Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

lundi 17 novembre 2014

Le jeune homme et le roi qui avait un sorcier (Hadith rapporté par Mouslim)


D’après Souhayb (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit :
« Jadis vivait un roi qui avait un sorcier.
Quand le sorcier se sentit vieillir, il dit au roi :
« Me voilà maintenant âgé. Envoies-moi donc un jeune homme pour que je lui enseigne la magie ». Il lui envoya un jeune homme. Sur son chemin vers le sorcier, le jeune homme rencontra un moine. Il s’assit auprès de lui et écouta ses paroles qui lui plurent. Il faisait ainsi chaque fois qu’il se rendait chez le sorcier. Quand il arrivait auprès du sorcier, ce dernier le frappait pour son retard. Il s’en plaignit au moine qui lui dit : quand tu crains la colère du sorcier, dis-lui : « J’ai été retenu par ma famille » et quand tu crains la colère de la famille, dis-lui : « J’ai été retenu par le sorcier ».
Entre-temps, voilà qu’une bête énorme interdit le passage aux gens. Le jeune homme dit :
« Aujourd’hui je vais savoir qui du sorcier ou du moine à la plus grande valeur ». Il prit une pierre et dit : « Seigneur Dieu ! Si l’œuvre du moine T’est préférable à celle du sorcier, tue cette bête afin de permettre aux gens de passer ».
Il la frappa alors avec la pierre et la tua sur le coup. Les gens eurent ainsi la voie libre. Il vint en informer le moine qui lui dit : « Mon petit, tu es devenu maintenant plus fort que moi puisque tu es arrivé à faire ce miracle. C’est pourquoi tu vas certainement être mis à l’épreuve. S’il en est ainsi, ne dis à personne où je suis ».
Ainsi donc le jeune homme en arriva à guérir l’aveugle de naissance et le lépreux. Il guérissait les gens de la plupart de leurs maladies.
L’un des courtisans du roi qui était aveugle en entendit parler et se rendit auprès de lui avec de nombreux cadeaux.
Il lui dit : « Tout ce que tu vois là est à toi si tu arrives à me guérir ».
Le jeune homme lui dit : « Je ne guéris personne moi-même mais c’est uniquement Allah le Très-Haut qui guérit. Si tu crois en Allah le Très-Haut, je Le prierai et II te guérira ».
Le courtisan crut en Allah et Allah le guérit.
Il se rendit chez le roi et s’assit près de lui comme il en avait coutume.
Le roi lui demanda : « Qui donc t’a rendu la vue ? ».
Il dit : « Mon Seigneur et Maître ».
Il lui dit : « Est-ce que tu as un seigneur autre que moi ? ».
Il dit : « Mon Seigneur et le tien est Allah ».
Le roi le jeta en prison et ne cessa pas de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le jeune homme.
On fit alors venir le jeune homme et le roi lui dit : « Mon petit, te voilà arrivé à guérir avec ta magie l’aveugle-né et le lépreux et à faire telle et telle chose ».
Le jeune homme lui dit : « Je ne guéris personne mais c’est Allah le Très-Haut seul qui guérit ».
Il le jeta donc en prison et ne cessa de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le moine.
On fit venir le moine et on lui dit : « Renie ta foi ! » et il refusa de le faire. On ordonna d’apporter une scie qu’on lui plaça sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit alors venir le courtisan et on lui dit : « Renie ta foi ! » mais il refusa. On lui plaça la scie sur la raie de ses cheveux et on lui coupa la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit enfin venir le jeune homme et on lui dit : « Renie ta foi ! ». Mais il refusa.
Le roi le jeta à quelques-uns de sa suite et leur dit : « Amenez-le à telle montagne et escaladez-la avec lui. Une fois parvenus à son sommet, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le du haut de la montagne.
Ils le prirent donc avec eux et escaladèrent la montagne. Il dit : « Seigneur Dieu ! Sauve-moi d’eux par ce que Tu veux ! ». La montagne se mit alors à branler. Ils tombèrent dans le vide et il vint dire au roi : « Allah m’a sauvé d’eux ».
Le roi le jeta à des gens de sa suite et leur dit : « Allez avec lui et mettez-le dans une grande barque. Une fois arrivés au large, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le à la mer ».
Ils partirent avec lui et, une fois en pleine mer, il dit : « Seigneur Dieu ! Sauve-moi d’eux avec ce que Tu veux ! ». La barque se retourna et ils se noyèrent.
Il vint en marchant (sur l’eau) jusqu’au roi qui lui dit : « qu’ont fait tes compagnons ? ».
Il lui dit : « Allah m’a sauvé d’eux ».
Il dit alors au roi : « Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t’ordonner de faire ».
« M’ordonner quoi ? » demanda le roi.
« Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifies sur le tronc d’un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l’arc et tu dis : « Au nom d’Allah, Seigneur et Maître de ce jeune homme », tu me tires alors la flèche et, si tu fais tout cela, tu me tueras sûrement ».
Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d’un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l’arc.
Puis il dit : « Au nom d’Allah, Seigneur et Maître du jeune homme ! ».
Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe. Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup.
Les gens dirent alors : « Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme ».
On vint dire au roi : « Que dis-tu de ce que tu craignais ? Par Allah, te voilà donc atteint de l’objet de ta crainte et voilà que ton peuple a cru à Allah ».
Il ordonna de creuser des fossés à l’entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu.
Le roi dit : « Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi ».
C’est ce qu’ils firent jusqu’à ce que vînt une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu. Son enfant lui dit : « Mère ! Patiente car tu es sur la juste voie ».
(Rapporté par Mouslim)

Extrait de la médecine prophétique Par l’imam Ibn Al-Qayyim


                                                   
Introduction :
Les remèdes pratiqués par le Prophète pour la maladie
Le remède pratiqué par le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- pour la maladie se
présente sous trois formes :
1. Le remède par les médicaments naturels
2. Le remède par les médicaments divins
3. Le remède composé des deux premiers
Nous mentionnerons ces trois types de remède adoptés par le Prophète -salla Allahou ‘alayhi
wa salam- en commençant par les remèdes naturels qu'il a prescrits et utilisés.
Nous exposerons par la suite les remèdes divins et composés. Le Prophète -salla Allahou
‘alayhi wa salam- a été envoyé en tant que guide appelant à Dieu et à Son Paradis, en leur
enseignant la connaissance de Dieu, et en montrant à sa communauté les œuvres [que Dieu]
agrée et les commandements [que Dieu] leur a prescrit [en leur expliquant] les raisons de ce
qu'Il [Dieu] désapprouve et de ce qu'Il leur a interdit. [Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa
salam-] a également informé des nouvelles des Prophètes et Envoyés, l'état de la situation
avec leur communauté, les principes de l'éducation du monde, la question de la création et du
rassemblement, l'infortune des âmes ainsi que leur félicité et ce qui en sont les causes.
Quant à la médecine des corps, elle est le fruit de l'accomplissement de sa législation et le but
visé en est autre, de sorte à ce qu'elle soit utilisée en cas de besoin. S'il est possible de s'en
passer, les efforts et les forces devront être orientés vers le remède des cœurs et des âmes, le
maintien en bonne forme, l'éloignement de leurs maladies, et leur protection de toute
corruption. Tel est le but visé primordialement, en tout premier. L'amélioration [de l'état] du
corps qui n'est pas en concordance avec l'amélioration [de l'état] du cœur n'est d'aucune
d'utilité. La détérioration du corps avec l'amélioration du cœur n'engendre que les dégâts
minimes, des dégâts éphémères qui donnent lieu à un intérêt permanent et complet, et c'est de
Dieu qu'émanent les grâces.                                      
Zaa‘d Al-Ma’âd, Tome 4, Page 22.
***
Ail
Il est proche de l'oignon.
Dans ce Hadith : « Qui en mange doit les cuire bien jusqu'à la mortrissure ».
On lui offrit un plat contenant de l'ail ; il l'envoya à Abi Ayyoub Al-Ansari -qu’Allah l’agrée-,
celui-ci lui dit : « Ô Envoyé de Dieu; Tu le déteste, et tu me l'envoies ?! Il lui répondit : "
Je me fais des confidences à ce à qui tu ne lui parles ? ". »
De plus, l'ail est chaud et sec de quatrième degré, il réchauffe fortement, et dessèche de
grande proportion et très utile à ceux qui ont froid, à ceux dont le tempérament est
flegmatique, et celui qui est au point d'être paralytique; il dessèche le sperme, ouvre
l'obstruction, décompose les gros flatuosités, digère la nourriture, désaltère, relâche le ventre,
et il est diurétique.
Il pique tous les vermines et toutes les tumeurs froides, tout en remplaçant la thériaque.
Si l'on pile et on en fait un pansement contre la morsure des serpents et contre la piqure des
scorpions, on aura l'établissement de l'état en extrayant le venin; il réchauffe le corps et
augmente sa chaleur; il arrête les flegmes, décompose l'enflure du ventre, purifie la gorge et
garde la santé de la plupart des corps, il est aussi utile contre le mal produit du changement de
l'eau, et de la toux chronique.
On le mange cru, cuit ou grillé; il est utile contre le mal à la poitrine produit par le froid; il fait
sortir la sangsue de la gorge. Si l'on le pile avec le vinaigre, le sel et le miel, et si l'on met la
combinaison sur la dent qui s'est cariée, il l'émiette; et apaise la douleur de la dent
douloureuse.
Si l'on pile deux douzièmes de l'once de l'ail, et on le prend avec l'eau du miel, c'est utile à
chasser le flegme et les vers; et quand enduit le vitiligo avec le miel, ce sera utile aussi.
Ses inconvénients : nous devons mentionner qu'il cause le mal à la tête et aux yeux, il affaiblit
la vue et le coït, il altère et irrite la bile jaune et rend l'haleine de la bouche pareille à l'odeur
de la charogne. On élimine son odeur quand on mastique les feuilles des sadthab.
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Aloès (Saber)
Aboû Dâwoûd -qu’Allah lui fasse Miséricorde-, raconte dans son œuvre Al-Marassil, d'après
un récit de Quaïs ibn Ragea Al-Quaïssy -qu’Allah l’agrée- que l'Envoyé de Dieu -salla
Allahou ‘alayhi wa salam- dit : « Quelle guérison y-a-t-il dans les deux choses les plus
amères ? l'aloès (Saber) et les grains du Cresson (ou la moutarde). »
Dans les Sounnan de Aboû Dâwoûd -qu’Allah lui fasse Miséricorde-, on lit : d'après un récit
de Oumm Salamah -qu’Allah l’agrée- qui dit : « Au moment de la mort de Abou Salamah,
l'Envoyè de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam- est entré chez moi -alors que je portais
sur moi l'aloès... Il me dit : Quoi ? Oumm Salamah !
- Je répondis : C'est de l'aloès, Ô Envoyé de Dieu ! Il n'y a plus de parfum.
Et l'Envoyé de Dieu me dit : il brûle le visage, ne le mets que pendant la nuit; et il l'a
interdit pendant la journée. »
L'aloès a beaucoup d'avantages :
Tout particulièrement l'indou, car il épure les excédents biliaires de la tête et des nerfs de la
vision; si on en enduit le front, la tempe avec l'huile de roses il sera utile contre la migraine. Il
est aussi utile pour soigner les ulcères nasals et buccaux, et il relâche la bile noire et la
mélancolie.
Quant à l'aloès perse : il épanouit la raison, raffermit le cœur, épure les excédents biliaires et
flegmatiques de l'estomac : si on en boit deux cuillerée avec l'eau.
Il rétablit l'appétit corrompu. Si on en boit au temps froid, il pourrait Aboutir à la diarrhée
sanguine.
***
Ambre
Dans les deux Sahihs on l'a mentionné, d'après Jaber -qu’Allah l’agrée-, dans l'histoire d'Abi
'Oubaïdah -qu’Allah l’agrée- qui mange avec ses compagnons de l'ambre un demi mois
durant; et qu'ils se sont approvisionnés de sa viande découpée et asséchée dont ils ont envoyé
au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam-.
Cela désigne que l'autorisation à manger ce qui vit au fond de la mer ne concerne pas les
poissons strictement, et la mort de l'animal marin est une mort licite; une conteste : La mer le
jette vivant mais après le reflux il devient mort; on dit que cette mort est licite, car la mort fut
à cause de sa séparation de l'eau. Cette conteste n'est pas juste, Car on le trouve mort sur la
côte, sans le voir sortir vivant, et l'eau de s'en séparer.
On dit aussi : s'il était vivant, la mer ne le jette pas à la côte, car il est bien connu que la mer
jette ses animaux morts à la côte, et n'en jette jamais les vivants.
Mais si cela est possible, il ne sera pas la condition nécessaire et suffisante à l'autorisation,
parce qu'on n'autorise pas une chose dont l'autorisation est douteuse; c'est pourquoi le
Prophète interdit de manger le gibier, si le chasseur le trouve noyé dans l'eau, sa mort est donc
douteuse, s'est-elle passée à l'eau, ou au moyen de l'outil a chasser ?
Mais l'ambre qui est une sorte des parfums, est un des plus superbes après le musc; et il a tort
celui qui le devance au musc et le considère le maître de tous les parfums. Il est bien confirmé
que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dit à propos du musc : « Il est le plus
agréable de la parfumerie » et s'il plaît à Dieu, nous mentionnerons les caractéristiques et les
avantages propres au musc, au point de le considérer comme le parfum Paradisiaque; et les
dunes (couthbance)- qui sont les sièges des droits là- bas sont du musc et pas d'ambre.

L'illusion aveugle celui qui dit que l'ambre ne change pas, comme l'or, avec le temps; et cette
qualité ne désigne pas qu'il est meilleur du musc, car cette qualité unique ne peut pas résister
les caractéristiques propres au musc. Après tout, l'ambre a beaucoup de sortes et de couleurs
diverses. Il y en a le blanc, le grison, le rouge, le jaune, le vert, le bleu, le noir et le
multicolore. Le meilleur est le grison, puis le bleu, ensuite le jaune, et enfin le pire est le noir.
Les gens ne sont pas d'accord à propos de son origine; certains dirent que c'est une plante du
fond de la mer dont certaines de ses bêtes l'engloutissent, quand elles s'en grisent elles le
renvoient et la mer le rejette vers ses côtes.
On dit aussi que c'est de la brune qui descend du ciel sur les îles maritimes, où les flots la
jettent à la côte.
On dit également : Qu'il est la fiente d'une bête marine, pareille à la vache.
Et d'autres disent : Que c'est une sorte dure de l'écume marine.
L'auteur du Quanoun dit :
« On croit qu'il se rejaillit d'une source dans la mer; et ce qu'on dit qu'il est de la fiente
d'une bête ou de l'écume marine est bien loin de cela. »
Son tempérament, est chaud et sec : il fortifie le cœur, le cerveau, les sens et les organes du
corps; il est avantageux contre la paralysie et la paralysie faciale, les maladies flegmatiques,
les douleurs de l'estomac froid, les grosses flatuosités, et l'obstruction; si l'on en boit ou si l'on
en enduit extérieurement, et si l'on en s'évaporise, aura l'avantage contre le rhume, la migraine
froide et le mal à la tête.
***
Aubergine
Dans ce Hadith posé et monté sur la langue de l'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa
salam- : « L'aubergine est mangée pour la maladie propre à elle. »
Ces paroles sont vicieux quand on les attribue aux hommes communs de bon sens, et à priori
aux Prophètes -salla Allahou ‘alayhi wa salam-. Après tout, elle est de deux sortes : blanche
et noire.
Les opinions sont divergentes si elle est froide ou chaude.
Ce qui est vrai est qu'elle est chaude, et engendre la bile noire, les hémorroïdes, l'obstruction,
la lèpre; elle gâte la teinte et la rend noire et il nuit l'infection buccale.
La blanche qui est oblongue est exempte de cela.
***
Banane
Dieu dit :
« Et les bananiers chargés de fruits du sommet jusqu'en bas »
(Sourate 56, verset 29).
La majorité des interprètes disent que « le (Talh) est la banane; et l'adjectif (mandoud) se
traduit par disposé en couche; comme le peigne. »
On dit aussi que « le (Talh) c'est l'arbre à épines, où un fruit est posé à la place de chaque
épine; leurs fruits sont donc disposés les uns sur les autres; à l'instar du bananier. »
Ces derniers paroles sont les plus justes. Et ceux qui ont mentionné les bananes- de nos
anciens- donneraient des exemples approximatifs sans spécification; et Dieu est l'omniscient!
La banane est chaude et humide, la meilleure est la mûre et douce; elle est favorable contre la
rudesse de la poitrine, du poumon de la toux, et contre les lésions des reins et de la vessie; elle
est diurétique et augmente la quantité du sperme, et excite au coït; elle relâche le ventre.
On en mange avant le repas, elle nuit à l'estomac et augmente la bile et le flegme.
Son antidote : le sucre ou le miel.
***
Beurre
Aboû Dâwoûd -qu’Allah lui fasse Miséricorde- dans ses Sounanne raconte d'après les deux
ibn Bousr Soulamy -qu’Allah l’agrée- qui dirent : « L'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi
wa salam- fut entré chez-nous, nous lui avons offert du beurre et des dattes. Il les
aimait. »
Le beurre est chaud et humide; il a beaucoup d'avantages la coction et la décomposition; il
guérit les tumeurs qui paraissent près des oreilles et des urètres, ainsi que les tumeurs de la
bouche et toutes les tumeurs qui paraissent dans les corps des femmes et des jeunes garçons,
s'il est employé tout seul. Si l'on en lape, il sera utile contre l'expectoration sanguine des
poumons, et mûrira les tumeurs qui y paraissent.
Il est amollissant à la nature et aux nerfs, aux tumeurs dures qui proviennent de la bile noire et
du flegme; il est utile contre la rigidité qui se trouve dans le corps accidentellement.
Si l'on en enduit les origines des dents du petit enfant, il aide à les faire pousser et surgir.
Il est aussi utile contre la toux causée par le froid et la sécheresse. Il élimine la dartre et la
rudesse du corps; il amollit la nature, mais il rend l'appétit faible, et chasse ce qui est insalubre
des friandises : le miel et les dattes, par exemple.
Quand le Prophète rassemble le beurre avec les dattes, il montre la sagesse, car chacun d'eux
aide l'autre à s'améliorer.
***
Beurre de cuisine
Mouhammad ibn Jarire At-Tabari -qu’Allah lui fasse Miséricorde-, dans son Isnad a raconté
d'après Souhaïb -qu’Allah l’agrée- un Hadith élevé qui dit : « Vous avez à boire le lait de
vache; car il est guérissant; son beurre est un remède; et sa viande est une maladie ! »
(Transmis d'après Ahmad ibn Al-Haçan At-Tirmizi)
Le beurre de cuisine est de nature chaude et humide du premier degré. Il facilité l'évacuation
et guérit les tumeurs qui paraissent sur les corps tendres; il est plus fort que le beurre pour la
coction et l'amollissement.
Galien a mentionné : « Qu'il guérit les tumeurs qui paraissent sur l'oreille et sur le bout
du nez ». Si l'on en enduit les origines des dents, celles-ci poussent rapidement.
Si l'on mêle le beurre de cuisine avec le miel et les amandes amères, il expectore ce qui est
dans la poitrine et les poumons, il chasse les chymes visqueux; mais il nuit à l'estomac surtout
si le tempérament de l'homme est flegmatique.
Quant aux beurre de vache ou de chèvre, si l'on en boit avec le miel, il est utile contre le
poison, les morsures des serpents, les piqûres des scorpions; et dans l'œuvre d'ibn As-Sunni,
d'après 'Ali ibn Abi Taleb qui dit : « Les gens n'ont point de remède à se soigner mieux que
le beurre de cuisine ! ».
***
Blette
At-Tirmizi et Abou Dâwoûd -qu’Allah leur fasse Miséricorde- racontèrent, d'après Oumm AlMoundthir -qu’Allah l’agrée- qui dit : « L'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salamfut entré accompagné par 'Ali chez nous il y avait des treilles suspendues. L'Envoyé de
Dieu et 'Ali se sont mis à en manger, dit-elle : Ô, 'Ali ! Tu es convalescent; dit L'Envoyé
de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam-.
- Je leur ai offert de la blette et de l'orge, dit- elle.
- Ô, 'Ali! Prends de cela, c'est plus convenable à toi, dit le Prophète -salla Allahou ‘alayhi
wa salam-». At- Tirmizi dit que ce Hadith est bon et étrange.
La blette est chaude et sèche du premier degré, et humide du premier degré, dit-on; on dit
également qu'elle est composée des deux natures. Il y en a une froideur apaisante, et une
décomposition avec aventure.
La blette noire est constipante, et utile contre les maladies : impétigo (tha'alab), les tâches de
rousseur, les verrues et les pellicules, quand on enduit le lieu atteint de la maladie par l'eau de
blette, elle tue les poux.
On enduit, par l'eau de la blette mélangée au miel, la dartre; elle ouvre aussi, l'obstruction du
foie et de la rate. La blette noire est un remède astringent, surtout quand elle est accompagnée
des lentilles, et toutes sont mauvaises.
La blette blanche relâche le ventre, si elle est accompagnée des lentilles; et on en donne un
lavement pour faciliter l'évacuation des matières fécales; c'est aussi utile contre les coliques si
elle est mêlée avec les épices; elle est peu nutritive, son chyme est mauvais, elle brûle le sang.
Le vinaigre avec la moutarde l'améliorent, si l'on en prendre d'abondance elle engendre la
constipation et la flatulence.
***
Boue
Elle est mentionnée dans quelques Hadiths posés, aucun d'eux n'est plus justifié tel que :
« Celui qui mange de la boue, il aide soi-même à se suicider », et « Ô, rougeaude! Ne
mange pas de boue, car elle constipe le ventre, jaunit la teinte et fait perdre l'éclat du
visage. »
Tout Hadith qui se rapporte à la boue n'est plus justifié, et n'a aucun appui qu'il est transmis
d'une source authentique, rapporté de l'Envoyé de Dieu excepté-salla Allahou ‘alayhi wa
salam-, qu'elle est mauvaise et nuisible, elle obstrue les vaisseaux et les veines; elle est froide
et sèche, et dessèche fortement et empêche le relâchement du ventre, et Aboutit à
l'expectoration sanguine et aux lésions buccales.
***
Les choses à éviter :
Quatre choses à éviter
Quatre choses rendent le corps malade :
Le discours excessif,
l'excès de sommeil,
l'excès de nourriture
et l'excès dans les rapports intimes
Et quatre [choses] abattent (ruinent) le corps :
Le souci,
la tristesse,
la faim
et la méfiance (ou veiller, ne pas dormir)
Et quatre [choses] dessèchent le visage, le rendant sec (mot à mot : font s'en aller son eau) et
sa splendeur :
Le mensonge,
l'insolence (ou l'impudeur),
un nombre excessif de questions sans science,
et un surplus de débauche
Et quatre [choses] ajoutent "fraîcheur" au visage [m-à-m : de l'eau] et splendeur :
La piété,
la loyauté,
la générosité,
la grandeur d'âme
Et quatre [choses] apportent la subsistance (Ar-Rizq) : les veillées en prière, le fait de
beaucoup implorer le Pardon [de Dieu] juste avant l'aube (al-Istighfar), contracter l'aumône,
et le rappel [de Dieu] en début et en fin de journée (adh-Dhikr)
Et quatre [choses] font obstacle au Rizq (ou l'empêchent) : Le sommeil du matin, le peu de
prières, la paresse et la traîtrise.
Le sommeil et l'éveil
Le sommeil modéré consolide les forces naturelles, apaise forces psychologiques, augmente la
nature de ce qui les porte, au point que son repos empêche la décomposition des âmes.
Le sommeil pendant la journée est mauvais car il entraîne des maladies d'humidités et de
congestions, gâte le teint, provoque des inflammations de la rate, mollesse et paresse, il
affaiblit le désir, sauf en été, pendant les fortes chaleurs.
Le plus mauvais sommeil est celui du début de journée, et pire encore le sommeil en fin de
journée, après la prière du ‘Asr.
'Abd Allah Ibn Abbâs -qu’Allah l’agrée- vit un de ses enfants dormir le matin et lui dit :
« Lève-toi ! Dors-tu au moment où la subsistance est distribuée ? »
On dit que le sommeil la journée est de 3 types :
une bienséance,
une perte
et une stupidité
La bienséance est le somme lors de la forte chaleur et c'était l'habitude du messager d'Allah --
salla Allahou ‘alayhi wa salamLa perte est le somme de la matinée qui détourne le dormeur des affaires de la vie présente et
de l'au-delà.
Et la stupidité est le somme après Al 'Asr.
Un pieux prédécesseur a dit : « Quiconque dort après Al 'Asr et perd la raison, ne doit
blâmer que lui-même. ».
Un poète a dit :
« Le somme de la matinée amène au jeune abrutissement
Et celui de la fin de la journée, folie ».
Le somme de la matinée empêche la subsistance, car c'est le moment où les gens cherchent
leur subsistance, et le moment où elle est partagée.
Ce somme est donc une privation sauf en cas d'évènement ou de nécessité.
Il est très nuisible au corps car il le ramollit, corrompt les excédents qui doivent être
décomposés par l'exercice, et ainsi provoquent abattement, peine, et faiblesse.
S'il survient avant la selle, le déplacement, l'exercice et la mise en activité de l'estomac, c'est
la maladie incurable qui provoque plusieurs sortes de maladies.