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lundi 8 avril 2013

La différence entre le Conseil et la Critique Par l'Imaam Zayn ud-Deen Ibn Rajab al-Hanbali:Comment conseiller ?

Dans ce chapitre nous discuterons de la situation d'un homme face à qui l'on dit une
chose qu'il n'aime pas [entendre]. Si cela est fait avec l'intention sincère de le
conseiller, alors c'est une bonne chose. Certains Salafs disaient à certains de leurs
frères : "Ne me conseille pas tant que tu ne me diras pas en face ce que je déteste
[entendre]." Donc lorsqu'une personne informe son frère d'un défaut pour qu'il s'en
éloigne, c'est une bonne chose que d'être informé de ses défauts afin de s'en
excuser, si excuse il y a.
Mais si ce conseil est effectué avec la [seule] intention de le blâmer à cause d'un
pêché [qu'il aurait commis], alors cela est répréhensible et condamnable. Une
personne interrogea un des Salafs : "Aimerais-tu que quelqu'un t'informe de tes
défauts ?" Il répondit : "S'il fait cela dans l'intention de me blâmer, alors non."
Blâmer et condamner une personne pour un pêché qu'elle a commis est interdit.
Le Prophète (sallallahu'alayhi wasallam) a interdit la condamnation d'une femme
fornicatrice, même s'il a ordonné qu'elle soit flagellée .
Elle est donc fouetté conformément aux peines religieuses (hudûd), mais elle n’est
pas condamnée pour son pêché, et elle n’est pas blâmée non plus pour cela.
Il est rapporté par al-Tirmidhi [26] et d'autres un hadith "marfu'" [élevé = forme de hadith
qui remonte jusqu'au Prophète (sallallahu'alayhi wa sallam)] : "Celui qui condamne son frère
pour un pêché (qu'il a commis) ne mourra pas avant qu'il l'ait commis lui-même."
Le hadith fait référence à un pêché dont la personne s'est repentie.
Al-Fudayl (rahimahullah) a dit : « Le croyant cache [le pêché de son frère] et le conseille,
alors que le débauché (al-fâjir) le diffame et le condamne. »
C'est ce qu'a mentionné Al-Fudayl comme caractéristiques du conseil et de la condamnation ;
le conseil étant lié au secret tandis que condamner est lié à la diffamation.
On disait : " Celui qui commande son frère [à faire le bien] au début d'une réunion,
alors il l'a condamné." (Ou une autre parole du même sens).
Les Salafs n'aimaient pas qu'ordonner le bien et interdire le mal soit fait de cette
manière. Ils préféraient que cela soit fait en privé entre la personne qui ordonne et
celle qui est ordonnée, car c'est une des caractéristiques du conseil sincère.
Ceci car celui qui conseille n’a pas pour but de répandre et de rendre publiques les fautes de
la personne conseillée, son intention est plutôt de mettre fin au mal dans lequel il est tombé.