d’un quelconque intérêt. Il ils sont prêts à négliger les bénéfices de la religion pour engranger des bénéfices matériels. Ils s’épuisent pour obtenir ce qui ne durera pas pour eux. Ils sont avides de ce bas monde alors qu’il leur a tourné le dos. Ils délaissent négligemment l’au-delà alors qu’il vient à eux a grands pas. Ils désobéissent à leur seigneur en suivant leurs passions. Ils ne comptent que sur ce bas monde et s’attristent lorsque leur part leur échappe, mais ne s’attristent pas à l’idée que le paradis et ce qu’il contient risque de leur échapper. La joie que leur foi leur cause n’est que peu de chose comparée a la joie causée par l’or et l’argent. Ils corrompent la vérité par la fausseté, la droiture par l’égarement, le bien par le mal. Ils troublent leur foi par des conjectures et mélangent le licite et l’illicite. Ils sont perplexes face a l’incohérence de leurs pensées et de leurs réflexions et délaissent la droiture dont Allah leur a fait présent. Et ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que l’ennemi utilise le propriétaire de la citadelle pour la détruire de ses propres mains. Et c’est auprès d’Allah que recherchons l’aide.

lundi 21 décembre 2015

L’aide d’Allah et Son abandon. "Fawâ’id Ibn Al-Qayyim"

J’ai ensuite réfléchi à la question suivante : existe-t-il des facteurs qui font que l’on est aidé ou
abandonné par Allah ? Ou bien Son aide et Son abandon découlent ils de Sa simple volonté
sans être motivés par une raison particulière ?
J’en suis alors arrivé à la conclusion que la cause première réside dans le caractère approprié
ou inapproprié de l’être en question. Allah ta’ala a créé les êtres de telle façon qu’ils se
distinguent les uns des autres en terme d’adéquation et d’acceptation et ce de façon notoire.
Ainsi, les êtres inanimés ne peuvent accepter ce qu’acceptent les êtres vivants, et dans les
deux cas, ils se distinguent les uns des autres dans leur aptitude à accepter certaines choses.
Ainsi, les êtres vivants parlants (les êtres humains) acceptent ce que ne peuvent accepter les
êtres vivants muets (les animaux).
D’ailleurs, les premiers se distinguent les uns des autres en terme d’acceptation de façon
 notoire, de même que les seconds se distinguent les uns les autres dans le même registre,
sans pour autant que la différence soit aussi marquée que celle distinguant les être humains.
Si donc l’être en question accepte le bienfait, c’est qu’il le reconnaît, se rend compte de sa
valeur et de son importance, remercie le Bienfaiteur, Lui adresse les éloges appropriés et Le
vénère en conséquence. Il saura que ce bienfait découle de Sa plus pure générosité et de Sa
grâce la plus naturelle, tout en sachant qu’il ne le mérite pas le moins du monde, qu’il ne lui
revient pas de droit, et qu’il n’y est pour rien dans sa réalisation. Il reconnaîtra que ce bienfait
est l’œuvre d’Allah Seul et qu’Il en est le Seul Auteur. Il vouera à Allah un culte exclusif
concernant ce bienfait, l’utilisera dans ce qui suscite Son amour dans le but de Le remercier et
reconnaîtra que ce bienfait est le fruit de Sa générosité la plus absolue. Il reconnaîtra aussi sa
faiblesse, sa négligence, son impuissance, et son incapacité à L’en remercier pleinement, et
saura que si Allah fait durer ce bienfait, ce n’est que par pure aumône, grâce et bienfaisance.
Si en revanche Il le lui retire, c’est que le serviteur ne mérite rien d’autre que cela.
Plus Allah déverse Ses bienfaits sur Son serviteur et plus ce dernier fait preuve d’humilité, de
déférence et de soumission à Son égard. Il le remerciera plus encore, et craindra qu’Allah
ta’ala ne lui retire ce bienfait en raison de son manque de reconnaissance, comme Il a retiré
Ses bienfaits à ceux qui ne les ont pas reconnus et ne les ont pas gérés comme il se doit.
En effet, quiconque ne remercie pas Allah pour Ses bienfaits et se comporte de façon contraire à l’attitude qu’il convient d’adopter, verra ces bienfaits disparaitre inévitablement.
Allah ta’ala dit : « Ainsi, éprouvons Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu’ils disent :
Est ce là ceux qu’Allah a favorisés parmi nous ? Allah n’est Il pas plus à même de connaître ceux
qui sont reconnaissants ? » (Sourate Al An’âm verset 53)
Ceux qui sont reconnaissants sont ceux qui connaissent la valeur du bienfait, l’acceptent,
l’aiment, font l’éloge du bienfaiteur, aiment ce dernier et lui sont reconnaissants.
Allah ta’ala a dit : « Et lorsqu’une preuve leur vient, ils disent : Jamais nous ne croirons tant
que nous n’aurons pas reçu un don semblable à celui qui a été donné aux messagers d’Allah.
Allah sait mieux où placer son message. » (Sourate Al An’âm verset 124)
Les causes de l’abandon :
Allah ta’ala abandonne Son serviteur dès lors que celui ci est un réceptacle inapproprié
et inadapté pour Ses bienfaits, et qu’il ne les accepte pas, en ce sens que lorsque un bienfait
 l’atteint, il dit : ce bienfait est mien, et il m’a été octroyé car je le mérite et qu’il me
 revient de droit.
Allah ta’ala dit : « Il dit : C’est par une science que je possède que ceci m’est venu. »
(Sourate Al Qasas verset 78)
C’est à dire que c’est par une science qu’Allah sait que je possède que je suis digne de cela,
que je le mérite, et qu’il me revient de droit. Al Farrâ’ a dit au sujet de ce verset : C’est à dire,
c’est parce que je présente des mérites, que je peux y prétendre et être digne de ce qui m’est
octroyé (que cela m’est venu).
Muqâtil -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « C’est à dire, c’est une raison d’un bien
que je possède et qu’Allah connaît (que cela m’est venu). »
Abd Allah ibn Al Hârith ibn Nawfal -qu’Allah l’agrée-, après avoir mentionné le Prophète
Sulaymân fils de Dâwûd (que la paix soit sur eux) et le royaume qu’Allah lui avait octroyé,
cita la parole d’Allah ta’ala : « Ceci est une des grâces de mon Seigneur pour éprouver ma reconnaissance ou mon ingratitude. » (Sourate An Naml verset 40)
Et Sulaymân paix sur lui n’a pas dit : Ceci est digne du haut rang que j’occupe.
Puis ‘Abd Allah ibn Al Hârith -qu’Allah l’agrée- mentionna le cas de Qârûn et la parole
d’Allah ta’ala : « Il dit : C’est par une science que je possède que ceci m’est venu. »
(Sourate Al Qasas verset 78)
C’est à dire que Sulaymân que la paix soit sur lui considérait que ce qui lui avait été octroyé
découlait de la grâce d’Allah et de Sa faveur et que c’était là une épreuve.
Alors que Qârûn considérait qu’il s’agissait là d’un bien émanant de lui et qu’il le méritait.
Il en est de même concernant la parole d’Allah ta’ala : « Et si Nous lui faisons goûter une
miséricorde de Notre part, après qu’une détresse l’a touché, il dira certainement :
Cela m’est dû ! ». (Sourate Fussilat verset 50)
C’est à dire que je le mérite, que j’en suis digne, et que cela me revient de droit, tout comme
le royaume d’un roi lui revient de droit.                                                       
Le croyant quand à lui considère que ces bienfaits sont la propriété de son Seigneur. Ils sont
une faveur de sa part qu’Il a gracieusement octroyée à Son serviteur sans que ce dernier ne la
mérite. C’est donc une aumône qu’Il verse à Son serviteur. S’Il voulait, Il pourrait ne pas la
verser, et s’Il en privait Son seigneur, Il ne le priverait pas d’une chose qui est son dû mérité
.Si le serviteur ne prend pas conscience de cette réalité, il croira que ce bienfait lui est octroyé
car il le mérite et en est digne. Il s’enflera d’orgueil, transgressera par ce bienfait les limites
qui lui sont assignées, et se croira supérieur aux autres qu’il méprisera. Tout ce que son âme
aura gagné sera donc cette allégresse et cette vanité, comme le dit Allah ta’ala :
« Et si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de ²Notre part, et qu’ensuite Nous la lui
arrachons, le voilà désespéré et ingrat. Et si Nous lui faisons goûter le bonheur, après
qu’un malheur l’a touché, il dira : Les maux se sont éloignés de moi, et le voilà qui exulte,
plein de gloriole. » (Sourate Hûd verset 9)
Allah réprouve ici l’être humain en raison du fait qu’il désespère et fait preuve d’ingratitude
lorsqu’il est éprouvé par quelque malheur, et du fait qu’il exulte et s’enorgueillit lorsqu’il est
éprouvé par les bienfaits. Et au lieu de louer Allah, Le remercier, et Lui adresser des éloges
pour avoir éloigné de lui le malheur, l’être humain dit : Les maux se sont éloignés de moi. Et
s’il avait dit : Allah a éloigné de moi les maux par Sa miséricorde et Sa grâce, il n’aurait pas
été blâmé, et cela aurait même été un acte louable de sa part. Cependant, l’être humain oublie
le véritable Bienfaiteur, croit que les maux disparaissent d’eux mêmes, exulte et s’enorgueillît.
Si le cœur du serviteur recèle ces fléaux, et qu’Allah ta’ala sait cela de lui, ce sera là une des
plus importantes causes d’abandon et de délaissement du serviteur par Allah. En effet, le
serviteur sera alors considéré comme un réceptacle inapproprié aux bienfaits absolus et
complets, comme le dit Allah ta’ala :
« Les pires des bêtes auprès d’Allah, sont, (en vérité), les sourds muets qui ne raisonnent
pas. Et si Allah avait reconnu en eux quelque bien, Il aurait fait qu’ils entendent. Mais
même s’Il les faisait entendre, ils se détourneraient en s’éloignant. »
(Sourate Al Anfâl verset 22-23)
Allah nous informe dans ce verset que ces gens sont impropres à accepter Son bienfait. En
plus de cela, il est un autre obstacle empêchant que ce bienfait leur parvienne, à savoir qu’ils
se détournent dès lors qu’ils le reconnaissent et en prennent conscience.
Il convient aussi de savoir que les causes de l’abandon résident dans le fait de laisser l’âme
dans son état originel, en la négligeant et sans s’occuper d’elle. Les causes de l’abandon
émanent donc d’elle et sont en elle. Quant aux facteurs suscitant l’aide d’Allah, c’est le fait
qu’Allah permette à l’âme d’être un réceptacle susceptible d’accepter les bienfaits. Les
facteurs suscitant l’aide d’Allah viennent donc de Lui et émanent de Sa grâce. Allah reste tout
de même le Créateur des causes de l’abandon et des facteurs suscitant Son aide. C’est en tout
point comparable au fait qu’Il a créé la terre, en faisant en sorte que certaines terres soient
fertiles et d’autres stériles. Il a aussi créé les arbres : certains sont susceptibles de donner des
fruits et d’autres non. Il a aussi créé les abeilles de telle façon qu’elle puisse sortir de leur
jabot un liquide aux couleurs variées, alors que les guêpes ne peuvent en faire autant. Ainsi, Il
a créé les âmes bonnes de telle façon qu’elles sont susceptibles de Le mentionner, de Le
remercier, d’accepter Ses preuves, de Le vénérer, de Le révérer, de l’adorer sans Lui associer
quoi que ce soit, et de porter conseil sincère à Ses serviteurs. En parallèle, Il a créé des âmes
mauvaises qui ne peuvent accepter tout cela, et qui acceptent même le contraire.
Et Allah est Sage et Savant.

dimanche 20 décembre 2015

Références (Spiritualité Musulmane)






La spiritualité musulmane tire ses références, comme toutes les disciplines et sciences 
religieuses de l'Islam, dans les textes sacrés : le Coran, la Sunna et la Loi élaborée par la jurisprudence - fiqh - qui en découle Le Coran contient un nombre considérable de prescriptions , de thèmes spirituels s'offrant à la méditation des croyants dont le but ultime est pour tout homme la connaissance d'Allah , son Créateur :
                             { Je n'ai créé les jinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent. }
[ Sourate 51 - Verset 56 ]

C'est-à-dire également connaitre Allah - d'après l'exégèse d'Ibn 'Abbas Mais le Coran ne laisse pas le croyant perplexe devant le choix des moyens par lesquels il doit chercher cette connaissanceAu contraireil lui trace un chemin droit - as-Sirâtul-Mustaqîm - et clair commençant dans le coeur du croyant et finissant dans les jardins d'Eden du Paradis.
{ Allah n'a pas placé deux coeurs dans la poitrine de l'Homme [... ] }
[ Sourate 33 - Verset 40 ]

Ainsi Djâmi' commente ce verset en disant: « La Majesté Incomparable qui t'a conféré le bienfait de l'existence n'a placé en toi qu'un seul coeur afin que tu n'aimes qu'Allah  seul, et que tu renonces à tout le reste et ne te consacres qu'à Lui , en t'abstenant de diviser ton coeur.» Il y a déjà là matière à réflexion pour la  spiritualité musulmane.

     Par des affirmations complémentaires et répétitives,
 Allah dans le Coran nous exhorte à méditer Ses signes et à chercher Sa connaissance et Sa proximité. Nous pouvons en citer plusieurs qui rappellent avec insistance la présence d'Allah , la crainte révérencielle, la futilité de ce bas monde, la beauté de la vertu et la pureté de l'âme, etc. D'autres versets, enfin, offrent à l'âme pieusel'occasion d'approfondir l'objet de sa foi. Voici, par exemple, des versets qui rappellent à l'homme







  • Sa vocation :
{ Il y a bien là (dans le Coran) un rappel pour quiconque a un coeur,
prête l'oreille tout en étant témoin. }
   [ Sourate 50 - Verset 37 ]






  • La nécessité d'édifier sa foi sur de bonnes bases
{ Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l'agrément d'Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d'une falaise croulante et qui croula avec elle dans le feu de l'Enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes. } [ Sourate 9 - Verset 109 ]


  • La réalité d'ici-bas :  
{ Et propose-leur l'exemple de la vie ici-bas. Elle est semblable à une eau que nous faisons descendre du ciel, la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l'herbe desséchée que les vents dispersent. Et Allah est certes Puissant en toutes choses ! } [ Sourate 18 - Verset 45 ]

  • La piété (taqwâ) : 

  • { Ni leurs chairs (celles des ovins) ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais ce qui l'atteint de votre part, c'est la piété, ainsi vous les a-t-Il assujettis afin que vous proclamiez la Grandeur d'Allah pour vous avoir mis sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants. }  [ Sourate 22 - Verset 37 ]
Comme le Coran, la Sunna nous propose en complément une multitude d'Ahadîth axés sur la spiritualité. De plus, elle illustre l'excellence spirituelle par la vie même du Prophète Muhammad . En effet, sa vie entière fut une adoration ; durant ses longues nuits de prière, sa femme 'Aïsha  -Qu'Allah soit satisfait d'elle - lui demandait la raison de ses pleurs alors qu'Allah  lui avait pardonné ses péchés antérieurs et postérieurs, il répondait:
« Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ? » Rapporté par Muslim et Ibn Hibbân. ]
    Il était rayonnant par la lumière foisonnante et jaillissante se dégageant de son visage béni à tel point que ses Compagnons le qualifiaient de « pleine lune ». ibn 'Abbâs  , son cousin et son compagnon, disait: « Un regard porté sur le visage du Messager d'Allah  vaut mieux que quarante années d'adoration. » Cela décrit bien le summum spirituel dans lequel il vivait et par lequel il avait un impact sur ceux qui l'ont accompagné.
Aussi enseignait-il à ses compagnons de vivre et de cheminer dans la voie spirituelle en les incitant à vivre pour Allah  et avec Allah . Quand il a demandé à Hâritha comment il allait, ce dernier a répondu qu'il avait une foi sincère en Allah. Le Prophète . lui demanda :
« chaque chose sa réalité, quelle est la réalité de ta foi ? »
Hâritha  répondit : « J'ai rompu avec ce bas monde et je m'en suis détourné. Ses pierres et son or, son argent et son argile sont pareils à mes yeux. J'ai passé mes nuits dans les veilles (en prière) et mes jours dans la soif (en jeûne) jusqu'à ce que j'eus l'impression de voir le Trône de mon Seigneur  de manière évidente, de voir les habitants du Paradis se visiter entre eux et les habitants de l'Enfer se battrent entre eux... »
Le Prophète répéta 3 fois : « Tu as atteint la connaissance, persévère donc dans cette voie. »[Rapporté par AI Bayhaqi.]
L'état   spirituel des compagnons était très élevé en raison de l'éducation qu'ils avaient reçus du Prophète  .Abû Bakr  , son plus grand compagnon, se sentait tellement proche de l'Éternel qu'il conversait avec Lui. Son état spirituel était si grand que le Majestueux   lui transmettait le salut - salâm - par l'intermédiaire du Prophète qui lui-même le reçut de l'Archange Jibril .
On rapporte qu'il disait: « Notre demeure est éphémère, notre vie ici-bas n'est qu'un prêt, nos souffles sont comptés et notre indolence est manifeste. » Il entendait par-là que ce monde a trop peu d'importance pour qu'il puisse absorber nos pensées. Chaque fois que l'on s'occupe de ce qui est périssable, on est rendu aveugle de ce qui est éternel.

Dhûl-Nûn l'Égyptien, un maîtres de la discipline, disait : 
« Parmi les signes de celui qui aime Allah  - Exalté soit-Il , c'est d'être sur les traces du bien-aimé d'Allah  ( le Prophète Muhammad ) dans sa morale, dans ses actes et dans ce qu'il ordonne dans sa Sunna. » C'est le sens du verset qui dit :
  
{ Dis: 'Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.' Dis : 'Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos [... ] alors Allah n'aime pas les infidèles ! }  [ Sourate 3 - verset 31-32 ]

Abû Uthmân disait: « Celui qui prend la Sunna comme guide dans ses dires et ses actes, ses paroles sont des sagesses, et celui qui suit ses passions (hawâ) dans ses dires et ses actes, il Parlera par des hérésies (bid'a). Allah  - Exalté soit-Il - dit :
{ Et si vous Lui (le Messager) obéissez, vous serez guidés. }
[ Sourate 24 - verset 54 ]

" Celui qui ne mesure pas ses actes et ses états, à tout moment, par le Livre (Coran) et la Sunna et ne remet pas en cause ses sentiments , ne le considère pas parmis les hommes spirituels " disait Abu Hafs
Ainsi, selon Ibn 'Atâ : « Celui qui fait l'effort de suivre le Coran et la Sunna demandent comme comportement, d'illuminer son coeur avec la lumière de la connaissance. 
Et il n'y a pas de station meilleure que celle d'être sur les traces du Bien-Aimé dans ce qu'll ordonne, dans ses actes et son comportement. »

Celui qui a connu le chemin d'Allah , il devient facile pour lui de le suivre, et il n'y a pas meilleur guide sur ce chemin que le Prophète  par ses états , ses actes et ses dires, disait Abu Hamza.