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samedi 8 février 2014

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh: Hadith 20 -La pudeur٤٠ النووية



Abû Mas'ûd 'Uqba ibn 'Amir l'Ansarite le Badrite - رضي الله عنه - a dit : L'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و سلم - a dit : " Parmi les antiques paroles prophétiques que les gens saisissent encore, il y a celle-ci : " Si tu n'as pas de pudeur, alors tu es libre de faire ce que tu veux "
الحد يث العشرون
:عن أبي مسعود عقبة بن عمرو الأنصاري البدري رضى الله عنه قال
 :قال رسول الله صلي الله علية وسلم
  .إن مما أدرك الناس من كلام النبوة الأولى : إذا لم  تستح فاصنع ما شئت
( رواه البخاري )
Commentaire

" Parmi les antiques paroles prophétiques… " c'est-à-dire que parmi les traces de la première prophétie qui est celle des communautés précédentes et que la shari'a a approuvé, il y a celle-ci : " Si tu n'as pas de pudeur, alors tu es libre de faire ce que tu veux ".
On distingue deux significations dans cette parole :
- La première : Si l'homme ne fait aucun acte qui offense la pudeur, alors il est libre de faire ce qu'il veut dans ce sens.
- La deuxième : Quand l'homme n'a pas de pudeur, alors il ose faire ce qu'il veut sans se soucier. Les deux significations sont correctes.
Leçons tirées de ce Hadith

- La pudeur est l'une des vertus qu'ont prescrit les législations précédentes.
- L'homme doit être franc dans ses actes : si une chose n'offense pas la pudeur qu'il la fasse, à moins que cet acte ne comporte un dommage, dans ce cas, il doit s'en abstenir afin de l'éviter. 
Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn

Des hommes autour du Prophèteﷺ: Habib ibn Zayd

Habib b. Zayd vint à l'Islam sûrement avant de partir à la Mecque, pour prendre part à la seconde allégeance d'al-Aqaba, à laquelle assistèrent aussi son père Zayd b.Asim, sa mère Nousayba bent Kaâb et sa tante. Puis, après l'exil du Messager à Médine, il participa à toutes les batailles, et ce jusqu'à l'apparition de deux imposteurs, Al-Asouad al-Ansy à Sana et Mousaylima à al-Yamama.
* * *
Ces deux imposteurs se mirent à exciter leurs tribus contre les émissaires du Messager et les gens qui se convertissaient à l'Islam. De plus, ils ne cessèrent de semer le trouble au sujet de la prophétie, si bien que les choses allèrent de mal en pis dans cette partie sud de la presqu'île arabique.
Une fois, l'un de ces imposteurs, Mousaylima, envoya au Messager une lettre dans laquelle il disait : « De Mousaylima le Messager de Dieu à Mohammad le Messager de Dieu. Salut sur toi. J'ai été désigné comme ton associé dans cette affaire. Donc, à nous revient la moitié de la terre et l'autre moitié aux Qouraych. Mais les Qouraych sont un peuple d'agression. »
Le Messager appela alors un scribe et lui dicta cette réponse : « Au nom de Dieu, le tout miséricorde, le miséricordieux. De Mohammad le messager de Dieu à Mousaylima l'imposteur. Salut sur qui suit la guidance.' La terre n'appartient qu'à Dieu. Il en fait hériter qui il eut parmi ses adorateurs. La suite revient à ceux qui se prèmunissent. »
Cette réponse du Messager vint comme la lumière de l'aube qui sépare nettement entre le jour et la nuit : elle démasqua au grand jour l'imposteur des Banou Hanifa qui croyait que la prophétie était un marchepied conduisant tout droit à un trône.
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La lettre arriva évidemment, par l'intermédiaire de l'émissaire, à Mousaylima. Celui-ci en sut le contenu et continua dans son égarement. Les mensonges et les agissements de cet imposteur n'en finissant pas, le Messager décida de lui envoyer une lettre qui l'appelait à revenir au bon sens. Puis, il choisit un émissaire pour cette mission : c'était Habib b. Zayd. Ce valeureux compagnon, qui allait donner une belle leçon de foi et de sacrifice, fit parvenir le message à destination. Mais, dès que Mousaylima lut la teneur de la lettre, il se laissa entraîner encore plus dans son orgueil et son égarement. Il emprisonna Habib et le soumit à d'horribles tortures, en dépit de la traditionnelle règle de protection de l'émissaire.
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Pensant que les tortures avaient eu leur effet, Mousaylima appela ses partisans et son peuple à un grand rassemblement et fit venir Habib, qui portait encore les horribles traces de la torture. Puis, devant tout le monde, Mousaylima l'imposteur dit à Habib : « Attestes-tu que Mohammad est l'envoyé de Dieu ? » Habib répondit sereinement : « Oui, j'atteste que Mohammad est l'envoyé de Dieu. » Mousaylima contint sa colère et relança : « Et tu attestes que je suis l'envoyé de Dieu ? » Mais Habib dit, avec un air moqueur : « Je n'entends rien! » Le vile imposteur, qui croyait soutirer un (faux) aveu avec Habib, se vit, jeté au fond de l'humiliation. Il appela sur le champ le bourreau et lui ordonna de continuer sa basse besogne.
Ce dernier se mit à l'oeuvre avec la plus extrême lenteur, pendant que le courageux Habib répétait la pureté de sa foi, avant de rendre le dernier soupir : « Il n'est de dieu que Dieu; Mohammad est l'envoyé de Dieu. »
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Quand la nouvelle du martyre de Habib b. Zayd parvint à Médine, le Messager s'arma de patience, parce qu'il savait bien, grâce à Dieu, la fin qui attendait Mousaylima. Quant à la mère de Habib, Nousayba bent Kaâb, elle jura de venger la mort de son fils ...