Aujourd'hui, Horaire de prière à (Angers)

mardi 31 décembre 2013

dimanche 29 décembre 2013

La valeur du temps dans le noble Coran (Abou Ghoudda)

 بسم الله الرحمن الرحيم
Ce titre concis — la valeur du temps — porte en son sein des sens et des thèmes nombreux et étendus contribuant à la discussion. En effet, la valeur du temps (az-zamân) chez les philosophes n’est pas celle que les commerçants lui accordent. De même, le temps prend une valeur différente chez les agriculteurs, les industriels, les militaires, les hommes politiques, les jeunes, les personnes âgées, les étudiants et les savants en sciences islamiques.
 
Mon discours concerne uniquement la valeur du temps chez les étudiants et les savants en sciences islamiques. J’espère ainsi éveiller et stimuler les énergies des étudiants en sciences islamiques, en ces jours où les énergies se sont endormies, où les aspirations des gens sérieux se sont fânées, au point qu’il est devenu rare de voir des étudiants consummés par le désir d’acquérir la science. Il en a résulté la mort de l’excellence et la propagation de la paresse et l’inertie, ainsi que la faiblesse et le retard, dans les rangs des hommes de science.
 
Les bienfaits de Dieu envers Ses serviteurs sont innombrables. Il est impossible que les êtres humains les recensent ou qu’ils en prennent conscience dans toute leur réalité et ce, d’une part, en raison de leur nombre, de leur permanence, de l’aisance par laquelle ils nous sont pourvus et la continuité des bienfaits de Dieu, et d’autre part, à cause des différences entre les facultés des gens. Très véridique est la Parole de Dieu — le Très Glorieux : « [...]Et si vous comptiez les bienfaits d’Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L’homme est vraiment très injuste, très ingrat ». [1]
Parmi les bienfaits de Dieu, certains sont de l’ordre de piliers fondamentaux et d’autres en sont des branches ramifiées. Pour ce qui est des branches des bienfaits citons : une science profuse, un corps bien pourvu, une fortune abondante, l’attachement aux œuvres de culte surérogatoires — la prière nocturne, la récitation fréquente du Coran ... — la mention de Dieu, l’application minutieuse des traditions de la fitrah (disposition naturelle originelle) liées au visage, aux mains et aux autres membres. Nous pouvons également citer ici les traditions relatives aux œuvres : le fait que les hommes se parfument pour assister à des réunions, se serrer la main en se rencontrant, pénétrer dans la mosquée avec le pied droit, en ressortir avec le pied gauche, écarter les choses nuisibles du chemin, ainsi que les autres valeurs éthiques, les traditions, les œuvres recommandées et certaines obligations. Ces exemples de bienfaits sont des ramifications, et combien nobles sont-elles pour ceux qui en connaissent la valeur.
 
Les bienfaits fondamentaux sont également nombreux, innombrables. Le premier bienfait fondamental réside dans la foi en Dieu, la foi en ce qu’Il a révélé et le fait d’œuvrer conformément aux Ordres de Dieu — Exalté et Glorifié Soit-Il.
Parmi les bienfaits fondamentaux, citons aussi la bonne santé. Cela englobe une ouïe, une vue, un coeur et des membres sains. La bonne santé constitue le pivot des déplacements de l’homme et une condition essentielle pour que l’individu profite de son existence.
 
Le bienfait du savoir est un autre bienfait fondamental. Il s’agit d’un grand bienfait dont dépend le raffinement de l’humanité, son bonheur dans l’ici-bas et dans l’au-delà. Le savoir est un bienfait grandiose de tout point de vue : son acquisition en soi est un bienfait, en profiter est un bienfait, en faire profiter autrui est aussi un bienfait, le préserver et le transmettre aux générations futures est un bienfait, le propager parmi les gens est également un bienfait etc.
Il y a de nombreux exemples de bienfaits fondamentaux, mais je ne m’attarderai pas sur leur mention par respect à la valeur du temps.
 
Parmi les bienfaits fondamentaux — c’est même l’un des bienfaits les plus nobles et les plus précieux — il y a le bienfait du « temps ». Les pages ci-présentes ont été réunies pour en exposer la valeur pour les étudiants et les savants en sciences islamiques.
 
Le temps constitue l’âge de la vie, le champ de l’existence de l’homme, l’espace où il est, où il profite de son existence et où il fait profiter autrui. Le Noble Coran a souligné la grandeur de ce bienfait parmi les bienfaits fondamentaux. Il a mis en valeur sa prééminence sur les autres bienfaits, et ce, grâce aux nombreux versets montrant la valeur du temps, son rang distingué et l’ampleur de ses conséquences.
 
Je citerai à cet égard quelques nobles versets. Dieu — Exalté et Glorifié Soit-Il — dit en rappelant ce grand bienfait qu’Il a généreusement accordé à Ses serviteurs : « Allah Qui a crée les cieux et la terre et Qui, du ciel, a fait descendre l’eau ; grâce à laquelle Il a produit des fruits pour vous nourrir. Il a soumis à votre service les vaisseaux qui, par Son ordre, voguent sur la mer. Et Il a soumis à votre service les rivières. * Et pour vous, Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti la nuit et le jour. * Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d’Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L’homme est vraiment très injuste, très ingrat ». [2]
 
Dieu a ainsi compté la nuit et le jour, qui constituent le temps dont nous parlons, parmi les bienfaits les plus grandioses qu’Il a généreusement accordés à l’humanité. C’est par le temps que ce grand monde passe, depuis le début de sa création jusqu’à sa fin.
 
Dieu — Exalté et Glorifié Soit-Il — a insisté sur ce bienfait précieux dans un autre verset en disant : « Pour vous, Il a assujetti la nuit et le jour ; le soleil et la lune. Et à Son ordre sont assujetties les étoiles. Voilà bien là des preuves pour des gens qui raisonnent ». [3] A la fin de ce verset que nous venons de citer, Dieu souligne qu’il y a en ces bienfaits des signes et des preuves manifestes pour ceux qui sont pourvus de raison et ceux qui méditent.
 
Et Il dit — Exalté et Soit-Il : « Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour, pour que vous recherchiez des grâces de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et le calcul du temps. Et Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée ». [4]
 
Et Il dit — Exalté et Soit-Il : « Parmi Ses merveilles, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune : ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c’est Lui que vous adorez ». [5]
Dieu a loué Son Être Majestueux en rappelant qu’Il est le Maître du temps, de l’espace, et les moments et lieux divers qu’ils englobent : « Et à Lui tout ce qui réside dans la nuit et le jour. C’est Lui l’Audient, l’Omniscient ». [6]
 
Dieu, Exalté Soit-Il, a blâmé les mécréants qui ont perdu leur vie et l’on dépensée dans la mécréance. Ils n’ont pas quitté la mécréance au profit de la foi, malgré la longue vie qu’ils ont eue.
 
Dieu, Exalté Soit-Il, dit : « ...Ne vous avons-Nous pas donné une vie assez longue pour que celui qui réfléchit réfléchisse ? L’avertisseur, cependant, vous était venu. Et bien, goûtez (votre punition). Car pour les injustes, il n’y a pas de secoureur » [7] .
 
Dieu montre ainsi que le fait d’avoir une longue vie implique le devoir de prendre conscience et de voir avec lucidité. La longue vie est un champ pour la foi et le rappel. Dieu a fait de l’âge, qui est le temps vécu par l’être humain, un argument contre lui, de même que la présence d’un Message et d’un Avertissement constituent un argument contre lui.
Le Hâfidh Ibn Kathîr dit dans l’exégèse de ce noble verset : « Cela veut dire : n’aviez-vous pas eu dans l’ici-bas des vies qui, si vous étiez de ceux qui profitent de la vérité, étaient largement suffisantes pour que vous en profitiez ! Qatâdah dit : Sachez que la longueur de la vie est un argument [contre celui qui la perd] ; nous recherchons refuge auprès de Dieu contre la perte de la foi avec l’âge ».
 
Al-Bukhârî a rapporté, dans son Sahîh [8] , selon Abû Hurayrah, que Dieu l’agrée, le Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : « Dieu, Exalté Soit-Il, n’a laissé aucune excuse à une personne dont il a prolongé l’âge jusqu’à soixante ans ». L’Imâm Ahmad a rapporté, dans son Musnad, selon Abû Hurayrah également, le Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : « Celui à qui Dieu accorde une vie de soixante ans, Il ne lui a laissé aucune excuse ». Cela signifie que Dieu ne lui a laissé aucune excuse à présenter, car Dieu lui a accordé un long surcis à travers cette longue vie.
 
Outre les versets sus-mentionnés, de nombreux autres versets attirent l’attention sur la grande valeur de ce bienfait fondamental qu’est le temps. Il suffit de savoir que Dieu, Exalté et Glorifié Soit-Il, a juré par le temps sous ses diverses formes, dans Son Noble Livre, dans maints versets, pour montrer la valeur du temps et son importance. Ainsi, Dieu, Glorifié Soit-Il, a-t-Il juré par la nuit, le jour, l’aube, le matin, le crépuscule, le jour montant (ad-duhâ), et le temps (al-`asr) : « Par la nuit quand elle enveloppe tous ! * Par le jour quand il éclaire ! » [9] , « Et par la nuit quand elle se retire ! * Et par l’aurore quand elle se découvre ! » [10] , « par la nuit quand elle survient ! * et par l’aube quand elle exhale son souffle ! » [11] , « Non !... Je jure par le crépuscule * et par la nuit et ce qu’elle enveloppe » [12], « Par l’Aube ! * et par les dix nuits ! » [13] , « Par le Jour Montant ! * Et par la nuit quand elle couvre tout ! » [14], « Par le Temps ! * L’homme est certes, en perdition » [15].
 
Notons que toute chose sur laquelle Dieu a juré par le temps est de la plus grande importance. Il a juré par le temps notamment sur deux questions d’une importance capitale. La première consiste à innocenter le Messager, paix et bénédiction de Dieu sur lui, de la fausse allégation des mécréants qui prétendaient que Dieu avait abandonné le Prophète. La seconde chose c’est de montrer que l’homme sera perdu et périra sauf ceux qui ont cru et qui ont accompli les œuvres pies. Pour ces deux questions, Dieu Exalté Soit-Il, a juré par le temps :
« Par le Jour Montant ! * Et par la nuit quand elle couvre tout ! * Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté » [16].
« Par al-`asr (le temps) ! * L’homme est certes, en perdition, * sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance » [17].
Le Pontife de la Communauté (Habr Al-Ummah) et l’Interprète du Coran (Turjumân Al-Qur’ân), notre maître `Abdullâh Ibn `Abbâs, que Dieu les agrée tous deux, dit : al-`asr c’est le temps.
 
L’Imâm Fakhruddîn Ar-Râzî, que Dieu lui fasse miséricorde, dit dans l’éxégèse de Sourate (Al-`Asr) de façon synthètique : « Dieu, Exalté et Glorifié Soit-Il, a juré par le Temps à cause des choses surprenantes qu’il recèle en termes d’aisance et de difficulté, bonne santé et maladie, richesse et pauvreté, et aussi parce que rien n’est aussi précieux et cher que l’âge.
 
Si tu perds mille ans dans des choses futiles, puis tu te repens et le bonheur s’établit pour toi pendant le dernier instant de ta vie, alors tu seras dans le Paradis éternellement. Tu sauras alors que la chose la plus précieuse c’est ta vie à cet instant de bonheur. Le temps fait partie des bienfaits fondamentaux. C’est pour cela que Dieu en a fait un serment solennel et a attiré l’attention sur le fait que la nuit et le jour constituent une opportunité que l’homme perd ! Tu sauras également que le temps est plus noble que le lieu ; c’est pour cela que Dieu a juré par le temps. En effet, le temps est un bienfait parfait sans le moindre défaut, mais celui qui est dans la perte, celui qui est entaché de défauts, c’est l’être humain. » [18]
 
Ce sont là quelques éléments du Noble Coran indiquant la valeur du temps et montrant qu’il fait partie des bienfaits fondamentaux.
 
Notes
 
[1] Sourate 14, Ibrâhîm, verset 34.
 
[2] Sourate 14, Ibrâhîm, versets 32 à 34.
 
[3] Sourate 16, An-Nahl, verset 12.
 
[4] Sourate 17, Al-Isrâ’, verset 12.
 
[5] Sourate Fussilat, verset 37.
 
[6] Sourate 6, Al-An`âm, verset 13.
 
[7] Sourate Fâtir, verset 37.
 
[8] Sahîh Al-Bukhârî, Kitâb Ar-Riqâq.
 
[9] Sourate Al-Layl, versets 1 et 2.
 
[10] Sourate 74, Al-Muddaththir, versets 33 et 34.
 
[11] Sourate At-Takwîr, versets 17 et 18.
 
[12] Sourate Al-Inshiqâq, versets 16 et 17.
 
[13] Sourate Al-Fajr, versets 1 et 2.
 
[14] Sourate Ad-Duhâ, versets 1 et 2.
 
[15] Sourate Al-`Asr, versets 1 et 2.
 
[16] Sourate Ad-Duhâ, versets 1 à 3.
 
[17] Sourate Al-`Asr.
 
[18] At-Tafsîr Al-Kabîr, appelé Mafâtih Al-Ghayb.
 
Extrait : « La valeur du temps dans le noble Coran par Sheikh Abou Ghoudda. »

samedi 28 décembre 2013

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh:Hadith 15 -Les vertus islamiques٤٠ النووية



D’après Abû Hurayra - رضي الله عنه -, l’Envoyé d’Allah - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il dise une bonne chose ou qu’il se taise.
Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il fasse du bien à son voisin.
Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il soit hospitalier à l’égard de son hôte ».
الحد يث الخامس عشر
:عن أبي هريرة رضي الله عنه ، ان رسول الله صلي الله عليه وسلم قال
 من كان ؤن بالله واليوم الأخر فليقل خيرًا أو ليصمت ،  ومن كان ؤمن الله واليوم الأخر فليكرم جاره ، ومن كان يؤمن بالله  واليوم الأخر فليكرم ضيفه
    .( رواه البخاري )
Commentaire

Ce Hadith comporte des règles de conduite obligatoires.
Faire preuve de libéralité [ ikrâm ] à l’égard du voisin, car celui-ci a des droits sur nous. Les savants ont dit que si le voisin est musulman et un proche parent, il a sur nous trois droits : le voisinage, l’islam et la parenté. S’il est un musulman qui n’a pas de lien de parenté avec nous, il jouit de deux droits. Si c’est un mécréant qui n’a pas de lien de parenté avec nous, il a sur nous un seul droit, qui est celui du voisinage.
L’hôte est celui qui vient s’installer chez toi dans ton pays alors qu’il est en voyage et de passage, il est donc un étranger.
Quant à la langue, c’est ce qui est de plus dangereux contre l’homme, il doit donc surveiller sa langue en disant du bien ou en observant le silence.



Leçons tirées de ce Hadith

- Le devoir de se montrer libéral à l’égard de son voisin, notamment éviter de lui faire du tort, être bienveillant à son égard. Celui, par contre, qui fait du tord à son voisin n’est pas croyant, le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a en effet dit : « Je jure par Allah qu’il n’est pas croyant ! Je jure par Allah qu’il n’est pas croyant ! Je jure par Allah qu’il n’est pas croyant ! » , « Mais qui est-ce, lui demanda-t-on ? ». Il a dit : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri de son mal ».
- L’obligation de faire preuve d’hospitalité à l’égard de l’hôte, le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a en effet dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il soit hospitalier à l’égard de son hôte », et cela en lui préparant un climat où il se sent à l’aise. La période obligatoire de l’accueil est d’un jour et une nuit, au delà de cette période, c’est une faveur de celui qui offre l’hospitalité. Si l’invité dépasse trois jour et qu’il veut rester encore, il doit demander la permission à celui qui l’a accueilli pour ne pas le gêner. L’islam entretient les règles de voisinage et de l’hospitalité, ce qui prouve sa perfection ; il comporte aussi bien le respect des droits d’Allah -صلى الله عليه و سلم - et le respect des droits des gens.
- Il est permis de ne pas appliquer le nom du « croyant » à celui dont la foi parfaite est absente. La négation de la foi est de deux sortes :
- Négation absolue par laquelle l’homme est mécréant, d’une mécréance qui l’exclue de la communauté.
- Négation indéfinie par laquelle l’homme est mécréant en ce qui concerne la vertu de la foi qu’il a négligée, il a toujours en lui base de la foi, c’est là un des principes du credo des gens de la sunna et de la communauté. L’homme peut donc réunir en lui des vertus de la foi et des vertus de la mécréance. 

 Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn





mercredi 25 décembre 2013

Des hommes autour du Prophèteﷺ : Az-Zoubayr ibn Al-Awam


A la Mecque, bien avant l'exode à Médine, lorsque le Messager établit les liens de fraternité entre ses compagnons, il les établit aussi entre Talha et Az-Zoubayr. Autrement dit, Az-Zoubayr, dont la mère Soufaya est la tante du Prophète , était l'un des sept premiers musulmans.
Il s'était converti alors qu'il avait 15 ans seulement. En outre, il était un cavalier entreprenant depuis son jeune âge. Les historiens disent qu'il est le premier à avoir tiré son épée pour la cause de l'Islam. Il la tira après que lui fut parvenue la rumeur de l'assassinat du Prophète . A cette époque-là où les musulmans étaient très minoritaires et ne se rencontraient que secrètement dans la maison d'al-Arqam, Az-Zoubyar sortit, sabre au poing, dans les rues de la Mecque.
Il avait l'intention de faire usage de son arme contre les Qouraychites, dans le cas où l'information s'avèrerait vraie. Heureusement, il rencontra le Prophète . En dépit de son rang honorable à la Mecque, Az-Zoubayr eut sa part de l'oppression et des supplices. C'était son oncle qui s'en était chargé. Ce dernier enroulait son neveu dans une natte de joncs qu'il entourait d'un feu fumant, asphixiant. Puis il disait à son neveu : « Dénie le seigneur de Mohammad, repousse donc ce supplice! » Mais Az-Zoubayr refusait.
* * *
Par la suite, Az-Zoubayr fit les deux émigrations d'Abyssinie, la première et la deuxième. Puis, il revint pour prendre sa place à côté du Prophète et prendre part au combat sur le chemin de Dieu. Sa lutte fut si sincère sur les champs de bataille qu'il reçut de très nombreuses blessures. Un de ses compagnons avait dit : « J'ai accompagné Az-Zoubayr b. al-Awam dans l'un de ses déplacments et j'ai vu son corps. Il était ondulé par les cicatrices causées par les coups d'épée. Quand aux coups directs des flèches et des épées, on dirait des trous profonds dans son corps. Je lui ai dit : « Par Dieu! j'ai vu en ton corps ce que je n'ai vu chez aucun autre. »
Il m'a dit : « Par Dieu, toutes ces blessures, je ne les ai eues qu'avec le Messager de Dieu et pour la cause de Dieu. » A Ouhoud, lorsque les Qouraychites reprirent le chemin de la Mecque, le Prophète l'envoya, ainsi qu'Abou Bakr, à la tête de 70 musulmans, pour engager la poursuite. Les Qouraychites, pensant être pourchassés par une avant-garde annonciatrice d'une armée plus grande, s'enfuirent en accélérant leur retrait.
A al-Yarmouk, il fut à lui seul une armée. Quand il vit ses combattants céder devant les troupes byzantines, il lança un Allahou Akbar retentissant, fonça droit dans les rangs ennemis, usa courageusement de son sabre avant de revenir parmi ses combattants. Az-Zoubayr aimait beaucoup la mort sur le chemin de Dieu.
Il avait dit : « Talha b. Oubaydallah donne les noms des prophètes, alors qu'il sait bien qu'il n'y a plus de prophète après Mohammad. Moi, je donnerai à mes fils les noms des chahids, dans l'espoir qu'ils tomberont en martyrs. »
Ainsi, son fils Abdallah porte le nom du chahid Abdallah b. Jahch ; son fils Al-moundhir porte le nom du chahid Al-moundhir b. Amrou ; son fils Ourwa porte le nom du chahid Ourwa b. Amrou ; son fils Hamza porte le nom du chahid Hamza b. Abdalmouttalib ; son fils Jaâfar porte le nom du chahid Jaâfar b. Abou Talib ; son fils Mousâb porte le nom du chahid Mousâb b. Oumayr ; son fils Khalid porte le nom du chahid Khalid b. Saïd.
Par ailleurs, le Prophète était tellement fier de lui qu'il avait dit : «Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre est Az-Zoubayr b. al-Aqam. » Le Prophète n'avait pas dit cela parce qu'Az-Zoubayr était son cousin ou l'époux d'Asma la fille d'Abou Bakr, mais parce qu'il était courageux, généreux et fidèle à la cause de Dieu.
* * *
Il était pétri de grandes qualités et il était riche. Toute sa fortune, il la dépensa toute pour la cause de l'Islam, de telle sorte qu'il se retrouva endetté avant de mourir.
Au moment du dernier adieu, il dit à son fils Abdallah : « Si tu ne peux rendre une dette, demande l'aide de mon seigneur. » Son fils demanda : « De quel seigneur parles-tu ? » Il répondit : « Dieu, il est le meilleur seigneur et le meilleur soutien. » Par la suite, Abdallah dit : « Par Dieu! à chaque fois que je me trouve confronté à une dette, je dis : "Ô seigneur d'Az-Zoubayr! acquitte sa dette." Alors, il l'acquitte. »

mardi 24 décembre 2013

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh:Hadith 14 -L'inviolabilité du sang du Musulman٤٠ النووية



Ibn Mas’ud - رضي الله عنه - a dit : L’Envoyé d’Allah - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Le sang du musulman est interdit, sauf en trois cas : le marié qui commet l’adultère, l’auteur d’un homicide volontairement, et le renégat qui délaisse la communauté ».
الحد يث الرابع عشر

عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قال :
 قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :
  لا يحل دم امرىء مسلم [ يشهد أن لا إله إلا الله ، وأني رسول الله ] إلا بإحدي ثلاث :  الثيب الزاني ، والنفس بالنفس ، والتارك لد ينه  المفارق للجماعة
 ( رواه البخاري )
Commentaire

1 - L’envoyé d’Allah - صلى الله عليه و سلم - montre par ce Hadith que le sang du musulman doit être respecté, il est inviolable, il n’est pas permis de le verser que dans trois cas : « … le marié qui commet l’adultère » : C’est l’homme qui a consommé un mariage et qui a ensuite commis la fornication, son sang devient licite, il est désormais passible de la peine [ hadd ] de lapidation [ rajm] par de la pierre jusqu’à sa mort.
2 - « …l’auteur d’un homicide volontaire » : Il est passible de la peine du talion conformément aux paroles divines suivantes : Vous qui croyez, le talion vous est prescrit en cas de meurtre . et Ses paroles : Nous leur avons prescrit : « âme pour âme » .
3 - « …le renégat qui délaisse la communauté » : Il s’agit de l’apostat [ murtad ]. En effet quelqu’un dénie après avoir embrassé l’Islam, son sang devient licite. S’il ne se repent pas, il doit être mis à mort.

Leçons tirées de ce Hadith

- L’obligation des droits du musulman.
- L’obligation de lapider le fornicateur.
- La légalité du talion, sauf si l’ayant droit de la victime accepte la rançon ou pardonne l’auteur.
- L’obligation de mettre à mort l’apostat s’il ne se repent pas.

اللهم صل على سيدنا محمد عبدك و نبيك و رسولك النبي الأمي و على اله و صحبه سلم تسليما
 Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn

mercredi 18 décembre 2013

Des hommes autour du Prophèteﷺ : At-Toufayl ibn Amr

Issu d'une famille noble de la tribu Daous, at-Toufayl b. Amrou était un poète réputé parmi les Arabes. Il participait régulièrement aux joutes poétiques du souk Ouqaz, comme il fréquentait beaucoup la Mecque, en dehors de l'organisation de ce souk. Après que le Messager eut commencé publiquement sa mission, et qu'une certaine fois at-Toufayl se rendit en visite à la Mecque, les Qouraychites eurent peur de sa conversion.
Alors, il l'entourèrent de toutes les intentions et s'acharnèrent à le mettre en garde contre l'influence du Messager , en lui disant, entre autres : « Il tient un discours semblable à la sorcellerie, qui sépare l'homme de son père, et l'homme de son frère, et l'homme de son épouse. Et nous craignons pour toi et ton peuple. Alors, ne lui parle pas et n'écoute rien de lui! »
Ecoutons maintenant le témoignage d'at-Toufayl : « Par Dieu, ils m'ont tellement parlé que j'ai décidé de ne rien entendre de lui, de ne pas le rencontrer. Puis, quand je suis allé à la Kaâba, j'ai mis du coton dans mes oreilles, pour ne rien entendre de lui, au cas où il parlerait. »
Là-bas, près de la Kaâba, je l'ai trouvé debout en train de prier. Je me suis rapproché de lui. Alors, Dieu a voulu me faire entendre un peu de ce qu'il récitait, et j'ai entendu de bonnes paroles. Je me suis dit : « Par Dieu! je suis quelqu'un qui comprend, un poète. Je peux distinguer le bon du mauvais. Qu'est-ce qui m'empêche d'entendre ce qu'il dit ? Si ce qu'il apporte est bon, je l'accepte. Et s'il est mauvais, je le délaisse. »
Puis, je suis resté jusqu'au moment où il s'est dirigé vers sa maison. Je l'ai suivi jusqu'à sa maison. Je suis entré après lui et je lui ai dit : « Ô Mohammad, ton peuple m'a dit sur toi telle chose et telle chose. Par Dieu, ils n'ont cessé de me faire peur à propos de ta cause, si bien que j'ai mis du coton dans mes oreilles pour ne entendre ce que tu dirais. Mais Dieu a bien voulu que j'entends, et j'ai entendu de bons propos. Expose-moi ta cause. »
Le Messager m'a alors exposé l'Islam et il m'a récité des extraits du Coran. Par Dieu, je n'ai jamais entendu de discours mieux que celui du Coran (...). Je me suis aussitôt soumis à Dieu et j'ai attesté l'attestation du vrai. Puis, j'ai dit : « Ô Messager de Dieu, je suis un homme obéi dans mon peuple et je vais retourner auprès d'eux pour les appeler à l'Islam. Invoque Dieu qu'il m'institue un signe qui me sera un soutien dans mon action d'appel. »
Le Messager a dit : « Dieu! établis-lui un signe. » Dieu rend hommage à ceux qui prêtent l'oreille à la parole et en suivent l'excellence, et at-Toufayl est l'un d'entre eux. Voilà un homme qui, dès sa conversion, se sentit responsable d'appeler les siens à l'Islam. En effet, dès qu'il retourna chez lui, il appela son père à l'Islam, puis sa mère, puis son épouse. Il réussit dans cette mission, mais il échoua dans la suivante, celle de la conversion de son peuple.
De tout les Daous, un seul (Abou Hourayra) embrassa l'Islam. Ces derniers ayant pris leurs distances vis-à-vis de lui, at-Toufayl prit le chemin de la Mecque et alla trouver le Messager , à qui il dit : « Demande à Dieu d'anéantir les Daous. »
Mais, le Messager dit, en levant les mains au ciel : « Dieu! guide les Daous et amène-les soumis (à toi). » Puis, il s'adressa à at-Toufayl, en ces termes : « Retourne à ton peuple, appelle-les (à l'Islam) et sois accommodant avec eux. » At-Toufayl reprit le chemin du retour, confiant et serein. Et il se remit à la tâche, en appelant cette fois les Daous avec bienveillance.
Durant la période qu'at-Toufayl passa dans son pays, le Messager émigra à Médine, fit la bataille de Badr, celle d'Ouhoud, ainsi que le siège du Fossé. Mais, quand les musulmans remportèrent la victoire de Khaybar, voilà qu'at-Toufayl arriva avec 80 familles musulmanes de Daous. Elles se présentèrent toutes au Messager et lui prêtèrent allégeance.
* * *
Par la suite, at-Toufayl participa à la conquête de la Mecque, détruisit l'idole du nom dhou-l-Khoufayn, après avoir eu la permission du Messager . Après la disparition du Messager , il continua son combat sur le chemin de Dieu jusqu'au jour où il tomba en martyr dans la bataille d'al-Yamama.

CITATIONS ET PROVERBES-Gandhi-

Gandhi a dit un jour en parlant de l’Occident, du colonialisme anglais :
« Ils commencent par vous ignorer, 
puis ils se moquent de vous, 
après ils vous combattent 
et alors vous gagnez »

lundi 16 décembre 2013

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh:Hadith 13 -La foi parfaite٤٠ النووية




D’après Abû Hamza Anas ibn Mâlik - رضي الله عنه -, le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Aucun de vous ne croira jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».

 الحد يث الثالث عشر
  ,(عن أبي حمزة أنس بن مالك رضي الله عنه ، خادم رسول الله ( صلى الله  عليه وسلم
:عن النبي ( صلي الله عليه وسلم ) قال
 .لا يؤمن احدكم حتى يحب لأخيه ما يحبه لنفسه
    ( رواه البخاري )

Commentaire


« Aucun de vous ne croira… » : La foi désignée dans ce passage est la foi parfaite.
« … jusqu’à ce qu’il aime pour son frère » c’est-à-dire, son frère dans l’Islam.
« …ce qu’il aime pour lui-même » et ce, aussi bien dans le domaine de la religion que dans le domaine de la vie, car la fraternité dans la foi consiste aimer pour son frère ce qu’on aime pour soi-même.


Leçons tirées de ce Hadith

- La foi est de différents degrés, elle peut être parfaite tout comme elle peut être basse - c’est là un des principes du credo des Gens de la sunna et la communauté [ Ahl Sunna wa al Djama’a ], elle est susceptible d’augmentation et de diminution.
- L’incitation à aimer le bien pour les croyants, le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a en effet dit : « …jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».
- La mise en garde contre le fait d’aimer pour les croyants ce qu’on n’aime pas pour soi-même, car cela fera diminuera la foi de l’homme, à tel point que l’Envoyé d’Allah - صلى الله عليه و سلم - a nié en lui l’existence de la foi, ce qui prouve l’importance de l’amour que doit avoir l’homme vis-à-vis a de ses frères.
- Ce Hadith appelle à la consolidation des liens entre les croyants.
- Celui qui se pare de cette vertu ne peut s’en prendre à l’un des croyants, ni dans ses biens, ni dans son honneur, de la même façon qu’il n’aime pas qu’on s’en prenne à lui dans cela. 
 Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn

dimanche 15 décembre 2013

jeudi 12 décembre 2013

CITATIONS ET PROVERBES - Mahdi Elmandjra

 Humiliation à l'ère du méga-impérialisme de Mahdi Elmandjra
la libération ne vient jamais de l'extérieur. Il s'agit là d'une leçon que la plupart des peuples arabo-musulmans devront tirer d'une seconde occupation, à coté de celle de la Palestine qu'ils endurent depuis longtemps. Je pense que ce sera la fin de l'organisation de la libération de la Palestine, sous sa forme actuelle. Parce qu'elle aura trop donné sans rien recevoir en retour, sans obtenir des résultats concrets pour les palestiniens qui souffrent de la plus grande injustice de l'histoire contemporaine.

mardi 10 décembre 2013

CITATIONS ET PROVERBES: CITATIONS d'Albert Einstein - من أقوال ألبرت أينشتاين

Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits.
.إذا لم يوافق الواقعُ النظريةَ، غيِّر الواقع
   CITATIONS d'Albert Einstein - من أقوال ألبرت أينشتاين

dimanche 8 décembre 2013

Les 40 Hadiths Nawawiya avec charh:Hadith 12 -Se consacrer aux choses utiles٤٠ النووية



Abû Hourayra - رضي الله عنه - a dit : L’Envoyé d’Allah - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Comme signe de la bonne soumission [ Islam ] de l’homme, son abandon de ce qui ne le concerne pas ».


الْحَدِ يثُ الثَّانِيَ عَشَرَ

 عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ الله عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

« مَنْ حُسْنِ إِسْلاَمِ  الْمَرْءِ  تَرْكُهُ مَا لاَ يَعْنِيهِ ».

( حَدِيثٌ حَسَنٌ ، رَوَاهُ التِّرْمِذِيُّ  وَ غَيْرُهُ هَكَذَا )



Commentaire



Ce Hadîth est une base dans la noblesse du caractère et l’éducation saine, quand en effet l’homme renonce à ce qui ne le concerne pas et à ce qu’il ne l’intéresse pas, cela prouve sa bonne soumission (islam), c’est aussi une source de tranquillité de son esprit.





Leçons tirées de ce Hadith



- L’islam ( soumission ) est variable selon les gens, il est bon chez certains, moins bon chez d’autres.

- Il vaut mieux pour l’homme d’abandonner ce qui ne le concerne pas, aussi bien dans les affaires de sa religion que dans les affaires de sa vie, ainsi il évitera de perdre son temps, sa religion restera saine, ses négligences ne s’aggraveront pas. Si, par contre, il se mêle aux affaires des gens, cela lui attirera des ennuis.

- A l’homme de ne pas négliger ce qui le concerne et ce qui l’intéresse, qu’il s’agisse des affaires de sa religion ou des affaires de sa vie, mais il doit s’en occuper, les entretenir et choisir pour cela le moyen le plus facile tant qu’il soit légal. 
 Source: Charh des 40 ahadith de Nawawi par Sheikh Othaymîn