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dimanche 1 décembre 2013

Comment apprendre à avoir confiance en soi Dr Ibrahim Elfiky

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh:Hadith 10 -Ne sont acceptées que les bonnes choses٤٠ النووية



D'après Abu Hurayra - رضي الله عنه -, l'Envoyé de Dieu - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Dieu le Très-Haut est bon et n'accepte que ce qui est bon, sachez que Dieu a ordonné aux croyants ce qu'il a ordonné aux Envoyés, Il a dit [ s'agissant des Envoyés ] : { O les Envoyés ! Mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement. Je sais parfaitement ce que vous faites } , et II a dit [ s'agissant des croyants ] : { O vous qui croyez ! Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons } ». Puis il parla de l'homme qui fait un long voyage, à la tignasse mal peignée, poussiéreux, levant les mains au ciel criant : « Seigneur ! Seigneur », alors que sa nourriture est de source illicite, sa boisson est de source illicite, ses habits sont de source illicite, il s'est rassasié de ce qui est illicite. Il est loin pour que son invocation soit exaucée.[1]
          الحديث العاشر

عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قال : قال رسول الله صلي الله عليه وسلم :
 إن  الله تعالى طيب لا يقبل إلا طيبا ، وإن الله أمر المؤمنين بما أمر به المرسلين فقال تعالى :
{ يا أيها الرسل كلوا من الطيبات واعملوا صالحا } ، وقال تعالى :{ يا أيها الذين امنوا كلوا من طيبات ما رزقناكم } ، ثم ذكر الرجل يطيل السفر أشعث أغبر يمد يده إلى السماء : يا رب ! يا رب ! ومطعمه   حرام ومشربه حرام وملبسه حرام وغذي بالحرام فأنى يستجاب له ؟. ( رواه مسلم )



Commentaire

« Dieu le Très-Haut est bon et n'accepte que ce qui est bon » : Dieu est bon dans Son essence, bon dans Ses attributs, bon dans Ses actes, II n'accepte que ce qui est bon dans sa nature et bon dans le moyen de son acquisition. Quant au pernicieux -khabîth- dans sa nature comme le vin, ou le pernicieux pour ce qui est du moyen d'acquisition, comme ce qui est acquis par l'usure, Dieu exalté ne l'accepte pas.
« Dieu a ordonné aux croyants ce qu'il a ordonné aux Envoyés, il a dit [ s'agissant des Envoyés ] : { Ô les Envoyés ! Mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement...} » : L'ordre adressé par Dieu le Très-Haut aux Envoyés et Son ordre adressé aux croyants est le même : c'est de manger des choses bonnes. Quant aux choses pernicieuses, elles leur sont illicites, le Très-Haut a en effet dit à propos de Son Envoyé ; { ...leur rend licites les choses bonnes, illicites les pernicieuses } [2]
L'Envoyé de Dieu - صلى الله عليه و سلم - a ensuite parlé de l'homme qui mange ce qui est illicite et il a dit que son invocation est loin d'être exaucée malgré la présence des causes de l'exaucement de l'invocation, il s'agit d'un homme qui fait un long voyage, qui a la tignasse mal peignée, il est poussiéreux et il lève les mains au ciel criant : « Seigneur ! Seigneur !».
Cet homme présente quatre caractéristiques :
1- C'est un homme qui fait un long voyage, or le voyage est une situation dans laquelle exauce l'invocation.
2- II a la tignasse mal peignée et il est poussiéreux. D'ailleurs on sait que le jour de ' Aiafa, Dieu regarde Ses serviteurs qui sont venus pour Lui, se recueillant sur le mont ’Arafa avec des cœurs qui témoignent d'humilité, Dieu dit alors à Ses anges : { Ils sont venus à moi, cheveux mal peignés et poussiéreux } et Il les prend pour témoins qu'il les a pardonnes, donc cet état est l'une des causes de l'exaucement de l'invocation.
3- II lève les mains au ciel, or lever les mains au ciel est l'une des causes de l'exaucement, et quand Son serviteur lève les mains vers Lui, Dieu -pureté à Lui-, par pudeur vis-à-vis de lui, ne les ramène pas à lui vides.
4- II l'invoque dans ces termes : « Seigneur ! Seigneur ! » : C’est un moyen d'accès vers Dieu -tawassul- par l'intermédiaire de Sa Seigneurialité qui est une autre cause légale de l'exaucement, et pourtant son invocation n'est pas exaucée parce que sa nourriture est illicite, ses habits sont illicites et il a été rassasié par ce qui est illicite. Le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a dit : « Loin est-il pour que son invocation soit exaucée ».

Leçons tirées de ce Hadith

- La description de Dieu de bon dans Son essence, dans Ses attributs et dans Ses actes.
Le devoir d'élever Dieu de toute imperfection. Dieu accepte certains actes et n'accepte pas d'autres.
- Dieu le Très-Haut a ordonne à Ses serviteurs les Envoyés et à ceux auxquels ils sont envoyés, de manger des choses bonnes et d'être reconnaissants à Son égard.
- La reconnaissance consiste à faire des œuvres salutaires, le Très-Haut a en effet : { O les Envoyés, mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement } et II a dit aux croyants : { Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons. Soyez-Lui reconnaissants.
- Eviter de manger ce qui est illicite est une condition pour l'exaucement de l'invocation.
- Le fait que l'homme soit en voyage est une cause de l'exaucement de l'invocation.
- Elever les mains vers Dieu est aussi une cause de l'exaucement.
- Chercher l'accès vers Dieu par l'intermédiaire de sa seigneurie est également une cause de l'exaucement.
- Les Envoyés sont tenus de faire les actes d'adoration tout comme les croyants.
- L'obligation de remercier Dieu pour Ses bienfaits, le Très-Haut : { Soyez-Lui reconnaissants }.
- L'homme doit faire les causes par lesquelles il arrive à son objectif et éviter les causes qui l'empêchent de cheminer sur la voie qui y mène.

[1] Hadîth authentique, rapporté par Muslim (na 1015), at-Tirmidhî (n° 2990).
[2] Qur'ân, 7, 157.
Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn 

Des hommes autour du Prophèteﷺ : Amrou ibn al-Jamouh

Amrou b. al-Jamouh est l'époux de Hind bint Amrou, la soeur de Abdallah b. Amrou b. Haram, donc le beau-frère de ce dernier. En outre, Ibn al-Jamouh était l'un des chefs de Médine et l'un des seigneurs des Banou Salama. Son fils Mouâdh b. Amrou, qui fut l'un des soixante-dix Ansarites de l'allégeance d'al-Aqaba, embrassa l'Islam avant lui. Puis, il se chargea avec son ami Mouâdh b. Jabal d'appeler les habitants de Médine à l'Islam.
Mais, au fait, comment son père Amrou b. al-Jamouh s'était-il converti à l'Islam ? Eh bien ! cela se réalisa grâce au concours intelligent du fils et de son ami Mouâdh b. Jabal. A l'époque, tout notable avait chez lui une statue symbolique représentant l'idole adorée par l'ensemble du peuple, et Amrou b. al-Jamouh ne dérogeait pas à cette pratique paganique bien établie. Il possédait une statue qu'il avait frabriquée et appelée Manaf, il la lavait et embaumait et adorait régulièrement.
Alors, son fils Mouâdh b. Arnrou et Mouâdh b. Jabal pensèrent à un plan ingénieux qu'ils mirent d'ailleurs en pratique. Plusieurs fois, et à la faveur de l'obscurité de la nuit, il prirent l'idole et la jetèrent dans la fosse d'ordures publique. Amrou, ne trouvant pas son idole à sa place, se mettait à sa recherche et quand il la trouvait au fond de la fosse, il laissait exprimer sa fureur, en disant : « Malheur à vous, criminels! Qui a osé s'attaquer à nos idoles, cette nuit ? »
Puis, il transportait son idole, la lavait, purifiait et parfumait. Puis, la lassitude l'ayant gagné, Amrou mit une épée au cou de son idole, en disant : « S'il y a quelque bien en toi, défends-toi! » Au matin, il ne la trouva pas évidement à sa place, mais dans la fosse. Cette fois, il y eut en lui un mélange de colère, d'affliction et de déconcertation, à la vue d'un chien mort attaché à l'idole. Les notables musulmans présents à la scène se mirent à parler de cette idole incapable du moindre geste et à interpeler la raison d'Amrou b. al-Jamouh. Ils lui parlèrent de Dieu, de l'Islam et du Messager , si bien qu'il se convertit vite puis alla prêter allégeance au Messager .
* * *
Ayant alors pris sa place parmi les croyants, Amrou mit tous ses biens au service de sa religion et de ses frères. Il était tellement généreux. En voici un témoignage. Le Messager interrogea un groupe des Banou Salama (la tribu d'Amrou b. al-Jamouh), en disant : « Qui est votre seigneur, ô les Banou Salama? - al-Jadd b. Qays, bien qu'il soit quelque peu avare, dit-on. - y a-t-il un mal plus que l'avarice ? dit le Messager, votre seigneur est plutôt le blanc aux cheveux crépus, Amrou b. al-Jamouh! »
Ce témoignage du Prophète fut un honneur pour lui si bien qu'il voulut mettre aussi sa vie au service de la cause de Dieu, malgré le boitement criant qu'il avait à une jambe. Au départ pour la bataille de Badr, ses quatre fils, tous musulmans, demandèrent au Prophète de le convaincre de ne pas participer, sinon de lui ordonner de rester à Médine dans le cas où il ne se convaincrait pas. Le Prophète expliqua, en effet, à Amrou que l'Islam le déchargeait du combat en tant que devoir, à cause de son incapacité physique, puis il lui ordonna de rester à Médine, quand il le vit décidé.
* * *
Mais, plus tard, au départ pour la bataille d'Ouhoud, il revint à la charge auprès du Messager , pour avoir la permission de participer au combat. Il lui dit, entre autres : « Ô Messager de Dieu, mes fils veulent m'empêcher de sortir avec toi au combat... Mais, par Dieu! je désire que je me dandine avec mon boitement-ci dans le Jardin. » Il défendit si bien sa cause que le Messager lui accorda la permission. Il prit alors son arme et s'en alla en boitant, et en invoquant Dieu, avec joie : « Mon Dieu! attribue-moi le martyre ; ne me fais pas revenir auprès de ma famille. » La bataille d'Ouhoud éclata et Dieu exauça l'invocation de son adorateur Abdallah b. al-Jamouh.
Après la fin de la bataille, le Messager ordonna de mettre en terre Abdallah avec Abdallah b. Amrou : « Enterrez Abdallah b. Amrou avec Abdallah b. al-Jamouh dans une même tombe, avait-il dit. Il se témoignaient de l'affection et de la cordialité dans l'ici-bas. »
* * *
Quarante six ans plus tard, sur les lieux d'Ouhoud une source d'eau coulante en permance aménagée par Mouâwiya contraignit les musulmans à prendre la décision de déplacer les restes des martyrs. Quand ils ouvrirent les tombes, ô surprise! ils trouvèrent les martyrs intacts.
Jabir b. Abdallah, qui était encore vivant et présent à l'opération vit son père Amrou b. Haram et l'époux de sa tante, Amrou b. al-Jamouh dans leur tombe : Il étaient comme endormis l'un près de l'autre, les bras allongés. La terre n'avait rien entamé de leur corps.