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lundi 7 mars 2016

Al-Hijâmah-médecine Prophétique-Instructions et conseils-Origines et techniques.


بسم الله الرحمن الرحيم

Concernant Al-Hijâmah, Anas Ibn Mâlik -qu’Allah l’agrée- rapporte que le Messager d’Allah 
-salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Pendant mon Voyage Nocturne, je ne suis pas 
passé devant un groupe sans qu’ils ne me disent : «Ô Muhammad ! Ordonne à ta communauté de pratiquer Al-Hijâmah. »  [Sahîh Al-Jâmi’ (5671)]
Ibn ‘Abbas -qu’Allah l’agrée- rapporte dans une autre version de ce même hadith : « Attache toi à la pratique de Al-Hijâmah, ô Muhammad ! » [As-Sahîhah (2263)]

Ibn ‘Abbâs -qu’Allah l’agrée- rapporte : « Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- se 
   wa salam-, il ne passa pas devant un groupe sans qu’on ne lui dise : « Attache-toi à AlHijâmah. » Et il dit : « Les meilleurs jours où vous pouvez pratiquer Al-Hijâmah, sont les 17,19 et 21 du jour [du mois lunaire]. Les meilleurs de vos remèdes sont As-Sacût, AlLadûd , Al-Hijâmah, et Al-Mashiyy . » On força le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi  wa salam- à prendre un remède par le coin de la bouche. Lorsqu’il se remit, il dit : « Qui  m’a forcé à prendre ce remède par le coin de la bouche ? – Tout le monde se tut – Que  tous ici prennent ce remède en coin de bouche, et je vous regarde, sauf Al-‘Abbâs car il  n’était pas présent avec vous. » [At-Tirmidhî (2053)] 

Concernant les bienfaits de Al-Hijâmah, elle purifie la partie superficielle du corps, plus que  la saignée (Al-Fasd) qui est meilleure pour les profondeurs du corps. Al-Hijâmah extrait le  sang de la surface de l’épiderme.                                                  

En arabe, les remèdes portent des noms différents selon leur mode d’utilisation. Ainsi, As-Sa'ût désigne ce qui  est pris par le nez, et Al-Ladûd ce qui est pris du coin de la bouche.
Ce terme désigne tout liquide consommé qui a des vertus laxatives. Il est dérivé du verbe Mashâ/Yamshî (marcher) car il amène celui qui le consomme à se rendre fréquemment aux toilettes. Je dis : la vérité est que Al-Hijâmah et Al-Fasd diffèrent suivant le temps, le lieu, les âges et  les humeurs, les pays chauds, les temps chauds, les humeurs chaudes dont le sang l’individu  est à maturité, et en ce cas Al-Hijâmah est plus avantageuse que Al-Fasd, car le sang mûrit, se  liquéfie et se dirige vers la couche superficielle du corps. 

C’est pourquoi Al-Hijâmah parvient  à extraire ce que ne peut atteindre Al-Fasd, et qu’elle elle est meilleure pour les jeunes et ceux  qui ne supportent pas Al-Fasd. Les médecins ont établi que Al-Hijâmah, dans les pays chauds,  était meilleure que Al-Fasd. Il est préférable que cela soit pratiqué au milieu du mois ou dans  sa deuxième moitié, et plus précisément dans le troisième quart du mois. Au début du mois, le  sang ne s’est pas encore agité, à la fin il sera calmé, alors qu’au milieu ou peu après, il sera à  son augmentation maximale. 

L’auteur de Al-Qânûn a dit : « On commande de pratiquer Al-Hijâmah, non en début de mois,  car les humeurs ne se sont pas encore agitées ; ni même à la fin, car elles auront à ce moment  diminué, mais au milieu du mois où les humeurs sont agitées et de volume maximal en raison  de l’augmentation de la lumière sur le quartier de lune. On rapporte que le Prophète -salla  Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Les meilleurs de vos remèdes sont Al-Hijâmah et AlFasd. » et dans un autre hadith : « Le meilleur remède est Al-Hijâmah et Al-Fasd. »
 
Sa parole : « Le meilleur de vos remèdes est Al-Hijâmah. » désigne les habitants du Hijâz et des pays chauds, car leur sang est très fluide et penche plus vers la surface du corps en  raison de l’attraction de la chaleur extérieure, ce qui fait qu’il s’accumule sous la peau, et  parce que leurs pores sont larges, et que leurs forces sont défaillantes. Ainsi Al-Fasd est plus  dangereux pour eux, alors que Al-Hijâmah est un drainage qui entraîne une pleine extraction  des veines, surtout les veines sur lesquelles on pratique peu souvent Al-Fasd et qui en tirent  un grand bénéfice. La saignée (Al-Fasd) pratiquée sur l’artère brachiale est utile pour remédier à la chaleur du  foie, de la rate, aux inflammations constituées de sang, aux œdèmes pulmonaires,  ballonnements, pleurésies , et toutes les maladies sanguines survenant du bas du genoux  jusqu’à la hanche. La saignée pratiquée sur l’artère médiane est bénéfique au trop-plein survenant dans tout le  corps, s’il est sanguin, de même si le sang s’est altéré dans tout le corps. 

La saignée pratiquée sur la veine radiale est bénéfique aux maux de tête et de cou causés par  l’abondance ou l’altération du sang. La saignée pratiquée sur les veines jugulaires externes est utile aux douleurs de la rate, à  l’asthme, et aux douleurs au niveau du front. Al-Hijâmah pratiquée sur la veine jugulaire postérieure est utile aux douleurs du bras et de la gorge.                       

Al-Arnâ’ût montre qu’aucun hadith ne fait mention conjointement des deux, mais que plusieurs hadiths  authentiques mentionnent : « Le meilleur de vos remèdes est Al-Hijâmah. » (1577). Al-Bâsilîq : artère du bras. Œdème au niveau de la plèvre (membrane qui entoure les poumons). Al-Akhal : artère du bras. Al-Qayqâl : veine du bras. Al-Wadjayn : veines du cou. Al-Kâhil : située à la base de la nuque entre les épaules. Al-Hijâmah pratiquée sur les veines occipitales est utile pour les maladies de la tête et de ses  différentes parties comme le visage, les dents, les oreilles, les yeux, le nez et le cou, si ces  maux sont le résultat de l’abondance, de la corruption du sang, ou des deux. 

Anas -qu’Allah l’agrée- rapporte : « Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salampratiquait Al-Hijâmah sur les veines occipitales et la veine jugulaire postérieure. » [AsSahîhah (908)] Il -qu’Allah l’agrée- rapporte également : « Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salampratiqua Al-Hijâmah sur son crâne, alors qu’il était en état de sacralisation, en raison  d’une migraine. » [Al-Bukhârî (6598)] On rapporte également que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- pratiquait AlHijâmah à trois endroits : « sur la veine jugulaire postérieure, et sur les deux veines  occipitales. » 

‘Alî -qu’Allah l’agrée- rapporte que Jibrîl -‘aleyhi sallam- a révélé au Prophète -salla Allahou  ‘alayhi wa salam- Al-Hijâmah sur les deux veines occipitales et sur la veine jugulaire  postérieure. [Ibn Mâjah (3482), la chaîne de transmission de ce hadith est faible] Jâbir -qu’Allah l’agrée- rapporte : « Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- pratiqua  Al-Hijâmah sur sa hanche en raison d’une douleur. » [Sahîh Abû Dâwud (3864)] 

Les médecins ont divergé concernant la pratique Al-Hijâmah sur le trou occipital [à la base  de la nuque] : Abû Nu’aym -qu’Allah lui fasse Miséricorde- mentionne dans son ouvrage « La médecine  prophétique » un hadith attribué au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- : « Attachezvous à pratiquer Al-Hijâmah sur l’occiput , car cela guérit de cinq maladies. » [Al-Jâmi As-Saghîr, Qualifié de faible par Al-Arnâ’ût] parmi lesquelles il mentionna la lèpre. 

Et dans  un autre hadith : « Attachez-vous à pratiquer Al-Hijâmah sur l’occiput, car cela guérit  de soixante-douze maladies. » Certains l’ont acceptée et ont dit qu’elle est utile en cas d’exophtalmie et diverses  tuméfactions et maux de l’œil, comme la lourdeur des sourcils et des paupières, et elle est  bénéfique à qui la pratique. On rapporte que Ahmad Ibn Hanbal -qu’Allah lui fasse  Miséricorde- en eut besoin, et pratiqua Al-Hijâmah sur les deux côtés de sa nuque, mais pas  sur le trou occipital. Parmi ceux qui l’ont réprouvée figure l’auteur de Al-Qânûn qui dit : « Elle entraîne  réellement la perte de mémoire, comme l’a dit notre maître et porteur de notre Législation, Muhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, car la partie postérieure du  cerveau est le lieu de la mémorisation, et Al-Hijâmah la fait disparaître. » D’autres l’ont contredit en disant que le hadith n’est pas authentique, et s’il était authentique  concernant Al-Hijâmah, elle n’affaiblit la partie postérieure du cerveau que si elle est  Al-Akhda yn : veines de la partie postérieure du cou. 

Nombreux sont ceux qui ont été d’avis qu’elles  désignaient la même chose que Al-Wadjayn, mais il semble qu’elles soient tout de même distinctes. Qui forme la jointure entre la tête et le cou.  
 Lorsque l’œil déborde de son orbite. pratiquée sans nécessité. Mais si elle est pratiquée en raison de l’abondance de sang dans cette  partie, elle est utile tant du point de vue médical que religieux. Il est authentifié que le  Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a pratiqué Al-Hijâmah en de nombreux endroits de  sa nuque, en fonction de la situation, et il a pratiqué Al-Hijâmah en d’autres endroits que la  nuque, en fonction du besoin.  fit faire une Hijâmah et il paya celui qui la lui pratiqua.»[AlBukhârî (5691) et Muslim  (1202)] 

Anas rapporte que Abû Taybah -qu’Allah les agrée- pratiqua Al-Hijâmah au Prophète -salla  Allahou ‘alayhi wa salam-. Il ordonna qu’on lui donne deux Sâ‘ de nourriture, il parla à ses  maîtres afin qu’il cessent de trop le charger et dit : « Le meilleur de vos remèdes est AlHijâmah. » [Al-Bukhârî (5696) et Muslim (1577)] Ibn ‘Abbâs -qu’Allah l’agrée- rapporte que le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa  salam- a dit : « Quel bon serviteur que celui qui pratique Al-Hijâmah. Il évacue le sang,  allège le dos et clarifie la vue. » Lorsqu’on éleva le Messager d’Allah -salla Allahou

La pratique de Al-Hijâmah sous le menton est utile pour soulager le mal de dents, du visage et de la gorge, si elle est pratiquée en son temps, et elle purifie la tête et les mâchoires. 
La pratique de Al-Hijâmah sur le dos du pied remplace la saignée (Al-Fasd) de la veine  saphène qui se trouve au niveau de la cheville , et elle est utile pour soigner l’ulcère des cuisses et des jambes, le retard de règles, et les démangeaisons au niveau des testicules. Quant à la pratique de Al-Hijâmah au bas de la poitrine, elle est utile contre les abcès, pustules  et boutons de la cuisse, de même que les crises de goutte , les hémorroïdes, l’éléphantiasis et les démangeaisons du dos. 

Ibn Abbas -qu’Allah l’agrée- rapporte que le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa  salam- a dit : « Les meilleurs jours où vous pouvez pratiquer Al-Hijâmah, sont les 17e,19e et 21e jour [du mois lunaire]. » Anas -qu’Allah l’agrée- rapporte : « Le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salampratiquait Al-Hijâmah sur les veines occipitales et la veine jugulaire postérieure. Et il la  pratiquait les 17e,19e et 21e jour [du mois lunaire]. » 

 Anas -qu’Allah l’agrée- rapporte que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit :  « Celui qui veut pratiquer Al-Hijâmah, qu’il cherche les 17e,19e et 21e jour [du mois  lunaire], afin que le sang ne s’agite pas au point ce que cela le tue. » [As-Sahîhah (2747)] Abû Hurayrah -qu’Allah l’agrée- rapporte que le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a  dit : « Celui qui pratique Al-Hijâmah les 17e;19 et21e jour [du mois lunaire], cela sera  pour lui une remède contre tous les maux. » C’est à dire, tout mal causé par l’abondance du  sang. 

Tous ces hadiths sont conformes à l’unanimité des médecins disant que Al-Hijâmah pendant  la deuxième moitié du mois et les jours qui suivent du troisième quart sont meilleurs que le  début ou la fin du mois. Mais si elle est pratiquée en cas de nécessité, elle est bénéfique à tout  moment, que ce soit au début ou la fin du mois. Hanbal rapporte que Abû ‘Abd Allah Ahmad Ibn Hanbal -qu’Allah leur fasse Miséricordepratiquait Al-Hijâmah à chaque fois que son sang s’agitait, à toute heure. 

L’auteur de Al-Qânûn a dit : « Ses temps fixés pendant la journée sont : la deuxième ou  troisième heure. Il ne faut pas la pratiquer après le hammam, sauf celui dont le sang est  As-Sâfin : elle naît sur le dos du pied, puis longe le tendon d’Achille pour remonter vers une veine profonde au  creux du genou. Maladie qui cause de grandes douleurs aux articulations, notamment le gros orteil. Maladie dont les symptômes sont une augmentation du volume d’un membre ou d’une partie du corps causée  par un œdème, qui est épanchement de la lymphe en dehors du système lymphatique. 

L’agitation du sang (Tabayyugh Ad-Damm) désigne ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom  d’hypertension. épais et qui doit se rendre au hammam, attendre une heure, puis pratiquer AlHijâmah. » Selon eux, il est détestable de pratiquer Al-Hijâmah lorsqu’on est repu, car elle peut entraîner  une occlusion et d’autres maladies mauvaises, surtout si la nourriture était mauvaise et lourde.  

Il est dit : « Al-Hijâmah à jeun est un remède, après satiété une maladie, et au dixseptième jour [du mois lunaire] une guérison. » Le choix de ces temps pour la pratique de Al-Hijâmah concerne ce qui est fait par sécurité,  précaution contre les nuisances et protection de la santé. Mais pour le traitement des maladies,  on l’emploie quand cela est nécessaire. Sa parole : « afin que le sang ne s’agite pas au point  ce que cela le tue » en est la preuve, et nous avons déjà mentionné que l’imam Ahmad  pratiquait Al-Hijâmah à tout moment où il en ressentait le besoin dans le mois. 

Quant au choix des jours de la semaine pour pratiquer Al-Hijâmah, Al-Khallâl -qu’Allah lui  fasse Miséricorde- rapporte dans Al-Jâmi’ d’après Harb Ibn Ismâ’îl -qu’Allah lui fasse  Miséricorde- : « J’ai demandé à Ahmad -qu’Allah lui fasse Miséricorde- : y a-t-il un jour  où la pratique de Al-Hijâmah est détestable ? Il me dit : « Mercredi et samedi. » » Al-Husayn Ibn Hassân rapporte qu’il demanda à Abû ‘Abd Allah (l’imam Ahmad) -qu’Allah  leur fasse Miséricorde- concernant Al-Hijâmah : « Quel jour est détestable ? » Il répondit :  « Samedi et mercredi » et d’autres disent le vendredi. » Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Celui qui pratique Al-Hijâmah, mercredi ou samedi, et se voit atteint de vitiligo ou de  lèpre, ne doit blâmer que lui-même. » [Al-Hâkim (4/409), qualifié de faible par Al-Arna’ût]  

 Al-Khallal -qu’Allah lui fasse Miséricorde- rapporte également d’après Muhammad Ibn ‘Alî  Ibn Ja’fâr que Ya’qûb Ibn Bukhtân -qu’Allah lui fasse Miséricorde- leur a dit : « On a  interrogé Ahmad -qu’Allah lui fasse Miséricorde- à propos de l’épilation et Al-Hijâmah,  samedi et mercredi, et il a réprouvé cela. Il dit : « J’ai appris qu’un homme avait  pratiqué une épilation et Al-Hijâmah – c’est-à-dire mercredi – et qu’il fut touché par la  lèpre. » Je lui dis : « Comme s’il avait négligé le hadith ? » Il me répondit : « Oui. » » 

Dans son livre Al-Afrâd, Ad-Dâraqutnî -qu’Allah lui fasse Miséricorde-rapporte d’après Nâfi’  -qu’Allah leur fasse Miséricorde- : « ‘Abd Allah Ibn ‘Umar me dit : « Mon sang s’agite,  cherche-moi quelqu’un pour pratiquer Al-Hijâmah, qui ne soit ni un jeune ni un  vieillard, car j’ai entendu le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dire :  « Al-Hijâmah augmente la mémoire du mémorisateur et la raison de l’homme sensé,  alors pratiquez Al-Hijâmah au Nom d’Allah, mais pas jeudi, vendredi, samedi et  dimanche. » » Pratiquez Al-Hijâmah plutôt lundi, car la lèpre n’arrive que mercredi. » 

Ad-Dâraqutnî - qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit : il est également rapporté par Ayyûb d’après Nâfi’ - qu’Allah leur fasse Miséricorde- et il dit : « Pratiquez Al-Hijâmah lundi et mardi, mais pas  mercredi.» [Ibn Mâjah (3487), qualifié de faible par Al-Arna’ût] Maladie de l’épiderme qui se caractérise par des tâches blanches. Abû Bakrah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- réprouvait la pratique de Al-Hijâmah mardi, et il  rapporta que le Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dit : "Mardi est le jour du sang, au cours duquel il y a une heure où le sang ne coagule pas".(Ad-dai^fah(2251) Les hadiths précédents comportent : Une recommandation de se soigner,  Une recommandation de pratiquer Al-Hijâmah sur différents endroits selon le cas, La permission pour celui qui est en état de sacralisation de pratiquer Al-Hijâmah, et  s’il est besoin de couper des cheveux, cela est permis, La permission pour le jeûneur de pratiquer Al-Hijâmah, ainsi on rapporte que  Messager d’Allah -salla Allahou ‘alayhi wa salam- pratiqua Al-Hijâmah alors qu’il  jeûnait. [Al-Bukhârî (1939)] 
Mais cela rompt-il le jeûne ou non, c’est une autre question. Ce qui est juste est que AlHijâmah rompt le jeûne, comme cela est rapporté authentiquement du Messager d’Allah  (salallahu ‘alayhi wasalam), sans aucune protestation. 

Et le meilleur argument qu’on puisse  opposer est le hadith qui montre qu’il a pratiqué Al-Hijâmah alors qu’il jeûnait, mais il ne  montre que cela ne rompt pas le jeûne qu’après quatre choses : La première : il s’agissait d’un jeûne obligatoire. La deuxième : il était résident. La troisième : il ne souffrait d’aucune maladie qui nécessite la pratique de Al-Hijâmah. La quatrième : ce hadith vient après sa parole : « Celui qui applique Al-Hijâmah et celui  qui se la fait appliquer ont tous deux rompu leur jeûne. » [Sahîh At-Tirmidhî (774)] Si ces quatre postulats sont vérifiés, on peut argumenter par sa pratique pour dire que AlHijâmah ne rompt pas le jeûne. 

Sinon, qu’est-ce qui empêche que ce jeûne ait été  surérogatoire qu’il est permis de rompre par Al-Hijâmah ou autre ?  Ou que cela ait été pendant Ramadan, mais en voyage ?  Ou aussi, qu’il ait été résident, mais que cela ait été nécessaire de la même manière que la  maladie permet de rompre le jeûne ?  Ou encore que cela ait été un jeûne obligatoire du mois de Ramadan, alors qu’il était résident,  mais que cela soit conforme à la règle de base et que sa parole « Celui qui applique AlHijâmah et celui qui se la fait appliquer ont tous deux rompu leur jeûne. » ne soit venue  après ?  Il n’est possible d’affirmer aucun de ces quatre postulats, alors que dire de l’ensemble ? Cela indique également la permission de payer le médecin ou autre sans contrat de travail,  mais en lui donnant le salaire de ses semblables ou ce qui le satisfera.  Cela indique aussi la permission de tirer profit de la pratique de Al-Hijâmah, même s’il n’est  pas bon à l’homme libre d’en prendre un salaire, sans pour autant que cela lui soit illicite. 

Le  Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- lui a donné son salaire et ne lui pas interdit de le  dépenser, et le fait qu’il ait qualifié ce salaire de mauvais et comparable au fait qu’il ait dit  que l’ail et l’oignon étaient mauvais, sans que cela n’implique qu’ils soient illicites Cela indique encore qu’il est permis de demander chaque jour un gain déterminé à son  servant, en fonction de ses capacités, et que le servant peut disposer de l’excédent. Et si on le  lui interdisait, tout ce qu’il gagne serait une imposition (de son maître) et il n’y aurait aucune  utilité à en fixer la valeur. Au contraire, l’excédent est considéré comme une chose que son  maître lui donne, et il peut en disposer comme il le veut. Et Allah est plus savant.
                          
 Instructions et conseils

Pour la Hijama moderne, il y a 98 points, 55 se situent sur le dos, 43 sur le visage et le ventre. A chaque maladie ; il y a des points bien précis pour pratiquer la Hijama, le plus important de ces points se trouve au niveau de la 7e vertèbre cervical, il est aussi l’endroit commun de toutes les maladies et par lequel nous commençons toujours. C'est-à-dire, au niveau de l’épaule et en bas de la nuque.

Quels sont ces instructions et conseils ?


1) Que la saignée par ventouses ait lieu au printemps ou au début de l’été.

2) Qu’elle ait lieu le 17ème ou 19ème ou 21ème jour du mois lunaire, car la lune pendant ces jours-ci est plus proche de la Terre, d’où la marrée (le flux et le reflux) intense.
Et comme l’être humain est à 60% constitué d’eau, il subit l’influence du rapprochement de la Lune à la Terre, le sang est ainsi facilement extrait.
La Hijama durant cette période permet de trouver un équilibre en éliminant tout ce qui nuit à la santé.
Ibn Al Qayim écrit à ce sujet : « Parce qu’au début du mois le sang n’est pas excité… et à sa fin il (le sang) est apaisé ».
On retrouve les même propos dans le livre Al Qanonn (La loi) d’Ibn Sinae (Avicenne). Les meilleurs jours de la semaine: jeudi, lundi, mardi.

3) Que la saignée ait lieu le matin jusqu’à midi et non le soir.

4) Qu’elle se pratique alors que le sujet est à jeun. Les résultats sont plus probants que lorsqu’elle est faite à un patient ayant mangé (le ventre plein).

Les conseils précédents sont à appliquer dans la mesure du possible. Sinon en cas d’urgence par exemple la saignée peut se faire à n’importe quel jour du mois et n’importe quel moment.

Le traitement par la hijama est devenu une sounna à travers la quelle les musulmans doivent chercher à imiter l’acte du Messager d’ALLAH et par cet acte à faire revivre une sounna abandonnée.
Dans un hadith rapporté par ziyad ibn’alaqa, Oussama ibn charîk dit: j’étais chez le prophète quand un bédouins vinrent et dirent: « O message d’ALLAH, pouvons nous nous soigner ? » Il dit: « Oui, soigner-vous, ô serviteur d’ALLAH. ALLAH n’a pas fait de maladie sans en faire un remède, sauf une seule maladie. » Ils dirent: Et qu’est-ce cette maladie? Il dit: « la vieillesse »
Rapporté par Ahmad et at-Tirmidhî.

« Le meilleur moyen par lequel vous vous traitez est la hijama »
Rapporté par al-Bokhârî et Moslim et an-Nassâ’î d’après Anas.

« La Hijâma est un excellent remède, elle élimine le sang impur, éclaircit la vue et allège le dos. »
Rapporté par al-Hâkim et at-Tirmidhî.

« S’il est quelque chose de meilleur dans vos remèdes, c’est bien dans la hijama, la boisson du miel et la cautérisation qui coïncide avec la maladie. Mais je n’aime pas me cautériser. »
Rapporté par el-Bokhâri, moslim et an-Nassâ’î.

« Djbrîl me recommandait la Hijama au point où je crus qu’elle était indispensable. »
Rapporté par Ad-Daylamî

« Pendant mon voyage nocturne, je ne croisais pas un groupe d’anges sans qu’ils me disent tous: Ô Mouhammad, nous te conseillons la hijama . »

« S’il y a dans les remèdes avec les remèdes avec lesquels vous vous traitez une chose qui trouve la maladie ou cherche la maladie, c’est bien dans la hijama. »

« La hijama à jeun est meilleure. Elle renferme la guérison et la bénédiction, de même elle accroît l’intelligence et la capacité de mémorisation. »
Rapporté par Ibn Mâjah

Anas rapporte que le Prophète se fit appliquer une ventouse par Abou Tayba. Le prophète ordonna qu’on lui remette environ quatre kilogrammes de nourriture. Puis il demanda à ses maîtres d’alléger ses taxes. Il dit: « Le meilleur procédé par lequel vous vous traitez est la hijama. »
Rapporter par al-Bokhâri et Moslim

Samora ibn Djondob dit: « J’étais en compagnie du Prophète quand il fit appel à un poseur de ventouse et lui demanda de lui appliquer une ventouse. Ce dernier sortit ses ventouses et les appliqua sur le Prophète .Il l’incisa avec l’extrémité de la lame. Le sang versa à ma présence. Un homme des banî Fazâra fit son entrée et dit : Qu’est-ce que c’est Ô Messager d’ALLAH? Pourquoi donnes-tu la possibilité à celui-ci d’inciser ta peau ? J’entendis le Messager d’ALLAH dire: « Ceci est la hijama. » Il dit: Et qu’est-ce que la hijama? Il dit: « Le meilleur traitement qui soit>>Rapporté par Ibn Abî Chayba et al-Hâkim.


Voire:
RÉSUMÉ PRÉCIS SUR LA HIJAMA
La Hijama par le Docteur Mohamed Jamal Alterkaoui:Origines et techniques... 
               

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